| Apocalypse Expliquée 724. 724. Et elle enfanta un fils mâle, signifie la doctrine du vrai, laquelle est pour l'Église qui est appelée la Nouvelle Jérusalem : on le voit par la signification du fils, en ce qu'il est le vrai, et du fils mâle, en ce qu'il est le vrai réel de l'Église, par suite aussi la doctrine de l'Église, car le vrai de l'Église d'après la parole est la doctrine, puisque la doctrine contient les vrais qui sont pour l'Église : toutefois, la doctrine réelle de l'Église est la doctrine du bien, ainsi la doctrine de vie, qui est celle de l'amour envers le Seigneur et de la charité à l'égard du prochain; mais toujours est-il qu'elle est la doctrine du vrai, car la doctrine enseigne la vie, l'amour et la charité, et en tant qu'elle enseigne elle est le vrai; en effet, lorsque l'homme sait et comprend ce que c'est que le bien, ce que c'est que la vie, ce que c'est que l'amour, et ce que c'est que la charité, il sait et comprend ces choses comme vrais, car il sait et comprend quel est le bien, comment il faut vivre, et ce que c'est que l'amour et la charité, et quel est l'homme qui a la vie de l'amour et de la chanté; et, tant que ces choses sont de science et d'entendement, elles ne sont que des vrais, et par conséquent des doctrines ; mais dès que de la science et de l'entendement elles passent dans la volonté et par suite dans l'acte, elles ne sont plus des vrais, mais elles sont des biens, car l'homme intérieurement ne veut autre chose que ce qu'il aime, et ce qu'il aime est pour lui le bien : d'après ces considérations, on peut voir que toute la doctrine de l'Église est la doctrine du vrai, et que le vrai de la doctrine devient le bien, et devient chose de l'amour et de la charité, lorsque de la doctrine il passe dans la vie, Cette doctrine, qui est signifiée ici par le fils mâle, est principalement la doctrine de l'amour envers le Seigneur et de la charité à l'égard du prochain, ainsi la doctrine du bien de la vie, et cependant toujours la doctrine du vrai : que la doctrine du bien de l'amour, et par conséquent la doctrine de vie, soit signifiée ici par le fils mâle, on peut le voir en ce que la femme, qui enfanta le fils, fut vue enveloppée du soleil et ayant sur la tête une couronne de douze étoiles; et par le soleil, il est signifié l'amour envers le Seigneur, et par la couronne de douze étoiles les connaissances du bien et du vrai ; or, par une telle femme et une telle mère, il ne peut être engendré que ce qui appartient à l'amour et au bien, ainsi la doctrine concernant l'amour et le bien; c'est donc là le fils mâle. Que cette doctrine soit pour la Nouvelle Église, qui est appelée la Nouvelle. Jérusalem, c'est parce que cette femme, dont il s'agit dans ce Chapitre, est celle qui est appelée la fiancée, de l'Agneau l'épouse, laquelle était la cité, la sainte Jérusalem, descendant du Ciel, de Dieu, — Chap. XXI. 9, 10; — de là vient qu'elle fut vue enveloppée du Soleil, car par le Soleil il est entendu le Seigneur quant au Divin Amour; voir ci-dessus, Nos 401, 525, 527, 708. Si le fils mâle signifie la doctrine de l'Église, c'est aussi parce que le fils dans la Parole signifie le vrai, et que la doctrine de l'Église est le vrai dans tout le complexe. Que le fils, dans la Parole, signifie le vrai, on peut le voir par les choses qui ont précédemment été dites de la femme, de l'utérus et d'enfanter, à savoir, que par la femme il est signifié l'Église, par l'utérus l'intime de l'amour et la réception du vrai d'après le bien, et par enfanter en faire la production et la fructification; sur la femme, voir ci-dessus, N° 707; sur l'utérus, N° 710, et sur enfanter, N° 721; il suit de là que par les fils et les filles, puisqu'il y à des enfantements, il est signifié des vrais et des biens de l'Église, par les fils les vrais, et par les filles les biens ; et, qu'en un mot, par tous les noms, qui concernent le mariage, et par suite la procréation sur la terre, il est signifié des choses qui concernent le mariage, du bien et du vrai; ainsi, par le père, la mère, les fils, les filles, les gendres, les brus, les petits-fils, et par plusieurs autres noms, les biens et les vrais qui procréent, et les biens et les vrais qui ont été procréés et ensuite les biens et les vrais dérivés en ordre; mais il faut qu'on sache que les biens et les vrais qui procréent sont dans l'homme spirituel, et que les biens et les vrais qui ont été procréés sont dans l'homme naturel ; que ceux qui sont dans l'homme spirituel sont comme le père et la mère, et que ceux qui sont dans l'homme naturel, parce qu'ils proviennent de ceux-là, sont comme les frères et les sœurs ; et qu'ensuite les biens et les vrais, qui de nouveau sont procréés comme de fils mariés en dedans de l'affinité, et de filles données en mariage en dedans aussi de l'affinité, sont dans l'homme naturel, après que ceux-là comme pères et comme mères ont été élevés dans l'homme spirituel, car là se fait toute conception et tout travail ou gestation dans l'utérus, mais l'enfantement même se fait dans l'homme naturel; par suite l'homme spirituel est continuellement enrichi par l'élévation, hors de l'homme naturel, des vrais