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| AC 1387. J'ai quelquefois conversé, dans l'autre vie, sur la Perception, avec ceux qui, pendant qu’ils vivaient dans le monde, ont cru qu'ils avaient pu pénétrer et comprendre toutes choses; je leur ai dit que les anges perçoivent que ce qu'ils pensent, disent, veulent et font, vient du Seigneur; mais jamais ces esprits n'ont pu concevoir ce que c'est que la perception; ils croyaient que si tout influait ainsi, ils se trouveraient entièrement privés de vie, parce qu'alors ils ne penseraient rien par eux-mêmes ou par leur propre dans lequel ils ont placé la vie, et qu'ainsi ce serait un autre qui penserait et non eux-mêmes, que par conséquent ils ne seraient les organes d'aucune vie. Mais il leur fut dit qu'il y a, entre avoir la perception et ne la point avoir, une différence de vie telle que la différence qui existe entre la lumière et les ténèbres, et que les esprits commencent à vivre en eux quand ils reçoivent une telle perception; car alors ils vivent par le Seigneur, ayant aussi un propre qui leur est donné avec toutes les félicités et tous les plaisirs. On leur montra aussi par plusieurs expériences ce qui se passe au sujet de la perception, et alors ils reconnurent qu'elle existe; mais, après quelque intervalle de temps, ils retombèrent de nouveau dans l'ignorance sur ce point, ils doutèrent et nièrent. On peut voir par là combien il est difficile que l'homme puisse saisir ce que c'est que la perception. |
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