| Apocalypse Expliquée 764. Et la terre secourut la Femme, et la terre ouvrit sa bouche, et elle engloutit le fleuve, que le dragon avait jeté de sa bouche, signifie que ceux de l'Eglise qui n'est pas dans les vrais ont prêté assistance, et n'ont pas reçu les raisonnements astucieux de ceux qui étaient de la foi séparée : on le voit par la signification de la terre qui secourut la femme, en ce que c'est l'Église qui n'est pas dans les vrais, car par la terre, ici, il est entendu la terre du désert, dans laquelle la femme s'enfuit, et où elle avait un lieu préparé par Dieu, et la terre du désert signifie l'Église qui n'est pas dans les vrais parce qu'elle, n'est pas dans le bien, ainsi qu'il résulte de la signification de la terre, en ce qu'elle est l'Église, comme il a été montré ci-dessus, Nos 29,304, 417, 097, 741, 742, 752; et de la signification du désert, en ce que c'est où il n'y a pas le vrai, comme aussi ci-dessus, N° 730; par la signification de secourir la Femme, en ce que c'est prêter assistance à la Nouvelle Église, qui est appelée la Sainte Jérusalem ; et par la signification d'ouvrir la bouche, et engloutir le fleuve que le dragon avait jeté de sa bouche, en ce que c'est ne pas recevoir les raisonnements astucieux de ceux qui étaient de la foi séparée, car le fleuve d'eaux, que le dragon jeta de sa bouche, signifie les raisonnements astucieux d’après les faux, comme il est évident par les deux Articles qui précèdent (*), et ouvrir la bouche et engloutir, lorsqu'il s'agit de l'Église, qui est signifié par la terre, c'est enlever; et comme il y a enlèvement quand il n'y a pas réception, c'est ne pas recevoir. Ces choses doivent être ainsi entendues; dans ce qui précède il est dit que la femme s'enfuit dans le désert, où elle a un lieu préparé par Dieu, et qu'ensuite il fut donné les ailes de l'aigle, et qu'elle s'envola en son lieu, ce qui a signifié que l'Église, qui est appelée la Nouvelle Jérusalem, doit demeurer parmi ceux qui sont dans la doctrine de la foi séparée, tandis qu'elle s'accroît dans le plein, jusqu'à ce qu'il soit pourvu à ce qu'elle soit parmi un plus grand nombre; mais dans cette Église les dragons sont ceux qui séparent la foi d'avec les bonnes œuvres, non-seulement par la doctrine, niais aussi par la vie, tandis que dans cette même Église les autres qui vivent la vie de la foi, vie qui est la charité, ne sont point des dragons, bien qu'ils soient parmi eux, car ils ne savent autre chose, sinon qu'il est de doctrine que la foi produit des fruits qui sont les bonnes œuvres, et que la foi qui justifie et sauve est de croire les choses qui sont dans la Parole et de les faire; mais les dragons sont d'un sentiment tout autre; quant au sentiment dont ceux-ci sont animés, ceux-là ne le saisissent pas, et parce qu'ils ne le saisissent pas, ils ne le reçoivent pas non plus : d'après ces explications, il est évident que l'église, d'après ceux qui ne sont pas des dragons, est entendue par la terre qui secourut la femme, et engloutit le fleuve que le dragon jeta de sa bouche. Mais quels sont et combien sont astucieux, et en même temps pernicieux, les raisonnements de ceux qui sont entendus par le dragon, sur la séparation de la foi d'avec les bonnes œuvres, et sur leur conjonction ,cela sera révélé ailleurs, selon la volonté du Seigneur ; puis aussi, que ces raisonnements sont seulement chez les Chefs érudits, et ne sont pas connus du peuple de l'Église parce qu'il ne les comprend pas, et qu'il résulte de là que la Nouvelle Église, qui est appelée la Sainte Jérusalem, est secourue par lui, et aussi s'accroît.
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