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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 721. 

721. Et le Dragon se tint devant la Femme qui allait enfanter, signifie la haine de ceux qui sont entendus par le Dragon, contre l'Église chez ceux qui seront par le Seigneur dans la doctrine et par suite dans la vie de l'amour et de la chanté : on le voit par la signification du Dragon, en ce que ce sont ceux qui sont dans la science des connaissances du Vrai d'après le sens de la lettre de la Parole, et non dans la vie selon cette science, comme ci-dessus, No 714; par la signification de la Femme, en ce qu'elle est l'Église qui est dans la doctrine et par suite dans la vie de l'amour envers le Seigneur et de la charité à l'égard du prochain, comme ci-dessus, N° 707; la haine de ceux qui sont signifiés par le dragon contre cette Église et contre sa doctrine, est entendue par se tenir devant la femme qui allait enfanter, et vouloir dévorer son enfant et par la signification d’enfanter, en ce que c'est produire des choses qui appartiennent à l'Eglise, lesquelles sont les doctrinaux, ici sur l'amour envers le Seigneur et sur la charité à l'égard du prochain; car par le fils mâle que la femme a enfanté, est signifiée la doctrine de cette Église : que de telles choses soient signifiées par enfanter, c'est parce que par les générations, les enfantements et les naissances dans la Parole, il est entendu des générations, des enfantements et de naissances spirituels qui ont lieu par les vrais et par la vie selon ces vrais; de là vient que dans la Parole, lorsqu'il s'agit de la génération spirituelle, qui est appelée régénération, elle est décrite par une génération et un enfantement naturels, comme dans Jean : « Jésus dit à Nicodème : Si quelqu'un n'est engendré de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu, Nicodème dit : Comment un homme peut-il être engendré, étant vieux? peut-il dans le ventre de sa mère une seconde fois entrer et être engendré? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n'est engendrent d’eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, mais ce qui a été engendré de l'esprit est esprit. » — III. 3 à 6 ;— comme Nicodème ne comprenait pas le Sens spirituel de ces paroles du Seigneur, qu'il fallait que l'homme fût engendré de nouveau, le Seigneur expliqua que par être engendré il est entendu être engendré d'eau et d'esprit, ainsi être régénéré, à savoir, par les vrais d'après la Parole et par la vie selon ces vrais, car l'eau signifie les vrais, et l'esprit la vie selon les vrais. Mais ailleurs, dans la Parole, lorsqu'il est dit être en travail, enfanter, donner naissance et engendrer, il n'y a pas d'explication, et néanmoins, par ces expressions, il est entendu un travail d'enfant, un enfantement, une naissance et une génération spirituels, puisque la Parole dans sa lettre est naturelle, mais que dans son sein elle est spirituelle; si enfanter signifie enfanter spirituellement, c'est parce que l'homme, qui est régénéré, pour ainsi dire est conçu, porté dans un utérus, naît et est élevé, de la même manière que l'homme a été conçu de son père, a été porté par sa mère, est né et a ensuite été élevé. Pour confirmer que, dans la Parole, par les enfantements et les naissances il est entendu des enfantements et des naissances spirituels, je vais en rapporter quelques passages; dans Ésaïe : « Rougis, Sidon; car elle a dit, la mer, la forteresse de la mer, disant : Je n'ai point été en travail d'en haut, je n'ai point enfanté, et je n'ai point élevé de jeunes gens, ni fait croître de vierges; quand le bruit (en sera parvenu) à l'Egypte, de douleur ils seront saisis comme, au bruit de Tyr, » — XXIII. 