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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 304. 

Et personne ne put dans le Ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ouvrir le livre, ni le regarder, signifie la manifestation qu'il n'y a personne qui de soi-même sache et perçoive la moindre chose de l'état de la vie de tous dans le commun et de chacun dans le particulier : on le voit par la signification de et personne ne put ouvrir le livre, ni le regarder, en ce que c'est que personne ne sait ni ne perçoit de soi-même les états de la vie de tous dans le commun et de chacun dans le particulier, ainsi qu'il vient d'être dit, N° 303 ; et par la signification de dans le Ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, en ce que c'est non-seulement qu'il n'y a personne en quelqu'endroit que ce soit, mais encore que la moindre chose ne peut être ni sue ni perçue ; en effet, par dans le Ciel; par sur la terre et par sous la terre, il est entendu les trois Cieux, et par tous ceux qui y sont il est entendu le Ciel dans tout le complexe ; et comme le Ciel est Ciel d'après le Divin Vrai qui influe du Seigneur et est reçu par les Anges, et nullement d'après quelqu'intelligence propre des Anges, car cette intelligence est une intelligence nulle, c'est pour cela que ces mêmes paroles signifient que personne ne peut de soi-même savoir ni percevoir la moindre chose. Que les Anges dans le Ciel aient, de même que les hommes dans le monde, un, propre qui, considéré en soi, n'est que le mal, on le voit dans le Traité du ciel et de l'enfer, No 592 ; et comme le mal ne reçoit rien de l'intelligence ni de la sagesse, il s'ensuit que les Anges par eux-mêmes, pas plus que les hommes, ne comprennent absolument rien du vrai, mais qu'ils comprennent seulement le vrai d'après le Seigneur : si les Anges sont tels, c'est parce que tous les Anges viennent du Genre Humain, et que chaque homme retient son propre après la mort, et parce qu'ils sont détournés des maux qui appartiennent à leur propre, et sont tenus dans les biens par le Seigneur : que tous les Anges viennent du Genre Humain, et qu'aucun d'eux n'ait été créé Ange dès le commencement, on le voit dans l'Opuscule sur le jugement Dernier, N°s 14 à 22 ; et que tous soient détournés du mal et tenus dans le bien par le Seigneur, on le voit dans la doctrine de LA NOUVELLE JÉRUSALEM , N° 166. Si « dans le Ciel, sur la terre et sous la terre, » signifie les trois Cieux, c'est parce que les Anges qui sont dans le Troisième Ciel on Ciel Suprême habitent sur des montagnes, ceux qui sont dans le Second Ciel ou Ciel Moyen, sur des collines, et ceux qui sont dans le Premier ou Dernier Ciel, sous ceux-ci dans des plaines et dans des vallées : en effet, dans le Monde spirituel où sont les esprits et les Anges il y a des terres, des collines et des montagnes, absolument comme dans le Monde naturel où sont les hommes; et, quant à l'apparence, il y a une telle similitude que rien absolument ne diffère ; aussi est-ce pour cela que les hommes après la mort savent à peine autre chose, sinon qu'ils vivent encore sur là terre, et quand la faculté de regarder sur notre terre leur est accordée, ils ne voient rien de dissemblable : outre cela, où habitent les Anges du Troisième Ciel, les Anges qui sont dans le Dernier Ciel appellent cela ciel, parce que c'est très-haut au-dessus d'eux ; mais où ils habitent eux-mêmes ils appellent cela terre; et même le Troisième Ciel ou Ciel Suprême, qui est sur les montagnes, n'apparaît pas à ceux qui sont au-dessous ou sur terre, autrement qu'apparaît devant nous la région suprême de l'atmosphère couverte d'une nuée légère et blanche, ainsi non autrement que le ciel .devant nous : par là on peut voir ce qui est entendu ici en particulier par « dans le