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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 706. 

Et un signe grand fut vu dans le Ciel, signifie un témoignage Divin concernant la future Église et la réception de sa doctrine, et concernant ceux qui l'attaqueront : on le voit par la signification d'un signe grand dans le Ciel, en ce que c'est une manifestation et un témoignage Divins; que ce soit concernant l'Église et la réception de sa doctrine, et aussi concernant l'attaque contre elle; on le voit par ce qui suit; en effet, par la Femme, il est entendu l'Église, par son fils mâle la doctrine, et par le dragon et ses anges, et ensuite par les bêtes, sont entendus ceux qui attaqueront l'Église et sa doctrine. Si cette vision est appelée signe grand, c'est parce que par signe il est entendu une manifestation divine concernant les choses futures, et un témoignage, ici concernant la future Église et sa doctrine, et aussi concernant l’attaque contre elle par ceux qui sont entendus par le dragon et par les bêtes ; cela est appelé signe un raison de ce que cela manifeste et atteste. Dans la Parole, en beaucoup d'endroits, il est parlé de signe et de miracle, et par le signe il est entendu ce qui indique, atteste et persuade au sujet de la chose qu'on demande, mais par le miracle il est entendu ce qui excite, frappe et donne de l'étonnement, ainsi le signe émeut l'entendement et sa foi, et le miracle la volonté et son affection, car c'est la volonté et son affection qui sont excitées, frappées et mises dans l'étonnement, et c'est l'entendement et sa foi qui sont persuadés, à qui il est indiqué, et pour qui se fait le témoignage. Que le signe et le miracle soient différents, on peut le voir en ce que les Juifs, quoiqu'ils eussent vu tant de miracles faits par le Seigneur, lui demandèrent cependant des signes; et aussi, en ce que les prodiges faits en Egypte et dans le désert sont appelés tantôt signes, tantôt miracles, et aussi l'un et l'autre; puis, en outre, on le voit en ce que, dans chaque chose de la Parole, il y a le mariage du vrai et du bien, par conséquent aussi de l'entendement et de la volonté, car le vrai appartient à l'entendement, et le bien appartient à la volonté, et par suite aussi les signes s'y réfèrent aux choses qui appartiennent au vrai, par conséquent à la foi et à l'entendement, et les miracles à celles qui appartiennent au bien, par conséquent à l'affection et à la volonté; de là .donc, on voit clairement ce qui spécialement est entendu par les signes et ce qui l'est par les miracles, lorsque les uns et les autres sont nommés dans la Parole, comme dans les passages suivants; dans Moïse : « J'endurcirai le cœur de Pharaon, afin que je multiplie mes signes et mes miracles dans la terre d'Egypte. » — Exod. VII. 3. — Dans le Même : « Jéhovah a fait des signes et des miracles grands et mauvais en Egypte, à Pharaon et à toute sa maison. » — Deutér. VI. 22. — Dans le Même : « Jéhovah a-t-il tenté (auparavant) de venir prendre pour Lui une nation du milieu d'une nation par des miracles, par des signes, et par des prodiges? » — Deut. IV. 34. — Dans David : « Ils ne se sont point souvenus du jour où Jéhovah a mis en Egypte ses signes, et ses prodiges au champ de Soan. » — ps. LXXVIII. 42, 43. — Dans le Même : « Ils ont mis parmi eux les paroles de ses signes, et des miracles dans la terre de Cham. » — Ps. CV. 27. — Dans le Même : « Il a envoyé des signes et des miracles au milieu de toi, Egypte, contre Pharaon et tous ses serviteurs. » — CXXXV. 9. — Dans Jérémie : « Toi, qui as mis des signes et des miracles dans la terre d'Egypte, et jusqu'à ce jour, même en Israël, et parmi les hommes, et qui as tiré ton peuple Israël de la terre d'Egypte, par des signes et par des miracles. » — XXXII. 20, 21 ; — par ces passages, il est évident que les prodiges faits en Egypte, et ensuite chez les fils d'Israël, sont appelés signes et miracles, signes parce qu'ils étaient des témoignages et persuadaient, miracles parce qu'ils excitaient et saisissaient d'étonnement; ils s'accordent, cependant, en cela, que les choses qui excitent et saisissent d'étonnement sont aussi des témoignages et persuadent, de même que les choses qui excitent la volonté persuadent aussi l'entendement, ou de même que les choses qui meuvent l'affection meuvent aussi la pensée en persuadant. Pareillement dans les Evangélistes : « A la consommation du siècle il se lèvera de faux christs et de faux prophètes, et ils donneront des signes grands et des miracles, et en erreur ils induiront, s'il est possible, même les élus. » — Matth. XXIV. 24. Marc, XIII. 22; — ici aussi, par les signes grands et les miracles, il est signifié de semblables choses, à savoir, pour être des témoignages et persuader, et aussi pour frapper et saisir d'étonnement, d'où résulte une persuasion forte; qui sont ceux qui sont entendus par les faux christs et par les faux prophètes, et qui sont ceux qui sont entendus par les élus, on le voit ci-dessus, N°s 