4, 5 ; — par Sidon et Tyr sont signifiées les connaissances du bien et du vrai d'après la Parole; par « je n'ai point été en travail d'enfant, je n'ai point enfanté, et je n'ai point élevé de jeunes gens, ni fait croître da vierges, » il est signifié que l'Église ne s'est acquis par ces connaissances aucune chose d'intelligence et de sagesse, et n'a point fait d'usages; les jeunes gens sont les vrais de l'Église, et les vierges en sont les biens; mais ces passages ont été expliqués ci-dessus; voir N° 275. Dans le Même : « Ton châtiment (a été) sur eux; comme une femme enceinte, qui est prête à enfanter, crie dans ses douleurs, ainsi nous avons été devant Toi, Jéhovah! Nous avons conçu, nous avons été en travail, pour ainsi dire nous avons enfanté du vent; de saluts nous n'avons point fait pour la terre, mais ils sont tombés, les habitants du globe; ils vivront, tes morts. » — XXVI. 16 à 19; — ces choses ont été dites des derniers temps de l'Église, quand les faux et les maux se sont tellement accrus, qu'on ne peut être ni réformé ni régénéré; cet état est entendu par le châtiment de Jéhovah sur eux; par « comme une femme enceinte, qui est prête à enfanter, crie dans ses douleurs, » il est signifié qu'alors avec difficulté quelque vrai pourrait être perçu et acquis ; par « nous avons conçu, nous avons été en travail, et nous avons enfanté du vent, » il est signifié qu'au lieu des vérités ils puisent des vanités dans lesquelles ne sont point les vrais ; le vent signifie de telles vanités; par « de saluts nous n'avons point fait pour la terre, » il est signifié que par eux il n'y a rien de l'usage de la vie; par « ils vivront, tes morts, » et par les choses qui suivent, il est signifié que par le Seigneur, quand il viendra dans le monde, ils seront enseignés et régénérés au moyen des vrais qui procéderont de lui. Dans le Même : « Chante, stérile, qui n'avait pas enfanté, fais retentir tes chants et sois dans la jubilation, (toi) qui n'avais pas été en travail; car nombreux (seront) les fils de la désolée plus que les fils de celle qui était mariée. » — LIV. 1 ;—ces paroles concernent l'avènement du Seigneur et la nouvelle Église qui devait être instaurée par Lui chez les nations; les nations sont signifiées par la stérile qui n'avait pas enfanté, et par la désolée qui aura des fils en grand nombre ; elles sont dites stériles, parce qu'elles ne connaissaient pas le Seigneur, et n'avaient pas la Parole où sont les vrais, et par conséquent n'avaient pu être régénérées ; les fils sont les vrais qui procèdent du Seigneur par la Parole; l'Église, qui possède la Parole, par laquelle le Seigneur est connu, est entendue par celle qui était mariée, et qui n'a pas de fils; la joie de ceux qui sont de la nouvelle Église et qui auparavant n'avaient pas les vrais, est signifiée par « fais retentir tes chants et sois dans la jubilation, toi qui n'avais pas été en travail; » être en travail, c'est être enceinte. Dans le Livre I de Samuel : « Ceux qui étaient abattus ont été ceints de force; les rassasiés pour du pain se sont loués, et les affamés ont cessé de l'être, tellement que la stérile en a enfanté sept, et celle qui avait de nombreux enfants a défailli. » — II. 5; — c'est le prophétique de Hannah, mère de Samuel ; par « ceux qui étaient abattus ont été ceints de force, » sont entendues les nations chez lesquelles devait être l'Eglise; elles sont dites abattues, parce qu'elles manquaient de connaissances du vrai, et que par suite elles étaient rejetées par ceux qui étaient de l'Église, alors Juive; être ceint de force signifie qu'elles auraient les vrais d'après le bien, et par suite la puissance; par les rassasiés loués pour du pain, et par les affamés cessant de l'être, sont entendus ceux qui étaient de l'Église Juive ; ils sont dits rassasiés, parce qu'ils avaient les vrais en abondance, et loués pour du pain, parce qu'ils ne pouvaient être amenés à les apprendre et à les faire, si ce n'est comme des mercenaires; qu'ils ne désiraient pas même les savoir est signifié en ce qu'ils avaient cessé d'être affamés; la même Église est entendue aussi par « celle qui avait de nombreux enfants a défailli; » mais les nations qui Devaient reconnaître le Seigneur et recevoir la Parole, et par suite se laisser régénérer dans l'Église, sont entendues par la stérile qui en a enfanté sept; sept signifie toutes choses et beaucoup de choses, et se dit des choses saintes de l'Église. Dans Jérémie : « Elle