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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 340. 

Et bénédiction, signifie la reconnaissance et la glorification du. Seigneur à cause de cela, et l'action de grâces de ce que par Lui il y a tout bien et tout vrai, et par suite le Ciel et la félicité éternelle pour ceux qui reçoivent : on le voit par la signification de la bénédiction, quand elle se dit du Seigneur, en ce que c'est la reconnaissance, ici la reconnaissance qu'il a la Toute-Puissance, la Toute-Science, la Providence, le Divin Bien et le Divin Vrai, lesquels sont signifiés par « digne il est de recevoir le pouvoir et richesse et sagesse et honneur et gloire, » et en ce que c'est aussi la glorification à cause de cela ; de plus, la bénédiction, quand il s'agit du Seigneur, signifie l'action de grâces de ce que par Lui il y a tout bien de l'amour et tout vrai de la foi, et par suite le Ciel et la félicité éternelle pour ceux qui reçoivent. Comme la reconnaissance et la glorification à cause de cela, et aussi l'action de grâces, sont signifiées ici par la bénédiction, c'est pour cette raison qu'il est dit a bénédiction » en dernier lieu ou pour conclusion par ces Anges qui glorifiaient le Seigneur. Si ces choses sont signifiées par la bénédiction, quand il s'agit du Seigneur, c'est parce que la bénédiction n'est autre chose que ce qui est donné par le Seigneur, car cela seul est béni, parce que cela est Divin et Éternel, et a en soi le Ciel et la félicité éternelle : toutes les autres choses qui n'ont point en elles le Divin et l'éternel, ne sont point une bénédiction, quoiqu'elles soient appelées ainsi, voir la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM , N°s 260, 270. Que la Bénédiction, lorsqu'elle est nommée dans la Parole, ail ces significations, on peut le voir par les passages de la Parole compris dans le sens interne ;. mais d'abord il sera rapporté quelques passages où, au sujet de Jéhovah, c'est-à-dire, du Seigneur, il est dit « Béni » et « Bénédiction, » et où il est dit « Bénir Dieu, » afin que l'on voie que ces expressions signifient la reconnaissance, la glorification et l'action de grâces de ce que par Lui il y a tout bien et tout vrai, et par suite le Ciel et la félicité éternelle pour ceux qui reçoivent ; dans Luc : « Ouverte fut la bouche de Zacharie, et il parlait Bénissant Dieu ; et il dit : Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'il a visité et racheté son peuple. » — I. 64, 68 ; — Zacharie prononça ces paroles, quand, rempli de l'esprit, il prophétisa sur le Seigneur, et par Bénissant Dieu » et « Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, » il est signifié la glorification et l'action de grâces de ce qu'il a délivré et affranchi de l'Enfer ceux qui Le reçoivent; c'est pourquoi il est dit aussi, « de ce qu'il a visité et racheté son peuple, Israël ; » par la rédemption est signifiée la délivrance de l'Enfer, et par son peuple sont signifiés ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ainsi ceux qui reçoivent; que par la rédemption il soit signifié la délivrance et l'affranchissement de l'Enfer, on le voit ci-dessus, N° 328 ; et par le peuple ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, on le voit aussi ci-dessus, N° 331. Dans le Même: « Siméon prit le petit enfant Jésus dans ses bras, et il bénit Dieu, et dit : Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé devant la face de tous les peuples. » - - II. 28, 30, 31 ; — ici, bénir Dieu, c'est évidemment glorifier et rendre grâces de ce que le Seigneur est venu dans le monde pour sauver tous ceux qui Le reçoivent ; c'est pourquoi il appelle le Seigneur le salut que ses yeux voyaient, qu'il prépare pour tous les peuples; sont appelés peuples du Seigneur ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ainsi ceux qui par les vrais reçoivent le Seigneur, comme ci-dessus. Dans David : « Ils ont vu tes démarches, ô Dieu! devant allaient les chantres, ensuite les joueurs d'instruments à cordes, au milieu des jeunes filles qui frappaient le tambourin; dans les assemblées Bénissez Dieu, le Seigneur, bénissez-le de la fontaine du salut. » — Ps. LXVIII. 