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| Expériences Spirituelles 5995. 5995. ZINZENDORF ET DIPPEL, SUITE. Dans un rêve, Zinzendorf me regardait, puis, en même temps, Dippel, qui apparaissait comme un cerf sauvage enchaîné. Zinzendorf, l'ayant vu, libéra ses chaînes et le plaça sur moi. Il s'élança avec fureur, voulant me mutiler et me détruire ; mais il fut alors mutilé par d'autres, puis j'arrivai à un énorme chien, également enchaîné, qui devait également me déchirer, mais il se précipita sur le cerf qui était au-dessus de moi, et le manipula rudement. Ensuite, cet énorme cerf a été enchaîné ailleurs. Ce cerf, c'était Dippel. Il est apparu ainsi, et enchaîné, ce qui était aussi une apparence, parce qu'on ne lui permet pas de se promener et de détruire les gens par sa persuasion, comme il le faisait dans le monde. Zinzendorf dit qu'il l'avait aimé, mais qu'il avait découvert qu'il avait ensuite reculé, et qu'il était d'un caractère tel qu'il voulait déchirer et dévorer tout le monde, ce qu'il avait fait aussi par des écrits d'une nature virulente, et était opposé à tout. Telle était sa disposition. On m'a dit que son style, lorsqu'il réfutait les autres, était comme plein de connaissance et d'intelligence, mais que, lorsqu'il révélait ses propres sentiments, il était presque idiot, comme lorsqu'il parlait de systèmes, de sujets religieux et d'autres sujets. Le plaisir de sa vie était de réfuter tout et d'exciter des troubles. De plus, les zinzendorfiens disent d'eux-mêmes ce que le Seigneur dit de lui-même, à savoir qu'ils sont fils de Dieu, qu'ils sont adoptés, qu'ils sont sans péchés, qu'ils sont la vie et la vérité, que Dieu est en eux comme dans le Seigneur, que par les actes et les œuvres on entend une telle vie, que par conséquent il ne faut pas penser aux maux et aux biens de la vie et qu'aucun mal en eux n'est considéré par Dieu. Ils ne veulent pas que les biens de la vie, ou les bonnes œuvres, soient les fruits de la foi, parce que la vie est suivie par Dieu, mais que la foi et les œuvres ne comptent pour rien. Ils rendent toutes les bonnes œuvres méritoires. Ils appellent bons offices de l'amitié les biens qu'ils se font les uns aux autres. Ils appellent leur vie irréprochable, parce qu'elle est vivante par la foi.
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