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| Expériences Spirituelles 288. CONCERNANT LA JOIE CÉLESTE
Ceux qui sont revêtus du naturel peuvent cependant, par la miséricorde du Dieu Messie, vivre dans le ciel ultime et parmi les bienheureux, dont on peut voir l'état relaté en divers endroits ci-dessus. Le bonheur ne consiste pas dans les mêmes sortes de représentations que celles que l'œil voit, comme dans le ciel plus intérieur, mais dans celles que la langue ne peut jamais prononcer, et que l'esprit dans le corps ne peut jamais penser. C'est ainsi que Paul, qui fut enlevé au troisième ciel, dut être privé pour le moment du corps et de l'esprit naturel, ce qui s'opère par la toute-puissance du Dieu Messie. Quelques Esprits supposèrent qu'ils y furent aussi enlevés, mais que, n'ayant pas mis les choses corporelles et naturelles, ils ne furent élevés que vers la cour du ciel le plus intérieur, disant que, lorsqu'ils retourneraient dans leur esprit naturel, ils ne pourraient exprimer la félicité, parce que les choses naturelles de l'esprit la cachent pour ainsi dire à leurs yeux ; car ces choses naturelles ne règnent pas chez les Esprits du dernier ciel autrement que les choses corporelles et sensuelles ne règnent dans la vie du corps. Certains Esprits, d'ailleurs, qui n'étaient pas disposés à ajouter foi à ces choses, furent aussi maintenant transportés vers la cour du ciel plus intérieur, et ils s'écrièrent à haute voix qu'ils n'avaient jamais vu, ni ne pouvaient imaginer, rien de plus beau et de plus charmant. 1747, 2 décembre. {1}. |
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