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Nom du Livre (Arcanes Célestes)
 
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AC 10182. 10182. De lui seront ses cornes, signifie les puissances du vrai d'après le bien de l'amour et de la charité : on le voit par la signification des cornes, en ce qu'elles sont les puissances du vrai, Nos 2832, 9719, 9720, 9721 ; que ce soient d'après le bien de l'amour et de la charité, c'est parce que toute puissance du vrai vient de ce bien ; c'est aussi pour cela que les cornes étaient la continuation de l'Autel lui-même, ou étaient de lui : en effet, cet Autel était le représentatif de l'audition et de la réception de toutes les choses du culte d'après l'amour et la charité, par le Seigneur, N° 10177. Que toute puissance soit au vrai d'après le bien, c'est ce que ne peuvent comprendre ceux qui n'ont de la puissance qu'une idée matérielle ; il convient donc de dire ce qui a lieu au sujet de la puissance : Dans les cieux toute puissance vient du Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur ; c'est de là que les anges ont la puissance, car les anges sont les réceptions du Divin Vrai procédant du Seigneur, Nos 1752, 4295, 8192 ; par la puissance qu'ils tiennent du Divin Vrai ils protègent l'homme, en éloignant de lui les enfers, car un seul ange a de la force contre mille esprits qui sortent des enfers : c'est cette puissance qui est entendue par les Clefs de Pierre ; mais par Pierre, qui là est appelé la Pierre, il est entendu le Seigneur quant au vrai de la foi d'après le bien de l'amour, voir Préf. du Chap. XXII de la Gen. et Nos 4738, 3750, 6000, 6073 f., 6344 f., 10087 ; et la Pierre est le Seigneur quant au vrai de la foi, N° 8581. La puissance du Divin Vrai est aussi entendue par la Voix de Jéhovah dans David : « La Voix de Jéhovah sur les eaux ; la Voix de Jéhovah dans la force ; la Voix de Jéhovah brise les cèdres ; la Voix de Jéhovah abat la flamme du feu ; la Voix de Jéhovah fait trembler le désert ; la Voix de Jéhovah dépouille les forêts ; Jéhovah, de la force à son peuple donnera. » — Ps., XXIX. 3, 4, 5, 7, 8, 9, 11 ; — que la voix de Jéhovah soit le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, on le voit, N° 9926 : la puissance du Divin Vrai est aussi entendue par la Parole dans Jean : « Toutes choses par la Parole ont été faites, et sans Elle n'a été fait rien de ce qui a été fait. » — I. 3 ; — que la Parole soit le Divin Vrai procédant du Divin Bien, on le voit, N° 9987 ; c'est aussi pour cela que le Seigneur, quand il était dans le monde, se fit d'abord Divin Vrai, ce qui est entendu par « la Parole Chair a été faite, » --- Ibid., Vers. 14 ; — si le Seigneur se fit alors Divin Vrai, c'était afin de combattre contre tous les enfers, et de les subjuguer, et ainsi de remettre toutes choses dans l'ordre là, et en même temps dans les cieux, Nos 9715, 9809, 10019, 10052. Que toute puissance soit aux vrais d'après le bien, et vice versâ, que les faux d'après le mal n'aient aucune puissance, cela est très-connu dans l'autre vie ; c'est de là que les méchants, qui y viennent de ce monde, sont privés de la foi persuasive, et aussi de la connaissance de tout vrai, et sont ainsi abandonnés aux faux de leur mal. Que les vrais d'après le bien aient une telle puissance, c'est ce que ne peuvent comprendre ceux qui ont du vrai et de la foi du vrai une idée comme d'un cogitatif seulement, lorsque cependant le cogitatif de l'homme d'après son volontaire fait toute la force du corps, force qui, si elle était inspirée du Seigneur par son Divin Vrai, serait chez l'homme la force de Samson ; mais il plaît au Seigneur que l'homme ait la force par la foi d'après l'amour quant aux choses qui sont de son esprit et conduisent au salut éternel. D'après cela, on peut voir ce qui est entendu par la puissance du vrai d'après le bien, puissance qui est signifiée par les cornes des autels tant de l'holocauste que du parfum. Que les Cornes signifient cette puissance, on le voit dans la Parole par les passages où les cornes sont nommées ; comme dans Ezéchiel : « En ce jour-là je ferai croître une corne à la maison d'Israël. » — XXIX. 21. — Dans Amos : « N'avons-nous pas par notre force pris pour nous des cornes ? » —VI. 13. — Dans le premier Livre de Samuel : « Jéhovah donnera la force à son Roi, et il élèvera la corne de son Oint. » — II. 10. Dans David : « Jéhovah a élevé la corne de son peuple. » — Ps., CXLVIII. 