624, 684. Dans Moïse : « S'il se lève au milieu de toi un Prophète, ou un Songeur de songe, qui t'ait donné un signe ou un miracle, et qu'arrive le signe ou le miracle, dont il t'a parlé, disant : Allons après d'autres dieux, tu n'obéiras point. » — Deutér. XIII. 2, 3, 4; — ici, il est dit un prophète et un songeur de songe, et aussi un signe et un miracle, parce que au prophète se réfère le signe, et au songeur de songe le miracle; et cela, parce que par le prophète il est entendu celui qui enseigne, et dans le sens abstrait la doctrine du vrai, et par le songeur celui qui excite à faire ainsi, et dans le sens abstrait l'excitation d'après laquelle on agit; ceci aussi appartient au miracle, et cela au signe; en effet, les prophètes étaient instruits de vive voix par le Seigneur, et les songeurs étaient instruits par des représentatifs qui excitaient à agir; ces représentatifs influaient dans l'affection du songeur et par suite dans la vue de la pensée, car lorsque l'homme songe, son entendement naturel est assoupi, et sa vue spirituelle, qui tire son tout de l'affection, est ouverte : or, ici, c'est la vue qui tire de l'affection les maux, car elle se dit des prophètes qui enseignent des faux et songent des choses vaines, car par « d'autres dieux, » il est entendu les faux et les choses vaines qu'ils ont écoutés et vus. Que les signes signifient des témoignages qui indiquent et persuadent, afin qu'on croie que la chose est ainsi, on le voit par les passages suivants; dans Moïse : « S'ils ne te croient point, et n'écoutent point la voix du premier signe, ils croiront cependant à la voix du dernier signe; et s'ils ne croient, point à ces deux signes, et n'écoutent point ta voix, tu prendras des eaux du fleuve, et elles deviendront du sang. » — Exod. IV. 8, 9; — ceci est dit des miracles faits par Moïse, quand le Seigneur lui apparut dans le buisson ; ils sont appelés signes, parce qu'ils étaient des choses propres à certifier et à persuader aux fils d'Israël de croire que Moïse était envoyé pour les tirer hors d'Egypte; c'est pourquoi, il est dit trois fois de croire, et aussi d'écouter sa voix. Dans le Même : « Jéhovah dit à Moïse. : Jusques à quand ce peuple ne croira-t-il point en Moi, après tous les signes que j'ai faits au milieu de lui? Tous les hommes qui ont vu ma gloire, et les signes que j'ai faits en Egypte et dans le désert, ne verront point cette terre, » — Nomb. XIV. 11, 22; — pareillement ici, les miracles sont appelés signes, parce qu'il est dit croire, car ainsi qu'il a été expliqué, les miracles sont appelés signes parce qu'ils sont pour persuader et introduire la foi; et comme chez ceux qui par crainte n'ont point voulu entrer dans la terre de Canaan les signes n'ont point introduit la foi, c'est pour cela qu'il est dit d'eux qu'ils ne verront point cette terre. Des choses semblables sont signifiées par les signes, — Exod. IV. 17, et X. 1, 2. — Dans les Évangélistes : « Des Scribes et des Pharisiens disaient : Maître, nous voulons de Toi voir un signe. Et, répondant, il leur dit : Une génération méchante et adultère recherche un signe, mais de signe il ne lui sera point donné, sinon le signe de Jonas le prophète : de même que Jonas fut dans le ventre de la baleine trois jours et trois nuits, de même sera le Fils de l'homme dans le cœur de la terre trois jours et trois nuits. » — Matth. XII. 38, 39, 40. Luc, XI. 16, 29, 30 ; — que par le signe il soit entendu un témoignage, afin qu'ils en fussent persuadés et qu'ils crussent que le Seigneur était le Messie et le Fils de Dieu, qui devait venir, cela est évident; car les Miracles que le Seigneur avait faits en abondance, et qu'ils avaient vus, n'étaient point pour eux des signes; et cela, parce que les Miracles, comme il a été dit ci-dessus, ne sont des signes que chez les bons : si Jonas a été dans le ventre de la baleine trois jours et trois nuits, et si cela a été pris pour signe, c'était parce que cela signifiait la sépulture et la résurrection du Seigneur, ainsi la glorification de son Humain jusqu'au plein; trois jours et trois nuits signifient aussi jusqu'au plein. Dans Matthieu : « Les Pharisiens et les Sadducéens, pour tenter Jésus, demandèrent qu'il leur fit voir un signe du Ciel; mais Lui, répondant, leur dit : Quand le soir est venu, vous dites : Beau temps, car le ciel est rouge; et le matin : Aujourd'hui, tempête, car rouge et sombre est le ciel Hypocrites! l'apparence du ciel, vous savez la discerner, mais les signes des temps, ne le pouvez-vous pas? Une nation méchante et adultère recherche un signe, mais de signe il ne lui sera point donné, sinon le signe de Jonas le prophète. » — XVI. 1, 2, 3, 4 ; — par le signe qu'ils demandèrent du ciel, il est aussi entendu ici un témoignage, afin d'être persuadés et de croire que le Seigneur était le Fils de Dieu, quoiqu'il ait été fait des miracles qu'ils n'appelaient pas des signes; si le Seigneur a parlé alors du soir et du matin, c'est parce que par le soir et le matin