et des biens qui, comme pères et mères, procréeront de nouveau là, où toutes choses sont coassociées, comme les sociétés du Ciel, selon les affections du vrai et du bien, et selon les parentés et les affinités de ces affections; de là, il est évident que ces procréations spirituelles, de même que les procréations naturelles venant d'un père et d'une mère, sont multipliées comme les familles et les maisons sur la terre, et comme avec des semences sont fructifies des arbres d'où sont formés des jardins, qui sont appelés paradis dans l'homme spirituel, mais bocages et bois dans l'homme naturel, et forêts ombreuses dans l'homme sensuel. Mais comme dans la Parole il est dit les fils en beaucoup d'endroits, et qu'on n'a pas encore su que par eux sont signifiés les vrais de l'Église et de la doctrine, je vais parmi un grand nombre de ces passages rapporter les suivants pour confirmation ; dans les Évangélistes : « Jésus dit : Quiconque aura laissé maisons ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou épouse, ou enfants, ou champs, à cause de mon Nom, recevra le centuple, et héritera de la vie éternelle. » — Matth. XIX. 29. Marc, X. 29, 30. — « Quiconque vient à Moi, et ne hait pas son père et sa mère, et son épouse et ses enfants, et ses frères et ses sœurs, et même aussi son âme, n'est point mon disciple. »—Luc, XIV. 26; —qui est-ce qui ne peut voir qu'ici: il est entendu, non pas père et mère, ni épouse et enfants, ni frères et sœurs, ni maisons et champs, mais des choses qui appartiennent à l'homme lui-même, et qui sont appelées ses propres? car l'homme doit laisser ces choses et les haïr, s'il veut adorer le Seigneur et être son disciple, et s'il veut recevoir le centuple et hériter de la vie éternelle; les propres de l'homme appartiennent à son amour, et par suite à sa vie dans laquelle il est né, par conséquent sont des maux et des faux de tout genre; et parce qu'ils appartiennent à son amour et à sa vie, c'est pour cela qu'il est dit qu'il doit même haïr son âme; ces maux et ces faux sont signifiés par le père et la mère, réponse, les enfants, les frères et les sœurs, car toutes les choses qui appartiennent à l'amour et à la vie de l'homme, ou à son affection et par suite à sa pensée, ou à sa volonté et par suite à son entendement, ont été formées et conjointes, comme des générations descendant d'un même père et d'une même mère, et distinguées aussi comme en familles et en maisons; l'amour de soi et par suite l'amour du monde eu sont le père et la mère, et les cupidités qui tirent de là leur origine, et les maux et les faux de ces cupidités, sont les enfants qui sont frères et sœurs; que ces choses soient entendues, on peut le voir manifestement en ce que le Seigneur ne veut pas que qui que ce soit haïsse son père et sa mère, ni son épouse, ni ses enfants, ni ses frères, ni ses sœurs, parce que ce serait contre l'amour spirituel insité du Ciel en chacun, c'est-à-dire, contre l'amour des parents à l'égard de leurs enfants, et des enfants à l'égard de leurs parents; puis aussi, contre l'amour conjugal qui est celui du mari à l'égard de l’épouse, et de l'épouse à l'égard du mari; comme aussi, contre l'amour mutuel qui est celui des frères et des sœurs entre eux ; bien plus, le Seigneur enseigne qu'on ne doit pas même haïr ses ennemis, mais qu'il faut les aimer. D'après ces considérations, il est évident que par les noms de consanguins, d'alliés, et de cousins dans la Parole, il est entendu des consanguins, des alliés et des cousins dans le sens spirituel. Dans les Mêmes : « Jésus dit aux disciples : Le frère livrera le frère à la mort, et le père l'enfant, et les enfants se soulèveront contre les parents, et les feront mourir. »— Matth.X. 21. Marc, XIII. 12.—« En di-vision sera le père contre le fils, et le fils contre le père, la mère contre la fille, et la fille contre la mère, la belle-mère contre sa bru, et la bru contre sa belle-mère. » —Luc, XII. 53 ; — qu'il ne faille pas non plus entendre ces choses d'après la lettre, on le voit d'après les Versets précédents, où Jésus dit qu'il est venu pour donner sur la terre, non pas la paix, mais la division, et qu'ils seront cinq, dans une même maison, divisés, trois contre deux et deux contre trois, — Vers. 51, 52; — par ces passages, il est signifié que les faux et les maux combattront contre les vrais et les biens, et vice versa, ce qui arrive quand l'homme vient dans les tentations et est réformé, ce combat est signifié par la division et par l'insurrection; «en division sera le père contre le fils, et le fils contre le père, » signifie que le mal combattra contre le vrai et le vrai contre le mal; là, le père est le mal qui est le propre de l'homme, et le fils est le vrai qui est à l'homme par le Seigneur; « la mère sera en division contre la fille, et la fille contre la mère, » signifie que la cupidité du faux combattra contre l'affection du vrai, et l'affection du vrai contre la cupidité du faux; là, la mère est la cupidité du faux, et la fille est l'affection du vrai; et ainsi du reste : que cela soit ainsi, on peut aussi le voir en ce que le Seigneur dit ailleurs, par exemple, — Jean, XIV. 