| Apocalypse Expliquée 859. Et personne ne pouvait apprendre le Cantique, sinon les cent quarante- quatre milliers, signifie que la reconnaissance et la confession du Seigneur n'ont pu être données que chez ceux qui sont dans ta foi d'après La charité, ou dans les vrais d'après le bien : on le voit par la signification du cantique nouveau, en ce que c'est la reconnaissance et la confession du Seigneur, comme ci-dessus, N° 857; et par la signification des cent quarante-quatre milliers, en ce que ce sont tous ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ainsi ceux qui sont dans la foi d'après la charité, et, abstraction faite des personnes, les vrais d'après le bien, comme ci-dessus, N° 430; que ceux-là soient entendus par les cent quarante-quatre milliers de toute les tribus, on peut le voir par l'Explication du Chapitre VII, où il s'agit des douze mille marqués de chaque tribu, et des cent quarante-quatre mille de toutes les tribus; puis aussi, que ceux-là soient ceux qui reconnaissent le Seigneur et son Divin Humain, et sont pour cela même parmi ceux qui, au temps du Jugement dernier, sont séparés d'avec les méchants, et sont élevés au Ciel par le Seigneur et sauvés; car, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, il s'agit, dans ce Chapitre, de la séparation des bons d'avec les méchants avant le Jugement dernier; c'est pourquoi les bons, qui ont été séparés d'avec les méchants, sont entendus par les cent quarante-quatre mille marqués d'entre toutes les tribus. D'après ces considérations, il est donc évident que par « personne ne pouvait apprendre le Cantique, sinon les cent quarante-quatre milliers, » il est signifié que la reconnaissance et la confession du Seigneur n'ont pu être données que chez ceux qui sont dans la foi d'après la charité, ou dans les vrais d'après le bien : si la reconnaissance et la confession du Seigneur n'ont pu être données chez les autres, c'est parce que les autres ne peuvent, pas recevoir du Ciel l'influx, c'est-à-dire, du Seigneur par le Ciel ; car le Seigneur chez chacun influe dans sa vie, et la vie du Ciel vient de l'amour ou de la charité, par conséquent du bien; et l'amour ou la charité est telle qu'elle est formée par les vrais; de là donc la vie de l'homme; c'est pourquoi, une autre vie ne reçoit pas du Seigneur l'influx du Ciel, et par suite ne Le reconnaît et ne Le confesse de cœur, sinon la vie de la foi d'après la charité, ou la vie du vrai d'après le bien; la vie de la foi séparée de la charité, ou la vie du vrai séparé du bien, est une vie purement naturelle, qui ne reçoit rien du Ciel, et ne peut rien recevoir, parce que d'après cette vie il n'est donné aucune communication avec le Ciel; car la communication est seulement donnée par l'amour spirituel, qui est aussi appelé charité, ainsi par la vie selon les vrais d'après la Parole, laquelle vie n'est point donnée chez ceux qui séparent la foi d'avec la charité, et croient qu'ils sont sauvés par la foi seule, c'est-à-dire, par la foi séparée d'avec les bonnes œuvres. Maintenant, comme par les cent quarante-quatre milliers il est entendu ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ou dans la charité d'après la foi, on voit clairement pourquoi ceux-là seuls ont pu apprendre le cantique, c'est-à-dire, reconnaître et confesser de cœur le Seigneur, à savoir, le reconnaître et le confesser de cœur seul Dieu, et la Trinité en Lui.
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