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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 785. 

785. Et je vis une de ses têtes comme blessée à mort, signifie la discordance de leurs doctrinaux avec la Parole, où il est si souvent fait mention de l'amour, de la vie et des œuvres, lesquels ne concordent nullement avec cette religiosité : on le voit par la signification des têtes de cette bête, en ce que c'est la science des choses saintes de la Parole, qui sont falsifiées et adultérées, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N° 775 : par la Tête, dans la Parole, lorsqu'il s'agit de l’Eglise et de ceux qui sont de l'Église, il est signifié l'intelligence et la sagesse, et dans le sens universel l'entendement du vrai et la volonté du bien; mais comme il s'agit ici de ceux qui ne veulent pas que l'entendement entre dans les mystères de la foi, mais qu'il soit tenu captif sous l'obéissance de ces mystères, et ceux-là sont ceux qui sont entendus par le dragon et par cette bête du dragon, il s'ensuit que par la tête de cette bête est signifiée la science, car où l'entendement ne voit pas, là il n'y a pas l'intelligence, mais à sa place il y a la science; et, en outre, l'intelligence ne peut pas se dire de ceux qui sont dans les faux, mais seulement la science; sur ce sujet, voir la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 33; et par la signification de être blessé à mort, en ce que c'est être discordant avec la Parole, car la doctrine qui est en discordance avec la Parole est morte, et c'est ce qui est mort ainsi qui est signifié par blessé à mort. Ce qui constitue la discordance, c'est qu'ils séparent la vie de l'amour, c'est-à-dire, les bonnes œuvres d'avec la foi, et font celle-ci seule justifiante et suivante, et qu'ils ôtent à la vie de l'amour ou aux bonnes œuvres le tout de la justification et du salut; et comme dans la Parole, en mille endroits, il est dit aimer et faire, et que l'homme sera jugé selon les faits et les œuvres, ce qui ne concorde pas avec cette religiosité, il en résulte que c'est là ce qui est signifié par la plaie de mort de la tête de cette bête  : d'après          ces considérations, il est donc évident que par « je vis une de ces têtes comme, blessée à mort, » il est signifié la discordance avec la Parole, où sont si souvent mentionnés l'amour, la vie et les œuvres, qui ne concordent nullement avec cette religiosité. Qu'ils ne concordent pas, on le voit bien manifestement en ce que le dogme de cette religiosité est, que la foi seule sans les œuvres de la loi justifie et sauve, et que même si dans les œuvres on place quelque chose du salut, cela est dangereux, à cause du mérite et du propre de l'homme en elles; c'est pourquoi plusieurs s'abstiennent même de les faire, en disant de cœur : « Les bonnes œuvres ne me sauvent pas, et les mauvaises ne damnent pas, parce que j'ai la foi : » d'après ce principe sont aussi déclarés sauvés, quelle qu'ait  été leur vie, ceux qui, vers l'heure la mort, énoncent d'après une certaine confiance qu'ils ont la foi. Mais comme dans la Parole, en mille endroits, il est parlé des faits et des œuvres, et aussi de faire d'aimer, et que ces expressions sont en discordance avec cette religiosité, c'est pour cela que les défenseurs de ce dogme ont inventé des moyens de les conjoindre avec la foi : c'est donc là ce qui est signifié en ce que Jean vit une des têtes de la bête comme blessée à mort, et que sa plaie de mort fut guérie, et qu'en admiration était toute la terre après la bête; mais comment fut guérie cette plaie, à savoir, par l'invention des moyens de conjonction, c'est ce qui sera dit dans l'Article suivant; ici, il sera d'abord rapporté de la Parole des passages où il est parlé des faits, des œuvres, de faire et d'opérer, afin que chacun puisse voir la discordance, qui est signifiée ici par une des têtes blessée à mort, et voir aussi que cette plaie est absolument incurable, si l’homme ne vit pas selon les préceptes de la Parole en les faisant; dans Matthieu : « Quiconque entend mes paroles, et les fait, est semblable à un homme prudent; mais quiconque entend mes paroles, et ne les fait point, est semblable à un homme insensé.»— VII. 24, 26 —Dans Luc : « Pourquoi M’appelez-vous Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous point ce que je dis? Quiconque vient à Moi, et entend mes paroles les fait, est semblable à un homme qui bâtit une maison sur le roc; mais celui qui entend, et ne fait point, est semblable à un homme qui bâtit une maison sur la terre sans fondement.» —VI. 46 à 49-Dans Matthieu : « Celui qui dans la bonne terre a été ensemencé, c'est celui qui la Parole entend et comprend et qui par suite porte et fait du  fruit ; un (grain), cent; un autre, soixante; un autre,