27. XVI.33, —qu'en Lui ils auront la paix, par conséquent non la division. Dans Luc : « L'Ange dit à Zacharie, en parlant de Jean : Il ira devant le Seigneur en esprit et puissance d'Élie pour retourner les cœurs des pères vers les fils. » — I. 17. — Et dans Malachie : « Je vous enverrai Elie le prophète, avant que vienne le jour de Jéhovah, grand et terrible, pour tourner le cœur des pères vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères, de peur que je ne vienne, et que je ne frappe la terre d'anathème. » — III. 23, 24. — Si Jean-Baptiste a été envoyé devant pour préparer le peuple à la réception du Seigneur, c'était pour le baptême, car le baptême représentait et signifiait la purification des maux et des faux, et aussi la régénération par la Parole d'après le Seigneur ; si cette représentation n'eût pas précédé, le Seigneur n'aurait pas pu, dans la Judée et dans Jérusalem, se manifester, y enseigner et y demeurer, parce que le Seigneur, qui était le Dieu du Ciel et le Dieu de la terre sous une Forme Humaine, ne pouvait pas être en même temps avec une nation qui était dans de purs faux quant à la doctrine et dans de purs maux quant à la vie; c'est pourquoi, si le représentatif de la purification des faux et des maux par le baptême n'eût pas préparé cette nation à la réception du Seigneur, cette nation, par la présence du Divin, aurait péri par des maladies de tout genre; c'est donc là ce qui est signifié par « de peur que je ne vienne, et que je ne frappe la terre d'anathème ; » qu'il en soit ainsi, cela est bien connu dans le Monde spirituel, car là ceux qui sont dans les faux et dans les maux sont cruellement , torturés et meurent spirituellement à la présence du Seigneur. Si le baptême de Jean a pu produire cet effet, c'est parce que l'Eglise Juive était une Église représentative, et que toute conjonction du Ciel avec les Juifs avait lieu par des représentatifs, comme on peut aussi le voir par les Ablutions qui y étaient commandées; par exemple, en ce que tous ceux quittaient devenus impurs devaient se laver eux et leurs vêtements, et qu'ensuite ils étaient considérés comme purs; que pareillement les prêtres et les lévites devaient se laver avant d'entrer dans la Tente de convention, et, du temps du Seigneur, dans le Temple, et avant de remplir des fonctions saintes ; que pareillement Naaman fut purifié de sa lèpre en se lavant dans le Jourdain ; l'Ablution elle-même et le Baptême lui-même ne les purifiaient pas, il est vrai, des faux et des maux, mais seulement ils en représentaient et par suite ils en signifiaient la purification, ce qui cependant était accepté dans le Ciel comme si eux-mêmes eussent été purifiés; ainsi, le Ciel a été conjoint avec le peuple de cette Église par le baptême de Jean, et quand le Ciel eut été ainsi conjoint avec eux, le Seigneur, qui était le Dieu du Ciel, a pu s'y manifester, y enseigner et-y-demeurer ; que « Jérusalem, et toute la Judée, et tous les environs du Jourdain, soient sortis vers Jean, et aient été baptisés par lui dans le Jourdain, confessant leurs péchés, » on peut le voir dans Matthieu, Chap. III. 5, 6; et en ce qu'il leur disait: « Races de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir » — Luc, III. 7; — que la conjonction du Ciel avec les Juifs et les Israélites ait eu lieu par les représentatifs, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 248. Ce fut donc là la raison pour laquelle Jean fut envoyé devant pour préparer le chemin au Seigneur, et pour Lui préparer un peuple. De ces explications on peut conclure ce qui est signifié par tourner le cœur des pères vers les fils, et, le cœur des fils vers les pères, à savoir, que c'est revêtir la représentation de la conjonction des biens spirituels avec les vrais, et vice versa, ainsi la représentation de la régénération par la Parole d'après le Seigneur, car la régénération en est la conjonction, et c'est le Seigneur qui régénère, et la Parole qui enseigne. S'il est dit de ce Jean, qu'il irait devant le Seigneur en esprit et en puissance d'Élie, et qu'il était Élie, c'était parce que ce Jean, de même qu'Élie, représentait le Seigneur quant à la Parole, et par suite signifiait la Parole, qui procède du Seigneur, et comme dans la Parole il y a la Divine sagesse et la Divine puissance, ce sont elles qui sont entendues par l'esprit et la puissance d'Élie que telle soit la Parole, on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 303 à 310, et dans l'Opuscule du CHEVAL BLANC. Que les fils signifient les vrais d'après la Parole, on peut aussi le voir par les passages suivants; dans David : « Voici, héritage de Jéhovah, les fils; récompense, le fruit du ventre; comme des flèches dans la main d'un puissant, de même les fils de la jeunesse; heureux l'homme qui en a rempli son carquois! Ils ne seront point confus, lorsqu'ils parleront avec des ennemis à la porte. » — ps. CXXVII. 