il est signifié l'avènement du Seigneur, ici quand l'Église chez les Juifs eut été dévastée; pour eux alors il y avait beau temps, parce qu'ils ne Le connaissaient point, et vivaient en sécurité dans les faux d'après le vrai, c'est là le soir; mais quand ils L'eurent connu, et qu'en raison des faux d'après les maux, dans lesquels ils étaient, ils L’eurent nié et attaqué, ce fut là le matin quand il y a tempête : de là vient que le Seigneur a dit : « Hypocrites! l'apparence du ciel, vous savez la discerner, mais les signes des temps, » à savoir, son avènement, « ne le pouvez-vous pas? » comme c'était une nation méchante et adultère, à savoir, adultérant la Parole, c'est pour cela qu'il dit que de signe il ne leur serait point donné; comme aussi dans Marc :  « Les Pharisiens commencèrent à contester avec Jésus, lui demandant un signe du Ciel; et, soupirant en son esprit, il dit : Pourquoi cette génération recherche-t-elle un signe? En vérité, je vous dis : Il ne sera point donné de signe à cette génération.» — VIII. 11, 12; — qu'ici le signe signifie un témoignage d'après lequel ils sauraient manifestement, reconnaîtraient et croiraient que le Seigneur était le Fils de Dieu qu'ils attendaient d'après les prédictions dans les Prophètes, on peut le voir en ce que, « soupirant en son esprit, le Seigneur dit : Pourquoi cette génération recherche-t-elle un signe? En vérité, je vous dis : Il ne sera point donné de signe à cette génération; » il en fut ainsi, parce que si cela leur eût été manifestement révélé ou dit du Ciel, et qu'ainsi persuadés ils eussent reconnu et cru, néanmoins dans la suite ils auraient rejeté; et rejeter, après avoir reconnu et cru, c'est profaner, et le sort des profanateurs est le pire de tous dans l'enfer : que ce soit pour cela qu'il ne leur a pas été donné du Ciel un témoignage manifeste, on le voit par ces paroles, dans Jean : « Il a aveuglé leurs yeux, et il a endurci leurs cœurs, de peur qu'ils ne voient des yeux, et ne comprennent du cœur, et qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. » — XII. 40; — se convertir et être guéri, ici, c'est profaner, ce qui a lieu quand on reconnaît les vrais et les biens, et principalement quand  on reconnaît le Seigneur, et qu'ensuite on le nie; il en eût été ainsi, si les Juifs par un signe s'étaient convertis et avaient été guéris; voir des yeux et comprendre du cœur, signifie recevoir par l'entendement et par la volonté, ou par la foi et par l'amour; d'après ces explications, il est évident que le signe signifie un témoignage manifeste; sur le sort des profanateurs, voir dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 172. Dans Jean : « Les disciples dirent à Jésus : Quel signe fais-tu donc, Toi, afin que nous voyions et que nous Te croyions? Qu'est-ce que tu opères? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, ainsi qu'il est écrit : Du pain du Ciel il leur a donné à manger, Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Moïse ne vous a point donné le pain du Ciel, mais mon Père vous donne le Pain du Ciel, le véritable; car le Pain de Dieu est celui qui descend du Ciel, et qui donne la vie au Monde. » — VI: 30, 31, 32, 33; — ici aussi, les disciples voulaient un signe; que par là il soit signifié un témoignage afin qu'ils crussent, cela est évident, car ils dirent « afin que nous voyions et que nous Te croyions; qu'est-ce que tu opères? » Si alors ils ont parlé de la manne, et si le Seigneur a répondu en parlant du Pain du Ciel, c'est parce que par le Pain il est signifié tout bien et tout vrai qui nourrit l'âme, et dans le sens suprême le Seigneur Lui-Même, de qui procède le tout de la doctrine et le tout de la nutrition spirituelle, par quoi il donne un témoignage pour qu'on voie et qu'on croie. Que néanmoins il ait été donné un témoignage, qui est un signe du Ciel, aux trois disciples, Pierre, Jacques et Jean, on le voit d'après la transfiguration du Seigneur, car alors ils virent sa gloire, et même ils entendirent une voix du Ciel, disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-Le. » — Matth. XV. 5. Marc, IX. 7. Luc, IX. 35. — Dans le Même : « Quand Jésus eut chassé du Temple ceux qui vendaient, les Juifs dirent : Quel signe nous montres-tu, que tu fasses ces choses. Jésus répondit et leur dit : Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » — II. 16, 18,19; — qu'ici, par montrer un signe, il soit signifié donner un témoignage par quelque chose d'étonnant ou par une voix du Ciel, cela est évident; mais comme un tel témoignage les eût damnés plutôt que sauvés, ainsi qu'il vient d'être dit, c'est pour cela que le Seigneur leur répondit en disant du Temple, par lequel il entendait son corps, qu'il serait détruit, c'est-à-dire, qu'il mourrait, et que glorifié il ressusciterait le troisième jour; c'est aussi cela que le Seigneur entendait par le signe de Jonas dans le ventre de la baleine pendant trois jours et trois nuits. Que par le Temple, dans le sens suprême, il soit signifié le corps