languira, celle qui en avait enfanté sept, elle rendra son âme; son soleil se couchera tandis qu’ il sera encore jour. »— XV. 9;— par ces paroles, il est signifié que l'Église, qui a tous les vrais parce qu'elle a la Parole, doit périr au point qu'il n'y reste rien du vrai ni rien du bien; par enfanter sept, il est signifié être gratifié de tous les vrais d'après la Parole; par languir et par le soleil qui se couche, il est signifié périr successivement et enfin tout à fait; par rendre l'âme, il est signifié périr quant à tous les vrais, et par le soleil qui se couche périr quant à tous les biens de l'amour ; « tandis qu'il sera encore jour, » signifie quand encore est reconnue la Parole. Dans Esaïe : « Avant d'être en travail, elle a enfanté, avant que la douleur lui vînt, elle est accouchée d'un mâle; qui a entendu une telle chose? Qui en a vu une semblable? Est-ce que la terre produit en un seul jour? est-ce qu'une nation sera engendrée en une seule fois? en travail a été Sion, et même elle a enfanté ses fils. Est-ce que Moi je briserai et n'engendrerais pas? dit Jéhovah. C'est moi qui fais engendrer et je fermerais (l'utérus) ! Réjouissez-vous avec Jérusalem, bondissez de joie en elle, vous tous qui l'aimez, afin que vous suciez et que vous soyez rassasiés par la mamelle de ses consolations. » — LXVI. 7 à 10; — ces choses aussi concernent l'avènement du Seigneur et l'instauration de l'Église chez les nations; leur réformation et leur régénération sont décrites par être en travail, enfanter, accoucher d'un mâle, et par briser la matrice et engendrer; car, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, l'homme qui est engendré de nouveau est pareillement, comme par un père et une mère, pour ainsi dire conçu, porté dans un utérus, nait, est élevé, et grandit; par Sion et par Jérusalem, il est entendu l'Église et sa doctrine, et par sucer et être rassasié par la mamelle de ses consolations, il est signifié être instruit pleinement dans les vrais d'après le bien provenant du plaisir de l'amour selon le désir; par le seul jour où ces choses se feront, il est signifié l'avènement du Seigneur. Dans David : « Par devant le Seigneur tu es en travail (d'enfant), ô terre! par devant le Dieu de Jacob,» — Ps. CXIV. 7;- — par « tu es en travail d'enfant, ô terre! » il est signifié l'instauration de l'Eglise, ou la réformation de ceux qui seront de l'Église; être en travail d'enfant, c'est recevoir les vrais et être réformé, et la terre est l'Église; il est dit par devant le Seigneur et par devant le Dieu de Jacob, parce qu'il est entendu la réformation quant au bien et quant au vrai, car le Seigneur est dit Seigneur d'après le bien, et il est dit Dieu d'après le vrai. Dans Jérémie : « Voici, je vais les ramener de la terre du septentrion, et je les rassemblerai des flancs de la terre, parmi eux l'aveugle et le boiteux, la femme enceinte et celle qui enfante, ensemble; une assemblée grande retournera ici. » — XXXI. 8 ; — ces choses aussi sont dites de la restauration de l'Église chez les nations par le Seigneur; les nations qui sont dans les faux et qui sont dans les apparences du vrai, telles que sont les vrais de la Parole dans le sens de la lettre, sont entendues par la terre du septentrion et par les flancs de la terre, le septentrion signifie les faux, et les flancs de la terre signifient de tels derniers vrais; de là aussi il est dit « parmi eux l'aveugle et le boiteux, la femme enceinte et celle qui enfante; » l'aveugle est celui qui n'est pas dans les vrais, et le boiteux celui qui n'est pas dans les biens, la femme enceinte celui qui
