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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 650. 

650.  La bête qui monte de l'abîme fera la guerre contre eux, signifie l'attaque d'après l'amour infernal: on le voit par la signification de la bête en ce qu'elle est l'affection de l'homme naturel dans l'un et l'autre sens, ainsi qu'il va être montré; par la signification de l’abîme, en ce que c'est l'enfer, comme ci-dessus, N° 538; et par la signification de faire la guerre, en ce que c'est attaquer, car par les guerres, dans la Parole, il est signifié des guerres, non pas telles qu'elles sont dans notre Monde, mais telles qu'elles sont dans le Monde spirituel, lesquelles 'sont toutes des combats par les faux d'après le mal contre les vrais d'après le bien ; que ces combats soient signifiés par les guerres dans la Parole, on le verra dans ce qui suit, où les guerres sont de nouveau nommées : d'après cela, on peut voir que par « la bête qui monte de l'abîme fera la guerre contre eux, » à savoir, contre les témoins, il est signifié que l'amour infernal d'après les faux du mal attaquera les vrais du bien. Avant de montrer que par la bête il est signifié l'amour ou l'affection de l'homme naturel, il sera dit quelque chose de l'attaque : L'amour infernal est principalement l'amour de soi, car l'amour de soi est l'amour du propre de l'homme, et le propre de l'homme n'est que mal; c'est pourquoi, autant l'homme est dans cet amour, autant il est contre le Seigneur, et par suite contre le bien de l'amour et de la charité et contre le vrai de la doctrine et de la foi, ainsi contre ces deux témoins; c'est de là que les enfers, où règne l'amour de soi, sont des enfers plus cruels et plus malicieux, et diamétralement contre le Seigneur; par suite ils attaquent continuellement les biens de l'amour et de la foi, parce que ces biens procèdent du Seigneur seul, et sont le Seigneur chez l'homme et chez l'ange; que ces enfers soient plus cruels que tous les autres, on peut le voir en ce qu'ils aspirent continuellement à la mort de ceux qui confessent le Divin du Seigneur, par conséquent à la mort de ceux qui sont par le Seigneur dans le bien de l'amour et dans le bien de la foi envers le Seigneur; que ces en fers soient plus malicieux que tous les autres, c'est parce que, autant l'homme est dans l'amour de soi et en même temps dans l'amour de la propre intelligence, autant sa lueur naturelle est dans une sorte de splendeur, car l'amour de soi est comme un feu qui enflamme cette lueur, de là vient qu'ils peuvent ingénieusement penser et raisonner contre le Divin, et contre toutes les choses du Ciel et de l'Église : parfois j'ai été étonné, quand j'entendais parler de tels esprits4 croyant même qu'ils pourraient, de préférence aux autres, être amenés à recevoir la foi, mais je découvrais que cela était impossible, car autant pour eux les corporels, les mondains et les naturels étaient dans la lumière, autant les célestes et les spirituels étaient dans l'obscurité; j'ai vu cette obscurité, elle était tout à fait noire avec un mélange d'igné : je pourrais confirmer cela par de nombreuses expériences, si c'était le lieu de s'étendre jusqu'à des expériences : c'est l'amour de soi qui est spécialement entendu ici par la bête montant de l'abîme, laquelle fit la guerre contre les deux témoins et les tua. Que la bête signifie l'amour ou l'affection de l'homme naturel dans l'un et l'autre sens, on peut le voir par un grand nombre de passages dans la Parole; et comme jusqu'à présent on a ignoré et qu'il semble étrange que les bêtes signifient l'amour ou l'affection de l'homme naturel, il est nécessaire que cela soit confirmé d'après la Parole : si les affections naturelles sont signifiées par les bêtes, c'est parce que ces affections sont absolument semblables aux affections des bêtes, et que par suite l'homme qui ne se pénètre pas d'affections spirituelles par les biens et les vrais du Ciel diffère peu des bêtes; en effet, l'homme a de plus que les bêtes la faculté de spirituellement penser et par suite vouloir, faculté d'après laquelle il peut avec éminence voir et percevoir les choses abstraites ; et si cette faculté spirituelle n'est pas vivifiée par les connaissances du vrai et du bien, et par suite par la foi et par la vie de la foi, il n'est pas meilleur que les bêtes, si ce n'est qu'il peut seulement d'après cette faculté supérieure penser et parler. Comme les affections de l'homme naturel sont signifiées par les bêtes, c'est pour cela que ces affections, quand dans le Monde spirituel elles se font voir dans une semblable forme d'animaux, apparaissent absolument comme les formes des diverses bêtes ; par exemple, comme agneaux, brebis, chèvres, chevreaux, boucs, taureaux, bœufs, vaches, et aussi comme chameaux, chevaux, mulets, ânes, et comme ours, tigres, léopards, lions, et encore comme chiens et serpents de plusieurs espèces : mais ces formes sont seulement les apparences des affections qui sont chez les esprits, et quand elles apparaissent, on y sait aussi, non-seulement qu'elles proviennent de là, mais encore de qui elles proviennent ; mais dès que les affections cessent chez eux, ces apparences cessent aussi. D'après ces explications, on-peut encore voir d'où vient que les bêtes sont tant de fois nommées dans la Parole. Mais arrivons aux confirmations; dans David : « Dominer tu l'as fait sur les œuvres de tes mains, toutes choses tu as mis sous ses pieds, le menu bétail et le gros bétail, et même les bêtes des champs, l'oiseau du ciel et les poissons de la mer. » — Ps. VIII. 7, 8, 9; — ces paroles ont été dites du Seigneur; dans tout ce Chapitre, il s'agit de Lui et de sa domination sur toutes les choses du Ciel et de l'Église ; les choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église sont entendues ici et ailleurs dans la Parole par les œuvres des mains de Jéhovah ; et comme sa domination est sur ces choses, et que les spirituels sont exprimés dans la Parole par des naturels, car la Parole dans son sein est spirituelle, il en résulte que par le menu bétail, le gros bétail, les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, ce sont, non pas ces animaux qui sont entendus, mais les spirituels qui appartiennent au Ciel et à l'Église; par le menu bétail et le gros bétail sont signifiés les spirituels et les naturels qui sont d'origine spirituelle; par le menu bétail, à savoir, par les agneaux, les chevreaux, les chèvres, les brebis et les béliers, les spirituels; et par le gros bétail, à savoir, par les taureaux, les bœufs, les vaches et les chameaux, les naturels qui proviennent des spirituels; par les bêtes des champs sont signifiées les affections de l'homme naturel ; par les oiseaux des cieux les pensées qui en procèdent, et par les poissons de la mer les scientifiques de l'homme naturel-sensuel ; autrement à quoi bon décrire la domination du Seigneur sur ces animaux ? Dans le Même : « Une pluie de bienveillances tu fais dégoutter, ô Dieu! ton héritage en souffrance, tu le raffermiras; ta bête, (ton assemblée), y habiteront. » — Ps. LXVIII. 