trente.» —XIII. 23. —Dans le Même : « Quiconque aura enfreint un seul de ces plus petits commandements, et aura enseigné ainsi les hommes, sera appelé le plus petit dans le Royaume des deux; mais celui qui fait et enseigne, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des Cieux.» — V. 19. — Dans Jean : « Mes amis vous êtes, si vous faites tout ce que je vous commande. » — XV. 14. — Dans le Même : « Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les fassiez. » — XIII. 17. — Dans le Même : « Si vous M'aimez, gardez mes commandements; celui qui a mes préceptes et les fait, c'est celui-là qui M'aime; et Moi, je l'aimerai, et je me manifesterai Moi-Même à lui, et vers lui je viendrai, et demeure chez lui je ferai; mais celui qui ne M'aime pas, mes paroles ne garde pas. » — XIV. 15, 21 à 24. — Dans Luc : « Jésus dit : Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la font. » —VIII. 21. — Dans Matthieu : « J'ai eu faim, et vous M'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous M'avez abreuvé; j'étais étranger, et vous M'avez recueilli; nu, et vous M'avez vêtu; j'étais malade, et vous M'avez visité; en prison j'étais, et vous êtes venus vers Moi. A ceux-là le Seigneur dit. Venez, les bénis de mon Père, en héritage possédez le royaume préparé pour vous dès la fondation du monde. Et à ceux qui n'avaient pas fait cela il dit : Allez loin de Moi, maudits, dans le feu éternel, préparé pour le diable et pour ses anges » — XXV. 31 jusqu'à la fin. — Dans Jean : « Mon Père est le vigneron; tout sarment gui ne porte pas de fruit, il le retranche. » — XV. 1,2. —7 Dans Luc : « Faites des fruits dignes de la pénitence; tout arbre qui ne fait pas du fruit bon sera coupé, et au feu sera jeté. Par leurs fruits vous les connaîtrez. »— III. 8, 9. Matth. VII. 20 — Dans Jean : « En ceci est glorifié mon Père que beaucoup de fruit vous portiez, et que vous deveniez mes disciples. » — XV. 7, 8. -Dans Matthieu : « Le Royaume de Dieu leur sera ôté, et sera donné à une nation qui en fera les fruits. » — XXI. 40 à 43. — Dans Jean : « Celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin que soient manifestées ses œuvres, parce qu'en Dieu elles ont été faites. » —III. 2l.—Dans le Même : << Nous savons que Dieu n'entend point les pécheurs, mais si quelqu’un honore Dieu, et qu'il fasse sa volonté, il l'entend » — IX. 31.—Dans Matthieu : « Le Fils de l'homme viendra dans la gloire de son Père avec ses Anges, et alors il rendra à chacun selon ce qu'il aura fait. » —XVI. 27. — Dans Jean : « Ceux qui ont fait des choses bonnes sortiront en résurrection de vie, mais ceux qui en ont fait de mauvaises, en résurrection de jugement. » — V. 29. —Dans l'Apocalypse : « Je donnerai à chacun de vous selon ses œuvres. Celui qui vaincra et gardera jusqu'à la fin mes œuvres, etc.» — II. 23, 26. — Leurs «œuvres les suivront. » —XIV. 13. — « Les morts furent jugés d'après les choses écrites dans les livres, selon leurs œuvres ; et les morts furent tous jugés selon leurs œuvres. » — XX. 12, 13» — « Voici, je viens bientôt, et ma récompense avec Moi, pour rendre à chacun selon que son œuvre sera. » — XXII. 12. — « Heureux ceux qui font ses commandements! » — XXII. 14. — « Il dit à l'Ange de l’Église d'Éphése : J'ai contre toi que ta charité première tu aies abandonné; souviens-toi d'où tu es déchu ; et fais les premières œuvres, sinon, etc. » — II. 4, 5. — « Il a été dit à l'Ange de l'Église des Smyrnéens : Je connais tes œuvres; à l'Ange de l'Église dans Pergame : Je connais tes œuvres; à l'Ange de l'Église dans Thyatire : Je connais tes œuvres; à l'Ange de l'Eglise dans Sardes : Je connais tes œuvres; à l'Ange de l'Eglise dans Philadelphie : Je connais tes œuvres. >> — II. 9, 12, 19. III. 1, 8; — ces sept Églises, quant à ce qu'elles sont, et quant à ce qu'elles doivent être, sont examinées et jugées, dans ces deux Chapitres, d'après leurs œuvres et selon leurs œuvres. Le Seigneur aussi enseigne les bonnes œuvres, et quelles elles doivent être, et que la béatitude céleste en provient, dans Matthieu, aux Chapitres V, VI et VII, depuis le commencement jusqu'à la fin ; et aussi dans les Paraboles sur les Ouvriers dans la Vigne, sur les Colons et les Serviteurs, sur les Commerçants auxquels il a été donné des Mines, et auxquels il a été donné des Talents; sur le Figuier qui devait être coupé dans la Vigne, s'il ne portait pas de fruit; sur l'Homme blessé par des voleurs, envers lequel un Samaritain exerça la miséricorde; et, en parlant de ce Samaritain, le Seigneur demanda au docteur de la loi, lequel de ces trois était le prochain; celui-ci dit : C'est celui qui a exercé la miséricorde; et Jésus lui dit : Va, toi, et fais de même; sur les dix Vierges, dont cinq avaient de l'huile dans leurs lampes, et cinq n'en avaient point; l'huile dans les lampes signifie la charité dans la foi : et, en outre, dans d'autres passages. Les douze disciples du Seigneur ont représenté aussi l'Église quant à toutes les choses de la foi et de la charité dans le complexe; et, parmi eux, Pierre, Jacques et Jean ont représenté la foi, la charité et les bonnes œuvres dans leur ordre; Pierre la foi, Jacques la charité, et Jean les bonnes œuvres; de là, ce que le Seigneur a dit à Pierre, quand Pierre vit Jean suivre le Seigneur : « Que t'importe, Pierre? Toi, suis-Moi, Jean, » car Pierre avait dit de Jean : «. Celui-ci, quoi?» — Jean, XXI. 21, 22, — signifiait que ceux qui font de bonnes œuvres suivaient le Seigneur : comme Jean a représenté l'Église quant aux bonnes œuvres, c'est pour cela qu'il s'appuya sur la poitrine du Seigneur. Que l'Église soit chez ceux qui font de bonnes œuvres, cela aussi est signifié par les paroles que le Seigneur sur la croix dit à Jean : « Jésus vit sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, et il dit à sa mère : Femme, voilà ton fils; puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure-là, ce disciple la prit chez lui.»