reçoit les vrais, et la femme qui enfante est celui qui les fait; que par eux doive être instaurée l'Église, cela est signifié par « voici, je vais les ramener, je les rassemblerai, et une assemblée grande retournera ici. » Dans Ésaïe : « Regardez vers le rocher dont vous avez été taillés, et vers la fouille de la fosse dont vous avez été tirés; regardez vers Abraham votre père, et vers Sarah qui vous a enfantés; car lui seul, je l'ai appelé, et je le bénirai, et je le multiplierai; car Jéhovah consolera Sion, il consolera toutes ses dévastations, il transformera son désert en Éden, et sa solitude en jardin de Jéhovah. » —LI.1, 2, 3 ; —ces choses aussi sont dites du Seigneur et de la Nouvelle Église par Lui; le Seigneur quant au Divin fiai et quant à la doctrine du vrai est entendu par le rocher dont ils ont été taillés, et par la fosse dont ils ont été tirés; voir ci-dessus, N° 411; mais le Seigneur quant au Divin, d'après lequel il y a réformation, est entendu par Abraham vers lequel ils regarderont, et par Sarah qui
les a enfantés ; car, dans la Parole, par Abraham, Isaac et Jacob, il est entendu, non pas Abraham, Isaac et Jacob, mais le Seigneur quant au Divin Même et au Divin Humain, comme on le voit dans les ARCANES CELESTES, Nos 1893, 2833, '2836, 3245, 3251, 3305, 3439, 3703, 4615, 6098, 6185, 6276, 6804, 6847; mais le mariage céleste, qui est le mariage du Divin Bien et du Divin Vrai, d'après lequel se fait toute réformation et par suite l'Eglise, est signifié par Abraham et Sarah qui a enfanté; comme le Seigneur est entendu par Abraham, c'est pour cela qu'il est dit « lui seul, je l'ai appelé, et je le bénirai, et je le multiplierai, » et ensuite, « Jéhovah consolera Sion, il consolera toutes ses dévastations; » par Sion est entendue la nouvelle Église, par les dévastations sont entendus les vrais entièrement détruits, et par être consolé, il est entendu restaurer l'Église; que ceux qui seront de cette Église reconnaîtront le Seigneur, et recevront l'amour envers Lui et par suite la sagesse, cela est signifié en ce que le désert sera transformé en Éden, et la solitude en jardin de Jéhovah, Éden signifie l'amour envers le Seigneur, et le jardin de Jéhovah la sagesse qui en procède. Dans Michée : « Coteau de la fille de Sion, à toi viendra et retournera la domination première, le royaume, à la fille de Jérusalem; maintenant, pourquoi cries-tu à grands cris? un roi n'y a-t-il pas en toi? ton conseiller a-t-il péri, que la douleur t'ait saisie comme celle qui enfante? Entre en travail et accouche, fille de Sion; bientôt tu sortiras de la ville, et tu habiteras dans le champ. » — IV. 8, 9, 10; - là, il s'agit de la captivité spirituelle, dans laquelle sont les fidèles, quand ils demeurent dans une Église où il n'y a plus ni vrai ni bien ; par « pourquoi cries-tu à grands cris? » puis, par « pourquoi la douleur t'a-t-elle saisie comme celle qui enfante? » est signifiée leur lamentation de ce qu'ils sont dans cette Église; par « un roi n'y a-t-il pas en toi? ton conseiller a-t-il péri? » il est signifié lorsque cependant ils ont les vrais de la doctrine, et aussi l'entendement de ces vrais; le roi signifie le vrai de la doctrine d'après la Parole, et le conseiller l'entendement de ce vrai; par la fille de Sion à laquelle viendra le royaume, et par là fille de Jérusalem, il est signifié qu'il y aura l'Église chez ceux qui sont dans le bien de la charité et par suite dans les vrais de la doctrine; le royaume aussi signifie l'Église; par « entre en travail et accouche, fille de Sion, » il est entendu l'instauration de l'Église et la réformation de ceux qui seront de l'Église ; par « bientôt tu sortiras de la ville, et tu habiteras dans le champ,» il est signifié qu'ils se retireront de la doctrine dans laquelle il n'y a plus ni vrai ni bien, et qu'ils demeureront où les vrais et les biens sont en abondance; la ville est la doctrine, de laquelle ils se retireront; le champ, c'est où les vrais et les biens sont en abondance; et sortir, c'est se retirer, à savoir, de cette doctrine, et ainsi être délivré de la captivité spirituelle. Dans David : « Jéhovah qui élève de la poussière le froissé, et du fumier relève l'indigent, pour (le) placer avec les princes, avec les princes de son peuple, qui fait habiter celle dont la maison était stérile, mère joyeuse de fils. »—ps. CXIII. 