| Ciel et Enfer 313. Beaucoup d'érudits du monde chrétien sont dans la stupéfaction quand, après la mort ils se voient dans un corps, dans des vêtements et dans des maisons comme dans le monde. Quand ils se souviennent de leur croyance sur la vie après la mort, sur l'âme, les esprits, le Ciel et l'enfer, ils sont remplis de confusion et disent qu'ils ont pensé follement, et que les simples de foi ont pensé plus sagement qu'eux. Des érudits qui s'étaient confirmés dans ces erreurs, et avaient tout attribué à la nature, furent attentivement examinés. Il fut reconnu que leurs intérieurs avaient été entièrement fermés, et leurs extérieurs ouverts, de sorte qu'ils avaient regards non vers le Ciel mais vers le monde, et par conséquent aussi vers l'enfer. Car autant les intérieurs ont été ouverts, autant l'homme regarde vers le Ciel, et autant les intérieurs ont été fermés et les extérieurs ouverts, autant il regarde vers l'enfer. Les intérieurs de l'homme ont été formés pour la réception de toutes les choses du Ciel, et les extérieurs pour la réception de toutes les choses du monde, et les hommes qui reçoivent le monde sans recevoir en même temps le Ciel, résolvent l'enfer (4).
|