| Apocalypse Expliquée 90. Les sept étoiles sont les Anges des sept Églises, signifie ceux qui reçoivent les biens et les vrais procédant du Seigneur : on le voit par la signification des sept étoiles, en ce qu'elles sont les biens et les vrais procédant tous du Seigneur, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N° 72 ; par la signification des Anges, en ce qu'ils désignent ceux qui sont dans un semblable bien correspondant et un semblable vrai correspondant dans les Cieux avec ceux qui sont dans l'Église, ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification des sept Églises, en ce qu'elles désignent tous ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ou dans la foi d'après la charité, ainsi tous ceux qui sont de l'Église, comme il a été dit ci-dessus, N° 20 : de toutes ces significations réunies, il résulte comme conclusum que par « les sept étoiles sont les Anges des sept Églises, » il est signifié tous ceux qui reçoivent les biens et les vrais procédant du Seigneur. Si par les Anges il est signifié ici ceux qui sont dans un semblable bien correspondant et un semblable vrai correspondant dans le Ciel avec ceux qui sont dans l'Église, c'est parce que tout le Ciel a été distingué en sociétés, et que les sociétés ont été mises en ordre selon les affections du bien et du vrai en genre et en espèce; ces sociétés correspondent à ceux qui, dans les terres, sont dans de semblables affections du bien et du vrai ; toutes ces sociétés sont appelées les Anges, et chacune est appelée un Ange ; et même lorsqu'une société apparaît de loin et qu'elle se fait voir comme étant un, elle apparaît comme un seul Ange ; voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 62, 68 à 72. Outre cela, il existe en toute manière une Correspondance du Ciel avec l'Église, ou des Anges du Ciel avec les hommes de l'Église ; par cette correspondance le Ciel fait un avec l'Église. D'après ce qui précède, on voit ce qui est signifié ici par les Anges des sept Églises; et, dans le Chapitre suivant, par l'Ange de chaque Église, lorsqu'il est dit : Écris à l'Ange de l'Église d'Éphèse, à l'Ange de l'Église des Smyrnéens, à l'Ange de l'Église de Pergame, à l'Ange de l'Église de Thyatire, à l'Ange de l'Église dans Sardes, à l'Ange de l'Église de Philadelphie, et à l'Ange de l'Église de Laodicée ; il est bien évident qu'il a été commandé d'écrire, non pas aux Anges, mais aux Églises, par conséquent à ceux qui sont par le Seigneur dans tel bien et tel vrai, et qui sont décrits par chacune des Églises, dont il sera parlé dans la suite. Que par l'Ange, dans la Parole, il ne soit entendu autre chose que le bien et le vrai qui sont par le Seigneur chez l'Ange et chez l'homme, c'est ce qui sera montré plus pleinement dans ce qui suit; en attendant, il est bon de voir les explications qui ont été données sur les Sociétés Angéliques dans le Traité du ciel et de l'enfer, parce que sans la connaissance de ce qui concerne ces sociétés, il est peu facile de comprendre ce qui, dans la suite, sera dit des Anges ; car la connaissance doit précéder, afin que l'entendement puisse être dans l'illustration.
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