10,11; —là, il est évident que la bête est au lieu du peuple qui reçoit du Seigneur l'influx du Divin Vrai, car il est dit de l'héritage de Dieu, par lequel est signifiée l'Église : « Ta bête, ton assemblée, y habiteront; » par une pluie de bienveillances est signifié l'influx du Divin Vrai d'après la Divine Clémence. Dans le Même : « Jéhovah qui envoie des fontaines dans les torrents, pour qu'entre les montagnes elles aillent; à boire elles fournissent à toute bête, les onagres en étanchent leur soif; près d'elles l'oiseau des cieux habile; d'entre les branches ils font résonner leur voix : il fait germer le gazon pour la bête, et l'herbe pour le service de l'homme, afin de faire sortir le pain de la terre. Tu disposes les ténèbres afin que se fasse la nuit, pendant laquelle s'avance toute bête sauvage (fera) de la forêt; cette mer grande et large d'espaces; là, le reptile, sans nombre; des animaux (ferai), petits avec grands. » — Ps. CIV. 10, 11,12, 14,  20, 25; — ces choses ont aussi été dites du Seigneur, et par ces paroles est décrite l'instauration de l'Église chez les Nations; c'est pourquoi, par les animaux, les bêtes et les oiseaux, sont signifiées des choses analogues qui sont chez l'homme de l'Église. Il faut- qu'on sache que dans un grand nombre de passages il est dit tantôt bête (bestia), et tantôt bête sauvage (fera), et que par fera il n'est pas entendu une bête dans le sens de bête féroce; car fera, dans la Langue Hébraïque, est dérivé d'un mot qui signifie la vie; de là, dans certains passages, pour fera il serait plus convenable de dire Animal; c'est même ce qu'où peut voir en ce que les quatre animaux, qui étaient des Chérubins, par lesquels il est signifié la Divine Providence et la Divine Protection, dans Ézéchiel, Chap. I à X, sont nommés ferœ; pareillement dans Jean, dans l'Apocalypse, où il s'agit des quatre Animaux autour du Trône, par lesquels sont entendus aussi des Chérubins; mais néanmoins dans la Parole il est exactement distingué entre les bêtes (bestiœ) et les bêtes sauvages (ferœ), et par les bestiœ sont signifiées les affections de l'homme naturel qui appartiennent à sa volonté, et par les ferœ les affections de l'homme naturel qui appartiennent à son entendement : comme fera, dans la Langue Hébraïque, est dérivé d'un mot qui signifie la vie, c'est pour cela que le nom d'Eve, épouse d'Adam, a été tiré de ce mot : ces explications ont été données d'avance, afin qu'on sache ce qui, dans le sens propre, est signifié par la bête sauvage (fera), et ce qui est signifié par la bête (bestia). Quant à ce qui est signifié par « Jéhovah qui envoie des fontaines dans les torrents, pour qu'entre les montagnes elles aillent; à boire elles fournissent à toute bête (fera), les onagres en étanchent leur soif; près d'elles l'oiseau des cieux habite, » cela a été expliqué ci-dessus, N° 483 : « Jéhovah fait germer le gazon pour la bête (bestia), et l'herbe pour le service de l'homme, afin de faire sortir le pain de la terre, » signifie l'instruction et la nutrition de l'homme naturel et de l'homme spirituel par les vrais d'après la Parole, afin que de là provienne le bien de l'amour et de la charité ; par le gazon est signifié le vrai de l'homme naturel, qui est le vrai scientifique; voir ci-dessus, N° 507; par la bête est signifiée son affection qui veut être instruite et être spirituellement nourrie, par l'herbe le vrai de l'homme spirituel, par l'homme l'intelligence qui provient de ce vrai, et par le pain le bien de l'amour et de la charité, qui est nourri par les vrais ; comme par les ténèbres et par la nuit il est signifié la lueur de l'homme naturel, en ce qu'elle est comme la nuit respectivement à la lumière de l'homme spirituel, par la bête sauvage (fera) de la forêt l'affection des scientifiques, par la mer grande et large d'espaces le naturel lui-même, par le reptile sans nombre le scientifique dans le naturel, et par les animaux (ferœ) petits avec grands les diverses affections, on voit clairement ce qui est signifié par « tu disposes les ténèbres afin que se fasse la nuit, pendant laquelle s'avance toute bête sauvage de la forêt; cette mer grande et -large d'espaces; là, le reptile, sans nombre; des animaux, petits avec grands. » Dans le Même : « Ils ensemenceront des champs et planteront des vignes, et ils feront fruit de récolte; et il les bénira, afin qu'ils multiplient beaucoup; et leur bête Une diminuera point; mais ils sont diminués et abaissés par la véhémence de la malice et par te chagrin. »— Ps. CVII. 37, 38, 39; —dans tout ce Chapitre, il s'agit.de l'avènement du Seigneur et de la Rédemption par Lui; par « ils ensemenceront des champs et planteront des vignes, » il est signifié qu'ils auront alors des vrais par lesquels l'Église sera implantée chez eux; par « ils feront fruit de récolte; et Jéhovah les bénira, afin qu'ils multiplient beaucoup, » il est signifié que par suite ils auront les biens de l'Église, et que les vrais en seront augmentés ; par « leur bête (bestia) il ne diminuera point, » il est signifié qu'alors chez eux restera toute bonne affection de l'homme naturel; par « ils sont diminués et abaissés par la véhémence de la malice et par le chagrin, » il est signifié qu'autrement ces affections périraient par les maux. Dans le Même : « Louez Jéhovah, baleines et tous tes abîmes, animal (fera) et toute bête, reptile et tout oiseau ailé. »— Ps. CXLV11I. 7,10;—dans ce Psaume, il est parlé d'un grand nombre de choses (fui dans le Monde sont privées de vie, et il est dit qu'elles loueront Jéhovah ; par exemple, le feu, la grêle, la neige, la vapeur, le vent de tempête, les montagnes, les collines, les arbres, les fruits, les cèdres, et aussi ici lès-animaux (ferœ), les bêtes (bestiœ), les reptiles et les oiseaux, qui cependant ne peuvent louer Jéhovah ; qui ne voit que le dénombrement de ces choses serait inutile dans la Divine Parole, si chacune ne signifiait chez l'homme quelque chose qui peut louer Jéhovah, c'est-à-dire, Lui rendre un culte; d'après la science des correspondances, on sait que les baleines signifient les scientifiques de l'homme naturel dans le commun, que les abîmes et les mers signifient le naturel lui-même où sont les scientifiques, les animaux et les bêtes les affections de l'homme naturel, tant celles qui appartiennent à son entendement que celles qui appartiennent à sa volonté, les reptiles le sensuel qui est le dernier de l'homme naturel, et les oiseaux ailés le cogitatif qui en provient. Dans le Môme : « Jéhovah qui prépare pour la terre la pluie, qui fait germer sur (es montagnes l'herbe, qui donne à la bête sa nourriture, aux fils du corbeau qui (L')invoquent. » — Ps. CXLVII. 