3, 4, 5; — par les fils qui sont l'héritage de Jéhovah, et par le fruit du ventre qui est la récompense, il est entendu les vrais et les biens de l'Église, par les fils les vrais, et par le fruit du ventre les biens, car les biens et les vrais sont la récompense et l'héritage de Jéhovah, c'est-à-dire, le Ciel, qui consiste en vrais et en biens, à savoir, dans la réception des vrais et des biens; par les fils de la jeunesse, qui sont comme des flèches dans la main d'un puissant, sont signifiés les vrais de l'Église ancienne, qui étaient les vrais naturels d'après le spirituel, cette Église est entendue par la jeunesse; et comme toute puissance est à ces vrais contre les faux et les maux, c'est pour cela qu'il est dit « comme des flèches dans la main d'un puissant,» les flèches signifient les vrais qui détruisent les faux; la doctrine d'après les vrais est signifiée par le carquois, parce qu'elle est signifiée par l'arc; et comme ceux qui sont dans la doctrine d'après ces vrais ne craignent rien de la part des faux, il est dit « heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne seront point confus, lorsqu'ils parleront avec des ennemis à la porte; ne point être confus, c'est ne point être vaincu, et les ennemis à la porte sont les faux du mal qui proviennent de l'enfer. Dans le Même : « Délivre-moi de la main des fils de l'étranger, dont la bouche prononce la vanité, et dont la, droite (est) une droite de mensonge; car nos fils (sont) comme des plants devenus grands dans leur jeunesse; nos filles, comme des angles taillés en figure de palais. » — ps. CXLIV. 11, 12; — qu'ici par les fils de l'étranger il soit entendu des faux, cela est évident, car il estdit « dont la bouche prononce la vanité, et dont la droite est une droite de mensonge;» et que par nos fils il soit signifié des vrais, cela est encore évident, car il est dit « ils sont comme des plants devenus grands dans leur jeunesse ; » les plants sont aussi des vrais, et la jeunesse est ici, comme ci-dessus, l'Église ancienne qui avait les vrais réels; par nos filles sont signifiées les affections du vrai, et pour cela elles sont comparées à des angles taillés en figure de palais, parce que le palais est le représentatif de l'entendement, dans lequel les vérités sont dans une forme belle, et elles sont dans une forme belle quand elles viennent de l'affection du vrai. Dans Michée : « A la calvitie réduis-toi, et tonds-toi, à cause des fils de tes délices; élargis ta calvitie, comme l'aigle, parce qu'ils ont émigré loin de toi. » — I. 16 — le deuil à cause des vrais de l'Église perdus est décrit par se réduire à la calvitie et l'élargir, et par se tondre, car les cheveux signifient les vrais dans les derniers, et ceux qui sont sans les vrais dans les derniers sont aussi sans les vrais internes; c'est de là que dans le Monde spirituel ceux qui ne sont dans aucun vrai d'après le bien apparaissent chauves; que les vrais soient perdus, cela est signifié par « les fils de tes délices ont émigré loin de toi; » ils sont dits fils des délices d'après l'amour qu'on a pour eux, et d'après les plaisirs qui en proviennent. Dans Zacharie : « Il vit deux oliviers près de la droite du chandelier et près de la gauche, et il dit : Ce sont les deux fils de l'olivier qui se tiennent près du Seigneur de toute la terre. » — IV. 11, 14; — par les deux oliviers sont signifiées les deux Églises, l'Eglise céleste et l'Église spirituelle, la première à la droite du chandelier, et la seconde à la gauche; par les fils de l'olivier sont signifiés les vrais de ces Églises, qui sont les doctrinaux. Dans le Même : « Je tendrai pour Moi Jehudah, d'arc je remplirai Éphraïm, et j'exciterai tes fils, ô Sion! contre tes fils, ô Javan! et je te disposerai comme l'épée d'un puissant. » — IX. 13; — par les fils de Sion et par les fils de Javan sont signifiés les vrais internes et externes de la Parole, par les fils de Sion les vrais internes, et par les fils de Javan les vrais externes; ce que signifient les autres expressions, on le voit ci-dessus, Nos 357,433, où elles ont été expliquées : parce que par les fils sont signifiés les vrais, il est dit qu'ils seront disposés comme l'épée d'un puissant; l'épée du puissant signifie le vrai qui détruit avec puissance le faux. Dans Ésaïe : « J'exciterai contre eux les Mèdes, dont les arcs les jeunes gens briseront, et du fruit du ventre ils n'auront point pitié; les fils n'épargnera point leur œil. » —XIII. 17, 18; — comme par les Mèdes sont entendus ceux qui regardent comme rien les vrais et les biens de l'Église, c'est pour cela même qu'il est dit que leur œil n'épargnera point les fils, car les fils sont les vrais de la Parole et de l'Église; mais ce passage a été expliqué ci-dessus; voir N° 710. Dans Jérémie : « Ma tente a été dévastée, et tous mes cordages ont été rompus; mes fils sont sortis d'avec Moi, et ils ne sont plus. » — X. 20; — par la tente, qui a été dévastée, est signifiée l'Église quant au bien de l'amour et au culte d'après ce bien, car tout culte anciennement était fait dans des tentes, puis il fut fait dans la Tente de convention, et en mémoire des tentes fut instituée la fête des tentes ou des tabernacles; « tous mes cordages ont été rompus, » signifie qu'il n'y a point de conjonction du vrai avec le bien, ni des vérités entre elles, lesquelles ont ainsi été dispersées, et par suite il n'y a point eu conjonction du Ciel, avec l'Eglise; «mes