25, 26, 27; — « dans les assemblées bénissez Dieu, le Seigneur, bénissez-le de la fontaine du salut, » signifie glorifier le Seigneur d'après les vrais spirituels, qui sont les vrais d'après le bien ; par les assemblées dans la Parole il est signifié la même chose que par le peuple, à savoir, ceux qui sont dans les vrais spirituels, et abstractivement ces vrais eux-mêmes; et par la fontaine du salut est signifié le bien spirituel puisque par ce bien il y a salut ; le bien spirituel est le bien de la charité à l'égard du prochain, et le vrai spirituel est le vrai de la foi d'après ce bien ; que les assemblées dans la Parole se disent des vrais spirituels, on le voit, N°s 6355, 7843 : puisque bénir dans les assemblées signifie la glorification d'après les vrais spirituels, et que bénir de la fontaine du salut signifie d'après le bien spirituel, c'est pour cela qu'au sujet de ces vrais il est dit Dieu, et au sujet de ce bien le Seigneur, car dans la Parole il est dit Dieu quand il s'agit des vrais, et Jéhovah ou le Seigneur quand il s'agit du bien : que ce soit la glorification qui est entendue par l>énir, on le voit en ce que cela est placé immédiatement après ces paroles, « devant allaient les chantres, ensuite les joueurs d'instruments à cordes, au milieu des jeunes filles qui frappaient le tambourin, » par lesquelles est signifiée la glorification d'après les vrais et les biens spirituels; voir ci-dessus, Nos 323, 326. Dans le Même : « Chantez à Jéhovah un cantique nouveau; chantez à Jéhovah, toute la terre! Bénissez son Nom, évangélisez de jour en jour son salut; énumérez parmi les nations sa gloire. » — Ps. XCVI. 1, 2, 3; — qu'ici bénir Jéhovah, ce soit Le glorifier et Lui rendre grâces, cela est évident ; et comme toute glorification du Seigneur est faite d'après les vrais spirituels et le bien spirituel, c'est pour cela qu'il est dit « bénissez son Nom, évangélisez de jour en jour son salut; » le nom se dit aussi des vrais, et le salut se dit du bien ; que chanter un cantique signifie glorifier d'après ces vrais et d'après ce bien, on le voit ci-dessus, Nos 323, 326. Dans Moïse : «Jéhovah choisit les fils de Lévi pour Le servir; et pour bénir au Nom de Jéhovah. » — Deutér. X. 8. XXI. 5 ; — comme les fils de Lévi avaient été chargés du Culte Divin, et que tout Culte Divin a lieu d'après le Bien spirituel et d'après les vrais qui proviennent de ce bien, c'est pour cela qu'il «si dit que Jéhovah les choisit pour Le servir, et pour bénir en son Nom ; par servir est signifié le culte d'après le bien spirituel, et par bénir est signifié le culte d'après les vrais spirituels ; que servir se dise du culte d'après le bien, on le voit ci-dessus, N° 155. Dans David : « Jéhovah! tu as prévenu le Roi par les Bénédictions du bien, tu as mis sur sa tête une couronne d'or très-bon ; honneur et gloire tu répands sur lui, puisque tu le mets en Bénédictions à perpétuité. » — Ps. XXI. 4, 6, 7; — là, par le Roi il est entendu, non pas David, mais le Seigneur, Qui est appelé Roi d'après te Divin spirituel procédant de son Divin Humain ; et comme la Bénédiction signifie la reconnaissance, la glorification et l'action de grâces, de ce que tout bien et tout vrai et par suite le Ciel et la félicité éternelle viennent de Lui, on voit de là avec clarté ce qui est signifié par « tu as prévenu le Roi par les bénédictions du bien ; » et par « tu le mets en bénédictions à perpétuité ; » les bénédictions du bien signifient les vrais d'après le bien ; la couronne d'or très-bon signifie le bien d'où proviennent ces vrais ; l'honneur et la gloire signifient le Divin Bien et le Divin Vrai : que