du Seigneur, on le voit dans Jean, — II. 21. — Dans Luc : « L'Ange dit aux bergers : Il vous est né aujourd'hui un Sauveur, lequel est Christ Seigneur, dans la ville de David. Et voici pour vous le signe : Vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes, couché dans une crèche. » — II. 11,12,16;—comme par le signe il est entendu un témoignage pour qu'ils crussent que le Sauveur du Monde était né, c'est pour cela qu'il est dit qu'ils Le trouveraient couché dans une crèche enveloppé de langes; mais on ne peut pas savoir que c'était la un témoignage, à moins qu'on ne sache ce qui est entendu par la crèche, et ce qui est entendu par les langes; par la crèche est entendue la doctrine du vrai d'après la Parole, par la raison que les chevaux signifient l'entendement de la Parole, comme on peut le voir par ce qui a été montré ci-dessus, N°s 355, 364, et dans l'Opuscule DU CHEVAL BLANC, Nos 2, 3, 4; de là, par la crèche, où est le manger des chevaux, il est signifié la doctrine du vrai d'après la Parole. Il est dit aussi dans le Vers. 7 de ce Chapitre que cela arriva parce qu'il n'y avait point de place dans l'hôtellerie, car par l'hôtellerie il est signifié un lieu d'instruction; cela aussi est signifié par l'hôtellerie, — Luc, X. 34. XXII, 11. Marc, XIV. 14, et ailleurs; — et c'était chez les Juifs, qui alors étaient dans de purs faux par l'adultération de la Parole; c'est donc là ce qui était signifié par « il n'y avait pas de place dans l'hôtellerie; » car s'il eût plu au Seigneur, il aurait pu naître dans la cour la plus brillante et être mis dans un lit orné de pierres précieuses; mais c'aurait été chez ceux qui n'étaient pas dans quelque doctrine du vrai, ni dans quelque représentation céleste : il est dit aussi « enveloppé de langes, » parce que les langes signifient les premiers vrais, qui sont les vrais de l'innocence, lesquels sont aussi les vrais du Divin Amour, car la nudité, lorsqu'elle se dit de l'enfant, signifie la privation du vrai : d'après ces explications, on peut voir d'où vient qu'il a été dit par les Anges « voici pour vous le signe : Vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes, couché dans une crèche. » Dans les Évangélistes : « Les disciples dirent à Jésus : Quel sera le signe de ton avènement et de la consommation du siècle? » — Matth. XXIV. 3. Marc, XIII. 4. Luc, XXI. 7; — par l'avènement du Seigneur et par la consommation du siècle, il est signifié le commencement de l'Église nouvelle et la fin de l'Église précédente, par l'avènement du Seigneur le commencement de l'Église nouvelle, et par la consommation du siècle la fin de la vieille Église; c'est pourquoi, dans ces Chapitres, le Seigneur instruit les disciples sur la vastation successive de l'Église précédente, et sur l'instauration de l'Église nouvelle à la fin de celle-là; mais il les instruit et les enseigne par de pures correspondances, qui ne peuvent être développées et connues que par le sens spirituel, et comme c'était par des correspondances que le Seigneur parlait, c'est pour cela qu'elles étaient toutes des signes, ainsi des témoignages; elles sont aussi appelées signes par le Seigneur; par exemple, dans Luc : « Il y aura des choses épouvantables et de grands signes venant du Ciel. Il y aura des signes dans le Soleil et dans la Lune et dans les Étoiles, et sur la terre angoisse de nations en désespoir, mer et flots retentissant. » — XXI. 11,25.—Dans Matthieu: « Et alors apparaîtra le signe du Fils de l'homme, et alors se lamenteront toutes les Tribus de la terre, et elles verront le Fils de l'homme venant dans les nuées du Ciel avec puissance et gloire. » —XXIV. 30; — mais ce qui est signifié dans le sens spirituel par ces paroles et par les autres du Chapitre XXIV, dans Matthieu, a été expliqué dans les arcanes célestes; et ce qui est signifié par l'apparition du signe du Fils de l'homme dans les nuées du Ciel a été expliqué dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, N° 1 ; c'est pourquoi, il n'est pas nécessaire de l'expliquer davantage ici. Dans Marc : « Jésus dit aux disciples : Ces signes suivront ceux qui croiront : En mon Nom les démons ils chasseront, des langues nouvelles ils parleront; des serpents ils saisiront; quand même quelque chose de mortel ils auraient bu, cela ne leur nuira point; à des malades les mains ils imposeront, et bien ils se porteront. Et eux, étant partis, prêchèrent partout, le Seigneur opérant avec eux par les signes qui suivaient. » — XVI. 17, 18, 20; — ces choses, quoiqu'elles fussent des miracles, ont cependant été appelées signes, parce qu'elles témoignaient de la Divine Puissance du Seigneur qui les opérait, c'est pourquoi il est dit « le Seigneur opérant avec eux par ces signes ; » elles auraient été appelées miracles, si elles eussent été appliquées aux méchants, car chez ceux-ci ces choses donnent seulement de l'étonnement et frappent le mental (animus), et néanmoins ne persuadant pas de croire; il en est autrement chez les bons, car pour