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| Doctrine de Vie 72 Si l'homme n'est plus dans le mal de l'homicide, mais qu'il soit dans le bien de l'amour envers le prochain, alors tout ce qu'il fait est le bien de cet amour, et par conséquent une bonne œuvre. Le Prêtre, qui est dans ce bien, fait une bonne œuvre toutes les fois qu'il enseigne et qu'il dirige, parce qu'il agit par amour de sauver les âmes. Le Magistrat, qui est dans ce bien, fait une bonne œuvre toutes les fois qu'il ordonne et qu'il juge, parce qu'il agit par amour d'être utile à la patrie, à la société, à ses concitoyens, Il en est de même du Négociant; s'il est dans ce bien, toute opération de son commerce est une bonne œuvre qui renferme l'amour du prochain: le prochain, c'est la patrie, c'est la société, ce sont les concitoyens; ce sont aussi les gens de sa maison, aux intérêts desquels il pourvoit en pourvoyant aux siens. Il en est encore de même de l'Artisan qui est dans ce bien; par lui, il travaille avec fidélité pour les autres comme pour lui-même, craignant le dommage de son prochain comme le sien propre. Les actions de ces personnes sont de bonnes oeuvres parce que, autant quelqu'un fuit le mal, autant il fait le bien, selon la loi générale donnée N° 21, et parce que quiconque fuit le mal comme péché fait le bien, non par soi, mais par le Seigneur, N°s 18 à 31. Il en est tout autrement de celui qui ne regarde pas comme péchés les divers genres d'homicides, c'est-à-dire les inimitiés, les haines, les vengeances, etc.; qu'il soit prêtre, magistrat, négociant ou artisan, tout ce qu'il fait ne peut être une bonne oeuvre, parce que toutes ses oeuvres participent du mal qui est intérieurement en lui, car c'est son interne qui les produit; l'externe peut être bon, mais pour les autres, et non pour lui-même. |
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