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Nom du Livre (EXPERIENCES SPIRITUELLES)
 
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Expériences Spirituelles 404. 

CONCERNANT LA VIE ET LE CHÂTIMENT DE CEUX QUI, DURANT LEUR VIE, ONT VOULU DEVENIR RICHES, ET NE SE CONSIDÈRENT QUE.


Il y avait des Esprits qui, durant leur vie, ne voulaient que s'enrichir, et cela par cette ruse à laquelle sont habitués les marchands diligents, à savoir qu'ils s'insinuent [dans la compagnie des autres] pour en acquérir des richesses, aspirant à leurs richesses vers lesquelles ils dirigent leur "animus" sous [l'apparence de] l'amitié.

Ces esprits errent, et partout où ils arrivent, ils demandent s'ils peuvent être avec eux, en disant qu'ils sont pauvres, ce pourquoi ils sont accueillis ; mais parce qu'ils ont envie de leurs richesses ou de leurs biens, ils en sont chassés. C'est pourquoi ils errent de nouveau et font des choses semblables jusqu'à ce qu'ils aient appris à dire une chose et à en penser une autre, ce qu'ils font aussi avec tant de diligence que les esprits ne peuvent guère savoir autrement qu'ils sont tels qu'ils le disent. Un tel esprit vint aussi me demander s'il pouvait rester là en servant, à quoi je répondis que je ne suis rien, mais que tout le monde est reçu par le Dieu Messie. Mais parce qu'ils étaient tels, et qu'ils voulaient peut-être dire une chose avec leur bouche, et une autre dans leur cœur, il fut donc donné le pouvoir sur l'un d'eux de le punir d'une manière misérable, car il y avait beaucoup d'esprits dissidents qui voulaient l'avoir comme sujet pour parler et agir. Comme ceux-ci étaient contraires [les uns aux autres], ce sujet fut misérablement loué, c'est-à-dire qu'étant agi des deux côtés, il fut lacéré, et cela continuellement pendant une heure environ.

En effet, au moyen de fantaisies, ils lui induisaient une sorte de corps, et s'efforçaient ainsi de lacérer le tout et les parties. Combien de douleur il en ressentit, je ne puis le savoir, car la douleur est atténuée selon le degré et la qualité de la simulation. Celui qui a parlé avec moi a dit que c'était très cruel. Cela devient de plus en plus douloureux à mesure qu'est induite la fantaisie qu'il y a un corps, avec un sens semblable à celui du corps ; aussi dans la mesure où sont induites la lassitude et la résistance, de sorte qu'il veut être libéré et délivré de ces esprits, car il lui est impossible de pouvoir se libérer. C'est une espèce de déchirure minutieuse.

Les Esprits lacérateurs ont avoué qu'ils éprouvaient beaucoup de plaisir à pouvoir ainsi torturer les âmes. Il est donc permis aux Esprits associés, dans l'ordre et le temps, de les torturer, afin qu'ils apprennent à s'abstenir de ce plaisir et à l'abhorrer. Ils furent ensuite renvoyés, et, avec un discours modifié, ils se rendirent chez d'autres Esprits pour s'insinuer ; mais ils furent de nouveau chassés parce que ces Esprits les reconnurent et dirent qu'ils s'insinuaient pour les dépouiller de leurs biens, car le fantasme est aussi induit par les Esprits qu'ils ont des richesses, que ces Esprits convoitent. Ils racontèrent qu'ils étaient également pénalisés ailleurs. Une telle condition attend ceux qui, sous le couvert de l'amitié, imposent aux autres uniquement dans le but de s'enrichir de leurs richesses, comme le font beaucoup de gens dans le monde. Ils errent comme dans des lieux déserts, et quand ils trouvent des compagnons, qu'ils trompent, ils sont chassés avec punition, de sorte qu'ils sont plus misérables que ces hommes ne peuvent le croire. Ces dernières paroles sont écrites de la part de celui qui a été parmi les brigands, et déchiré de cette manière. 1747, 26 décembre.


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