Ciel, sur la terre et sous la terre; » mais on voit plus de détails sur ce sujet dans le Traité DU CIEL ET DE l'ENFER, à l'Article Des Apparences dans le Ciel, Nos 170 à 176; et à l'Article Des Habitations et des Demeures des Anges, Nos 483 à 189. Comme les hommes n'ont pas su que dans l'un et l'autre Monde, le Naturel et le Spirituel, il y a des Terres qui sont semblables de forme, c'est pour cela qu'ils n'ont pu faire autrement que de percevoir, quand ils ont lu la Parole, que par le Ciel et la Terre il y est entendu le Ciel visible à nos yeux et la Terre habitée par les hommes ; de là est née l'opinion sur la destruction du Ciel et de la Terre, et sur la création d'un nouveau Ciel et d'une nouvelle Terre, au jour du Jugement Dernier, lorsque cependant par le Ciel et par la Terre il est entendu le Ciel et la Terre où sont les Esprits et les Anges, et dans le sens spirituel l'Église chez les Anges et chez les hommes, car chez les Anges il y a une Église de même que chez les hommes ; voir dans le Traité du ciel-et de l'enfer, les Nos 221 à 227 : il est dit dans le sens spirituel, parce que l'Ange n'est point Ange et l'homme n'est point homme d'après la forme humaine qu'ils ont l'un et l'autre, mais ils le sont d'après le Ciel et l'Église chez eux ; de là vient que par le Ciel et par la Terre où habitent les Anges et les hommes il est signifié l'Église, par le Ciel l'Église interne et aussi l'Église chez les Anges, et par la Terre l'Église externe et aussi l'Église chez les hommes. Toutefois, comme on peut difficilement croire que par la Terre, dans la Parole, il est entendu l'Église ; et cela, parce qu'on n'a pas encore su que dans chaque chose de la Parole il y a un sens spirituel, d'où il résulte que l'idée matérielle est adhérente et tient la pensée fixée dans la signification la plus proche du mot, je vais par plusieurs passages tirés de la Parole illustrer et confirmer celte signification de la Terre ; dans Ésaïe : « Voici, Jéhovah va vider la Terre et l’épuiser, et il en bouleversera les faces ; étant vidée elle sera vidée, la Terre; et étant dépouillée elle sera dépouillée : elle sera dans le deuil, et elle sera confondue, la Terre habitable; confondu sera le Globe : la Terre sera profanée sous ses habitants : c'est pourquoi la malédiction dévorera la Terre, et consumés seront les habitants de la Terre, et l'homme sera laissé rare. Clameur au sujet du vin dans les rues, exilée est F allégresse de la Terre; il y aura au milieu de la Terre comme une cueillette d'olivier, comme un grapillage quand a été terminée la vendange. De l'extrémité de la Terre nous avons tendu des Cantiques : Gloire au juste. Les cataractes d'en haut ont été ouvertes, et ébranlés ont été les fondements de Terre; en froissant a été froissée la Terre, en déchirant a été déchirée la Terre, en agitant a été agitée la Terre, en chancelant chancellera la Terre, comme un homme ivre, et côté et d'autre elle sera agitée comme une cabane; et il arrivera qu'en ce jour-là, Jéhovah fera la visite sur formée la hauteur dans la hauteur, et sur les rois de la Terre qui (sont) sur la Terre. » — XXIV. 1, 3, 4, 5, 6,11 ,13, 16,18 ,20, 21 ,23 ; — ici, il est bien évident que par la terre il est entendu, non la terre, mais l'Église ; qu'on suive chaque expression et qu'on examine ; celui qui est dans l'idée spirituelle, quand terre est nommée, ne pense pas à la terre elle-même, mais il pense à la nation qui l'habite et à la qualité de cette nation, à plus te raison encore ceux qui sont dans le Ciel, ceux-ci étant spirituels perçoivent l'Église ; là, il s'agit de l'Église détruite ; sa destruction quant au bien de l'amour et au vrai de la foi, qui la constituent, est décrite par « Jéhovah va vider la terre et l'épuiser ; » par étant vidée elle sera vidée, la