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| Expériences Spirituelles 166. {1} UNE DÉMONSTRATION DE L'EFFET DE L'ENVIE SUR LE MAL, AINSI DE L'ENVIE DE L'ÉQUIPAGE INFERNAL LORSQU'IL PERÇOIT LE BONHEUR DES BIENHEUREUX.
Cela était dans une certaine mesure apparent, même pour les mauvais esprits. Ensuite, il y eut une autre vision encore plus belle et, comme il est permis de le conjecturer, plus adorable, jointe à la félicité céleste ; mais elle n'était qu'un peu obscurement visible. Il y avait des enfants qui se livraient à des sports célestes ineffables, qui affectaient l'esprit au plus haut degré ; ces choses ne pouvaient être clairement vues et perçues que par les anges dans les cieux les plus profonds. Ces choses [étaient vues] en état de veille. Par la suite, j'ai parlé avec les esprits de ces visions. Ils m'ont avoué que, comme moi, ils avaient vu clairement la première vision, mais pas la seconde, et qu'ils étaient très désireux de la voir aussi. Il s'ensuivit parmi eux une indignation, puis, par degrés, une envie qu'il me fut donné de percevoir sensiblement, de sorte que rien ne m'échappait, autant que cela pouvait servir à mon instruction. Leur envie était telle qu'elle leur causait non seulement la plus grande contrariété, mais encore une douleur toute intérieure, par la seule raison qu'ils n'avaient pas vu clairement cette seconde vision comme la première. Ils furent ensuite conduits par des variétés d'envie, jusqu'au chagrin du cœur comme on l'appelle. Pendant qu'ils étaient dans cet état, je leur dis diverses choses sur leur envie : qu'ils pouvaient être satisfaits parce qu'ils avaient vu la première vision, et qu'ils auraient pu voir aussi la seconde, si seulement ils avaient été d'une disposition droite; de là venait aussi l'indignation, par laquelle l'envie augmentait même à un tel degré qu'ils ne pouvaient plus ensuite supporter même le souvenir de la vision, sans être affectés de chagrin. Je ne puis décrire les variétés qui suivirent dans leur ordre, afin que l'envie, et le chagrin qui en découle, tel qu'il attend les méchants, soient efficacement démontrés. Seuls les tourments qui en découlent ne peuvent être décrits, car j'ai ressenti l'envie non pas comme la mienne, mais comme la leur. J'ai parlé avec les Esprits, que je ne pouvais nullement consoler à ce moment-là, des étapes de la progression des variétés d'envie. Ainsi on peut savoir jusqu'à un certain point, en ce qui concerne l'envie seule, quel sera l'état futur des impies quand ils verront la béatitude des pieux. Il s'est passé beaucoup de choses dont je n'ai pu me souvenir, et ces Esprits n'ont pas voulu qu'elles fussent révélées, comme elles l'ont été pour la plupart ; c'est pourquoi aussi il leur a été permis d'arracher le souvenir de certaines choses. 1747, 25-26 juillet. {1}. Deux poignards apparaissent à cet endroit du texte. Pour leur signification, voir la préface, p. viii.
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