fils sont sortis d'avec Moi, et ils ne sont plus,» signifie que les vrais de l'Église d'après la Parole ont été dissipés, et qu'ainsi l'homme s'est éloigné du Seigneur. Dans le Même : « Voici, je vais ramener la captivité des tentes de Jacob, et de ses habitacles j'aurai compassion, afin que soit bâtie la ville sur son monceau, et le palais selon sa coutume sera habité; et ses fils seront comme autrefois, et son assemblée devant moi sera affermie. » — XXX. 18, 20 ; — par les tentes de Jacob et par ses habitacles, il est signifié toutes les choses de l'Eglise et de sa doctrine, par les tentes ses biens, et par les habitacles ses vrais; par leur captivité est signifiée la captivité, spirituelle, qui a lieu quand, à cause des faux qui règnent, les vrais et les biens de la Parole ne peuvent être perçus, dissiper les faux et enseigner les vrais est signifié par ramener la captivité; « afin que soit bâtie la ville sur son monceau, » signifie relever la doctrine d'après les vrais, qui était tombée par les faux, la ville est la doctrine; «et le palais selon sa coutume sera habité,» signifie l'entendement spirituel des vérités, comme chez les Anciens; le palais est l'entendement des vérités spirituelles, car dans l'entendement sont les vérités spirituelles dans leurs formes, lesquelles, lorsqu'elles se présentent ainsi à la vue, apparaissent comme des palais; « ses fils seront comme autrefois, et son assemblée devant Moi sera affermie, » signifie que les vrais de l'Église seront comme chez les Anciens, et que leurs formes resteront, comme chez eux, dans une conjonction réparée; les fils y sont les vrais, et l'assemblée est leur conjonction et leur disposition dans des formes, telle qu'elle est chez l'homme de l'Église dans l'entendement, d'où lui vient l'intelligence; « selon la coutume » et « autrefois,» c'est comme chez les Anciens. Dans les Lamentations : « Mon œil descend en eaux, car il est loin de moi, le conseiller qui recréerait mon âme; mes fils ont été dévastés parce que l'ennemi a été le plus fort. » — I. 16; — le deuil, parce que l'Église a été dévastée, est entendu par « mon œil descend en eaux ; » sa dévastation quant aux vrais est signifiée par « mes fils ont été dévastés; » que ce soit par les faux du mal, cela est signifié par « parce que l'ennemi a été le plus fort ; » l'ennemi est le faux du mal et l'enfer d'où vient le mal. Dans Ésaïe : « Réveille-toi, réveille-toi, lève-toi, Jérusalem, qui as bu de la main de Jéhovah le calice de sa colère; les lies du calice de tremblement tu as sucé; il n'y en a pas un qui la conduise, de tous les fils qu'elle a enfantés; ni qui saisisse sa main, de tous les fils qu'elle a élevés. Tes fils ont défailli, ils sont gisants à la tête de toutes les rues. »—LI. 17,18, 20; — la restauration de l'Eglise, qui est tombée dans les purs faux du mal, est signifiée par « réveille-toi, réveille-toi, lève-toi, Jérusalem, qui as bu de la main de Jéhovah le calice de sa colère; les lies du calice de tremblement tu as sucé; » Jérusalem est l'Église quant à la doctrine; se réveiller et se lever, c'est sa restauration ; boire le calice de la colère, c'est le faux; les lies du calice sont de purs faux d'où viennent les maux; les attirer est signifié par boire et sucer; « il n'y en a pas un qui la conduise, de tous les fils qu'elle a enfantés; ni qui saisisse sa main, de tous les fils qu'elle a élevés,» signifie qu'aucun des vrais d'après la Parole qu'elle a appris et qu'elle a puisés ne la détourne des faux, les fils y sont les vrais; « tes fils ont défailli, ils sont gisants à la tête de toutes les rues, » signifie que les vrais ont été dissipés par les faux de tout genre, parce que les fils sont les vrais; par défaillir, il est signifié être dissipé, et par être gisant à la tête de toutes les rues, il est signifié par les faux de tout genre, car les rues de la ville signifient les doctrinaux vrais, ici les doctrinaux faux. Dans le Même: « Ne crains point, Jacob, de l'orient j'amènerai ta semence, et de l'occident je te rassemblerai; je dirai au septentrion : Donne; et au midi : Ne retiens point; amène mes fils de loin, et mes filles de l'extrémité de la terre. » — XLIII. 5, 6;— ces choses ont été dites, non des descendants de Jacob, mais des nations dont l'Église devait être formée; par Jacob et par sa semence sont entendus ceux qui devaient être de cette Église; par« de l'occident je te rassemblerai, je dirai au septentrion : Donne, » il est signifié qu'elle doit être formée de ceux qui sont dans les faux par ignorance, et par suite dans l'obscur quant aux vrais; et par « de l'orient j'amènerai ta semence, et je dirai au midi : Ne retiens point, » il est signifié qu'ils ne doivent point être repoussés par ceux qui sont dans le bien de l'amour et dans les vrais de la doctrine d'après la clarté, mais qu'ils doivent être acceptés, car l'orient signifie le bien de l'amour dans la clarté, le midi le vrai de la doctrine dans la clarté, l'occident le bien de l'amour dans l'obscurité, et le septentrion le vrai de la doctrine dans l'obscurité, tel qu'il est pour ceux qui sont dans les faux par Ignorance du vrai, et qui néanmoins désirent les