terre; étant dépouillée elle sera dépouillée; elle sera dans le deuil, et elle sera confondue; » par a elle sera profanée, et la malédiction la dévorera ; » par « les cataractes d'en haut ont été ouvertes, et ébranlés ont été les fondements de la terre ; » par « elle a été froissée, elle a été déchirée, elle a été agitée; » par « elle chancellera comme un homme ivre ; » ces choses peuvent être dites, non pas de la terre, ni de la nation, mais de l'Église. Dans le Même : « Voici, le jour de Jéhovah vient pour mettre la Terre en dévastation, et ses pécheurs il détruira dessus elle; car les étoiles des cieux et leurs astres ne brilleront point de leur lumière; obscurci a été le soleil à son lever, et la lune ne fait point briller sa lueur; rare je rendrai l’homme plus que l'or pur; c'est pourquoi j'ébranlerai les Cieux, et sera remuée la Terre de sa place. » — XIII. 9,10, 12, 13 ; — d'après chaque expression, entendue dans le sens spi-tel, il est évident qu'ici la terre est l'Église; il y est question de fin quand il n'y a plus ni vrai ni bien, ou ni foi ni charité; en effet, les étoiles et les astres, qui ne brilleront point de leur lumière, signifient les connaissances du vrai et du bien ; le soleil, qui a été obscurci à son lever, signifie l'amour ; la lune, qui ne fait point briller sa lueur, signifie la foi ; l'homme, qui sera rendu plus rare que l'or pur, signifie l'intelligence et la sagesse ; de là on voit clairement ce qui est signifié par a voici, le jour de Jéhovah vient pour mettre la terre en dévastation ; j'ébranlerai les cieux, et sera remuée la terre de sa place ; » le jour de Jéhovah est la dernière fin de l'Église, quand se fait le jugement, la terre est l'Église ; on peut voir que la terre elle-même n'est pas remuée de sa place, mais que l'Église est éloignée dès qu'il n'y a ni amour ni foi ; être remuée de place, c'est être éloignée de l'état antérieur. Dans le Même : « Voici, le Seigneur, comme une inondation de grêle, une tempête de carnage, comme une inondation de grosses eaux, il abattra à terre avec, la main : consommation et décision j'ai entendu de la part du Seigneur Jéhovih Sébaoth sur toute la Terre. » — XXVIII. 2,22 ; — ces choses ont été dites du jour du jugement sur ceux qui sont de l'Église ; le jour du jugement quand arrive la fin de l'Église est signifié par a consommation et décision j'ai entendu de la part du Seigneur Jéhovih Sébaoth sur toute la terre ; » c'est pourquoi il est dit que, comme une inondation de grêle, une tempête de carnage, comme une inondation de grosses eaux, il abattra à terre avec la main ; par la grêle et son inondation sont signifiés les faux qui détruisent les vrais de l'Église ; par le carnage et sa tempête sont signifiés les maux, qui détruisent les biens de l'Église; par les grosses eaux sont signifiés les faux du mal : que par l'inondation et le déluge il soit signifié l'immersion dans les maux et dans les faux, et par suite la destruction de l'Église, on le voit, N°s 660, 705, 739, 756, 790, 5725, 6853 ; la même chose est signifiée par abattre à terre ou faire pleuvoir à verse. Dans le Même : « La Terre sera en poix ardente, de génération en génération elle sera dévastée. » — XXXIV. 9,10 ; — par la poix ardente est signifié tout mal jaillissant de l'amour de soi, par lequel l'Église périt et est dévastée entièrement, aussi est-il dit, « la terre sera en poix ardente, de génération en génération elle sera dévastée ; »qui ne voit que de telles choses ne se disent point de la terre elle-même? Dans le Même : Elle est dans le deuil, elle languit, la Terre; il a été confus, Liban; et il s'est flétri. » — XXXIII. 