7, 8, 9; — par « Jéhovah qui élève de la poussière le froissé, et du fu­mier relève l'indigent, » il est signifié que ceux qui sont dans les faux par ignorance, et par suite non dans les biens, seront instruits par le Seigneur dans les vrais ; les froissés et les indigents sont ceux qui sont dans les faux par ignorance et par suite non dans les biens; les principaux vrais de l'Église, dans lesquels ils seront instruits, sont signifiés par les princes, les princes du peuple, avec lesquels ils seront placés ; par faire habiter celle dont la maison était stérile, mère joyeuse de fils, il est signifié que la vie d'après le mariage du vrai et du bien sera chez ceux qui ne l'avaient pas auparavant; habiter signifie vivre, la maison stérile, c'est où il n'y avait pas le mariage du vrai et du bien, la mère joyeuse de fils est l'Église où il y a les vrais qui naissent du bien. Dans Hosée : « Quant à Éphraïm, comme, l'oiseau s'envolera sa gloire, dès l'enfantement, et dès le ventre, et dès la conception. » — IX. 11 ; — que par ces paroles il soit signifié que tout entendement du vrai depuis les derniers jusqu'aux premiers périra, on le voit ci-dessus, N° 710, où elles ont été expliquées. Dans Luc : « Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! car il y aura une grande, détresse sur la terre, et colère contre ce peuple. » — XXI. 23 ; — et dans le Même : « Voici, des jours viendront, où l'on dira : Heureuses les stériles, et les ventres qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point allaité. » —XXIII. 29. —Pareillement,—Matth. XXIV. 19. Marc, XIII. 17; —que ces choses aient été dites de ceux qui peuvent être reçus à la fin de l'Eglise, quand il n'y a aucun vrai réel qui ne soit falsifié, on le voit aussi ci-dessus, No 710. Dans Jérémie : « Comme une perdrix qui amasse et n'enfante point (est) celui qui fait des richesses et non avec jugement; au milieu de ses jours il les laissera, et en sa fin il deviendra insensé. » — XVII. 11; — par la perdrix sont entendus ceux qui apprennent beaucoup de choses de la Parole et des doctrines de l'Eglise, mais non pour les usages de la vie; enfanter, c'est faire des usages, par conséquent vivre, et ainsi être réformé; par les richesses, qu'il ne fait pas avec jugement, sont signifiées les richesses spirituelles, qui sont les connaissances du vrai et du bien ; se les acquérir non pour les usages de la vie, c'est faire des richesses non avec jugement; que ces connaissances, qui ne sont pas devenues choses de la vie, périssent, cela est signifié par « au milieu de ses jours il les laissera ; » qu'enfin elles ne soient pour eux que des connaissances du vrai falsifiées, cela est signifié par « en sa fin il deviendra insensé. » Comme la mère signifiait l'Église, et que les fils et les filles en signifiaient les vrais et les biens, et comme dans les Églises Anciennes, et ensuite dans l'Église Juive, toutes Les choses étaient représentatives et par suite significatives, c'est pour cela qu'il y avait opprobre et ignominie pour les femmes d’être stériles ; voilà pourquoi Rachel « se fâcha contre Jacob de ce qu'elle n'enfantait pas, et dit, quand elle enfanta Joseph : Dieu a retiré mon ignominie. »—Gen. XXX. 1, 23.—Pour la même raison, lorsqu'Élisabeth eut conçu, elle dit : « Ainsi envers moi en a agi le Seigneur aux jours qu'il m'a regardée pour ôter mon ignominie parmi les hommes. » — Luc, I. 24, 25;—delà, il est encore évident que par être en travail, enfanter et engendrer, il est signifié procréer des choses qui appartiennent à l'Église. Dans Esaïe : « Malheur à celui qui dit au père : Qu'engendres-tu? ou à la femme : Qu'enfantes-tu? » — XLV. 10; —ces choses aussi ont été dites de la réformation de l'homme, en ce qu'elle vient du Seigneur et non de l'homme. Dans le Même : « Quand le roi Hizkias eut entendu les paroles de Rabschakeh, il dit : Jour d'angoisse, et de reproche, et d'outrage, ce jour! et sont venus les fils à la bouche de la matrice, et point de force pour enfanter. » — XXXVII. 