| Expériences Spirituelles 458. QU'IL Y AVAIT UNE CONSPIRATION D'ESPRITS DANS LE CIEL POUR M'ÉTOUFFER : ET CE QUE CELA SEMBLAIT SIGNIFIER
Lorsque j'étais au lit, sur le point de m'endormir, on m'annonça que certains esprits conspiraient contre moi dans le but de me tuer, mais comme j'étais en sécurité, ne me souciant pas plus de cela que de leurs autres menaces, je m'endormis. M'étant réveillé vers le milieu de la nuit, je sentis que je ne respirais pas de moi-même, mais, comme je le croyais, du ciel, ce que je percevais manifestement, de sorte que la respiration n'était pas la mienne. Il me fut alors clairement dit que tout le ciel des esprits avait conspiré contre moi dans le but de m'étouffer, et que dès qu'ils voulurent mettre leur entreprise à exécution, la respiration céleste se manifesta aussitôt, et qu'ils durent renoncer à leur tentative. On a dit que c'était le ciel entier des esprits. Ceux qui les présidaient ont bien été cités nommément, mais il n'est pas permis de les nommer, à l'exception de deux, qui représentaient la charité et le fruit de la charité, qui étaient bien présents, mais ils n'ont pas consenti. Cependant ils supposaient que tout le ciel des esprits était de leur parti, parce qu'ils attiraient ceux qui venaient de leur côté en prétendant que ceux qu'ils disaient pouvoir admettre au ciel ne pouvaient y être admis, à moins que je ne fusse préalablement assassiné ; d'où la conspiration qui, étant vaine, cessa. Les deux qui représentaient la charité et le fruit de la charité se retirèrent, et en effet à droite ; cette conspiration fut faite à gauche. Mais lorsque les conspirateurs subirent le châtiment, ils furent alors chassés et traités sévèrement, à l'exception de leurs chefs, qui, par l'ordre des cieux, restèrent. Il me sembla que cela signifiait que les intérieurs de la doctrine reçue en ce jour de cette manière conspiraient contre les choses plus intérieures et plus secrètes [de la Parole], dans lesquelles ils ne voulaient avoir aucune foi ; mais que Dieu Messie soutient la vie de ces choses plus intérieures et plus secrètes. C'est ce que signifie le fait que la respiration du ciel se poursuive en moi - non pas de moi-même, mais du ciel, donc de Dieu Messie, qui seul est le ciel.
{1} Ensuite, leur chef, comme il semblait, bien qu'on ne l'ait pas cru présent, a essayé d'entrer dans les viscères de mon corps et de pénétrer jusqu'au cœur, que par des fantaisies il suppose encore posséder, afin d'infester ainsi les choses plus intérieures, ou, comme il l'a dit, il a voulu se prostituer avec eux. 1748, 8 janvier.
{1}. Ou, "Qui seul est [le Dieu] du ciel." (Qui Solus est caeli.)
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