par David, dans la Parole, il soit entendu le Seigneur, on le voit ci-dessus, N° 205 ; pareillement par le Roi dans les Psaumes, N° 31 ; voir aussi ci-dessus que par la couronne des Rois est signifié le Divin Bien, N° 272 ; pareillement par l'or, N° 242 ; et par l'honneur et la gloire le Divin Bien et le Divin Vrai, N° 288. D'après ces explications on peut voir ce que signifie Béni, quand il s'agit du Seigneur, comme dans les passages suivants : « Les Disciples criaient à voix grande : Béni (soit) le Roi qui vient au Nom du Seigneur !» — Luc, XIX. 37, 38: — « La foule criait : Osanna au Fils de David! Béni (soit) celui qui vient au Nom du Seigneur! » — Matth. XXI. 9. Marc, I. 9, 10. Jean, XII. 12, 13 : — « Jésus dit : Vous ne Me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : Béni (soit) celui qui vient au Nom du Seigneur ! » — Matth. XXIII. 39. Luc, XIII. 35 : — « Le Grand prêtre interrogea Jésus, et lui dit : Toi, Es-tu le Christ, le Fils du Béni? » — Marc, XIV. 61 ; — Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur, signifie qu'il été glorifié, parce que de Lui procèdent tout Divin Bien et tout Divin Vrai; le Nom du Seigneur signifie tout ce par quoi il est adoré, et comme tout cela se réfère au bien de l'amour et au vrai: la foi, voilà pourquoi le Nom du Seigneur a ces significations; que le Nom du Seigneur signifie tout ce par quoi il est adoré, on le voit ci-dessus, N°s 102, 135, 148, 224 ; et que le Seigneur soit appelé Seigneur d'après le Divin Bien, on le voit dans les ARCANES CÉLESTES , N°s 4973, 9167, 9194. Dans Moïse : « Melchisédech bénit Abram, et il dit : Béni (soit) Abram par le Dieu Très-Haut, Possesseur des cieux et de la Terre! et Béni (soit) le Dieu Très-Haut qui a livré tes ennemis en ta main! » — Gen. XIV. 18, 19, 20; — ici, il est dit « Béni soit le Dieu Très-Haut qui a livré tes ennemis en ta main ! » et il est signifié qu'il a la glorification et l'action de grâces à cause de cela. Ceux donc qui reçoivent le Divin Bien et te Divin Vrai par le Seigneur, sont appelés Bénis, — Ps. XXXVII. 22. Ps. CXV. 15. Matth. XXV. 34. — Que par la Bénédiction, quand il s'agit de l'homme, il ne soit entendu autre chose que la réception du Divin Vrai et du Divin le Divin Amour, par faire luire ces faces est signifié l'influx du Divin Vrai, et par les élever est signifié l'influx du Divin Bien : afin que cela soit mieux compris, il sera dit d'où viennent ces significations : Le Seigneur apparaît aux Anges dans le Ciel comme Soleil, car c'est son Divin Amour qui apparaît ainsi, c'est donc cet Amour qui est entendu par la face de Jéhovah ; la Lumière qui en procède est le Divin Vrai, c'est donc ce Vrai qui est entendu par « qu'il fasse luire ses faces; » la chaleur qui en procède aussi est le Divin Bien, c'est donc ce bien qui est entendu par « qu'il élève ses faces, «car par élever il est signifie se révéler, ce qui a lieu d'après le Divin Bien par le Divin Vrai : que le Seigneur apparaisse aux Anges dans le Ciel comme Soleil, et que cette apparence soit celle de son Divin Amour, on le voit dans le Traité du ciel et de l'enfer, N°s 116 à 125 : que la Lumière qui en procède soit le Divin Vrai, et que la Chaleur qui en procède aussi soit le Divin Bien, on le voit aussi là, N°s 126 à 140 : que la Paix signifie le plaisir céleste qui affecte intimement de béatitude tout bien, et que par suite elle signifie le Ciel et la félicité éternelle, on le voit dans ce même Traité, Nos 284 à 290 ; et que les fils d'Israël signifient ceux qui sont dans l'Église, et par conséquent l'Église, on le voit dans les arcanes célestes, N°s 6426, 8805, 9340. Dans Ézéchiel : « Je les mettrai, eux et tes contours de ma colline, Bénédiction; et j'enverrai la pluie en son temps, pluies de Bénédiction elles seront; alors l'arbre donnera son fruit, la terre donnera son produit. » — XXXIV. 