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| Expériences Spirituelles 241. EN CE QUI CONCERNE LES CHOSES PLUS INTÉRIEURES, OU LA FORME DES CHOSES INTÉRIEURES, ELLE NE PEUT JAMAIS ÊTRE VAINCUE MAIS ELLE RÉSISTE À TOUT ASSAUT ET RESTE TOUJOURS LA PLUS FERME. IL EN EST AUTREMENT DE LA FORME INTÉRIEURE Je pensais aux formes, et notamment à la forme des choses les plus intérieures, qui est la forme spirituelle. El le est de telle nature qu'elle résiste à tous les assauts ; et ses propriétés sont telles qu'au moyen d'angoisses et de contraintes, elle peut être réduite à toutes les formes possibles, donc infinies ; elle peut s'appliquer à toutes les formes, même à celles qui sont dans une sphère inférieure, et même comme si elle ne s'en souciait pas, quoique ceux qui habitent dans la sphère inférieure puissent supposer le contraire parce qu'ils raisonnent d'eux-mêmes, et aussi parce que plus ils sont confirmés, plus ils sont contraints. Une chose composée d'un nombre indéfini de choses concourt et s'unit pour la défense d'une autre ; car il n'y a rien dans le général qui ne soit défendu par les choses singulières, et même par les plus singulières, même jusqu'à ce qui est indéfini, oui jusqu'à ce qui est infini, et qui est ainsi maintenu ensemble jusqu'à l'éternité, de sorte qu'il ne peut jamais être blessé ; et beaucoup d'autres choses, déduites selon l'ordre de la constance de cette forme, peuvent être déduites en ce qui concerne ses perfections. Son général défend le particulier, et chaque particulier conspire à l'établissement ferme du général ; et en effet, plus il cède, ou cède, et comme je puis dire, plus il est mou, plus il se tient fermement : car alors l'intime dans l'universel et dans les choses singulières, qui est son universel, se lie et ainsi de suite, etc. De plus, il n'y a rien de si irrationnel qu'il ne puisse être réduit à quelque chose de rationnel, et ainsi se trouver dans les choses indéfinies du fini, c'est-à-dire dans l'Infini : ici dans le Dieu Messie. Telles furent mes pensées sur les formes ce matin, et les anges du ciel plus intérieur et du ciel le plus profond, comme je le crois, en prirent note, mais comme s'appliquant à tout le ciel et à leurs [états de] résistance et de constance, à leur patience et à des choses semblables qui sont spirituelles et célestes ; et ainsi ils les confirmèrent par une voix qui me fut transmise, disant qu'ils s'étonnaient qu'une telle chose puisse jamais entrer dans l'esprit humain. Ainsi, lorsque l'esprit humain connaît des vérités, puis de la miséricorde du Dieu Messie, cette [connaissance] passe dans les cieux plus intérieurs et plus profonds. Il en est tout autrement dans les choses naturelles, lorsqu'il y a des faussetés, par lesquelles le monde savant est aujourd'hui si opposé [à la vérité], que presque personne ne sait ce qu'est la vérité et ce qu'est le bien, soit dans les choses naturelles, soit dans les choses morales : c'est pourquoi aussi la communication avec le ciel plus intérieur, et donc avec l'intime, est supprimée. Quand je voudrais écrire ces choses, les expressions naturelles ne peuvent pas être satisfaisantes, parce qu'elles contiennent dans mon esprit plus de naturel qu'il n'aurait été facile d'enlever, et ainsi le spirituel est présenté plus purement. Il en est cependant autrement dans l'intérieur d'où est le naturel qui est blessé ; celui-ci communique tellement avec les choses naturelles inférieures, ou avec les formes rendues imparfaites, qu'elles peuvent être facilement brisées, et plus elles sont naturelles, plus elles sont facilement brisées. Toute la continuité de la forme intérieure vient du plus intérieur, et celui-ci de l'intime, et donc du Dieu Messie. En effet, le spirituel lui-même, sans l'intime qui le remplit pour ainsi dire, est brisé, comme je l'ai découvert de bien des manières, et par des représentations merveilleuses, et aussi par des expériences. C'est ce spirituel qui domine encore dans l'homme, et qui induit une apparence comme s'il était le plus intérieur, alors qu'il est l'intérieur ; c'est pourquoi on l'appelle pensée, mais ce n'est qu'un raisonnement : car le rationnel a avec lui le vrai spirituel intérieurement en lui, et celui-ci le céleste intérieurement en lui. 1747, 6 novembre, o.s.
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