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| Expériences Spirituelles 6032. 6032. L'INFLUX DE BIENFAITS DU SEIGNEUR N'A AUCUN EFFET SI L'HOMME NE FAIT PAS LE BIEN PAR LUI-MÊME. - LA FOI. On le disait souvent aux esprits. Cependant, pour que cela soit confirmé, il fut accordé à un certain esprit mauvais d'être conduit du ciel à faire des biens ; il fit aussi des biens, mais comme il ne les faisait pas de lui-même, il était comme quelqu'un qui est conduit par un autre, presque comme un automate, qui est certes mû, mais qui ne reçoit encore rien ; ce qui montrait qu'il n'y a pas de réception, d'appropriation et de conjonction, par le bien que l'homme ne reçoit pas dans sa volonté ou son affection, de lui-même ; car le Seigneur est agent, et l'homme ré-agent. Si le ré-agent reçoit sans réaction comme de lui-même, l'influx du bien passe à travers, et l'homme ne devient pas meilleur qu'avant. Ceci est en opposition avec ceux qui séparent la foi de la charité. Cela peut aussi être illustré par le fait qu'un mauvais esprit ne peut être retiré des maux que par des punitions. Il y avait Cederstedt, qui faisait le mal, et qui voulait s'en retirer, parce qu'il craignait le châtiment; {1} mais, comme le mal s'accordait avec sa nature, il ne pouvait s'en retirer, comme il essayait de le faire de diverses manières, parce qu'il était dans le mal quant à son amour. Mais lorsque le châtiment est infligé, il est alors tellement contraint par le châtiment, qu'il ne veut pas le mal ; et lorsqu'il ne le veut pas, il rejette alors de lui-même le mal, c'est-à-dire la société qui est dans le même mal ; cette société est alors séparée de lui, mais seulement jusqu'à ce qu'il ne craigne plus le châtiment. C'est aussi la raison pour laquelle il y a des châtiments dans le monde spirituel. On peut donc conclure que l'homme ne peut être introduit dans aucune société céleste, à moins qu'il ne désire le bien ou ne fuie le mal par sa volonté. {1}. Dans la marge : "Châtiments".
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