8, 9; — toutes ces expressions signifient aussi des spirituels qui appartiennent au Ciel et à l'Église; que serait-ce pour la Parole, qui enseigne uniquement à l'homme le chemin vers le Ciel, c'est-à-savoir, les vrais de la foi et les biens de l'amour, qu'il soit dit de Jéhovah, qu'il prépare pour la terre la pluie, qu'il fait germer sur les montagnes l'herbe, et donne aux bêles la nourriture, et aux fils du corbeau qui L'invoquent? cependant toujours est-il que ces expressions sont dignes de la Divine Parole, quand par la pluie il est entendu l'influx du Divin Vrai, par les montagnes le bien de l'amour, par faire germer l'herbe l'instruction de l'homme naturel 'par les connaissances tirées de là Parole, par les bêtes (bestiœ) les affections de l'homme naturel, lesquelles désirent en être nourries; la nutrition est signifiée pardonner la nourriture; et comme les fils du corbeau signifient les hommes naturels qui, d'après des illusions, sont, an sujet des Vrais Divins, dans une lueur ténébreuse, dans laquelle étaient plusieurs d'entre les nations, c'est pour cela qu'il est dit qu'il la donne aux fils du corbeau qui L'invoquent; car ceux-là, et non les fils du corbeau, peuvent invoquer Jéhovah. Dans le Même : « A moi tout animal de la forêt, les bêtes dans les montagnes par milliers; je connais tout oiseau des montagnes, et la bête sauvage de mes champs (est) avec Moi. » — Ps. L. 10, 11 ; — ces choses, il est vrai, ont été dites des sacrifices, en ce que le Seigneur se délecte, non pas des sacrifices, mais de la confession du cœur et de l'invocation; mais néanmoins par l'animal (fera) de la forêt, les bêtes dans les montagnes, et par l'oiseau des montagnes et la bête sauvage (fera) des champs, il est signifié les mêmes choses que ci-dessus, à savoir, des choses qui sont chez l'homme de l'Église. Dans le Même : « Ta justice, comme les montagnes de Dieu; tes jugements, un abîme grand; l'homme et la bête tu conserves, ô Jéhovah ! »—Ps. XXXVI. 7 ; — par l'homme et la bête il est signifié l'affection intérieure qui est spirituelle d'où procède l'intelligence, et l'affection extérieure qui est naturelle d'où procède la science correspondante à l'intelligence. Par l'homme et la bête sont signifiées les mêmes choses dans les passages suivants; dans Jérémie : « Ainsi a dit le Dieu d'Israël: Moi, j'ai fait la terre, l'homme et la bête, qui (sont) sur les faces de ta terre, par tua force grande. » — XXVII, 5. XXXVI. 29. — Dans le Même : « Voici, les jours viendront, où j'ensemencerai la maison de Jehudah de semence d'homme et de semence de bête. » — XXXI. 27. — Dans le Même : « Encore sera entendue dans ce lieu-ci, duquel vous dites : II a été dévasté, tellement que point d'homme et point de bête, et dans les villes de Jehudah, et dans les rues de Jérusalem dévastées, tellement que point d'homme, et point d'habitant, et point de bête, la voix de joie et la voix d'allégresse. » — XXXIII. 10, 11, 12. — Dans le Même : « Désolation sera toute la terre, tellement que point d'homme ni de bête. » —XXXII. 43. — Dans le Même : « Je frapperai les habitants de celte ville, et l'homme et la bête; d'une peste grande ils mourront. » — XXI. 6. — Dans le Même : « Contre Babel montera une nation du septentrion, laquelle mettra sa terre en désolation, tellement que point d'habitant en elle; depuis l'homme jusqu'à la bête ils se retireront, ils s'en iront. » — L. 3. — Dans le Même : « Ma colère et mon emportement ont été répandus sur ce lieu-ci, sur l'homme et sur la bête. » —YII. 20.— Dans Ézéchiel : « Quand une terre aura péché contre Moi, je lui romprai le bâton du pain, et j'enverrai sur elle la famine, et j'en retrancherai homme et bête. » —XIV. 13, 17, 19.-— Dans le Même : « J'étendrai ma main sur Edom, et j'en retrancherai homme et bête. » —: XXV. 13. — Dans le Même : « Je détruirai toute bête de l'Egypte de dessus ses eaux abondantes, et ne les troublera- plus le pied de l'homme, et l'ongle de ta bête ne les troublera point. » — XXXII. 13. — Dans le Même : « Je multiplierai sur vous l'homme et la bête, afin qu'ils croissent et fructifient. » — XXXVI. 11. —Dans Séphanie : « Consumant je consumerai toutes choses de dessus les faces de la terre, je consumerai homme et bête, je consumerai l'oiseau des deux et les poissons de la mer, et les scandales avec les impies, et je retrancherai l'homme de dessus les faces de la terre. » — I. 2, 3. — Dans Zacharie : « L'Ange qui vint pour mesurer Jérusalem dit : Cours, parle, en disant : Des faubourgs habitera Jérusalem, à cause de la multitude d'hommes  et de bêtes au milieu d'elle. » — II. 7, 8. — Dans le Même : « Que se fortifient vos mains, parce que le Temple sera bâti; car avant ces jours prix de l'homme il n'y a point eu, ni prix de la bêle; car à qui sortait et à qui entrait point de paix de la part de l'ennemi. » — VIII. 9,10; — dans ces passages, par l'homme est signifié l'intérieur ou le spirituel, et par la bête l'extérieur ou le naturel, par conséquent par l'homme l'affection spirituelle du vrai dont provient toute intelligence, et par la bête l'affection naturelle qui correspond à l'affection spirituelle : si l'extérieur ou le naturel est signifié par la bête, c'est parce que l'homme, quant à l'homme externe ou naturel, n'est absolument qu'un bête, car il jouit des mêmes cupidités, et aussi des mêmes voluptés, des mômes appétits et des mêmes sens, de sorte que l'homme quant à ces choses est absolument semblable à la bête; c'est pourquoi, l'homme naturel peut être appelé homme-animal ; mais si l'interne ou le spirituel est signifié par l'homme, c'est parce que l'homme quant à son interne