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| Expériences Spirituelles 453. QU'IL Y A DES ÂMES LIBÉRÉES DU CORPS, VENANT DANS L'AUTRE VIE, QUI AIMENT ÊTRE CHÂTIÉES, PUNIES ET TOURMENTÉES Il y a aussi des âmes d'une disposition contraire à celle du reste, c'est-à-dire de l'Européen. On m'a dit qu'elles étaient d'Afrique. Celles-ci, quand elles entrent dans l'autre vie, aiment à être châtiées, même durement traitées, espérant en retirer du bien, et si elles ne sont pas punies, elles s'indignent. Il y en a aussi qu'ils appellent diables et qui les traitent durement. On m'en a montré un. Il était dans un corps sale, ou jaune, noueux. Leurs mauvais traitements sont de diverses sortes. On m'a montré cette espèce : Un aigle s'est posé sur leur tête, et leur a arraché le cerveau, ce qui a été fait avec douleur selon leurs fantaisies, car ils fournissent ces fantaisies sévères. [Ils sont aussi torturés par une espèce de châtiments aigus ; ils aiment cela, mais à cause des sensations douloureuses, ils commencent à avoir de l'aversion pour eux, et en même temps pour ceux qui les tourmentent, qu'ils appellent diables. Ainsi ils se débarrassent de leurs fantaisies et croient qu'ils sont introduits dans le ciel, dans lequel, comme ils le disent maintenant, personne ne peut entrer que par des châtiments et des afflictions. Ces gens le croient et l'emmagasinent profondément dans leur conscience, c'est pourquoi ils sont aussi traités de la même manière, et obtiennent ainsi la récompense d'entrer dans des choses plus heureuses qu'ils appellent paradisiaques. Ils voient aussi des paradis et beaucoup de choses agréables. Ensuite, ils tiennent en haine la foule de ceux qui les tourmentent. Ils ont parlé avec moi pendant un certain temps. Leur discours est accompagné d'une sorte d'entrechoquement, comme celui d'une étoffe [frottée l'une contre l'autre], par lequel on peut les distinguer. D'après cela, et d'après les choses qui m'ont été dites auparavant, [il est évident] qu'il y en a plus qui sont introduits au ciel depuis l'Afrique que depuis les autres parties de la terre : car dans ces choses leur conscience est dans une certaine voie de vérité. 1748, 7 janvier.
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