vrais ; car ces choses sont signifiées par ces plages, parce que dans le Monde spirituel tous habitent distinctement dans ces plages selon la lumière du vrai et l'affection du bien ; par elles sont signifiées des choses semblables à celles-ci, dans Matthieu : « Ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis les extrémités des Cieux jusqu'à leurs extrémités. » — XXIV. 31 ; — que tous ceux qui sont dans les faux par ignorance, et cependant dans le désir du vrai, doivent être amenés à cette Église, cela est signifié par « amène mes fils de loin, et mes filles de l'extrémité de la terre; » les fils signifient ceux qui sont dans les vrais, et les filles ceux qui sont dans l'affection des vrais, par suite aussi, en faisant abstraction des personnes, les vrais et les affections des vrais; et de loin et l'extrémité de la terre signifient loin de la lumière du vrai, parce qu'ils sont dans les faux par ignorance, en ce qu'ils n'ont pas eu la Parole, ou parce que le sens de la Parole n'a point été compris. Dans le Même : « Ils renverront promptement tes fils; tes destructeurs et tes dévastateurs de toi s'en iront; voici, je lèverai vers les nations ma main, et vers tes peuples j’élèverai mon enseigne, afin qu'ils apportent les fils dans leur sein, et que tes filles sur l'épaule ils transportent. » — XLIX. 17, 22; — ces choses aussi ont été dites de l'instauration de la Nouvelle Église par le Seigneur, et par les fils qu'ils renverront promptement, et qu'ils apporteront dans leur sein, et par les filles qu'ils transporteront sur l'épaule, il est entendu tous ceux qui sont dans les vrais et dans l'affection des vrais, et en faisant abstraction des personnes les vrais eux-mêmes et les affections des vrais chez ceux qui seront de la Nouvelle Eglise ;les destructeurs et les dévastateurs signifient les faux du mal ; que ces faux doivent être éloignés cela est signifié par «de toi ils s'en iront. » Dans le Même : « A Moi les îles se confieront, et les navires de Tharschisch en premier lieu, pour amener tes fils de loin, leur argent et leur or avec eux. » — LX. 9 ; — ces choses aussi concernent l'Église des nations, et par les fils qui seront amenés sont signifiés ceux qui recevront les vrais; le reste a été expliqué ci-dessus; voir N°s 50, 406, 514. Dans Hosée : « je ne détruirai point Éphraïm; après Jéhovah ils iront, qui comme un lion rugira, car Lui rugira, et avec honneur s'approcheront, des fils (venus) de la mer; avec honneur ils arriveront, comme l'oiseau de l'Egypte, et comme la colombe, de la terre d'Assyrie, et je les ferai habiter dans leurs maisons. » — XL 9, 10,11 ; — par les fils venus de la mer sont signifiés les vrais scientifiques et les vrais rationnels; c'est pourquoi il est dit qu'ils arriveront, comme l'oiseau, de l’Égypte, et comme la colombe, de la terre d'Assyrie; par l'Egypte est signifié le naturel, et par l'Assyrie le rationnel, l'un et l'autre quant aux vrais; mais ces choses aussi ont été expliquées ci-des-dessus, N°s 275, 601, 654. Dans David: «Écoutez ceci, (vous) tous, peuples! par l'oreille percevez, (vous) tous, habitants du siècle! tant fils de l'homme (hominis) que fils d'homme (viri), ensemble le riche et le pauvre. Ma bouche prononcera des sagesses, et la méditation de mon cœur, des intelligences: » — ps. XLIX. 2, 3, 4; —par les fils de l'homme (hominis) sont Signifiés les vrais spirituels qui procèdent du Seigneur par la Parole, ce sont les doctrinaux, et par les fils d'homme (viri) sont signifiés les vrais rationnels et naturels, qui viennent de l'entendement, ainsi l'entendement de la Parole; par le riche et par le pauvre sont signifiés ceux qui en goûtent beaucoup, et ceux qui en goûtent peu. Dans le Même : « Jéhovah! reviens, regarde des deux, et vois, et visite ce cep, et le plant qu'a planté ta droite, et le fils sur lequel tu t'étais fortifié; que ta main soit pour l'homme de ta droite, pour le fils de l’homme sur lequel tu t'es fortifié.» — ps. LXXX. 15, 16, 18;— David a dit ces choses de l'Église et de lui-même, ce qui est le sens de la lettre, car il s'entendait lui-même par le plant et par le fils ; mais, dans le sens spirituel, par le cep et par le plant que Jéhovah a planté, il est signifié l'Église spirituelle représentée par les fils d'Israël; par le fils, sur lequel il s'était fortifié, il est signifié le vrai de la doctrine d'après la Parole ; par l'homme de la droite pour lequel est sa main, et par le fils de l'homme sur lequel il s'est fortifié, il est signifié le vrai de la Parole dans le sens naturel qui est le sens de la lettre, et le vrai de la Parole dans le sens spirituel qui est le sens interne. Dans Ézéchiel : « Voici, je vais, profaner mon sanctuaire, la magnificence de ma force, le désir de vos yeux et l'indulgence de votre âme; et vos fils et vos filles, que vous avez délaissés, par l'épée tomberont. » — XXIV. 21, 25; — ainsi est décrite la dévastation de tout vrai, qui est chez ceux de l'Église; par le sanctuaire qu'il profanera est signifiée la Parole par laquelle existe l'Église, car elle est le sanctuaire même, parce qu'elle est le Divin Vrai ; d'après sa puissance contre les faux et les maux qui viennent de l'enfer, elle est appelée la magnificence de la force de Jéhovah; d'après l'intelligence et la vie céleste qui en provient, elle est appelée le désir de vos yeux et l'indulgence de votre âme; que tous les vrais avec leur affection doivent être détruits par les faux, cela est signifié par « vos fils et vos filles par l'épée tomberont ; » les fils sont les vrais, les filles affections du vrai, et l'épée le faux qui détruit le vrai. Dans Moïse : « Lorsque le Très-Haut donna l'héritage aux nations, lorsqu'il sépara les fils de l'homme il établit les bornes des peuples selon le nombre des fils d'Israël. » —Deutér. XXXII. 