menu.jpg


 
Nom du Livre (Arcanes Célestes)
 
Référence A value is required.Invalid format.
 
 
 
AC 10618. 10618. Lent à colères, signifie la Divine Clémence : on le voit par la signification de lent à colères, quand il s'agit de Jéhovah, en ce que c'est qu'il supporte longtemps les maux de l'homme ; car lent, c'est supporter et tolérer longtemps, et les colères sont les maux chez l'homme : que les colères, quand elles se disent de Jéhovah, soient les maux chez l'homme, c'est parce que c'est le mal qui s'irrite, et jamais le bien, et que le mal est chez l'homme, et jamais chez le Seigneur, car le Seigneur est le Bien Même; mais néanmoins la colère est attribuée au Seigneur, parce qu'il semble à l'homme que le Seigneur est irrité, quand l'homme n'obtient pas ce qu'il désire, et quand il est puni du mal qu'il fait : maintenant, puisque lent à colères, quand il s'agit de Jéhovah, c'est supporter longtemps les maux chez l'homme, il s'ensuit que par là il est signifié la Divine Clémence. Quant à ce qui concerne la Colère, il faut en outre qu'on sache que c'est le mal qui s'irrite, et jamais le bien ; en effet, s'irriter, c'est vouloir le mal d'autrui, ce que ne peut le bien, car le bien consiste à vouloir du bien à autrui ; tout mal a en soi l'inimitié, la haine, la vengeance et la cruauté ; c'est dans ces passions et par ces passions que le mal a son plaisir ; et, en outre, le mal hait le bien, parce que le bien est opposé aux plaisirs du mal; quand donc le mal ne peut blesser le bien,— blesser le bien est toujours dans l'effort du mal,— alors il s'indigne d'abord, puis il s'irrite : soit qu'on dise le mal, ou qu'on dise l'homme méchant, c'est la même chose, car le mal est dans l'homme, comme dans son sujet ; et puisque le mal est tel contre le bien, il est tel par la même raison contre le Divin, car tout bien est le Divin chez l'homme, parce que le bien procède du Divin : c'est de là que l'homme méchant s'irrite toujours contre le Divin, quoiqu'il parle autrement dans les externes devant les hommes ; s'il parle autrement, c'est ou par hypocrisie, ou parce qu'il veut que le Divin lui soit favorable en tout, en lui accordant tout ce qui lui plaît, et même jusqu'à tirer, à cause de lui, vengeance de tous ceux contre qui il a de la haine; mais dès qu'il voit que cela ne s'exécute point, et bien plus si lui-même est puni pour son mal, alors il s'irrite contre Dieu, jusqu'à le nier, et même à le blasphémer dans son cœur : qu'il en soit ainsi, c'est ce qui est clairement manifesté dans l'autre vie, car là l'homme agit selon ses intérieurs, et non selon ses extérieurs, comme il faisait dans le monde ; et la peine dans l'autre vie est attachée à son mal, et elle lui est comme inhérente. Voir ce qui a été montré précédemment, par exemple, que la colère est le mal, N° 6358, 6359 ; que la colère et le mal sont attribués à Dieu, lorsque cependant ils sont chez l'homme, et que rien de mal ne vient de Dieu, dans les articles cités, N° 9306, 10431 ; et que le mal a sa punition avec lui, N° 1857, 8214, 8223, 8226, 9048.

;
;
Mise à jour | Exposition Sommaire
AE|CB | DC | AC | DA | AC | DP | AR | EC | DF | DV | DS | LVRC | C E | CAC | IAR | EXSP |