eux elles sont des témoignages qui persuadent de croire ; c'est même pour cela qu'elles sont appelées signes, et qu'il est dit « ces signes suivront ceux qui croiront; » mais comment ces signes ont pu persuader de croire, c'est aussi ce qui sera dit en peu de mots : Ces signes miraculeux, à savoir, qu'ils chasseraient les démons, parleraient de nouvelles langues, saisiraient des serpents, n'éprouveraient aucun mal s'ils buvaient quelque chose de mortel, et qu'on se porterait bien par suite de l'imposition des mains, étaient dans leur essence, et dans leur origine, des spirituels d'où ces choses profluaient et arrivaient comme effets, car c'étaient des correspondances qui tirent du Monde spirituel, par l'influx procédant du Seigneur, tout ce qui leur appartient ; ainsi chasser les démons au Nom du Seigneur tire son effet de ce que le Nom du Seigneur, entendu spirituellement, est le tout de la doctrine d'après la Parole par le Seigneur, et de ce que les démons sont les faux de tout genre, qui ainsi sont chassés, c'est-à-dire, éloignés au moyen de la doctrine d'après la Parole par le Seigneur; parler de nouvelles langues tire son effet de ce que les nouvelles langues sont les doctrinaux pour la nouvelle Église; saisir des serpents, c'était parce que les serpents signifient les enfers quant à la malice, et qu'ainsi ils seraient en sûreté contre leur infestation; n'éprouver aucun mal s'ils buvaient quelque chose de mortel, c'était que la malice des enfers ne les infecterait pas; se bien porter par suite de l'imposition des mains, c'était que par la communication et la conjonction avec le Ciel, ainsi avec le Seigneur, ils seraient guéris des maladies spirituelles, qui sont appelées iniquités et péchés, l'imposition des mains des disciples correspondait à la communication et à la conjonction avec le Seigneur, et ainsi à l'éloignement des iniquités par sa Divine Puissance. Dans Ésaïe : « Jéhovah dit à Achaz : Demande, pour toi un signe de Jéhovah; en profondeur indique-(le), ou élève-(le) en haut. Le Seigneur vous donne un signe; voici, la Vierge concevra et enfantera un fils, et elle appellera son Nom Dieu avec nous. » — VII. 11, 14; — si ces choses ont été dites à Achaz, roi de Jehudah, c'est parce que contre lui avaient porté la guerre jusqu'à Jérusalem le roi de Syrie et le roi d'Israël, dans le parti desquels était aussi la Tribu d'Éphraïm; mais toutefois ils ne prévalurent point, et cela parce que le roi de Syrie y représentait l'externe ou le naturel de l'Église, le roi d'Israël l'interne ou le spirituel, et Éphraïm l'intellectuel ; mais là étaient perverties ces trois choses, à savoir, le naturel, le spirituel et l'intellectuel, qui voulaient attaquer la doctrine du vrai, représentée par le roi de Jehudah et par Jérusalem, c'est pourquoi ils ne réussirent point; or, afin qu'Achaz fût certain de l'inutilité de leur effort, il lui est dit de demander un signe, c'est-à-dire, un témoignage pour en avoir la certitude, et il lui fut donné de choisir s'il voulait l'avoir ou du Ciel ou de l'Enfer, ce qui est signifié par « en profondeur indique-le ou élève-le en haut, » car ce roi était mauvais; mais comme Jérusalem, par laquelle est signifiée la doctrine du vrai d'après la Parole, ne devait pas être détruite par eux avant l'avènement du Seigneur, c'est pour cela qu'il lui fut donné un signe miraculeux pour témoigner de cette chose, à savoir, que la Vierge concevrait et enfanterait un Fils, dont le Nom serait Dieu avec nous; que plus tard cette Église serait détruite, cela est dit ensuite dans ce Chapitre. Dans le Même : « Ceci te sera pour signe de la part de Jéhovah : Voici, je ramènerai l'ombre des degrés, qui est descendue par les degrés d'Achaz pour le soleil, en arrière de dix degrés, en sorte que rétrograde le soleil de dix degrés par les degrés qu'il avait descendus. » — XXXVIII. 7, 8; — ce signe a été donné au roi Hizkiah pour témoignage que le Seigneur le mettrait en sûreté, lui et Jérusalem, contre le roi d'Assyrie, comme il est dit au Verset 6 de ce Chapitre; par le roi d'Assyrie a été signifié le Rationnel perverti qui détruit toutes les choses de l'Église; c'est pourquoi par ce signe a été pareillement représentée la nouvelle Église qui serait instaurée par le Seigneur, mais ici que le temps serait différé au-delà de ce qui vient d'être dit ci-dessus à Achaz; par le retrait de l'ombre qui était descendue par les degrés d'Achaz pour le soleil, il est signifié le retrait du temps avant que cela se fasse; par les degrés d'Achaz est signifié le temps, ici jusqu'à l'avènement du Seigneur; par l'ombre, là, il est signifié sa progression depuis le lever jusqu'au coucher; par ramené en arrière de dix degrés, il est signifié la prolongation de temps pendant plusieurs années encore, car dix signifie plusieurs; par le soleil qui rétrogradera, il est signifié l'avènement du Seigneur : mais cela va être illustré davantage : L'avènement du Seigneur a eu lieu, quand ce fut la fin de l'Église Juive, c'est-à-dire, quand