| Apocalypse Expliquée 691. De ce que tu t'es saisi de ta puissance grande et es entré dans ton Règne, signifie l'instauration du nouveau Ciel et de la nouvelle Église, le précédent Ciel et la précédente Eglise étant détruits : on le voit par la signification de se saisir de sa puissance grande et d'entrer dans son règne, en ce que c'est qu'après la destruction du précédent Ciel et de la précédente Église, le nouveau Ciel et la nouvelle Église seraient instaurés; que ce soit là ce qui est entendu par se saisir de sa puissance grande et par entrer dans son règne, c'est parce que le Seigneur possède alors la toute-puissance et le règne ; en effet, sa volonté alors est faite, car les Anges du Ciel et les hommes de l'Église se laissent alors conduire par Lui, puisqu'ainsi il les gouverne tous selon l'ordre d'après Lui-Même, en les tenant dans les Divins Biens et dans les Divins Vrais qui procèdent de Lui, et en les détournant des maux et des faux qui proviennent de l'enfer, ce qui ne peut pas être fait avant que les méchants aient été séparés d'avec les bons et jetés dans l'enfer, ni avant que le nouveau Ciel ait été fait avec les bons : ces choses sont mises en acte par le Jugement Dernier, dont il est question dans ce qui suit. Que le Seigneur ait alors la puissance et le règne, c'est ce qui peut être illustré par une comparaison avec le Soleil du Monde : Tant que dure l’hiver, le soleil n'a aucune puissance ou aucun règne sur la terre, parce que sa chaleur n'est point reçue, car le froid de l'air et de la terre l'éteint ; mais quand vient le printemps, alors le soleil a puissance et règne, car alors sa chaleur est reçue, et aussi sa lumière parce qu'elle est conjointe à la chaleur, et par elles toute la terre fleurit : il en est de même de la puissance et du règne du Seigneur, qui viennent quand les méchants ont été séparés d'avec les bons et ont été jetés dans l'enfer, car eux sont des froids comme ceux de l'hiver, et ils éteignent la chaleur spirituelle du soleil, qui est l'amour, et font que le Seigneur n'a ni puissance ni règne, quoique, considéré en Lui-Même, il soit perpétuellement dans une semblable toute-puissance, mais non dans les sujets, avant que le nouveau Ciel et la nouvelle Église existent .
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