ou à son spirituel est homme, cet interne jouissant de ces affections du bien et du vrai qui sont chez les Anges du Ciel, et parce que par cet interne il gouverne chez lui son homme naturel ou animal qui est une bête. Comme l'homme spirituel et l'homme naturel sont signifiés par l'homme et par la bête, c'est pour cela que dans l'Histoire de la Création, Chap. I de la Genèse, il est rapporté que le même jour, à savoir, le sixième, ont été créés les bêtes et aussi l'homme; et ensuite, que la domination sur les bêtes a été donnée à l'homme; sur la création des bêtes et de l'homme dans le même jour, et sur la domination de l'homme sur les bêles, on lit dans la Genèse : « Dieu dit : Que produise la terre âme vivante selon son espèce, et bête (bestia) et reptile et animal (fera) de la terre selon son espèce, et il fut fait ainsi. Et Dieu fit l'animal (fera) de la terre selon son espèce, et la bête (bestia) selon son espèce, et tout reptile de l'humus selon son espèce. Et Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance; et ils domineront sur tes poissons de la mer, et sur l'oiseau des deux, et sur la bête, et sur toute la terre, et sur tout reptile qui rampe sur la terre; et il y eut soir, et il y eut matin; sixième jour. » — I. 2li a. 31;—- dans ce Chapitre, par la création du ciel et de la terre est décrite dans le sens interne la nouvelle Création ou Régénération de l'homme de l'Église Très-Ancienne; c'est de là que par la bête il y est signifié l'homme externe ou naturel, et par l'homme, l'homme interne ou spirituel, et que là, par la domination sur les bêtes, il est entendu la domination de l'homme spirituel sur l'homme naturel. Qu'il ait été donné à l'homme de cette Église de connaître toutes les affections de l'homme naturel, afin qu'il dominât sur elles, cela est signifié par ces paroles, dans la Genèse : « Jéhovah forma de l'humus toute bête du champ, et tout oiseau des deux, et il les amena vers l'homme, pour qu'il vît comment il les nommerait, et chaque nom que donnait l'homme à une âme vivante, c'était son nom; et l'homme donnait des noms à toute bête (bestia), et à l'oiseau du ciel, et à toute bête animal (fera) du champ. » —II. 19,20;—par donner un nom, il est signifié dans le sens spirituel connaître la qualité de la chose, ou quelle elle est, par conséquent, ici, quelles étaient toutes les affections, les cupidités, les voluptés, les appétits, et aussi les pensées et les inclinations de l'homme naturel, et comment elles concorderaient et correspondraient avec les affections et les perceptions de l'homme spirituel ; car par création il a été donné à l'homme spirituel de voir tontes les choses de l'homme naturel, et en même temps d'en percevoir la concordance et la discordance avec l'homme spirituel, et cela, afin qu'il puisse le gouverner, et admettre les choses qui sont en concordance et rejeter celles qui sont en discordance, et ainsi devenir spirituel, même quant aux effets qui se font au moyen de l'homme naturel; mais cela a été expliqué plus amplement dans les arcanes célestes; voir Nos 142 à 146. Comme dans la Parole par l'homme il est proprement signifié l'homme interne ou spirituel, et par la bête l'homme externe ou naturel, c'est pour cela que d'après l'ordre de Dieu toutes les bêtes étions les oiseaux furent introduits avec Noach dans l'arche; il en est parlé ainsi dans la Genèse : « Jéhovah dit à Noach : De toute bête pure prends avec toi par sept, par sept, mate et sa femelle, et de la bêle qui n'est point pure par deux, mâle et sa femelle. Et de la bête pure, et de la bête qui n'est point pure, et de l'oiseau, et de tout ce qui rampe sur la terre, par deux, par deux entrèrent vers Noach dans l'Arche, mâle et femelle. »—VII. 1 à 9;—par le déluge Noachique, dans le sens spirituel, il est décrit la destruction de la Très-Ancienne Église, et aussi le Jugement Dernier sur les hommes de celte Église, et par Noach et ses fils, dans le même sens, est entendue et décrite l'Église qui a succédé, et qui doit être appelée l'Église Ancienne; il suit de là que par les bêtes introduites dans l'Arche avec Noach sont entendues les affections de l'homme naturel correspondantes aux affections spirituelles qui étaient chez les hommes de cette Église; voir aussi l'explication de ce passage dans les arcanes célestes. 'Comme par l'homme il est signifié l'homme interne spirituel, et par la bête l'homme externe ou naturel, et par l'Egypte l'homme naturel séparé d'avec l'homme spirituel, lequel est entièrement perdu et n'est plus un homme mais une bête, c'est pour cela que, lorsqu'il s'agit de la sortie d'Egypte, il est rapporté, « que Jéhovah fit pleuvoir de la grêle, à laquelle était mêlé du feu, et qu'elle frappa tout ce qui était dans les champs, depuis l'homme jusqu'à la bête. » — Exod. IX. 23 à 25 ; — voir aussi sur ce passage les arcanes célestes. Pour la représentation de cette même chose et par suite pour sa signification, « Jéhovah frappa tout premier-né dans  la terre d'Egypte, depuis l'homme jusqu'à la bête. » — Exod. XII. 12, 29. — Mais, au contraire, chez les fils d'Israël, par qui l'Église a été représentée, il fut ordonné « qu'ils sacrifieraient à Jéhovah tous les premiers-nés de l'homme et de la bête. » — Nomb. XVIII. 15, — Comme de telles choses ont été représentées et par suite signifiées par l'homme et la bête, c'est pour cela que, d'après une cérémonie sainte admise dans l'Église Ancienne, « le Roi de Ninive proclama un jeûne, et ordonna que ni homme ni bête ne goûteraient d'aucune chose, et ne boiraient point, et que l'homme et la bête seraient couverts de sacs. » — Jon. III. 7, 8. — Comme par les bêtes sont signifiées les affections dans l'un et l'autre sens, c'est pour cela qu'il fut défendu de faire la figure d'aucune bête ; il en est parlé dans Moïse : « Vous ne vous ferez pas de figure d'aucune bête qui soit sur la terre, figure d'aucun oiseau d'aile qui vole sous le ciel, figure d'aucun reptile sur la terre, figure d'aucun poisson qui soit dans les eaux sous la terre. » —Deutér. IV. 17, 18;—c'était parce que les descendants de Jacob, qui, à cause de la représentation de l'Église chez eux, étaient appelés fils d'Israël, étaient dans les externes sans l'interne, c'est-à-dire, pour la plupart entièrement naturels; si donc ils eussent fait pour eux une figure de quelque bête ou de quelque oiseau, qui signifiaient les affections et autres choses semblables, ils s'en seraient fait des idoles et les auraient