dans cette Église il n'y eut de reste aucun bien ni aucun vrai ; cela est entendu par « quand fut consommée l'iniquité, » et aussi par « la plénitude des temps, » dans laquelle le Seigneur devait venir; le temps entier de la durée de l'Église Juive, a été représenté par les degrés d'Achaz, son commencement par le premier degré là, c'est-à-dire, quand le soleil est à son lever, et sa fin par le dernier degré au coucher; de là, il est évident que par le retrait de l'ombre du coucher vers le lever, il est entendu la prolongation de ce temps. Si cela se fit par les degrés d'Achaz, c'est parce qu'Achaz était un mauvais roi et avait profané les choses saintes de l'Église; si donc ses successeurs eussent agi pareillement, la fin de cette Église serait arrivée en peu de temps; mais comme Hizkiah était un bon roi, le temps a été prolongé, car l'iniquité de cette nation ne devait pas parvenir si vite à sa consommation, c'est-à-dire, à sa fin. Dans le Même : « Dites au roi Hizkiah : Ceci-te sera pour signe : Manger cette année ce qui naît de soi-même, et la seconde année ce qui croît de soi-même; mais à la troisième année, semez, moissonnez et plantez des vignes, et mangez-en le fruit. » — XXXVII. 30; — cela a été dit au roi Hizkiah, quand Sanchérib, roi d'Assyrie, lui fit la guerre, et parla avec orgueil de lui-même, et avec mépris de Dieu et d'Israël; c'est aussi pour cela que cent quatre-vingt mille hommes, furent frappés dans son camp, et que lui-même fut tué par ses fils; la raison pour laquelle ceci est arrivé, c'est que par l'Assyrie il est signifié le rationnel, et pareillement par le roi d'Assyrie, et par la Judée le céleste de l'Église, et par son roi le spirituel de l'Église; mais là, par le roi d'Assyrie le rationnel perverti, lequel, par des raisonnements faux, détruit tous les célestes et tous les spirituels de l'Eglise, qui en sont les biens et les vrais ; et puisque par la Judée et par son roi il est signifié le céleste et le spirituel de l'Église qui sera fondée par le Seigneur quand il viendra dans le monde, c'est pour cela qu'il est dit des choses par lesquelles est décrite la régénération de ceux qui seront de cette Église; c'est pourquoi, par le signe que la première année ils mangeraient ce qui naît de soi-même, il est signifié le bien céleste qui sera implanté en eux par le Seigneur; par ce qui croît de soi-même la seconde année, il est signifié le vrai de ce bien qui par suite sera en eux ; par semer, moissonner, planter des vignes et en manger le fruit, sont signifiés tous les biens et tous les vrais qui en profluent ; par semer et moissonner, il est signifié l'implantation du bien et sa réception ; par planter des vignes, l'implantation du vrai et sa réception; et par en manger le fruit, la jouissance des biens et des bonheurs qui en proviennent, et qui sont à l'homme régénéré : ces choses sont appelées signes, parce qu'elles sont des témoignages concernant l'Eglise Céleste chez ceux qui sont entendus par la Judée dans le sens spirituel, et dont la régénération est faite par le Seigneur au moyen de l'implantation du bien céleste; ensuite au moyen de l'implantation du bien spirituel qui dans son essence est le vrai du bien céleste, et enfin au moyen de la multiplication et de la fructification dans l'homme naturel. Dans le Même : Ainsi a dit Jéhovah le Saint d'Israël et son Formateur : Des signes ils M'ont demandé sur mes fils, et sur l'œuvre de mes mains ils M'ont commandé; Moi, j'ai suscité Celui-ci dans la justice, et tous ses chemins je rectifierai; Lui, bâtira ma ville, et ma captivité il relâchera, sans rançon ni présent. » :—XLV. 11, 13; — là aussi, il s'agit de l'avènement du Seigneur, et de l'instauration de l'Église par Lui ; le Seigneur est entendu par Jéhovah, le Saint d'Israël et son Formateur; il est dit le Saint d'Israël d'après le Divin Vrai, et son Formateur d'après l'instauration de l'Église parce vrai, et Israël est l'Église; c'est pourquoi, par ses fils, sur lesquels ils ont demandé des signes, il est entendu ceux qui sont dans les vrais par le Seigneur, et par  l'œuvre de ses mains il est entendu leur formation, et l'instauration de l'Église chez eux; «j'ai suscité Celui-ci dans la justice, et tous ses chemins je rectifierai, » signifie que le Divin Bien et le Divin Vrai lui appartiennent, car la Justice, dans la Parole, se dit du Bien, et les chemins signifient les vrais qui conduisent, ici les Divins Vrais, parce qu'il s'agit du Seigneur; «Lui, bâtira ma ville, et ma captivité il relâchera, » signifie qu'il rétablira la doctrine du vrai, et qu'il délivrera ceux qui sont dans les faux par ignorance, car la ville signifie la doctrine du vrai, et la captivité les faux de l'ignorance, dans lesquels étaient les nations, et par ces faux elles étaient dans la captivité spirituelle; «sans rançon ni présent, » signifie gratuitement d'après l'Amour Divin. Dans le Même: « Qu'ils vous annoncent les choses qui arriveront; celles qui étaient auparavant, indiquez-les; et