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| Expériences Spirituelles 379. QU'UNE JOIE EXTÉRIEURE, POUR AINSI DIRE CÉLESTE, PEUT ÊTRE INDUITE CHEZ L'HOMME, QUI EST NÉANMOINS SALE, BIEN QUE LES ÂMES AIENT SUPPOSÉ QU'ELLE ÉTAIT CÉLESTE AU PLUS HAUT DEGRÉ.
C'est ce que firent les mauvais esprits ou cet équipage diabolique qui était sous les pieds, à partir de la fantaisie de la cruauté, et ils insufflèrent ainsi cette fantaisie [en moi], ce qui fut manifestement perçu. J'ai donc ressenti un certain plaisir qui s'est emparé de tout le corps, même des viscères, et de telle manière que j'ai cru que j'étais dans une joie céleste parmi les bienheureux, car j'étais entièrement dissous dans des attraits délicieux, comme ceux des bains chauds et agréables. Les causes de ces délices n'étaient pas ressenties en moi comme provenant d'une cruauté quelconque, ni comme provenant d'une tromperie ; mais c'étaient des délices dans lesquels on ne sentait pas de telles choses, parce que les délices sont selon les objets et l'état du sujet ; de même que lorsqu'un homme est dans un état pacifique, il considère toutes choses paisiblement, même celles qui ne sont pas paisibles, tandis que chez celui qui est dans un état d'irritation, tout l'excite à la colère, même le jeu des petits enfants l'indigne, etc. Outre ces délices corporelles et extérieures, des délices intérieures étaient aussi infusées, et cela par d'autres Esprits qui voulaient me faire des délices, par une sorte de vénération. Je ne pouvais pas reconnaître le reste des Esprits, ni explorer leurs intentions d'où venaient les délices. Je restai cependant quelque temps dans la douceur des délices concurrentes, et je parlai de cette douceur par des réponses à ceux qui voulaient me séduire, et me persuader que c'était une joie céleste. Je ne me souviens pas de leurs réponses, mais comme je ne percevais aucune tromperie, je supposais que c'était bien une joie céleste, mais qu'elle était extérieure, donc issue de causes extérieures, de sorte qu'elle ne pouvait pas durer ; et je voulais m'en retirer et rejeter ainsi ces délices parce qu'elles ne découlaient pas de l'intime. Les choses intimes sont telles que ces plaisirs extérieurs ont été perçus de telle sorte qu'ils pouvaient leur servir de corps, lequel est immédiatement mis de côté et même méprisé, dès que le plaisir des choses intimes est ressenti. Mais j'ai entendu dire que ce corps de délices était quelque chose d'immonde, que je ne pouvais pas sentir. 1747, 22 décembre. mon dit maintenant qu'un tel plaisir a été donné à Abraham,{1} mais il dit que depuis sa continuation il est diminué, et il doute qu'il puisse durer plus longtemps, car il sait qu'il existe un plaisir plus intérieur ou céleste.n {1}. L'Abraham dont il est question ici était sans doute un esprit qui jouait le rôle. Voir n. 281 ; WE 5593 ; CL 6. |
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