| Ciel et Enfer 585. Les ouvertures ou les portes qui conduisent aux enfers se trouvant au-dessous des plaines et des valldes, ont des apparences différentes. Certaines sont comme celles qui sont sous les montagnes, les collines et les rochers; d'autres sont comme des antres, des cavernes, aussi comme de grands gouffres et des abimes; d'autres encore sont comme des marais ou des étangs. Toutes sont couvertes et ne s'ouvrent que lorsque de mauvais esprits s'y précipitent du monde des esprits. Quand elles s'ouvrent, il s'en exhale comme un feu avec de la fumée, tel qu'on en voit pendant un incendie, ou une flamme sans fumée, ou encore une suie comme celle d'une fournaise embrasée, ou un nuage et une nuée épaisse. J'ai appris que les esprits infernaux ne voient ni ne sentent ces choses, car lorsqu'ils en sont entourés, ils sont dans leur atmosphère, et ainsi dans le plaisir de leur vie, parce qu'elles correspondent aux faux et aux maux dans lesquels ils sont. Le feu correspond à la haine et à la vengeance; la fumée et la suie, aux faux d'après la haine et l'ardeur de la vengeance; la flamme, aux maux de l'amour de soi; le nuage et la nuée épaisse, aux faux qui proviennent de ces maux.
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