adorées : c'est même pour cette raison que les Égyptiens, chez qui les représentatifs étaient plus connus que chez les autres peuples, s'étaient fait des figures de bêtes; par exemple, de veaux, de serpents et de plusieurs autres animaux, d'abord cependant, non pour te culte, mais pour la signification; mais leurs descendants, qui d'internes étaient devenus externes, par conséquent tout à fait naturels, les regardèrent, non comme des représentatifs et des significatifs, mais comme des choses saintes de l'Église, et par suite leur rendirent un culte idolâtrique : de là vient qu'il fut défendu aux descendants de Jacob, parce qu'ils étaient des hommes tout à fait externes, et par suite idolâtres de cœur, de se faire aucune figure de bêtes. Soit cet exemple : S'ils ont adoré des veaux en Egypte, et ensuite dans le désert, c'est parce que le veau signifiait la première affection de l'homme naturel en même temps que le bien de son innocence : si les nations, ça et là, ont adoré des serpents, c!est parce que le serpent signifiait le sensuel, qui est le, dernier de l'homme naturel, Si la prudence de cet homme; et ainsi du reste. Comme les bêtes signifiaient diverses choses de l'homme naturel, c'est aussi pour cela qu'il a été quelquefois commandé, lorsque des villes et des contrées étaient livrées à l'extermination, de massacrer aussi les bêtes; et cela, parce que les bêtes représentaient les maux et les choses profanes qui étaient chez les hommes livrés à l'extermination. Comme toutes les espèces de bêtes signifiaient les diverses choses qui 'sont chez les hommes de l'Église, c'est pour cela qu'il a été porté des lois sur les bêtes, à savoir, quelles étaient celles qu'on pouvait manger, et celles qu'on ne devait pas manger, — Lévit. XI ; — celles qu'on pouvait manger signifiaient les biens, et celles qu'on ne pouvait pas manger signifiaient les maux; en effet, l'Église de ce temps était une Église représentative, et par conséquent toutes les choses qui avaient été prescrites représentaient et signifiaient, et principalement les bêtes; on lit à ce sujet dans Moïse : « Vous distinguerez entre la bête pure et l'impure, et entre l'oiseau impur et le pur, afin qu'abominables vous ne fassiez point vos âmes par la bête et l'oiseau; et vous Me serez saints. » —Lévit. XX, 25, 26. —Maintenant, d'après ces explications, on peut voir pour-, quoi ont été permis les sacrifices de divers genres de bêtes, comme agneaux, brebis, chevreaux, chèvres, taureaux, bœufs, et aussi colombes et tourterelles, à savoir, parce qu'elles signifiaient des spirituels, et des naturels d'origine spirituelle; par exemple, les agneaux l'innocence, les brebis la charité, les taureaux et les bœufs les affections de l'homme naturel correspondantes aux affections de l'homme spirituel; de là vient que les bêtes pour les sacrifices variaient selon les causes pour lesquelles elles étaient offertes, ce qui n'aurait pas eu lieu, si chaque sacrifice de-bêtes n'avait pas signifié des choses appartenant à l'Église. Comme aujourd'hui l'homme de l'Église peut difficilement être amené à croire que dans la Parole les bêtes et les animaux signifient des affections du bien et du vrai, qui sont chez l'homme de l'Église; et cela, parce qu'il semble étrange que quelque chose de la bête signifie quelque chose de l'homme, je vais encore tirer de la Parole plusieurs passages qui le confirment; dans Ézéchiel : « Dis à Pharaon, roi d'Egypte, et à sa multitude : A qui es-tu semblable dans la hauteur? Voici, Aschur, cèdre dans le Liban, beau .de branchage, et forêt ombreuse; haute était devenue sa hauteur par dessus tous les arbres du champ, et multipliées avaient été ses branches par des eaux abondantes; dans ses branches avaient fait leurs nids tous les oiseaux des deux, et sous ses branches avait engendré toute bête du champ, et dans son ombre avaient habité toutes nations grandes; beau il était par sa grandeur; mais puisque tu t'es élevé en hauteur, il sera retranché; sur sa ruine habitera tout oiseau des deux, et sur ses branches sera toute bête du champ, » — XXXI. 2, 3, 5, 6, 10, 13; — par le Roi d'Egypte et par sa multitude il est signifié l'homme naturel avec les scientifiques dans le naturel; par Aschur, cèdre dans le Liban, est signifié le rationnel qui provient des scientifiques d'une part et de l'influx du vrai spirituel d'une autre part ; par « beau de branchage et forêt ombreuse » est signifiée l'intelligence par les vrais rationnels au moyen des scientifiques ; par la hauteur par dessus tous les arbres du champ est signifiée l'élévation jusqu'au rationnel intérieur qui provient du spirituel ; par « multipliées avaient été ses branches par des eaux abondantes » est signifiée l'abondance par les vrais spirituels qui proviennent des connaissances du vrai d'après la Parole; par les oiseaux des cieux qui avaient fait leurs nids dans ses branches sont signifiées les pensées spirituelles dans les rationnels, car le rationnel est un médium entre l'homme interne spirituel et l'homme externe naturel; par la bête du champ qui avait engendré sous ses branches sont signifiées les affections des scientifiques perçus rationnellement; par les nations grandes qui avaient habité sous son ombre sont signifiés les biens des affections dans l'homme naturel; par     « beau il était par sa grandeur, » il est signifié l'intelligence; mais par l'oiseau des cieux et la bête du champ, qui sur sa ruine habiteront dans ses branches, sont signifiés les faux des pensées et les maux des cupidités qui sont chez lui, parce qu'il s'est élevé en hauteur, c'est-à-dire, parce qu'il s'est enorgueilli par l'amour de la propre intelligence; que les pensées du vrai et les affections du vrai soient signifiées par les oiseaux des cieux et par les bêtes du champ, cela est évident, car il est dit aussi que des nations grandes habiteront sous son ombre. Dans Daniel : « Voici, un arbre au milieu de la terre; et sa hauteur, grande, laquelle Atteignait jusqu'au ciel; et il se faisait voir jusqu'au bout de la terre; sa feuille, belle; et sa fleur, nombreuse; et de la nourriture pour tous en lui; sous lui, de l'ombre avait la bête du champ, et dans ses branches habitaient les oiseaux du ciel, et de lui se nourrissait toute chair. Le Vigilant et le Saint descendit, du Ciel, en criant : Abattez l'arbre, et coupez ses branches; dispersez sa feuille, répandez ça et là sa fleur; que s'enfuie la bête de dessous lui, et les oiseaux d'entre ses branches; mais