26, 27 ; — celui qui ne voit la Parole que dans son sens naturel ne peut faire autrement que de croire que par Bénédiction il est entendu les choses qui sont dites dans ce sens, à savoir, de la pluie sera donnée pour féconder les jardins et les champs, et qu'ainsi l'arbre donnera son fruit et la terre son produit ; mais c'est la Bénédiction spirituelle qui est entendue, car par la pluie est signifié tout Divin qui par le Ciel influe du Seigneur chez l'homme; par a l'arbre donnera son fruit et la terre son produit, » il est signifié que les vrais produiront le bien, et que le bien produira les vrais; la terre «st l'Église, et le jardin où sont les arbres est aussi l'Église; par eux et par les contours de ma colline, auxquels il donnera la bénédiction, il est signifié l'interne et l'externe chez les hommes de l'Église ; le contour-signifie ce qui est au dehors ou au-dessous, et la colline signifie ce qui est au dedans ou au-dessus, spécialement où est la charité, car la charité est au dedans ; que la colline signifie où est la charité, on le voit, N°s 6435, 10438. Dans David : « Heureux quiconque craint Jéhovah et marché dans ses chemins! le travail de tes mains tu mangeras, heureux toi! et bien à toi; ton épouse, comme un cep fécond sur les côtés de ta maison; tes fils, comme des plants d'olivier autour de tes tables : voici, ainsi sera béni l'homme qui craint Jéhovah : Jéhovah te bénira de Sion, afin que tu voies le bien de Jérusalem tous les jours de ta vie, la paix sur Israël. » — Ps. CXXVIII. 1 à 6 ; — ici aussi, par être béni il n'est pas entendu être béni naturellement, par exemple, manger du travail de ses mains, avoir une épouse féconde, plusieurs fils autour de sa table, et cela dans Sion et dans Jérusalem, mais il est entendu être béni spirituellement ; car par ceux qui craignent Jéhovah sont entendus ceux qui aiment à faire ses préceptes, aussi est-il dit « heureux quiconque craint Jéhovah et marche dans ses chemins ; » marcher dans ses chemins signifie faire ses préceptes ; par le travail des mains dont il mangera est signifiée l'étude de la vie selon les préceptes ; par l'épouse sur les côtés de la maison est signifiée l'affection spirituelle du vrai dans toutes les choses qu'il pense et fait, aussi est-il dit « comme un cep fécond, » car par le cep est signifiée l'Église spirituelle d'après l'affection du vrai ; par les fils autour des tables sont signifiés les vrais du bien qui proviennent de cette affection, les tables sont les instructions, c'est même pour cela qu'il est dit « comme des plants d'olivier, » les plants signifient les vrais, et les oliviers les biens ; par Sion est signifié le Ciel d'où proviennent ces choses, et par Jérusalem la doctrine ; d'après cela, on voit clairement ce qui est signifié par « Jéhovah te bénira de Sion, afin que tu voies le bien de Jérusalem tous les jours de ta vie ; » par la paix sur Israël est signifié tout bien spirituel en général et en particulier ; Israël est l'Église. Dans le Même : « Comme la rosée de Chermon, qui descend sur les montagnes de Sion, car là Jéhovah a ordonné la Bénédiction de vie jusqu'au siècle. » — Ps. CXXXIII. 3 ; — là, il s'agit du mariage du bien et du vrai, et aussi de la fructification et de la multiplication qui en résultent ; l'un et l'autre sont signifiés par la rosée de Chermon qui descend sur les montagnes de Sion ; les montagnes de Sion signifient où sont les biens de l'amour céleste, c'est même pour cela qu'il est dit « là Jéhovah a ordonné la bénédiction de vie jusqu'au siècle. » Dans Moïse : « Si vous écoutez ces jugements pour les garder et les faire, Jéhovah ton Dieu gardera l'alliance et la miséricorde; et il t'aimera, et il te bénira, et il bénira le fruit de ton ventre et de ta terre, ton froment, et ton moût, et ton huile, et le produit de tes bœufs, et des béliers de ton troupeau ; béni tu seras par-dessus tous les peuples, il n'y aura point parmi toi d'infécond ni d'inféconde, ni parmi