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| Expériences Spirituelles 6101. 6101. CERTAINS ÉVÊQUES ANGLAIS. Il y en avait un certain qui passait pour plus savant et plus érudit que les autres quand il vivait dans le monde, et qui, en présence de ses compagnons, disait diverses choses au Roi sur sa religion ; car le Roi disait qu'il considérait le Seigneur comme son Dieu, et que la vie de charité ne pouvait être séparée de la foi. L'évêque, cependant, contredisait cela, et de là, il disait diverses choses à ses compagnons concernant le roi en matière de religion, comme s'il voulait les exciter à quelque chose. Il le confessa dans le monde spirituel. Il confessa qu'il n'avait pas pensé au Seigneur, sauf en tant qu'homme. Il était à moitié socinien. On l'examina pour savoir quelles connaissances théologiques il possédait, et il ne sut rien d'autre que des confirmations de la foi reçue, et en faveur de l'opération divine par la foi, jusqu'à la volonté, d'où elle s'élève. On lui disait qu'ainsi l'homme pouvait faire tout ce qu'il voulait. Il a dit : " Oui, tout ce qu'il veut, pourvu que ce ne soit pas contraire aux lois civiles. Je lui demandai si, s'il se soustrait aux châtiments de la loi civile, la chose est un péché. Il répondit que c'est un péché contre le voisin, mais non contre Dieu, et qu'il doit se concilier le voisin, par utilité, non par salut. J'ai dit que de cette façon ils étaient machiavéliques. Il a nié cela, dans la mesure où il reconnaît Dieu et le Verbe. Je lui ai demandé si, dans ce cas, s'ils se livrent à des vols mais échappent aux châtiments, ce mal s'attachera à eux après la mort. Il répondit que non, pourvu que l'homme ait la foi.
Un autre évêque anglais, qui croyait lui-même que la charité et la foi étaient indissociables, non pas la charité interne, mais la charité externe, ou réelle, examina alors la religiosité de la foi seule, et trouva qu'il n'y avait pas une seule vérité dans toute leur théologie, pas même une seule. Il l'annonça, et le prouva ensuite devant l'ancien évêque, et devant d'autres prêtres appartenant à l'Angleterre, qui, puisque c'était dit du ciel, ne purent rien répondre. Ensuite, cet ancien évêque a décrit de quelle manière il s'est particulièrement moqué des cinq ouvrages, sur le Ciel et l'Enfer, et du reste,{1} dont j'ai fait cadeau à tous les évêques, et à tous les Lords réformés au Parlement, par des abus et des déformations, et qui ont finalement mis fin à leur lecture, ainsi qu'à celle du reste, jusqu'à ce qu'ils les aient complètement rejetés. Il raconta aussi ce qu'il leur avait dit, et ce que d'autres avaient dit, et diverses discussions à leur sujet. Lorsqu'on lui a dit que ce n'est pas mon œuvre, mais celle du Seigneur, qui a voulu révéler la nature du ciel et de l'enfer, de la vie de l'homme après la mort, et du jugement dernier, et la vérité que les questions théologiques ne transcendent pas la raison, il n'a pas eu honte, mais d'autres l'ont fait. J'ai alors mentionné que c'est le mâle que la femme a mis au monde, que le dragon a voulu dévorer, et à cause duquel il a persécuté la femme, -Rev. xii. Il ne put que répondre qu'il semblait en être ainsi, mais qu'il ne voulait pas le savoir.
Ensuite, l'ancien évêque s'est rendu chez un certain diable, avec lequel il est resté deux jours, et a consulté la façon dont il pourrait me tuer, comme ils ont tué les trompeurs les plus obstinés : ils ont essayé, mais en vain. Il est en communication avec les Moraves dans le désert.{2} C'est ainsi qu'il est devenu un démon, avec beaucoup d'autres qui se sont confirmés dans cette détestable doctrine sur la foi, qui fourmille d'énormes faussetés. Il a également été révélé de quelle manière d'autres prêtres ont été employés pour détruire cette œuvre,{3} ce qui a également eu pour conséquence qu'elle a été complètement rejetée, alors que ces choses viennent du ciel de la part du Seigneur. Tous ces prêtres furent réunis et jugés selon leur doctrine et leur vie en conséquence. {1}. Les "cinq ouvrages" dont il est question ici semblent être le Ciel et l'Enfer, et les quatre petits traités sur le Seigneur, les Saintes Écritures, la Vie et la Foi mentionnés au point 6098 ci-dessus. Il devient donc probable que "l'ancien évêque" mentionné à cet endroit est le même que "l'évêque anglais" décrit au point 6098. -TR. {2}. Peut-être ceux dont il est question dans 6099:7, ci-dessus. -TR. {3}. C'est-à-dire le Paradis et l'Enfer. -TR. |
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