| Ciel et Enfer 584. Les enfers sont partout, ils sont sous les montagnes, les collines et les rochers, sous les plaines et les vallées. Les ouvertures ou portes conduisant aux enfers qui sont sous les montagnes, les collines et les rochers, apparaissent comme des trous et des crevasses de rochers, quelques-unes larges et spacieuses, d'autres resserrées et étroites, la plupart hérissée de pointes, et elles sont obscures et sombres. Les esprits infernaux qui sont dans ces enfers, sont dans une lueur semblable à celle de charbons embrasés, et leurs yeux ont été conformés pour recevoir cette lueur. Il en est ainsi parce que ces esprits, lorsqu'ils vivaient dans le monde, étaient dans l'obscurité quant aux Divins Vrais, par la négation de ces vrais, et dans une sorte de lueur par l'affirmation des faux. Ainsi la vue de leurs yeux a été formée pour cette lueur, et la lumière du Ciel est obscurité pour eux. Aussi ne voient-ils plus rien quand ils sortent de leurs antres. Il me fut donc évident que l'homme vient dans la lumière du Ciel dans la mesure où il reconnaît le Divin et confirme en lui les choses appartenant au Ciel et à l'Eglise. Il vient dans l'obscurité de l'enfer dans la mesure où il nie le Divin et confirme en lui les choses opposées à celles qui appartiennent au Ciel et à l'Eglise.
|