mettons-y notre cœur, et sachons-en la fin; ou les choses à venir faites-nous entendre ; indiquez un signe pour ce qui doit arriver, afin que nous sachions que (vous êtes) des dieux, vous. » — XLI. 22, 23; —qu'il appartienne au Seigneur Seul, et non à aucun homme ou à aucun esprit, de dire les choses passées antérieurement et les choses futures, cela est exprimé par indiquer un signe pour ce qui doit arriver, afin que nous sachions que vous êtes des dieux ; c'est la conclusion des choses qui précèdent; c'est pourquoi indiquer un signe, c'est donner un témoignage pour persuader de Croire. Dans Ézéchiel : « Prends une plaque de fer, et fais-en une muraille de fer entre toi et la ville, et dresse tes faces contre elle, afin qu'elle soit assiégée, et que tu la serres de près; signe, cela, pour la maison d'Israël. » — IV. 3 ; — ces choses, et toutes les autres dans ce Chapitre, sont des représentatifs , de l'état de l'Église chez la Nation Juive, signifiant que chez-eux il n'y avait d'autre vrai que le vrai falsifié et adultéré, qui en soi est le faux ; un tel vrai est signifié par la plaque de fer, dont il devait faire une muraille entre lui et la ville; et parce que ce vrai est dur comme le fer, chassant, tout vrai réel, et n'en admettant aucun, il est dit « afin qu'elle soit assiégée, et que tu la serres de près; » que ce signe témoigne, au sujet de l'Église, qu'elle est telle, cela est signifié par « signe, cela, pour la maison d'Israël; » le signe est le témoignage, et la maison d'Israël est l'Église. Dans David : « L'ennemi a tout gâté dans le sanctuaire; tes ennemis ont rugi au milieu de ta fête ; ils ont mis leurs signes pour signes ; nos signes nous ne voyons point; il n'y a plus de prophète. » — Ps. LXXIV. 3, ‘, 9 ; — « l'ennemi a tout gâté dans le sanctuaire, » signifie que le mal a détruit les choses saintes de l'Église ; « tes ennemis ont rugi au milieu de ta Tête,» signifie que tous les faux ont détruit toutes les choses du culte, « ils ont mis leurs signes pour signes,» signifie qu'ils ont témoigné et persuadé par toutes choses ; « nos signes nous ne voyons point, » signifie qu'aucun témoignage du vrai n'est accepté dans l'Eglise; « il n'y a plus de prophète, » signifie qu'il n'y a aucune doctrine du vrai. Dans le Même : « Jéhovah! fais à mon égard un signe en bien, afin que (le) voient ceux qui me haïssent, et qu'ils soient confus, de ce que Toi, Jéhovah, tu m'auras aidé, et m'auras consolé. » — Ps. LXXXVI. 17; — faire un signe en bien signifie un témoignage que Jéhovah l'aide et le console, comme il est dit ensuite, car cela est le bien en quoi Jéhovah doit faire le signe; comme le signe en est le témoignage, c'est pour cela qu'il est dit « afin que le voient ceux qui me haïssent, et qu'ils soient confus. » Dans le Même : « Dieu qui affermit les montagnes par sa force est ceint de puissance ; il fait cesser le tumulte des mers, le tumulte de leurs flots, et le bruit des peuples, afin que craignent les habitants des extrémités à cause de tes signes. » — Ps. LXV. 7, 8, 9; — ainsi est décrite la Divine Puissance du Seigneur par des choses qui témoignent pour que l'on croie; mais les choses qui témoignent, lesquelles sont les signes, ne consistent pas en ce qu'il affermit les montagnes, fait cesser le tumulte des mers et des flots et le bruit des peuples, car ces choses ne sont pas des signes propres à persuader ceux qui attribuent tout à la nature; mais les signes qui témoignent de la Divine Puissance du Seigneur sont les choses qui sont entendues dans le sens spirituel, dans lequel il s'agit du Ciel et de l'Église; car dans ce sens, par les montagnes, qu'il affermit par sa force, sont entendus les Cieux supérieurs, parce que les Anges de ces Cieux habitent sur des montagnes, et dans le sens abstrait il est
entendu l'amour envers le Seigneur et la charité à l'égard du prochain; ce sont là les choses que le Seigneur, ceint de, puissance, affermit par sa force, c'est-à-dire, fait qu'elles subsistent à éternité; que les montagnes signifient ces choses, on le voit ci-dessus, N° 405 ; par le tumulte des mers et le tumulte des flots, il est entendu les discussions et les raisonnements de ceux qui sont au-dessous des Cieux, et qui sont naturels et sensuels; que les mers signifient les choses qui appartiennent à l'homme naturel, ainsi les hommes naturels, et que par suite leur tumulte et leurs flots signifient les discussions et les raisonnements, on le voit aussi ci-dessus, N° 342; par le bruit des peuples sont entendues les contradictions d'après les faux, car par les peuples sont signifiés ceux qui sont dans les vrais, et dans le sens opposé ceux qui sont dans les faux ; voir ci-dessus, N°s 175, 331, 625; « afin que craignent les habitants des extrémités à cause de tes signes, » signifie le saint culte d'après la foi concernant la Divine Puissance, chez ceux qui sont dans les derniers du Ciel et de l'Église; que craindre, ce soit rendre un culte au Seigneur d'après la charité et la foi, on