8; — ces choses ont été dites des Anciennes Églises, qui ont existé avant l'Église Israélite, et de leur instauration par le Seigneur; par les nations sont entendus ceux qui étaient dans le bien de l'amour, et par les fils de l'homme ceux qui étaient dans les vrais de la doctrine d'après ce bien; par «il établit les bornes des peuples selon le nombre des fils d'Israël, » il est signifié qu'elles ont eu tous les yrais et tous les biens; que les douze fils d'Israël, ou les douze Tribus, aient représenté et par suite signifié l'Église quant à tous les vrais et à tous les biens, on le voit ci-dessus, Nos 39, 430, 657. Dans Jérémie : « La honte a consumé le travail de nos pères dès notre jeunesse, leur menu bétail et leur gros bétail, leurs fils et leurs filles; nous sommes couchés dans, notre honte, et notre ignominie nous couvre. » — III. 24, 25 ; — et dans le Même : « Voici, je vais amener sur vous une nation de loin, maison d'Israël, qui mangera ta moisson et ton pain; elle mangera tes fils et tes filles, elle mangera ton menu bétail et ton gros bétail, elle mangera ton cep et ton figuier, elle appauvrira tes villes de remparts, sur lesquels tu te confies, par l'épée. » — V. 15, 17; — par ces paroles, dans le sens spirituel, est décrite la dévastation de toutes les choses de l'Église chez les Israélites; par la nation de loin, il est entendu le faux du mal, qui est le faux de l'homme sensuel, détruisant le vrai; par la moisson, le pain, les fils, les filles, le menu bétail, le gros bétail, le cep et le figuier, que cette nation mangera, il est signifié toutes les choses de l'Église; par la moisson et le pain, ses vrais et ses biens quant à la nutrition; par les fils et les filles, ses vrais et ses biens quant à la génération; par le menu bétail et le gros bétail, les vrais et les biens spirituels et naturels; par le cep et le figuier, l'Église spirituelle interne et externe d'après ces choses. Dans Ézéchiel : « Quand seraient ces trois hommes, Noach, Daniel et Job, au milieu d'elle, vivant Moi (je suis) que ni fils ni filles ils ne délivreraient, eux seuls seraient délivrés; et la terre deviendra une désolation; j'amènerai l'épée sur la terre, et j'en retrancherai homme et bête. » —XIV. 14, 16, 17, 18, 20; — par ces paroles aussi est décrite la dévastation de l'Église quant à tous les vrais du bien et à tous les biens du vrai, excepté chez ceux qui sont réformés par les vrais d'après la Parole et par les tentations, ceux-ci sont signifiés par Noach, Daniel et Job; que chez les autres tous les vrais du bien et tous les biens du vrai doivent être détruits, cela est signifié en ce que ni fils ni filles ils ne délivreraient, mais qu'eux seuls seraient délivrés ; la dévastation de l'Église par les faux est signifiée par « la terre deviendra une désolation, » et par « j'amènerai l'épée sur la terre, » la terre est l'Église, et l'épée est le faux détruisant le vrai; par « j'en retrancherai homme et bête,» il est signifié que tout vrai spirituel et naturel sera détruit, et que par suite toute intelligence et toute science du vrai périront. Dans le Même : « Les pères mangeront les fils au milieu de toi, et les fils mangeront leurs pères; je ferai contre toi des jugements, et je disperserai tous tes restes à tout vent. »—V. 10.— Dans Moïse : « Parmi les malédictions, il y avait qu'ils mangeraient la chair de leurs fils et de leurs filles. » — Lévit. XXVI. 29; — par « les pères mangeront les fils, et les fils mangeront leurs pères, » il est signifié que les maux détruiront les vrais, et que les faux détruiront les biens, les pères sont les maux et les biens, et les fils sont les faux et les vrais, et parce qu'ainsi le tout de la vie spirituelle périt chez l'homme, il est dit qu'il fera des jugements, et qu'il dispersera les restes à tout vent, les restes sont les vrais et les biens cachés chez l'homme dès l'enfance et dès la jeunesse par le Seigneur. On lit aussi qu'ils ont livré leurs fils aux idoles pour être dévorés, pour servir de pourriture, et qu'ils les ont fait passer par le feu, dans les passages suivants; dans Ezéchiel : « Toi, tu as pris tes fils que tu M'avais enfantés, et tu les leur as sacrifiés pour être dévorés; est-ce peu de choses que ceci de tes scortations? tu as immolé mes fils, et tu les as livrés, au point que tu les leur as fait passer (par le feu). Fille de ta mère, toi, et sœur de tes sœurs, qui ont méprisé leurs maris et leurs fils. » — XVI. 20, 21, 45. — Ces choses ont été dites des abominations de Jérusalem, et par sacrifier