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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 962. 

Et il y eut un ulcère grand et pernicieux, signifie tes mauvaises œuvres là, et par suite les falsifications du vrai: on le voit par la signification de l’ulcère, en ce que ce sont les œuvres qui sont faites d'après l'homme, ainsi qui sont de son propre, lesquelles sont des maux, comme il va être montré; et comme grand se dit du bien, et, dans le sens opposé, du mal, et que pernicieux se dit du falsifié, c'est pour cela que par un ulcère grand et pernicieux il est signifié les mauvaises œuvres, et par suite les falsifications du vrai. Si par les ulcères sont signifiées les œuvres d'après le propre, et par suite les maux, c'est parce que du propre de l'homme il ne peut être produit que le mal; car le propre de l'homme est ce dans quoi il naît, et que plus tard il contracte par sa vie, et comme son propre par la naissance même est composé de purs maux, c'est pour cela que l'homme doit de nouveau être quasi créé, c'est-à-dire, être régénéré, pour qu'il soit dans le bien, et qu'ainsi il puisse être reçu dans le Ciel : quand il est régénéré, les maux qui sont de son propre sont éloignés, et à la place de ces maux sont implantés des biens, ce qui est fait par les vrais. Que les mauvaises œuvres et les falsifications du vrai soient chez ceux qui reconnaissent la foi seule par la doctrine, et qui la confirment par la vie, cela est entendu par les choses qui vont suivre, à savoir, que l'ulcère grand et pernicieux fut sur les hommes qui avaient le caractère de la bête, et qui adoraient son image. Que les ulcères signifient les œuvres qui viennent du propre, on peut le voir d'après la Parole, quand il y est parlé d'ulcères et de blessures, puis aussi de maladies de divers genre, comme lèpre, fièvre, charbon, hémorroïdes, et plusieurs autres, qui toutes correspondent aux cupidités qui ont leur source dans les amours mauvais, et par suite signifient ces cupidités. Ce que signifient en outre les ulcères ou blessures, on peut le voir par les passages suivants; dans Ésaïe : « Depuis la plante du pied jusqu'à la tête, en lui rien de sain, blessure et cicatrice, et plaie récente, qui n'ont été ni pressées, ni bandées, ni adoucies par l'huile; votre terre, solitude ; vos villes, brûlées par le feu. » — I. 6. 7 ; — par ces paroles il est décrit que dans l'Église il n'y a pas le bien ni par suite le vrai, mais qu'il y a le mal et par suite le faux : «depuis la plante du pied jusqu'à la tête, en lui rien de sain, «signifie que tant les naturels que les spirituels, qui sont les intérieurs de l'homme et de sa volonté, ont été entièrement détruits; « blessure et cicatrice, et plaie récente, » signifie les maux de la volonté, et par suite les faux de la pensée, continuellement en grand nombre; les maux de la volonté sont aussi les mauvaises œuvres; « qui n'ont été ni pressées, ni bandées, ni adoucies par l'huile, » signifie non amendées par la résipiscence, ni tempérées par le bien; « votre terre, solitude; vos villes, brûlées par le feu, » signifie que l'Église a été dévastée quant à tout vrai, et que ses doctrinaux ont été détruits par la vie selon les cupidités qui ont leur source dans un amour mauvais. Dans Hosée : « Ephraïm a vu sa maladie, et Jehudah sa blessure; et Éphraïm s'en est allé vers l'Assyrien, et il a envoyé vers le roi Jareb, et celui-ci n'a pas pu vous guérir, et il ne prendra pas soin de votre blessure. » — V. 13; — par Éphraïm est signifiée l'Église quant à l'entendement du vrai, ici quant à l'entendement du faux; et par Jehudah est signifiée la volonté du bien, ici la volonté du mal; par l'Assyrien et le roi Jareb est signifié le rationnel perverti quant au bien et quant au vrai; de là on voit clairement ce qui, dans la série, est signifié par ces paroles, à savoir, que l'homme d'après la propre intelligence ne peut corriger les faux qui ont leur source dans les maux de la volonté; le mal de la volonté, qui est aussi le mal de la-vie, est entendu par la blessure. Dans David : « Mes iniquités ont dépassé ma tête; puantes et gangrenées sont mes blessures à cause de ma folie, » — ps. XXXVIII. 5, 6; — ici aussi les blessures sont mises pour les maux de la volonté, qui sont les mauvaises œuvres; elles sont dites puantes et gangrenées à cause de la folie, quand le plaisir de la volonté, et par suite celui de la pensée, est de les faire. Dans Ésaïe : « Au jour que Jéhovah bandera la fracture de son peuple, et que la blessure de sa plaie il guérira. » — XXX, 26; — par la fracture du peuple il est signifié le faux de la doctrine, et par la blessure de la plaie le mal de la vie; la réformation de la doctrine par les vrais est signifiée en ce que Jéhovah bandera la fracture de son peuple, et la réformation de la vie par les vrais est signifiée en ce qu'il guérira la blessure de la plaie. Par « le Samaritain qui banda les blessures de l'homme blessé par les voleurs, et y versa, de l'huile et du vin, » — Luc, X. 33, 34, — il est signifié que ceux qui sont dans le bien de la charité veulent par les vrais d'après le bien corriger les maux qui ont leur source dans