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| Doctrine de Vie 86 Il y a dans l'homme un Mental naturel et un Mental spirituel: le Mental naturel est au-dessous, et le Mental spirituel au-dessus. Le Mental naturel est le Mental de son monde, et le Mental spirituel celui de son Ciel. Le Mental naturel peut être nommé mental animal, et le Mental spirituel mental humain; aussi l'homme est-il distingué de l’animal en ce qu'il y a en lui un Mental spirituel par lequel il peut être au Ciel, tandis qu'il est dans le monde. C'est même par ce Mental que l'homme vit après la mort. Par l'entendement, l'homme peut être dans le Mental spirituel, et par conséquent dans le Ciel; mais, par la volonté, il ne peut être dans le Mental spirituel ni par conséquent dans le Ciel, à moins qu'il ne fuie les maux comme péchés; et, s'il n'est pas aussi dans ce mental par la volonté, il n'est pas réellement dans le Ciel; car la volonté entraine l'entendement en bas, et fait qu'il devient avec elle également naturel et animal. L'homme peut être comparé à un jardin; l'Entendement, à la lumière; et la Volonté, à la chaleur. Dans l'hiver, le jardin reçoit la lumière sans recevoir en même temps la chaleur; mais, dans l'été, il reçoit simultanément la lumière et la chaleur. Ainsi, l'homme qui est seulement dans la lumière de l'entendement est comme un jardin en hiver; mais celui qui est en même temps dans la lumière de l'entendement et dans la chaleur de la volonté est comme un jardin en été. L'Entendement discerné par la lumière spirituelle, et la Volonté aimé par la chaleur spirituelle; car la lumière spirituelle est la Divine Sagesse, et la chaleur spirituelle est le Divin Amour. Tant que l'homme ne fuit pas les maux comme péchés, les concupiscences des maux obstruent, du côté de la volonté, les intérieurs du mental naturel. Elles forment là comme un voile épais et comme un nuage obscur au-dessous du mental spirituel, et empêchent qu'il ne s'ouvre. Mais, dès que l'homme fuit les maux comme péchés, le Seigneur influe du Ciel, enlève le voile, dissipe le nuage, ouvre le mental spirituel, et introduit ainsi l'homme dans le Ciel. Tant que les concupiscences des maux obstruent les intérieurs du mental naturel, comme on vient de le dire, l'homme est dans l'enfer; mais du moment ou ces concupiscences ont été dissipées par le Seigneur, l'homme est dans le Ciel. Tant que les concupiscences des maux obstruent les intérieurs du mental naturel, l’homme est naturel; mais dès l'instant que ces concupiscences ont été dissipées par le Seigneur, l'homme est spirituel. Tant que les concupiscences des maux obstruent ainsi les intérieurs de l'esprit naturel, l'homme est animal; il diffère seulement de l'animal en ce qu'il peut penser et parler, même sur les choses qu'il ne voit pas de ses yeux, ce qui lui vient de la faculté qu'il a d'élever son entendement dans la lumière du Ciel; mais, dès que ces concupiscences ont été dissipées par le Seigneur, l'homme est homme, parce qu'alors il pense le vrai dans son entendement au moyen du bien qui est dans sa volonté. Enfin, tant que les concupiscences des maux obstruent ainsi les intérieurs du mental naturel, l'homme est comme un jardin en hiver; mais, dès l'instant que ces concupiscences ont été dissipées par le Seigneur, il est comme un jardin en été. La conjonction de la volonté et de l'entendement chez l'homme est désignée, dans la Parole, par le Cœur et l'Ame, et par le Cœur et l'Esprit, comme dans ces passages où il est dit qu'on doit aimer Dieu de tout son Cœur et de toute son Ame, — Matth., XXII, 35; — que Dieu donnera un nouveau Cœur et un nouvel Esprit. — Ezéch., XL 19; XXXVI. 26, 27. — Par le cœur, on entend la Volonté et l'amour qui en dérive; et par Ame et Esprit, l'Entendement et la sagesse qui en résulte. autant l'homme fuit les faux témoignages de tout genre comme péchés, autant il aime la vérité. |
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