ta bête; Jéhovah éloignera de toi toute maladie et toutes les langueurs malignes d'Egypte, gué tu as connues; il ne les placera pas sur toi, mais il les mettra sur tous ceux gui te haïssent ; et tu dévoreras tous les peuples gué Jéhovah ton Dieu te livrera, ton œil ne les épargnera point. » — Deutér. VII. 12,13,14,15,16; — par toutes ces choses sont entendus des spirituels, par conséquent des bénédictions spirituelles ; le sens de la lettre, qui est naturel et pour ceux qui sont dans le Monde naturel et par suite dans l'idée naturelle, les enveloppe et les signifie, c'est pourquoi d'après le sens spirituel de la Parole on peut voir ce lui est entendu en général et en particulier par être Béni ; par le Fruit du ventre et par le fruit de la terre, par le froment, le moût et l'huile, par le produit des bœufs et des béliers du troupeau, sont entendues les multiplications du vrai et les fructifications du bien, ainsi les bénédictions spirituelles ; ce qui est signifié en particulier par chacune de ces choses, on peut le voir dans divers passages des ARCANES CÉLESTES , et dans les Explications sur ce Livre Prophétique ; « il n'y aura point parmi toi d'inféconde, ni parmi ta bête, » signifie la multiplication du vrai et la fructification du bien dans l'homme Interne et dans l'homme Externe ; « Jéhovah éloignera toute maladie et toutes les langueurs malignes d'Egypte, » signifie l'éloignement de tous tes maux et de tous les faux ; les langueurs malignes d'Egypte sont les faux qui sont produits par les maux dans l'homme naturel ; ceux qui te haïssent sur lesquels Jéhovah mettra ces langueurs, signifient ceux qui sont contre les vrais ît les biens de l'Église ; la dissipation des maux et des faux qui sont contre les vrais et les biens de l'Église, est signifiée par « tu dévoreras tous les peuples que Jéhovah ton Dieu te livrera ; » et le fait de les éviter continuellement est signifié par « ton œil ne les épargnera point ; » qu'ainsi soient bénis ceux qui font tes préceptes du Seigneur, cela est entendu par « si vous écoutez ces jugements pour les garder et les faire, Jéhovah ton Dieu te gardera l'alliance et la miséricorde, il t'aimera et il te bénira; » l'alliance et la miséricorde, c'est la conjonction d'après l'amour par l'exécution des préceptes, la conjonction par le bien est entendue par l'alliance et par « il t'aimera, » et la conjonction par le vrai est entendue par la miséricorde et par a il te bénira. » Dans le Même : « Il te bénira des bénédictions du Ciel en-haut, des bénédictions de l'abîme couché en bas, des bénédictions des mamelles et de l'utérus. » — Gen. XL1X. 25; — ceci est dit de Joseph, par qui est signifié ici le Royaume spirituel du Seigneur ; et par les bénédictions du Ciel en-haut il est entendu les multiplications du vrai d'après le bien dans l'homme Interne ou spirituel; par les bénédictions de l'abîme couché en bas, les multiplications du vrai d'après le bien dans l'homme Externe ou naturel ; et par les bénédictions des mamelles et de l'utérus sont signifiés les biens spirituels et célestes. Dans Joël : « Qui sait? Jéhovah Dieu se retournera (peut-être) et se repentira, et il laissera après Lui bénédiction, minchah, et libation de la part de Jéhovah votre Dieu.» — II. 1 à ; — comme par la bénédiction est signifiée la bénédiction spirituelle qui en général se rapporte au bien et au vrai, lesquels procèdent du Seigneur et sont donnés à l'homme, c'est pour cela qu'il est dit « il laissera après Lui bénédiction, minchah et libation de la part de votre Dieu ; » la minchah, qui était du pain, signifie le bien, et la libation, qui était du vin, signifie le vrai, l'un et l'autre par le Seigneur, car il est dit « de la part de votre Dieu. » Dans Ésaïe : « En ce jour-là il y aura un sentier de l'Egypte vers Aschur, afin qu'Aschur vienne en Egypte et l'Egypte en Aschur, et que les Égyptiens servent avec Aschur : en ce