| Expériences Spirituelles 6077. 6077. LES HABITANTS DE LA TARTARIE PROCHE DE LA CHINE - PETITE TARTARIE.
Il y avait des gens de ce pays avec moi. Ils sont venus pendant que je dormais et j'ai dormi tranquillement. À mon réveil, ils se sont aperçus qu'ils n'étaient pas chez eux, mais ailleurs. Ils se demandaient où ils étaient, car ils ne reconnaissaient pas du tout comme [celles qu'ils avaient l'habitude de voir] les choses qui étaient dans le monde des choses spirituelles. Ils parlaient du pays où ils vivaient, qu'il était peuplé, et qu'ils ne connaissaient pas la guerre. Ils connaissaient la Chine et la Sibérie. Ils ont dit que, chez eux, gouverne celui qui est capable de gouverner, et que s'il ne l'est pas, il est renvoyé avec une amende. Ils ne lui accordent d'autre honneur que celui d'un sage qui peut leur dire si ceci ou cela est juste. Ils ont déclaré qu'ils sont tous occupés à leurs travaux à la maison, à faire des vêtements, à cultiver la terre, et autres choses semblables. Quand ils sont venus, ils se sont étonnés d'être interrogés par des chrétiens sur le fait que Dieu est un homme, car ils croyaient que tous le savaient, sans se demander s'il en était ainsi. De même en ce qui concerne les préceptes du Décalogue, par exemple, au sujet d'une seule femme, s'ils vivent ainsi, comme s'ils ne savaient pas que tous vivent ainsi, puisque le Seigneur le veut, etc. Ils ont déclaré qu'ils ont des maisons, où on leur enseigne la vie, et les commandements de Dieu. - Ils ont dit qu'ils avaient un livre, à propos duquel les gens d'ailleurs ne savent pas qu'ils l'ont. Ils l'appelaient le Livre Divin : ils le lisent, en sont instruits et le comprennent. On se renseigna, et ce furent les Psaumes de David. Ils ont dit que les étrangers sont bien admis parmi eux, mais qu'ils ne leur donnent pas le moyen de s'en aller. Ils leur donnent la nourriture nécessaire ; et si quelqu'un veut travailler, il est accepté. Ils possèdent aussi le Décalogue. Ils appellent les Chinois leurs amis, parce qu'ils sont de leur race : ils ne pensent pas aux guerres, dans leur pays. Ils ont quelque crainte de la Sibérie, mais disent qu'ils n'ont rien, et que, s'ils venaient, ils se rendraient immédiatement à eux ; mais encore ils partiraient tous avec leurs biens, à leur insu.
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