le voit ci-dessus, N° 696; et que les habitants des extrémités soient ceux qui sont dans les derniers du Ciel et de l'Église, et là dans la foi de la charité, on le voit en ce que les extrémités sont les derniers du Ciel et de l'Église : d'après ces explications, il est évident que les signes, ici, signifient des témoignages concernant la Divine Puissance du Seigneur. Dans Jérémie : « Ceci sera pour vous le signe, que je ferai la visite sur vous en ce lieu, afin que vous sachiez que seront tenues mes paroles sur vous en mal; voici, Moi, je livre le roi d'Egypte en la main de ses ennemis, et en la main de ceux qui cherchent son âme. » — XLIV. 29, 30; — là, il s'agit de ceux de l'Église, qui sont devenus naturels, lesquels sont entendus par ceux qui ont voyagé en Egypte et en sont revenus; que ceux-là seront détruits par les maux et par les faux, c'est ce qui est entendu en ce qu'il livrera le roi d'Egypte en la main de ses ennemis, et en la main de ceux qui cherchent son âme; là, les ennemis sont ceux qui sont dans les maux, et ceux qui cherchent l'âme ceux qui sont dans les faux, ainsi abstractivement les maux et les faux ; que l'Egypte soit l'homme naturel, on le voit ci-dessus, N° 654; cela est appelé signe, parce que c'est un témoignage que la chose arrivera ainsi; c'est même pour cela qu'il est dit «afin que vous sachiez que seront tenues mes paroles sur vous en mal. » Que le signe soit un témoignage concernant la certitude, on peut encore le voir par les passages' suivants; dans Esaïe : « Hizkiah dit : Quel signe (aurai-je) que je monterai à la maison de Jéhovah?»  — XXXVIII. 22. — Dans le Livre des Juges : « Guidéon dit à l'Ange de Jéhovah : Fais-moi un signe, que c'est toi qui parles avec moi; ce fut que, quand il toucha avec le bâton la chair et les azymes, que Guidéon offrait, le feu monta du rocher et les consuma.» — VI. 17, 21. —Dans le Livre I de Samuel : « Ceci (sera) pour toi le signe, ce qui arrivera à tes deux fils, qu'en un même jour ils mourront tous deux. » — II. 34.—Dans le Même Livre : « Si les Philistins disent : Montez vers nous; alors nous monterons, parce que Jéhovah les a livrés en notre main; cela (sera) pour nous le signe. » — XIV. 10. — Des choses presque semblables sont signifiées par les signes de L'Alliance, — Gen. IX. 13. XVII. 11. Ézéch. XX. 12, 20, — et ailleurs, à savoir, des témoignages de conjonction. Les Témoignages sont aussi signifiés par les Signes faits par des méchants, et qui apparaissaient comme des Miracles, dans les passages suivants; dans Ésaïe : « Jéhovah rend vains les signes des menteurs; les devins il rend insensés, rejetant les sages en arrière, et leur science il rend folle. » — XLIV. 25. — Dans Jérémie : « Jéhovah dit : Le chemin des nations n'apprenez point, et des signes des Cieux ne soyez point consternés, car consternées en sont les nations; les statuts des nations, vanité, eux. » — X. 2, 3. — Dans l'Apocalypse : « La Bête montant de la terre fait des signes grands, tellement que même du feu elle fait descendre du Ciel en la terre devant les hommes ; et elle séduit ceux qui habitent sur la terre, à cause des signes qu'il lui a été donné de faire. »—XIII. 13,14. — Ailleurs : « Ce sont des esprits de démons, qui font des signes pour s'en aller vers les rois de la terre, afin de les assembler pour la guerre de ce jour grand. » — XVI. 14. — Et ailleurs : « Et fut prise la bête, et avec elle le faux prophète qui avait fait des signes devant elle, par lesquels il avait séduit ceux qui recevaient le caractère de la bête. » — XIX. 20. — Quant à ce qui est entendu par les signes sur la main et au front, voir ci-dessus, No 427. Mais les signes qui étaient placés sur les montagnes pour rassembler le peuple pour la guerre, pour le combat, et ainsi du reste, signifiaient des indications pour exécuter les commandements; comme dans Ésaïe : « Il arrivera en ce jour-là que la racine de Jishaji, dressée pour signe des peuples, les nations la chercheront, et sera son repos gloire. Quand il élèvera un signe pour les nations, et qu'il assemblera les expulsés d'Israël, et les dispersées de Jehudah des quatre ailes de la terre. » — XI. 10, 14, 12. —Dans Jérémie : « Établis-toi des signes, pose-toi des colonnes, applique ton cœur au sentier, au chemin (où) tu dois aller. » — XXXI. 21 : — Dans le Même : « Annoncez parmi les nations et faites entendre, et levez le signe; elle est prise, Babel. » — L. 2. — Dans le Même : « Contre les murailles de Babel levez le signe, tenez la garde, placez des sentinelles. Levez le signe sur la terre, sonnez de la trompette parmi les nations. » — LI. 12, 27; — et ailleurs, surtout dans les Historiques de la Parole. D'après toutes ces choses qui ont été rapportées d'après la Parole, on peut voir que par un signe grand vu dans le Ciel, il est signifié une Divine Manifestation et un Divin Témoignage, comme aussi dans le Verset 3 de ce Chapitre, et ensuite, Chapitre XV. 1.

 

 

 



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