jour-là Israël sera en troisième à l'Egypte et à Aschur, Bénédiction au milieu de la terre, que bénira Jéhovah, en disant : Béni (soit) mon peuple, l'Egypte; et l'œuvre de mes mains, Aschur; et mon héritage, Israël. » — XIX. 23, 24, 25 ; — par Israël, Aschur et l'Egypte sont signifiées trois choses qui sont chez les hommes de l'Église, à savoir, le spirituel, le rationnel et le scientifique; par Israël le spirituel, par Aschur le rationnel, et par l'Egypte le scientifique ; comme tout rationnel de l'homme est formé par les scientifiques, et que le rationnel et les scientifiques viennent du spirituel qui procède du Seigneur par le Ciel, car toute intelligence du vrai et toute application les sciences aux vrais ont cette origine, c'est pour cela qu'il est dit qu'il y aura un sentier de l'Egypte vers Aschur, afin qu'Aschur vienne en Egypte et l'Egypte en Aschur, et que les Égyptiens servent avec Aschur ; et ensuite, qu'Israël sera en troisième à l'Egypte il à Aschur, bénédiction au milieu de la terre ; le milieu signifie 'intime d'où procède le reste ou d'où procède le tout, voir ci-dessus, N° 313, et la terre signifie l'Église où est le tout ; et comme c'est ['après le spirituel que le rationnel et le scientifique sont appliqués aux vrais réels, c'est pour cela qu'Israël est appelé l'héritage ou 'héritier de la maison qui possède tout, et Aschur l'œuvre de mes nains parce que le rationnel en est formé, et que l'Egypte est appelée peuple béni parce que toutes ces choses sont dans le scientifique somme dans leur dernier; d'après cela, l'on voit encore que par la bénédiction, dans la Parole, il est entendu la Bénédiction spirituelle, tans Zacharie : « De même que vous avez été malédiction parmi les nations, maison de Jehudah et maison d'Israël, de même je vous délivrerai, afin que vous soyez Bénédiction. » — VIII. 18 ; — ces choses ont été dites de l'Église dévastée, et de l'Église rai devait être instaurée par le Seigneur; la maison de Jehudah et a maison d'Israël signifient l'Église, ici dans l'un et dans l'autre fins; l'Église dévastée est appelée malédiction, parce que là il y a e mal et le faux ; mais l'Église qui devait être instaurée est appelée bénédiction, parce que là il y aura le bien et le vrai. Dans David : « De Jéhovah te salut, sur ton peuple ta Bénédiction. » — Ps. III. 9; — la bénédiction de Jéhovah sur son peuple, signifie 'influx et la réception du bien et du vrai ; sont appelés peuple de Jéhovah ceux qui sont dans le bien spirituel, voir ci-dessus, N° 331. dans Moïse : « Je ferai de toi une nation grande, et je te bénirai, afin que tu deviennes bénédiction : même je bénirai ceux qui te béniront, et ceux qui te maudiront je maudirai, et en toi seront bénies toutes les familles de la terre. » — Gen. XII. 2, 3; — dans le Même : « En lui seront bénies toutes les nations de la terre. » — Gen. XVIII. 18 ; — ces choses ont été dites d'Abraham, et par lui dans le sens suprême est entendu le Seigneur, et dans le sens respectif le Royaume céleste et l'Église céleste du Seigneur : d'après cela, on voit clairement ce que signifie « je ferai de toi une nation grande, et je te bénirai afin que tu deviennes bénédiction, » à savoir, que là il y aura le Divin Bien et le Divin Vrai ; la nation grande, se dit du Divin Bien, voir ci-dessus, N° 331, et la bénédiction se dit du Divin Vrai ; a je bénirai ceux qui te béniront, et ceux qui te maudiront je maudirai, » signifie que le Divin Vrai sera pour ceux qui reçoivent, et le faux du mal pour ceux qui ne reçoivent pas; « en toi seront bénies toutes les familles de la terre, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre, »>signifie que par lia réception du Divin Vrai et du Divin Bien ils auront le Ciel et la félicité éternelle; les familles de la terre signifient ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, les familles sont les vrais, les nations sont les biens, la bénédiction signifie que par suite ils auront le Ciel et la félicité éternelle. La même chose est signifiée par la bénédiction d'Israël et de Jacob, dans le Même : « Quiconque te bénira sera béni, et quiconque te maudira sera maudit. » — Nomb. XXIV. 9 ; — et dans le Même : «  Ta semence sera comme la poussière de la terre, et se répandra vers l'occident et vers l'orient et vers le septentrion et vers le midi, et seront bénies en toi toutes les familles de la terre, et en ta semence. » — Gen. XXVHI. 