la souche de ses racines, en terre laissez-la, et dans un tien de fer et d'airain; dans l'herbe du champ et dans ta rosée des cieux qu'il soit trempé, et avec la bête qu'Hait sa portion dans le gramen de la terre; son cœur d'homme ils changeront, et un cœur de bête lui sera donné. » — IV. 7 à 13 ; — ce fut là le songe de Nébuchadnessar, Roi de Babel, et par ce songe il est décrit l'instauration de l'Église céleste, et son accroissement jusqu'au faîte, et ensuite sa destruction à cause de sa domination, même sur les choses saintes de l'Église, et parce qu'il s'était attribué un droit sur le Ciel ; par l'arbre au milieu de la terre est signifiée cette Église; par sa hauteur est signifiée l'extension de la perception et par suite l'extension de la sagesse; par « il se faisait voir jusqu'au bout de la terre » est signifiée son extension jusqu'aux derniers de l'Église; par sa feuille belle et sa fleur nombreuse sont signifiées les connaissances et les affections du vrai et du bien, et par suite l'intelligence; par « de la nourriture pour tous en lui » est signifiée la nutrition céleste qui provient du bien et des vrais du bien; par la bête du champ qui avait de l'ombre sous lui, et par les oiseaux des deux, qui habitaient dans ses branches, sont signifiées les affections du bien, et par suite les pensées et les perceptions du vrai, et comme elles appartiennent à la nourriture spirituelle, il est dit que toute chair s'en nourrissait f mais à cause de la domination d'après l'amour de soi sur les choses saintes du Ciel et de l'Église, sur lesquelles les Babylonien se sont enfin arrogé un droit, il est donné ensuite une description de sa ruine, par ces paroles : « Le Vigilant et le Saint descendit du Ciel, en criant : Abattez l'arbre, et coupez ses branches; dispersez sa feuille, répandez ça et là sa fleur, et que s'enfuie la bête de dessous lui, et les oiseaux d'entre ses branches; » car chez eux l'amour de soi et par suite l'orgueil du mental (animus) s'accroissent jusqu'à s'arroger à eux-mêmes un droit sur les choses saintes de l'Église, et même sur le Ciel ; quand cela arrive, tout ce qui appartient à l'Église périt, et aussi toute perception et toute connaissance du bien et du vrai, car l'interne du mental, où est le spirituel, est fermé, et l'externe, où est le naturel, domine, et ainsi l'homme devient sensuel au point qu'il diffère peu des bêles; par la souche des racines, qu'ils laisseront en terre, est signifiée la Parole, qui est entendue seulement quant à la lettre, ce qui n'est qu'un cognitif résidant dans la mémoire et sortant de là dans le langage; par les liens de fer et d'airain, n'est signifié que les vrais et les biens intérieurs ont été renfermés et sont tenus liés dans les derniers, le fer est le vrai dans les derniers, et l'airain est le bien dans les derniers, et ceux-ci séparés d'avec les intérieurs sont des faux et des maux ; et comme l'homme de l'Église devient alors presque semblable à la bête quant à l'entendement et quant à la volonté, car les maux des affections et les faux des pensées dominent, il est dit que sa portion sera avec la bête dans le gramen de la terre, et que son cœur d'homme sera changé, et qu'un cœur de bête lui sera donné; que ce changement et ce renversement aient été faits à cause du droit qu'il s'était arrogé sur les choses saintes de l'Église, et enfin sur le Ciel, on le voit par les Versets 27, 28 et 29 de ce Chapitre, où sont ces paroles : « Le Roi dit : N'est-ce pas là Babel la grande, que j'ai bâtie » pour maison du Royaume par la force de ma valeur, et pour la » gloire de mon honneur. Encore (était) la parole dans la bouche » du Roi, une voix des Cieux tomba, disant : Le royaume passera » d'avec toi, d'avec l'homme ils te chasseront, et avec la bête » du champ (sera) ton habitation, l'herbe comme les bœufs ils » te feront goûter, jusqu'à ce que tu saches que domine le Très-» Haut sur le royaume de l'homme, et qu'à celui qu'il veut il le » donne. » Que dans le commencement par Nébucnadnessar, comme Roi de Babel, il soit signifié l'Église céleste et son accroissement jusqu'au faîte de la sagesse, on le voit aussi dans Daniel, où il s'agit de la statue vue en songe par ce Roi; là, il est dit :, « Le Dieu des Cieux a donné les fils de l'homme, la bête du champ et l'oiseau des deux en ta main, et il t'a fait dominer sur eux tous; toi, tu es la tête de ta statue, qui est d'or. » — II. 37, 38; — par la tête de la statue, qui était d'or, est signifiée l'Église céleste qui est la principale de toutes; que cette Église soit signifiée par le Roi de Babel dans le commencement, c'est parce que l'Église, qui dans la suite devient Babel ou Babylonie, commence par le culte du Seigneur et par l'amour envers Lui, et qu'alors chez ceux de cette Église règne le zèle de retendre et de la perfectionner par les saints biens et par les saints vrais du Ciel, mais cela d'après une cause encore latente, qui est l'amour de dominer, amour qui cependant n'éclate que successivement; mais il en sera dit davantage sur ce sujet lorsqu'il s'agira de la Babylonie. Dans Hosée : « Je traiterai pour eux alliance en ce jour-là avec l'animal du champ, et avec l'oiseau des deux, et avec le reptile de la terre; et arc et épée et guerre je briserai de dessus la terre, et je les ferai coucher en sécurité, et je te fiancerai à Moi à éternité. » — II. 18, 19; — ceci est dit de l'instauration de la nouvelle Église par le Seigneur, instauration dont il est question là; qu'alors Jéhovah, c'est-à-dire, le Seigneur, fera alliance, non pas avec l'animal du champ, ni avec l'oiseau des cieux, ni avec le reptile de la terre, mais avec les hommes chez qui sera instaurée l'Eglise, cela est évident; par ces animaux sont donc signifiées des choses qui sont chez l'homme, à savoir, par l'animal du champ l'affection des connaissances du vrai, par l'oiseau des cieux la pensée rationnelle d'après le spirituel, et par le reptile de la terre le scientifique de l'homme naturel, spécialement le scientifique de l'homme sensuel; qu'alors il brisera l'arc et l'épée de dessus la terre, cela signifie qu'il détruira les faux qui attaquent les vrais de la doctrine; et par « je te fiancerai à Moi à éternité, » il est signifié qu'il n'y aura plus aucun débat entre les vrais et les faux, ni entre les biens et les maux. Dans Ésaïe : « Il M'honorera, l'animal du champ, les dragons et les filles de la chouette, de ce que j'aurai donné dans le désert des eaux, et des fleuves dans la solitude, pour abreuver mon peuple, mon élu. » — XLIII. 