les faux ; les voleurs sont ceux qui ont introduit les faux d'où proviennent les maux, spécialement les Juifs; les blessures sont ces maux, l'huile est le bien de l'amour, le vin est le vrai de la Parole et de la doctrine; mais ces paroles ont été expliquées ci-dessus; voir Nos 376 et 444. Par « Lazare couvert d'ulcères, étendu à la porte du riche, » —Luc, XVI. 20, 21, — sont entendues les nations qui étaient dans les faux par ignorance du vrai, et par suite non dans les biens-; c'est de là qu'il est dit couvert d'ulcères; par le riche, à la porte duquel il était étendu, était signifiée la nation Juive, qui avait pu être dans les vrais d'après la Parole qu'elle possédait. Que l'ulcère florescent ait été une des plaies de l'Egypte, cela est évident dans Moïse : « Jéhovah dit à Moscheh et à Aharon : Prenez-vous plein vos poings de suie de fournaise, et que Moïse la répande vers le ciel aux yeux de Pharaon; et elle sera en poussière sur toute la terre d'Égypte. Et ils prirent la suie de la fournaise, et Moscheh la répandit vers le ciel, et elle devint ulcère de pustules florescent sur l'homme et sur la bête : et les mages ne purent se tenir devant Moscheh à cause de l'ulcère, car l'ulcère était sur les mages et sur tous les Égyptiens. » — Exod. IX. 8, 9, 10, 11 ; — par Pharaon et les Égyptiens il est signifié l'homme naturel obsédé par les maux et les faux de tout genre, et le violent désir de domination de l'homme naturel sur l'homme spirituel; l'homme spirituel était signifié, là, par tes fils d'Israël; les miracles qui y étaient autant de plaies, et même étaient appelés maladies, signifiaient tout autant de maux et de faux infestant, dévastant et détruisant l'Église qui était chez les hommes spirituels; par la suie de fournaise, que Moscheh répandit vers le ciel, sont signifiés lés faux des cupidités qui étaient excitées; par la poussière sur la terre d'Egypte est signifiée la damnation ; par l'ulcère de pustules florescent sont signifiées les impuretés de la volonté avec les blasphèmes; mais ces choses ont été expliquées en particulier dans les arcanes célestes; voir NOS 7516 à 7532. Des choses semblables sont donc signifiées par ces paroles dans Moïse : « Jéhovah te frappera de l'ulcère d'Egypte, et d'hémorroïdes, et de teigne, et de gale au point que tu ne puisses être guéri; et tu en deviendras insensé à l'aspect de tes yeux, Jéhovah te frappera d'un ulcère malin sur les genoux et sur les cuisses, dont tu ne pourras pas être guéri. » — Deutér. XXVIII. 27, 34,35,36; — par les plaies nommées dans ces passages sont signifiés des maux et des faux de divers genre ayant leur source dans les amours impurs de l'homme naturel ; en effet, ils correspondent, car les ulcères et les blessures existent par la lésion de la chair et du sang, et les maux et les faux existent par la lésion du Divin Bien et du Divin Vrai, et dans la Parole la chair correspond au bien et par suite le signifie, et le sang correspond au vrai et par suite le signifie. Comme par la lèpre est signifiée la profanation du vrai, et que la profanation du vrai est diverse, légère ou grave, intérieure ou extérieure, et selon la qualité du vrai profané, c'est pour cela que ses effets aussi sont divers ; ils sont signifiés par les apparences dans la lèpre, apparences qui étaient « les tumeurs, les ulcères de tumeurs, les pustules blanches, roussâtres, les abcès, les inflammations, les taches blanches, les teignes, etc., » — Lévit. XIII. 1 à 59 : — de telles maladies existaient chez les Juifs, d'après la correspondance, à cause des profanations de la Parole, non-seulement dans leur chair, mais aussi dans leurs vêtements, leurs maisons et leurs meubles. — Continuation sur le Second Précepte : Puisque par le Nom de Dieu il est entendu le Divin Vrai ou la Parole, et que par sa profanation il est entendu l'action de nier sa Sainteté, et par conséquent le mépris, le rejet et le blasphème, il en résulte que le Nom de Dieu est intérieurement profané par une vie opposée aux préceptes du Décalogue; il y a, en effet, une profanation intérieure et non extérieure, et il y a une profanation intérieure et en même temps extérieure, et il peut aussi y en avoir une extérieure et non en même temps intérieure; la profanation intérieure se fait par la vie, et l'extérieure par le langage; la profanation intérieure, qui se fait par la vie, devient aussi après la mort profanation extérieure ou profanation par le langage, car alors chacun pense et veut, et, autant qu'il lui est permis, parle et agit selon sa vie, et non par conséquent comme dans le Monde; dans le Monde, l'homme a coutume de parler et d'agir autrement qu'il ne pense et qu'il ne veut d'après sa vie, à cause du monde et pour se faire une bonne réputation; c'est de là qu'il vient d'être dit qu'il y a une profanation intérieure et non en même temps extérieure. Qu'il puisse aussi exister une profanation extérieure et non en même temps intérieure, c'est parce que le style de la Parole, n'étant nullement le style du monde, peut par conséquent être en quelque sorte méprisé par ignorance de sa sainteté intérieure.



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