9 ; — là aussi, la terre est l'Église, qui est dite dans le deuil et languir, quand les faux commencent à être saisis et reconnus pour des vrais, c'est pourquoi est dit « il a été confus, le Liban ; et il s'est flétri ; » par le Liban est signifié la même chose que par le cèdre, à savoir, le vrai de Église. Dans Jérémie : « Un lion est monté de son fourré, et un destructeur des nations est parti de son lieu, pour réduire la Terre en dévastation; tes villes seront détruites. J'ai vu la Terre, et voici, vague et vide ; et vers les Cieux, et voici, elle n'est plus, leur lumière; j'ai vu les montagnes, et voici, elles sont ébranlées, et toutes les collines sont bouleversées, Jéhovah a dit : Dévastation sera toute la Terre, c'est pourquoi dans le deuil sera la Terre, et noirs seront les Cieux en haut. » — IV. 7, 23, 24, 27, 28 ; — ici, il s'agit aussi de la vastation de l'Église; elle arrive lorsqu'il n'y a plus de vrai ni de bien, : qu'ils sont remplacés par le faux et par le mal ; cette vastation. ;t décrite par un lion montant de son fourré, et par un destructeur des nations parti de son lieu ; par le lion et par le destructeur des nations il est signifié le faux et le mal qui dévastent ; par les montagnes qui sont ébranlées, et par les collines qui sont bouleversées, est signifié l'amour envers le Seigneur et la charité à l'égard du prochain ; si les montagnes et les collines ont cette signification, c’est parce que dans le Ciel ceux qui sont dans l'amour envers le Seigneur habitent sur des montagnes, et que ceux qui sont dans la charité à l'égard du prochain habitent sur des collines, comme il a é dit dans ce qui précède, et aussi dans le Traité on ciel et de enfer, N° 188, et dans la note (c) de ce N° ; par les cieux qui ont plus leur lumière, et qui seront noirs, sont signifiés les intérieurs des hommes de l'Église, qui, lorsqu'ils ont été bouchés par s maux et les faux, n'admettent pas la lumière qui vient du ciel, ais admettent an lieu de cette lumière les ténèbres qui viennent de l'enfer ; d'après cela, on peut voir ce qui est signifié par un lion, et un dévastateur des nations réduiront la terre en dévastation ; » puis, par « j'ai vu la terre, et voici, vague et vide ; » et aussi par «  dévastation sera toute la terre, c'est pourquoi dans le deuil sera la terre ; » à savoir, que là, c'est l'Église et non la terre qui est entendue. Dans le Même : « Jusques» à quand sera-t-elle dans le deuil, la Terre, et l’herbe de tout le champ sera-t-elle desséchée? à cause de la malice de ceux qui y habitent consommés seront bêtes et oiseau; désolée a été toute la Terre, parce qu'il n'y a point d'homme qui (la) mette sur son cœur : sur toutes les collines dans le désert sont venus des dévastateurs, parce qu'une épée de Jéhovah dévore depuis une extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre; ils ont semé des froments et ils ont moissonné des épines. » — XII. 4, 11, 12, 13 ; — qu'ici la terre signifie l'Église, cela est évident en ce qu'il est dit, que la terre sera dans le deuil, et l'herbe de tout le champ, et que bêtes et oiseau seront consommés à cause de la malice de ceux qui y habitent, et parce qu'il n'y a point d'homme qui la mette sur son cœur; par l'herbe de tout le champ il est signifié tout bien et tout vrai de l'Église ; et par les bêtes et les oiseaux les affections du bien et du vrai ; et comme l'Église est signifiée par la terre, et qu'il s'agit de l'Église dévastée, c'est pour cela qu'il est dit, « sur toutes les collines dans le désert sont venus des dévastateurs, parce qu'une épée de Jéhovah dévore depuis une extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre ; ils ont semé des froments et ils ont moissonné des épines ; » par les collines dans le désert, sur lesquelles sont venus des dévastateurs, sont signifiées les choses qui appartiennent à la charité ; le désert, c'est où il n'y a pas le bien parce qu'il n'y a pas le vrai ; par une épée de Jéhovah est signifié le faux détruisant le vrai ; depuis une extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre signifie le tout de l'Église; par semer des froments et moissonner des épines il est signifié tirer de la Parole les vrais du bien et les changer en faux du mal ; les froments sont les vrais du bien, et les épines les faux du mal. Dans Ésaïe : « Sur la Terre de mon peuple l'épine et la ronce monteront; le palais sera désert, la multitude de la ville sera abandonnée. » — XXXII. 