3; —par « sont venus les fils à la bouche de la matrice, et point de force pour enfanter, » il est signifié qu'on entend et qu'on sait des vrais d'après la Parole, et que cependant on ne se réforme pas par eux ; enfanter signifie fructifier les vrais en les faisant, d'où résulte la réformation; par « jour d'angoisse, et de reproche, et d'outrage, » il est signifié que cela était une douleur du cœur et du mental (animus), et outrageux pour l'Église. Dans Ézéchiel : « Je répandrai ma fureur sur Sin, la force de L'Egypte, et je retrancherai la multitude de No; je mettrai le feu en Egypte, et en travail d'enfant sera Sin, et il n'y aura pas pour rompre. » — XXX. 15,16 ; — par  l'Egypte, Sin et No, sont signifiés les scientifiques et les illusions appartenant à l'homme naturel, qui s'opposent à ce que l'homme soit réformé par les vrais d'après la Parole ; par « en travail d'enfant sera Sin, et il n'y aura pas pour rompre, » à savoir, la matrice, il est signifié qu'ils sauront les vrais, mais néanmoins ne les recevront pas par la vie, et ainsi ne pourront pas être réformés. Puisque par être en travail d'enfant il est signifié recevoir par l'ouïe ou par la lecture les vrais de la Parole, et que par enfanter il est signifié les fructifier et les produire en acte, ce qui est vivre selon ces vrais et ainsi être réformé, c'est pour cela que, quand ces choses sont effectuées avec angoisse et difficulté à cause des faux et des maux qui règnent dans l'Église, lesquels en arrêtent et en pervertissent les vrais et les biens, alors il est dit qu'ils sont saisis de douleur comme celle qui est en travail d'enfant : comme cela a lieu à la fin de l'Église, voilà pourquoi dans la Parole cela est dit de ceux qui vivent dans ce temps; par exemple, dans ce Chapitre de l'Apocalypse, « la femme, qui était enceinte, criait, étant en travail et tourmentée pour enfanter, » —Vers. 2 ; —ce qui signifie que les vrais et les biens spirituels, qui procèdent de la Parole, ne pouvaient être reçus qu'avec une très-grande difficulté et avec angoisse, à cause de l'opposition des maux et des faux qui étaient alors dans l'Église, et qui s'étaient emparés des mentals (animi) attachés à la religion. Cela aussi est signifié par les douleurs comme de celle qui est en travail d'enfant, dans Jérémie : « J'ai entendit une voix comme de quelqu'un qui souffre, comme de celle qui est en travail pour son premier-né, la voix de la fille de Sion, qui soupire, étend ses mains : Malheur, hélas, à moi! car défaillante est mon âme à cause des tueurs. »— IV. 31; — par la fille de Sion, il est entendu l'Église qui est dans les vrais de la doctrine d'après le bien de l'amour; celle-ci est dite soupirer, étendre les mains, parce que défaillante est son âme à cause des tueurs ; les tueurs sont ceux qui détruisent la vie spirituelle de l'homme par les faux et par les maux ; et comme, à cause de cela, les vrais et les biens spirituels ne peuvent être reçus qu'avec angoisse et difficulté, voilà pourquoi il y a lamentation comme de qui souffre, et comme de celle qui est en travail pour son premier-né; par le premier-né est signifié le premier de l'Église d'où toutes les autres choses découlent comme de leur principe. Dans le Même : « Nous avons appris la renommée d'un peuple qui vient de la terre du Septentrion, lâches sont nos mains, une angoisse nous a saisis, une douleur comme de celle qui est en travail: ne sortez point dans le champ, et dans le chemin ne vous en allez point, parce que épée de l'ennemi, terreur de tout côté. »— VI. 24, 25;— par le peuple qui vient de la terre du septentrion sont entendus ceux qui sont dans les faux du mal, et abstractivement les faux du mal qui sont dans l'Église alors dévastée ; par « lâches sont les mains, une angoisse nous a saisis, une douleur comme de celle qui est en travail, » il est signifié qu'alors les vrais sont très-difficilement reçus par la foi et l'amour à cause de l'opposition des faux du mal, et que par suite il y a tourment et douleur du mental (animus) et du cœur; par « ne sortez point dans le champ, et dans le chemin ne vous en allez point, » il est signifié qu'alors il ne faut pas consulter les choses qui appartiennent à l'Eglise ni celles qui appartiennent à la doctrine, le champ est l'Église, et le chemin est la doctrine; la raison de cela, à savoir, parce que le faux de l'enfer, par lequel le vrai est