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| AC 10256. 10256. Et du roseau aromatique, signifie la perception et l'affection du vrai intérieur : on le voit par la signification du roseau aromatique, en ce que c'est la perception et l'affection du vrai intérieur, car ce roseau est le vrai, et l'aromatique en est la perception et l'affection ; que le roseau soit le vrai, on le verra plus bas ; et que l'aromatique soit la perception et l'affection du vrai, on vient de le voir, N° 10254. Ici, par le vrai intérieur il est entendu le vrai de l'homme Interne, lequel vrai est extérieur dans cet homme, selon ce qui a été dit ci-dessus, N° 10254, à savoir, que dans l'homme Externe il y a un extérieur et un intérieur, et pareillement dans l'homme Interne ; de là vient que quatre objets aromatiques étaient employés pour préparer l'huile d'onction, à savoir, la myrrhe excellente, le cinnamome aromatique, le roseau aromatique, et la casse ; et par la myrrhe excellente il est signifié la perception du vrai extérieur dans l'homme Externe, c'est le vrai sensuel ; par le cinnamome aromatique, le vrai intérieur dans cet homme, c'est le vrai naturel ; par le roseau aromatique, le vrai extérieur dans l’homme Interne, et par la casse le vrai intérieur dans cet homme ; et par l'huile d'olive le bien même dont procèdent les affections et les perceptions de ces vrais. Que le roseau soit le vrai intérieur, c'est ce qu'on peut voir dans la Parole par les passages où il est mentionné ; toutefois, il n'y est pas nommé Roseau aromatique, mais il est seulement appelé Roseau, et Roseau bon, comme dans Ésaïe : « Tu ne M'as pas invoqué, Jacob ; et t'es-tu fatigué pour Moi, Israël ? tu ne M'as pas acheté par argent le Roseau, et de la graisse de tes sacrifices tu ne M'as pas rempli. » — XLIII. 22, 24. — Dans Ézéchiel : « Dan et Javan le fil à tes marchés ont fourni ; le fer poli, la casse et le Roseau ont été dans ton marché. » — XXVII. 19. — Et dans Jérémie : « Que M'importe que l'encens vienne de Schéba, et le Roseau bon d'une terre éloignée ? » — VI. 20 ; — que dans ces passages par le roseau il soit entendu quelque chose de l'Église, et du culte de l'Église, c'est ce qui est évident ; car autrement que serait-ce que d'acheter à Jéhovah par argent le roseau, et de faire venir pour Lui d'une terre éloignée le roseau bon ? et comme il est signifié quelque chose de l'Église et du culte de l'Église, il s'ensuit que c'est le vrai ou le bien, puisque toutes les choses de l'Église et de son culte se réfèrent au vrai et au bien : mais quel vrai ou quel bien est signifié, Céleste ou Spirituel, de l'homme Externe ou de l'homme Interne, on le voit d'après le sens interne examiné là dans sa série ; que ce soit le vrai intérieur, cela est évident. |
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