13, 14; — l'épine et la ronce, qui monteront sur la terre, signifient le faux et le mal ; le palais, qui sera désert, signifie où le bien habite ; et la multitude de la ville qui sera abandonnée, signifie où sont les vrais, car la ville signifie la doctrine du vrai. Dans le Même : « Épine et ronce sera toute la Terre; au contraire, toutes les montagnes qui seront sarclées avec le sarcloir, là ne viendra point la crainte des épines et des ronces, mais le bœuf y sera envoyé et la brebis les foulera. » — VII. 24, 25 ; — par les épines et les ronces il est signifié le faux et le mal, de là on voit clairement ce que signifie «épine et ronce sera toute la terre ; » par les montagnes, qui seront sarclées avec le sarcloir, sont signifiés ceux qui d'après l'amour du bien font les biens; par « là ne viendra point la crainte des épines et des ronces, mais le bœuf y sera envoyé et la brebis les foulera, » ou, on y mettra les bœufs, et les brebis les fouleront de leurs pieds, il est signifié que chez eux il n'y aura pas le faux ni le mal, mais le bien tant naturel lue spirituel, par le bœuf est signifié le bien naturel, et par la brebis le bien spirituel. Dans Ézéchiel : « Ta mère, une lionne, qui parmi les lions s'est couchée; il s'est levé un de ses petits, les villes il a dévasté; désolée a été la Terre, et sa plénitude, par la voix de son rugissement. » — XIX. 2, 3, 7 ; par la mère 1 est signifié l'Église ; par la lionne et les lions, la puissance du mal et du faux contre le bien et le vrai ; par le rugissement du lion, le désir de détruire et de désoler; par les villes qu'il a dévastées est signifiée la doctrine avec ses vrais ; d'après cela on voit ce qui fit signifié par « désolée a été la Terre, et sa plénitude, » à savoir, toute l'Église. Dans le Même : « Leur pain avec anxiété ils manieront, et leurs eaux avec stupeur ils boiront, afin que soit dévastée la Terre de ce qu'elle contient, à cause de la violence de tous ceux qui habitent en elle; et les villes habitées seront dévastées, et la Terre sera une désolation. » — XII. 19, 20; — ici, par la Terre et par les villes qui seront dévastées et seront me désolation il est signifié les mêmes choses que ci-dessus, à savoir, par la Terre l'Église, et par les villes la doctrine avec ses vrais, c'est pourquoi il est dit, «  à cause de la violence de tous ceux qui habitent en elle ; » c'est en raison de ces significations qu'il est dit auparavant, « leur pain avec anxiété ils mangeront, et leurs aux avec stupeur ils boiront ; «  par le pain et l'eau dans la Parole il est signifié tout bien de l'amour et tout vrai de la foi, N° 9323 ; et par manger et boire, être instruit et être approprié-, Nos 3168, 513, 3832, 9412. Dans David : « J'ai invoqué Jéhovah, et à mon Dieu j’ai crié; alors a été agitée et ébranlée la Terre, t les fondements, des montagnes ont tremblé et se sont agités, quand il s'est courroucé. » — Ps. XVIII. 