20;—qu'ici, par l'animal du champ, par les dragons et par les filles de la chouette, il ne soit entendu ni l'animal du champ, ni les dragons, ni les filles de la chouette, cela est évident, car ces animaux ne peuvent pas honorer Jéhovah ; que ce soient les hommes de l'Église qui sont entendus, on le voit d'après ce qui suit, car il est dit « pour abreuver mon peuple, mon élu ; » c'est pourquoi, par l'animal du champ sont signifiées les affections des connaissances du vrai, par les dragons les idées naturelles, et par les filles de la chouette les affections sensuelles, car le sensuel est affecté par les vrais, et il les voit dans les ténèbres, comme la chouette voit les objets dans la nuit ; et comme c'est là ce qui est signifié, il est évident que par là sont entendus les nations, chez lesquelles la nouvelle Église devait être instaurée, car avant la réformation elles étaient dans celte affection obscure et dans la pensée naturelle; par donner dans le désert des eaux, et des fleuves dans la solitude, il est signifié imprégner de vrais et d'intelligence ceux qui étaient auparavant dans l'ignorance, les eaux sont les vrais, les fleuves sont l'intelligence, le désert et la solitude sont l'ignorance; abreuver le peuple de Jéhovah et son élu, signifie instruire ceux qui sont dans les vrais de la foi et dans le bien de la charité, le peuple se dit de ceux qui sont dans les vrais de la foi, et l'élu se dit de ceux qui sont dans le bien de la charité. Dans Joël : « Est-ce que devant nos yeux la nourriture n'a pas été retranchée ? de la maison de notre Dieu l'allégresse et ta joie? la bête soupire, dans le trouble ont été les bandes de gros bétail, parce qu'elles n'ont point de pâturages; même tes bandes de menu bétail ont été désolées : la bête du champ glousse après Toi, parce que taris ont été les courants d'eaux, et que le feu a dévoré les demeures du désert. » —I. 16, 18, 20; — ces choses ont été dites de l'état de l'Église, quand les vrais de la doctrine et le bien de la vie n'y sont plus ; par la nourriture qui a été retranchée de la maison de Dieu, est signifiée la nutrition spirituelle qui provient des vrais d'après le bien, la maison de Dieu signifie l'Église; « la bête soupire, dans le trouble ont été les bandes de gros bétail, » signifie le manque des affections du vrai et par suite le manque des connaissances dans l'homme naturel, et d'après cela la douleur; les bandes de gros bétail signifient les choses qui appartiennent à l'homme naturel dans tout le complexe; « parce qu'elles n'ont point de pâturages, » signifie parce qu'il n'y a point d'instruction ; « les bandes de menu bétail ont été désolées, » signifie le manque du vrai spirituel et du bien spirituel qui appartiennent à la foi et à la charité; « la bête du
champ glousse après Toi, » signifie la douleur de ceux qui sont dans l'affection naturelle et par suite dans le désir des connaissances du vrai et du bien; « taris ont été les courants d'eaux, » signifie les vrais de la doctrine dissipés par l'amour naturel; « le feu a dévoré les habitacles du désert, » signifie cet amour et par suite la destruction des connaissances du vrai, les demeures du désert sont les choses qui appartiennent à l'entendement et à la volonté chez un tel homme, lesquelles d'ailleurs doivent recevoir les vrais et les biens
de l'Église. Dans le Même : « Ne crains point pour toi, terre; réjouis-toi et sois dans l'allégresse, de ce que Jéhovah a fait de grandes choses; ne craignez point, bêtes de mes champs, car herbeuses sont devenues les demeures du désert, parce que l'arbre portera son fruit, le figuier et le cep donneront leur force; fils de Sion, réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse en Jéhovah. » — II. 21, 22, 23; — ces choses ont été dites de l'instauration de l'Église par I& Seigneur, et par la terre qui ne craindra point, se réjouira et sera dans l'allégresse, il est signifié l'Église et son plaisir; l'instauration de l'Église par le Seigneur est signifiée par « Jéhovah a fait de grandes choses ; » de là, par les bêtes de ses champs sont entendus ceux qui sont dans les affections du bien et désirent l'instruction d'après, la Parole; les bêtes sont ceux qui sont dans les affections du bien de l'homme naturel, et les champs sont les doctrinaux d'après la Parole; « herbeuses sont devenues les demeures du désert, » signifie que les connaissances du vrai et du bien seront chez ceux chez qui elles n'étaient pas auparavant; « l'arbre portera son fruit, » signifie la production du bien de la vie par ces connaissances, car l'arbre signifie l'homme de l'Église, spécialement le mental imbu de connaissances, et le fruit le bien de la vie; « le figuier et le cep donneront leur force, » signifie la production de l'effet d'après le bien naturel et en même temps spirituel; comme ces choses qui sont chez l'homme de l'Église sont signifiées parles bêtes des champs, et par l'arbre, le figuier et le cep, c'est pour cela qu'il est dit « fils de Sion, réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse en Jéhovah» par les fils de Sien sont entendus ceux qui sont de l'Église céleste, se réjouir se dit du plaisir du bien, et être dans L'allégresse se dit du charme du vrai. Dans Ézéchiel : « En ce jour-là viendra Gog sur la terre d'Israël, étalon^ il y aura un tremblement de terre grand sur la terre d'Israël, et trembleront devant Moi les poissons de la mer, et l'oiseau des deux, et l'animal du champ, et tout reptile qui rampe sur la terre, et tout homme qui (est) sur les faces de la terre. » — XXXVIII. 