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| AC 10785. 10785. Lorsque des Esprits angéliques, qui provenaient de cette Terre, vinrent à notre vue, ils nous adressèrent la parole, en demandant qui nous étions, et ce que nous voulions ; nous leur dîmes que nous voyagions, et que nous avions été transportés vers leur Terre, mais qu'ils n'avaient rien à craindre de nous : en effet, ils craignaient que nous ne fussions de ceux qui troublent leurs idées sur Dieu, sur la foi et sur d'autres sujets semblables ; c'était à cause de ceux-là qu'ils s'étaient portés dans cette plage de leur terre, les fuyant autant qu'ils pouvaient. Interrogés comment ils troublent leurs idées, ils répondirent que c'est par l'idée de Trois et par l'idée du Divin sans l'Humain, dans Dieu, lorsque cependant ils savent et perçoivent que Dieu est un et qu'il est Homme. Alors je perçus que ceux qui les avaient troublés, et qu'ils fuyaient, étaient de notre Terre; puis aussi en ce que ce sont ceux de notre Terre qui se transportent ainsi ça et là dans l'autre vie, d'après le désir et le plaisir de voyager qu'ils ont contracté dans le monde, car dans les autres Terres il ne se fait pas de semblables voyages ; ensuite je découvris que c'étaient des Moines, qui sur notre globe avaient voyagé par désir de convertir les gentils : c'est pourquoi nous leur dîmes qu'ils faisaient bien de les fuir, parce que leur intention était non pas d'enseigner, mais de s'enrichir et de dominer ; et qu'ils s'étudient à s'emparer d'abord des mentais (animi) par divers moyens, et ensuite à se les soumettre comme esclaves : que, de plus, ils faisaient bien de ne pas souffrir que leur idée sur le Seigneur fût troublée par de tels Esprits. |
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