les fils et les filles aux idoles pour être dévorés, il est signifié détruire et consumer tous les vrais et tous les biens de l'Église; pareillement les vrais d'après la Parole, par immoler les fils, et les leur faire passer par le feu; par les scortations, là et ailleurs dans ce Chapitre, il est signifié qu'ils ont détruit les vrais et les biens de la Parole par les falsifications et par les adultérations. Dans le Même : « Je les souillerai avec leurs dons, parce qu'ils ont fait passer (par le feu) toute ouverture d'utérus, afin que je les dévaste; pourquoi offrez-vous des dons, quand vous faites passer vos fils par le feu, vous, souillés par toutes vos idoles?» — XX. 26, 31 ; — détruire les vrais par les maux de l'amour de soi, et par les cupidités d'après le propre, est signifié par faire passer les fils par le feu; et les détruire par les faux est signifié par être souillé par les idoles : que les idoles signifient les faux de la doctrine et du culte qui proviennent de la propre intelligence, on le voit ci-dessus, N° 587. Dans le Même : « Oholah et Oholibah ont commis scortation, et il y a du sang dans leurs mains, et avec leurs idoles elles ont commis scortation; et même leurs fils, qu'elles M'ont engendrés, elles les leur ont donnés en nourriture, » — XXIII, 37; — par Oholah et Oholibah, il est entendu Samarie et Jérusalem, et par Samarie l'Église spirituelle, et par Jérusalem l'Église céleste, l'une et l'autre quant à la doctrine; les falsifications et les adultérations de la Parole sont signifiées en ce qu'elles ont commis scortation, et qu'il y a du sang dans leurs mains ; par suite les faux d'après la propre intelligence sont signifiés en ce qu'elles ont commis scortation avec leurs idoles; de là, on voit clairement ce qui est signifié en ce qu'elles ont livré leurs fils en nourriture aux idoles, à savoir, qu'elles ont détruit par les faux les vrais provenant de la Parole. Comme les fils signifient les vrais, c'est pour cela que les semences qui sont tombées dans une bonne terre sont appelée par le Seigneur Fils du royaume, et que l'ivraie, qui est le faux, est appelée fils du méchant, — Matth. XIII. 38; — puis aussi, ceux qui sont dans les vrais sont appelés fils de lumière, — Jean, XII. 36; — ceux qui sont par le Seigneur dans le mariage du vrai et du, bien, fils des noces, — Marc, II. 19 ; — et ceux qui ont été régénérés, fils de dieu, — Jean, I. 11, 12, 13. — Parce que par les pierres dans la Parole sont signifiés les vrais, Jean-Baptiste dit que « Dieu peut, de ces pierres, susciter des fils à Abraham. » — Luc, III. 8; — que par les pierres soient signifies les vrais, sur lesquels sont fondés les vrais intérieurs, on le voit dans les ARCANES CELESTES, Nos 643, 1298, 3720, 6426, 8609, 10376. De même que par les fils sont signifiés les vrais, de même aussi par eux dans le sens opposé sont signifiés les faux, comme dans certains passages rapportés plus haut; dans Ésaïe. : « Préparez pour ses fils la tuerie, à cause de l'iniquité de leurs pères; que point ils ne se relèvent et ne possèdent la terre, et que soient remplies les faces de la terre de villes. Je me lèverai contre eux, et je retrancherai à Babel nom et reste, et fils et petit-fils, et je la réduirai en héritage du canard, et en étangs d'eaux, et je la balaierai avec un balai en détruisant. » XIV. 21, 22, 23; — ces choses ont été dites de Babel, par laquelle il est signifié l'adultération de la Parole et la profanation; ici, il s'agit de la dévastation totale du vrai chez ceux qui sont entendus par Babel; par « préparez pour ses fils la tuerie; que point ils ne se relèvent et ne possèdent la terre, et que soient remplies les faces de la terre de villes, » il est signifié que par l'adultération de la Parole les vrais chez eux ont été entièrement détruits; par la terre est entendue l'Église dans laquelle sont les vrais, et par les villes sont entendus les doctrinaux d'après de purs faux; que tous les vrais doivent périr depuis les premiers jusqu'aux derniers, cela est signifié en ce qu'il sera retranché à Babel nom et reste, fils et petit-fils; qu'il ne restera absolument rien du vrai est signifié par « je la balaierai avec un balai en détruisant. » Il faut qu'on sache que par les fils, dans les passages ci-dessus rapportés, il est signifié ceux qui sont dans les vrais ou ceux qui sont dans les faux; mais comme le sens spirituel de la Parole n'a rien de commun avec les personnes, c'est pour cela que dans ce sens par les fils sont signifiés les vrais ou les faux abstractivement de l’idée de la personne; si tel est le sens spirituel de la Parole, c'est parce que l'idée de la personne limite la pensée et l'extension de la pensée dans le Ciel de tout côté; car toute pensée, qui procède de l'affection du vrai, va par le Ciel de tout côté, et n'est terminée que comme la lumière dans l'ombre; mais quand on pense en même temps à la personne, alors l'idée est terminée là où est la personne, et avec elle aussi l'intelligence : c'est pour cette raison que par les fils, dans le sens spirituel, il est signifié les vrais ou les faux abstractivement.
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