14; — par Israël et par Jacob il est entendu aussi dans le sens suprême le Seigneur, et dans le sens respectif le Royaume spirituel et l'Église spirituelle du Seigneur, par Israël cette Église interne, par Jacob cette Église externe; par la semence qui sera comme la poussière de la terre, et qui se répandra vers l'occident, l'orient, le septentrion et le midi, est signifié le Divin Vrai procédant du Seigneur et reçu par ceux qui sont de cette Église ; la fructification du bien est signifiée en ce que la semence se répandra vers l'occident et l'orient, et la multiplication du vrai en ce qu'elle se répandra vers le septentrion et le midi ; que ces plages aient de telles significations, on le voit dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 141 à 153. « La bénédiction du Pain, du Vin, des Poissons, que le Seigneur donna aux disciples et au peuple, » — Matth. XIV. 15, 21, 22. XV. 32. XXVI. 26, 27. Marc, VI. 41. VIII. 6, 7. XIV. 22, 23. Luc, IX. 16. XXII. 19. XXIV. 30, — signifiait la communication de son Divin et ainsi la conjonction avec eux par les biens et par les vrais, qui sont signifiés par le pain et le vin, et aussi par les poissons; le pain et le vin signifient les biens et les vrais dans l'homme spirituel, et les poissons les biens et les vrais dans l'homme naturel. Dans Ésaïe : « Il appellera ses serviteurs d'un autre nom : celui qui se bénit sur la terre se bénira dans le Dieu de vérité, et celui qui jure sur la terre jurera par le Dieu de vérité, parce qu'à l'oubli seront livrées les angoisses précédentes. » — LXV. 15. 16; — par se bénir il est signifié s'instruire dans les Divins vrais et les appliquer à la vie; et par jurer s'instruire dans les Divins biens et les appliquer à la vie ; si ceci est signifié par jurer, c'est parce que le serment dans le sens interne signifie la confirmation chez l'homme et la conviction que la chose est ainsi, et cela est fait d'après le bien par les vrais; les vrais chez l'homme ne sont confirmés et il ne s'en convainc que d'après le bien; là, il s'agit de la nouvelle Église, et par appeler d'un autre nom il est signifié sa qualité quant au vrai et au bien. Dans Jérémie : « Jure par le vivant Jéhovah en Vérité, en jugement et en justice; les nations se béniront en Lui, et en Lui elles se glorifieront. » — IV. 2 ; — ici, la même chose est signifiée par jurer et se bénir ; les nations qui se béniront en Jéhovah signifient ceux qui sont dans le bien. Bénir, dans le sens opposé, signifie aimer le mal et le faux, et s'en imbiber ; par exemple, dans Ésaïe : « Celui qui immole le bœuf frappe un homme, celui gui offre l'encens bénit la vanité; même ces choses ils ont choisi dans leurs chemins. » — LXVI. 3 ; — immoler ou sacrifier le bœuf et frapper un homme, signifie adorer Dieu dans les externes, et cependant rejeter tout vrai; par sacrifier le bœuf est signifié le culte par les choses qui représentaient le bien naturel, car le bœuf est le bien naturel ; et par frapper un homme il est signifié rejeter et nier le vrai, l'homme (vir) dans la Parole est le vrai; offrir l'encens et bénir la vanité, signifie adorer Dieu d'après les choses-qui représentaient le bien spirituel, et cependant aimer le mal et le faux et s'en imbiber; l'oblation de l'encens est le culte d'après le bien spirituel, et la vanité est le mal et le faux du mal.

 

 

 



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