18,19, 20; — par Gog il est signifié te saint externe sans le saint interne, ainsi ceux qui sont dans un tel saint; par le tremblement de terre est signifié le changement d'état de l'Église; « trembleront les poissons de la mer, l'oiseau des cieux, l'animal du champ, le reptile de la terre et tout homme, » signifie que toutes les choses de l'homme, quant à celles de l'Église qui sont chez lui, seront changées; les poissons de la mer sont les scientifiques, les oiseaux des cieux sont les pensées provenant de ces scientifiques, Jes animaux du champ sont les affections provenant de ces pensées, les reptiles de la terre sont les pensées et les affections dans le sensuel-corporel, et l'homme signifie toutes ces choses depuis les premiers jusqu'aux derniers; autrement, pourquoi serait-il dit qu'ils trembleront devant Jéhovah? Dans Zacharie : « 11 y aura en ce jour-là perturbation grande; Jehudah combattra contre Jérusalem; et de même il y aura plaie du cheval, du mulet, du chameau et de l'âne, et de toute bête, qui sera dans ces camps; ensuite quiconque sera de reste montera à Jérusalem. »—XIV. 13, 14,15, 16; —ainsi est décrit le dernier état de la vieille Église, et le premier*de la nouvelle Église; le dernier état de la vieille Église est décrit par la perturbation grande, quand Jehudah combattra contre Jérusalem; par là, il est entendu un changement alors et un combat de l'amour du mal contre les vrais de la doctrine de l'Église; par la plaie du cheval, du mulet, du chameau, de l'âne et de toute bête, sont signifiées les choses qui blessent et détruisent l'Église et la vie spirituelle des hommes de l'Église; et par les chevaux, les mulets, les chameaux, les ânes, les choses qui appartiennent à leur entendement et à leur volonté, par conséquent qui appartiennent à leurs connaissances et à leurs affections ; quant à ce qui est spécialement signifié par le cheval, le mulet, le chameau et l'âne, cela a été dit ailleurs; il suffit de dire ici que la bête signifie l’affection de l'homme naturel, et que la plaie de la bête signifie la blessure et la destruction de cette affection. Dans Jérémie : « jusques à quand sera-t-elle dans le deuil, la terre, et l'herbe de tout le champ se flétrira-t-elle ? à cause de la malice de ceux qui y habitent, bêtes et oiseau seront consumés. — XII. 4; — par la terre est entendue l'Église; par l'herbe du champ est signifié le vrai de l'Église né et naissant; par être dans le deuil et se flétrir, il est signifié périr et être dissipé par les cupidités; et par les bêtes et l'oiseau, qui seront consumés, sont signifiées les affections du bien et par suite les pensées du vrai; qu'elles doivent périr à cause des maux qui sont dans l'Église, c'en est la conséquence; c'est môme pour cela qu'il est dit « à cause de la malice de ceux qui habitent dans la terre. » Dans Ésaïe : « Abandonnés ils seront ensemble à l'oiseau des montagnes et à la bête de la terre; mais en abomination ,1'aura l'oiseau, et toute bête de la terre le méprisera. » — XVIII. 6; — ceci est dit de la terre ombragée quant aux ailes, par laquelle est entendue, l'Église qui, d'après l'obscur dans [lequel elle est, saisit des choses imaginaires pour de vrais spirituels, et qui de là d'après l'ignorance tombe dans la négation de ,ces vrais; par l'oiseau et la bête il y est aussi signifié les pensées du vrai et les affections du bien tant rationnelles que naturelles, qui sont dites avoir en abomination et mépriser; que l'oiseau et toute bête n'aient point en abomination et ne méprisent point, cela est évident, mais ce sont les affections du bien et les pensées du vrai, c'est-à-dire, ceux qui sont dans ces affections et dans ces pensées. Dans Hosée : « Ils ravagent, et les sangs aux sangs atteignent; et dans la langueur sera quiconque y habite, jusqu'à l'animal du champ et à l'oiseau des deux; et même les poissons de la mer seront ramassés. » — IV. 2, 3; — ici aussi, par l'animal du champ et l'oiseau des deux, et par les poissons de la mer, il est signifié les mêmes choses que ci-dessus. Dans Ézéchiel : « Toi, fils de L'homme, dis à tout oiseau de toute aile, et à tout animal du champ : Assemblez-vous et venez, rassemblez-vous d'alentour sur mon sacrifice, que moi je sacrifie pour vous, sacrifice grand sur les montagnes d'Israël, afin que vous mangiez de la chair et buviez du sang; chair de forts vous mangerez, et sang des princes de la terre vous boirez, béliers, agneaux et boucs, et les taureaux, engraissés de Baschan, tous; vous mangerez de la graisse à satiété, et vous boirez du sang jusqu'à l'ivresse, de mon sacrifice que je sacrifie pour vous : et vous serez rassasiés sur ma table, de cheval et de char, de fort et de tout homme de guerre: ainsi je  donnerai  ma  gloire  parmi  les   nations.  »   — XXXIX. 17, 18, 19, 20, 21 ; — ces choses ont été dites de la convocation des nations à l'Église, et de la réception par elles du vrai de la doctrine dans le bien de l'amour, qui est le bien de la vie, et de leur intelligence dans les spirituels qui en procèdent; c'est pourquoi, par l'oiseau de toute aile et par tout animal du champ, qui doivent être rassemblés d'alentour pour un grand sacrifice sur les montagnes d'Israël, sont entendues toutes les nations en quelque état qu'elles soient quant à la perception du vrai et quant à l'affection du bien; par l'oiseau de toute aile, elles sont toutes entendues dans quelque perception du vrai qu'elles soient, et par tout animal du champ, elles le sont toutes dans quelque affection du bien qu'elles soient ; par être rassemblé d'alentour, il est signifié de tout côté ceux qui sont hors de l'Église; par « sacrifice grand » est signifié le culte du Seigneur d'après la foi et l'amour, car les sacrifices en général représentaient ce culte, et par les montagnes d'Israël sont signifiés les biens de l'amour spirituel ; par manger de la chair et boire du sang, il est signifié s'approprier le bien de l'amour et le vrai de ce bien ; par manger chair de forts et boire sang des princes de la terre est signifiée cette appropriation, les forts ou les bœufs signifient les affections de l'homme naturel, et les princes de la terre les principaux vrais de l'Église; par les béliers, les agneaux, les boucs, les taureaux, engraissés de Baschan, sont signifiées toutes les choses qui appartiennent à l'innocence, à l'amour, à la charité et au bien; les engraissés de Baschan sont les biens de l'homme naturel d'après une origine spirituelle : de là, on voit clairement ce qui est signifié par manger de la graisse à satiété et boire du sang jusqu'à l'ivresse, à savoir, qu'ils seront remplis de tout bien de l'amour et de tout vrai de la foi ; par être rassasié sur la table du Seigneur de cheval et de char, de fort et de tout homme de guerre, -il est signifié être instruit pleinement d'après la Parole, par le cheval est signifié l'entendement du vrai', par le char la doctrine du vrai, par le fort et l'homme de guerre le vrai du bien combattant contre le faux du mal et le détruisant; comme ces choses ont été dites de la convocation des nations à l'Église du Seigneur, voilà pourquoi il est ajouté : « Ainsi je donnerai ma gloire parmi les nations; » la gloire signifie le Divin Vrai dans la lumière. Que ces choses soient sig



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