falsifié et éteint, a fait invasion, est signifiée par « parce que épée de l'ennemi, terreur de tout côté; » l'épée est le faux qui détruit le vrai, l'ennemi est l'enfer, et la terreur est la mort spirituelle. D'après ces explications, on peut voir ce qui est entendu par les paroles du Seigneur, dans Matthieu : « Alors que celui qui (sera) sur le toit ne descende pas pour emporter quelque chose de la maison, et que celui qui (sera) dans le champ ne retourne pas en arrière : Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! Il y aura alors une affliction grande, telle que point il n'y en eut depuis le commencement du monde jusqu'à présent. »— XXIV. 17, 18, 19, 21;— ces choses aussi ont été dites de l'état de l'Église vers sa fin, quand les faux du mal et les maux du faux règnent, et que les Vrais de la Parole ne sont reçus que falsifiés et adultérés; cela est entendu par « malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-, là! » et aussi par l'affliction grande, mais ces choses et toutes celles de ce Chapitre ont été expliquées en ordre dans les ARCANES CELESTES. Dans Jérémie : « Interrogez et voyez si un mâle enfante; pourquoi vois-je tout homme ses mains sur ses reins comme celle qui enfante? et changées ont été toutes les faces en pâleur, parce que grand (est) ce jour, et il n'y en aura point comme lui. »— XXX. 6, 7; —cela aussi concerne le dernier état de l'Église, quand il y a jugement dernier; le grand jour est l'avènement du Seigneur, et alors jugement par Lui; par interroger et voir si un mâle enfante, il est signifié si le vrai de la Parole sans le bien de la vie peut produire quelque chose de l'Église, puisque le tout de l'Église est produit par le mariage du bien et du vrai, le mâle signifie le vrai de l'Église, et l'épouse le bien de l'Eglise ; « pourquoi vois-je tout homme ses mains sur ses reins comme, celle qui enfante?» signifie pourquoi s'imagine-t-on que le vrai sans le bien produit des choses qui appartiennent à l'Église ? les reins signifient le mariage, dans le sens spirituel le mariage du vrai et du bien, mais les reins d'un homme comme de celle qui enfante signifient comme serait le mariage du vrai seul sans le bien; « changées ont été toutes les faces en pâleur, » signifie qu'il n'y a rien du bien, parce qu'il n'y a rien de l'amour ni de la charité, la face signifie les affections qui appartiennent à l'amour du bien, par suite la pâleur signifie ces affections étouffées. Dans Ésaïe : « Mes reins ont été remplis d'une douleur grande; des douleurs me saisissent, comme les douleurs de celle qui est en travail d'enfant. »— XXI. 3 ;—ces choses aussi ont été dites du dernier état de l'Église, quand ses vrais et ses biens ne peuvent être reçus qu'avec le plus grand degré de douleur, à cause des maux et des faux qui alors font obstacle; les reins, qui sont dits remplis de douleur, signifient le mariage du bien et du vrai, d'après lequel il y a le Ciel et l'Église; ils sont dits remplis de douleur, quand le vrai ne peut pas être conjoint avec le bien ; c'est donc là ce qui est signifié par «des douleurs me saisissent comme les douleurs de celle qui est en travail d'enfant. » Que la douleur, comme de celle qui est en travail d'enfant, se dise aussi de ceux qui, à cause des faux conjoints aux maux de la vie, ne peuvent plus recevoir les vrais que cependant ils veulent recevoir, lorsque la destruction est imminente, surtout dans le Monde spirituel quand il y a Jugement Dernier, mais qu'il y ait vainement effort, cela est signifié par les douleurs de celle qui est en travail d'enfant, dans les passages qui suivent; dans Esaïe : « Lamentez-vous, car il est proche, le jour de Jéhovah; c'est pourquoi toutes les mains sont lâches, et tout cœur d'homme se fond, et ils sont éperdus ; des tranchées et des douleurs les saisissent; comme celle qui enfante ils sont en travail; l'homme à l'égard de son compagnon est dans l'étonnement; faces de flammes leurs faces. »— XIII. 6, 7, 8; — le jour de Jéhovah, qui est proche, signifie le Jugement Dernier, qui a été fait quand le Seigneur était dans le Monde ; leur terreur alors, à cause d'une destruction imminente, est signifiée par toutes les mains sont lâches, et tout cœur d'homme se fond, et ils sont éperdus;  que vainement alors ils soient susceptibles de recevoir les vrais et les biens du Ciel et de l'Église, à cause des faux du mal dans lesquels ils ont été et sont encore, cela est signifié par « des tranchées et des douleurs les saisissent; comme celle qui enfante ils sont en travail; » qu'ils étaient en eux les maux de la haine et de la colère, cela est signifié par « faces de flammes leurs faces. » Dans Jérémie : « Toi qui habites dans le Liban, qui as ton nid dans les cèdres, combien de grâce trouveras-tu, quand te seront venues des douleurs, une douleur comme de celle qui est en travail? je te livrerai en la main de ceux qui cherchent ton âme. » — XXII. 23, 25 ; — ces choses ont été dites de ceux chez qui il y a la Parole, et par suite les vrais et l'entendement des vrais ; ce sont eux qui sont dits habiter dans le Liban et avoir leur nid dans les cèdres; leur destruction quand arrive le Jugement  Dernier, et alors l'effort pour recevoir les vrais, mais effort vain à cause des faux du mal qui font obstacle, sont signifiés par « combien de grâce trouveras-tu, quand te seront venues des douleurs, une douleur comme de celle qui est en travail ? » qu'alors les faux du mal qui viennent de l'enfer les emporteront, cela est signifié par « je te livrerai en la main de ceux qui cherchent ton âme. » Dans le Même : « Lâche est devenue Damas, elle s'est retournée pour fuir, et une horreur l'a saisie, une angoisse et des douleurs l'ont prise comme celle qui est en travail d'enfant. » —XLIX. 24. — . Dans le Même : « Le Roi de Babel a appris la renommée du peuple qui vient du septentrion; lâches en sont devenues ses mains, une Angoisse l'a saisi, une douleur comme de celle qui est en travail d'enfant. »—L. 43. —Dans Moïse : « Les peuples l'ont entendu, la douleur de celles qui sont en travail d'enfant a saisi les habitants de la Philisthée. » — Exod. XV. 14; — dans ces passages, par les douleurs de celle qui est en travail d'enfant sont signifiées les mêmes choses que ci-dessus. Dans Hosée : « Les douleurs de celle qui est en travail d'enfant viendront sur Éphraïm ; lui, fils non sage, parce que le temps (prescrit)  il ne se tient pas dans l'utérus des fils. »—XIII. 13; — ces paroles ont été expliquées ci-dessus; voir N° 710. Dans Moïse : « Jéhovah Dieu dit à la femme : Multipliant je multiplierai ta douleur et ta conception; dans la douleur tu enfanteras des fils, et à ton mari tu obéiras, et il dominera sur toi. » — Gen. III. 16 ; — par ces paroles, il n’est pas entendu que les femmes enfanteront des fils dans la douleur, mais par la femme il est entendu l'Église qui de céleste est devenue naturelle, cela est signifié par avoir mangé de l'arbre de la science; que l'homme de l'Église puisse difficilement être régénéré par les vrais et par la vie selon les vrais, et qu'il doive subir des tentations pour que les vrais soient implantés et soient conjoints au bien, cela est signifié en ce que la douleur et la conception seront multipliées, et en ce qu'elle enfantera des fils dans la douleur ; la conception signifie la réception du vrai qui provient du bien, et enfanter des fils signifie produire les vrais d'après le mariage du vrai et du bien ; comme les convoitises qui sont chez l'homme naturel viennent de l'amour de soi et du monde, et qu'elles ne peuvent être éloignées que par les vrais, c'est pour cela qu'il est dit « à ton mari tu obéiras, et lui dominera sur toi ; » par le mari il est signifié ici, comme ailleurs dans la Parole, le vrai de l'Église; que l'homme soit réformé et régénéré par les vrais et par la vie selon les vrais, cela a été montré ci-dessus. Maintenant, d'après ces considérations, on peut voir que par les conceptions, les enfantements, les naissances et les générations, dans la Parole, il est signifié des conceptions, des enfantements, des naissances et des générations spirituels.

 

 

 



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