Jean, XIX. 26, 27; —par ces paroles il était signifié que l'Église sera où sont les bonnes œuvres ; car par la femme, et pareillement par la mère, dans la Parole, il est signifié l'Église. Ces passages ont été tirés du Nouveau Testament; il y en a encore davantage dans l'Ancien, où « sont bénis tous ceux qui gardent et font les statuts, les jugements et les préceptes, et où sont maudits ceux qui ne les font point; » par exemple, — Lévit. XVIII. 5. XIX. 37. XX. 8. XXII. 31, 32, 33. XXVI. 4, 14, 15. Nomb. XV. 39, 40. Deutér. V. 9, 10. VI. 25. XV. 5. XVII. 19. XXVII. 26; et en mille autres endroits. Outre ces passages de la Parole où il est dit « faits » et « faire, » il y en a aussi un très-grand nombre où il est dit « amour » et « aimer », et par aimer il est entendu la même chose que par faire, car celui qui aime, celui-là fait; en effet, aimer, c'est vouloir, car chacun veut ce qu'intérieurement il aime ; et vouloir, c'est faire, car chacun fait ce qu'il veut quand il le peut ; le fait aussi n'est autre chose que la volonté en acte. Le Seigneur donne des enseignements sur l'Amour, en beaucoup d'endroits; par exemple, —Matth. V. 43 à-48. VII. 12, Luc, VI. 27 à 39, 43 jusqu'à la fin. VII. 36 jusqu'à la fin. Jean, XIII. 34, 35. XIV. 14 à 23. XV. 9 à 19. XVII. 22 à 26. XXI. 15 à 23 ; — et en somme par ces

paroles : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme; c'est là le premier et le grand commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements la Loi et les Prophètes dépendent. » — Matth. XXII. 35. à  38. Luc, X. 27, 28. Deutér. VI. 5; — aimer Dieu par dessus toutes choses, et le prochain comme soi-même, c'est faire les préceptes du Seigneur, —Jean,  XIV. 21 à 24; — et la Loi et les Prophètes signifient la Parole dans toutes et dans chacune des choses. D'après tous passages tirés de la Parole on peut complètement voir que ce qui sauve, ce n'est point la foi séparée d'avec les bonnes œuvres, mais que c'est la foi d'après elles et avec elles ; car celui qui fait les bonnes œuvres, celui-là a la foi, mais celui qui ne fait pas les bonnes œuvres, celui-là n'a pas la foi.



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