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| AC 10640. 10640. Prends garde à toi, de peur que peut-être tu ne-traites alliance avec l'habitant de la terre sur laquelle toi tu viens, signifie qu'il ne faut s'attacher à aucune religiosité dans laquelle est le mal : on le voit par la signification de traiter alliance, en ce que c'est être conjoint, articles cités, N° 10632, par conséquent aussi s'attacher ; par la signification de l'habitant de la terre, en ce que c'est une religiosité dans laquelle est le mal, car l'habitant signifie le bien, N° 2268, 2451, 2712, et par suite dans le sens opposé le mal, et la terre signifie l'Église, et tout ce qui appartient à l'Église, articles cités, N° 9325, par conséquent aussi une religiosité ; et par la signification de sur laquelle toi tu viens, en ce que c'est partout où il y a une religiosité dans laquelle est le mal, car les nations qui étaient dans la terre de Canaan, dans laquelle ils devaient venir, signifient les maux et les faux du mal, N° 10638 : il est donc évident que par « garde-toi de traiter alliance avec l'habitant de la terre sur laquelle toi tu viens, » il est signifié qu'il ne faut s'attacher à aucune religiosité dans laquelle est le mal. Comme ce précepte est au nombre des principaux préceptes, par lesquels l'homme de l'Église est illustré quand il lit la Parole, et comme il s'agit de cela dans ce qui va suivre, il sera dit ce qui a lieu à cet égard : L'homme qui veut être illustré par le Seigneur doit surtout se garder de s'approprier quelque doctrinal qui protège le mal; l'homme se l'approprie quand il le confirme chez lui ; car par là il en fait un objet de sa foi, et à plus forte raison s'il y conforme sa vie ; quand cela arrive, le mal demeure inscrit dans son âme et dans son cœur ; et quand cela est arrivé, il ne peut ensuite en aucune manière être illustré par le Seigneur au moyen de la Parole ; en effet, son mental est tout entier dans la foi et dans l'amour de son principe, et tout ce qui est contraire à son principe, ou il ne le voit point, ou il le rejette, ou il le falsifie; soit pour exemple : Celui qui croit être sauvé par la foi seule, quelle que soit sa vie, et qui a confirmé ce principe chez lui, et l'a conjoint avec les autres choses de sa doctrine, au point qu'ensuite il ne pense nullement à la vie, mais seulement à la foi ; cet homme, dans la suite, de quelque manière qu'il lise la Parole, n'y voit rien sur le bien de la vie, et il en vient à ne plus savoir ce que c'est que le bien, ni ce que c'est que la charité, ni ce que c'est que l'amour ; s'il en est fait mention, il dit que la foi seule est tout cela, lorsque cependant la foi seule, ou la foi sans le bien, sans la charité et sans l'amour, est comme un vase vide, ou comme une chose sans âme; la vie spirituelle d'un tel homme peut être comparée à la respiration des poumons sans l'influx du sang venant du cœur, ce qui n'est qu'une vie comme celle d'un simulacre ou d'un automate : ceci a été dit, afin qu'on sache ce qui arrive à l'homme qui lit la Parole, c'est-à-dire qu'il ne peut nullement être illustré par elle, s'il s'est attaché à une religiosité qui protège le mal. |
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