14. — Dans le Même : « Toutes les cornes des impies je couperai ; élevées seront les cornes du juste. » — Ps., LXXV. 11. — Dans Jérémie : « Le Seigneur a retranché dans l'emportement de sa colère toute corne d'Israël ; et il a élevé la corne de tes adversaires. » — Lament. , II. 3, 17. — Dans Ezéchiel : « Du côté et de l'épaule vous poussez, et de vos cornes vous frappez toutes les brebis faibles, jusqu'à ce que vous les ayez dispersées au dehors. » — XXXIV. 21. — Dans Zacharie : « Je vis quatre cornes. L'Ange dit : Ce sont les cornes qui ont dispersé Jehudah, Israël et Jérusalem. Les forgerons sont venus pour abattre les cornes des nations, qui élèvent la corne contre la terre de Jehudah. » — II. 1, 2, 3, 4 — Dans Moïse : « Cornes de licorne (seront) ses cornes, avec elles les peuples il frappera ensemble aux bouts de la terre. » Deutér., XXXIII. 17 ; — il est évident que dans ces passages les cornes signifient la puissance, et même la puissance dans l'un et l'autre sens, à savoir, la puissance du vrai contre le faux, et du faux contre le vrai ; car dans le sens interne il y est partout question de l'état de l'Église : pareillement dans Amos : « Dans ce jour je ferai la visite sur les Autels de Béthel, et seront retranchées les cornes de L'autel, et elles tomberont par terre. » — III. 14 ; — par les autels de Béthel et par les cornes de l'Autel sont signifiés les maux et les faux qui détruisent le bien et le vrai de l'Église, desquels il est dit qu'ils sont retranchés. D'après cela, on peut voir ce qui est entendu par les Cornes, dont il est fait si souvent mention dans Daniel, et dans Jean dans l'Apocalypse ; dans Daniel, il est dit « que la bête avait dix cornes, et qu'elle avait aussi une corne qui parlait, » — VII. 8, 11, 20 ; — « que la corne faisait la guerre contre les saints, et qu'elle prévalut, jusqu'à ce que vînt le Fils de l'homme, » — Vers. 11, 21, 22, 24 ; — et il est parlé « des cornes du bélier, et des cornes du bouc de chèvres, avec lesquelles ils se faisaient la guerre entre eux, » — VIII. 3 à 21 ; — et dans Jean, il est dit « que le dragon avait dix cornes, » — Apoc., XII. 3 ; — pareillement, « la bête qui montait de la mer, » — XIII. 1 ; — et « la bête de couleur écarlate, » — XVII. 12, — où il est dit aussi que « les dix cornes sont dix rois, » — Vers. 13, 14 ; — pareillement dans Daniel, — Chap. VII. 24 ; — que les rois dans la Parole signifient les vrais, et dans le sens opposé les faux, on le voit, Nos 1672, 2015, 2069, 3009, 4575, 4581, 4966, 5044, 5068, 6148. Comme la corne signifie le Vrai dans sa puissance, et dans le sens opposé le faux détruisant le Vrai, voilà pourquoi un langage est attribué à la corne, — Apoc., IX. 13. Daniel, VII. 8. Ps., XXII. 22. — Si les Rois étaient oints avec l'huile coulant d'une corne, — I Sam., XVI. 1, 13. I Rois, I. 39, — c'était pour représenter le vrai d'après le bien dans sa puissance, car les cornes sont les vrais dans leur puissance, l'huile est le bien, et les Rois sont ceux qui sont dans les Vrais d'après le bien ; que l'huile soit le bien, on le voit, Nos 886, 9780 ; et que les rois soient ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ainsi par abstraction les vrais d'après le bien, on le voit, N° 6148 : de là vient aussi que la corne est dite germer, — Ps. , CXXXII.17 ; — puisque toute germination spirituelle appartient au vrai d'après le bien ; c'est même pour cela qu'autrefois on faisait germer les cornes. Que toute puissance soit au bien par le vrai, ou, ce qui est la même chose, appartienne au vrai d'après le bien, on le voit dans les articles cités, N° 10019.

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