7, 8 ; — ici, la terre est l'Église, qui est dite avoir été agitée et ébranlée quand elle est pervertie par la falsification des vrais; et alors les fondements des montagnes sont dits trembler et s'agiter, car les biens de l'amour, qui sont fondés sur les vrais de la foi, s'évanouissent ; en effet, les montagnes sont les biens de l'amour, comme ci-dessus, et les fondements des montagnes sont les vrais de la foi ; de là aussi il est évident que la Terre est l'Église. Dans le Même : «  A Jéhovah la Terre et sa plénitude, le globe et ceux qui y habitent; et Lui, sur les mers il l'a fondé, sur les fleuves il l'a affermi. » — Ps. XXIV. 1, 2 ; — la Terre et le globe, c'est l'Église ; et sa plénitude, toutes les choses de l'Église ; les mers sur lesquelles il l'a fondé, ce sont les connaissances du vrai dans le commun ; les fleuves sont les doctrinaux ; comme l'Église est fondée sur les unes et sur les autres, c'est pour cela qu'il est dit a sur les mers il l'a fondé, sur les fleuves il l'a affermi ; » il est évident pour chacun que cela ne peut être dit ni de la Terre ni du Globe. Dans le Même : « Nous ne craindrons point quand sera bouleversée la Terre, et quand seront ébranlées les montagnes dans le cœur des mers; quand seront soulevées, seront troublées ses eaux ; que se soulèvent les nations ; que s'ébranlent les royaumes ; quand il donnera de sa voix la Terre se fondra. » — Ps. XLVI. 3, 4, 7, 9 ; — que par la terre soit entendue l'Église, cela est évident, puis qu'il est dit qu'elle sera bouleversée et se fondra ; puis aussi, que les montagnes seront ébranlées dans le cœur des mers, que ses eaux seront troublées, que les nations se soulèveront et que les royaumes s'ébranleront; par les montagnes sont signifiés les biens de l'amour, comme ci-dessus, elles sont dites être ébranlées dans le cœur des mers quand les connaissances essentielles du vrai sont perverties ; par les eaux sont signifiés les vrais de l'Église, elles sont dites troublées quand ils sont falsifiés ; par les nations sont signifiés les biens de l'Église, et dans le sens opposé ses maux, et par les royaumes les vrais de l'Église, et dans le sens opposé ses faux ; et aussi ceux qui sont dans les maux et dans les faux. Dans le Même : « Dieu ! tu nous as abandonnés, tu t'es courroucé, ramène-nous le repos ; tu as fait trembler la Terre, tu l’as brisée; guéris ses fractures, parce qu'elle a été ébranlée. » — Ps. LX. 3, 4; — que ces choses aient été dites de l'Église et non de la terre, on peut le voir, car il est dit « tu as fait trembler la terre, tu Tas brisée, guéris ses fractures, parce qu'elle a été ébranlée ; » et comme par la terre est signifiée l'Église, ici l'Église dévastée, c'est pour cela qu'il est dit, « Dieu ! tu nous as abandonnés, tu t'es courroucé, ramène-nous le repos. » Dans le Même : « Quand J'aurai saisi le temps fixé, Moi, avec rectitude je jugerai; la Terre se fondra avec tous ses habitants; Moi, j'affermirai ses colonnes. » — Ps. LXXV. 3, 4 ; — ici pareillement la Terre est l'Église, qui est dite se fondre quand manquent les vrais par lesquels il y a le bien ; comme les vrais soutiennent l'Église, ils sont appelés ses colonnes que Dieu affermira ; que ce ne soient pas les colonnes de la terre qui sont affermies, cela est évident ; comme la restauration de l'Église est décrite ici, c'est pour cela qu'il est dit, « quand j'aurai saisi le temps fixé, Moi, avec rectitude je jugerai;» les vrais de l'Église, qui sont ici nommés colonnes de la terre, sont aussi nommés Bases de la terre, — I Sam. II 8 ; — et Fondements de la terre, dans Ésaïe : « Ne comprenez-vous point, les fondements de la Terre? Qui habite au-dessus du cercle de la Terre? Qui réduit les princes à néant, et rend les juges de la Terre comme une chose vaine? » — XL. 21, 23 ; — par les princes qui seront réduits à néant, et par les juges de la terre qu'il rendra comme une chose vaine, sont signifiées les choses qui viennent de la propre intelligence et du propre jugement. Dans Jérémie : « Un tumulte vient jusqu'à l'extrémité de la Terre ; ainsi a dit Jéhovah : Voici, un mal sortira de nation à nation, et une tempête grande se lèvera des côtés de la Terre} et il y aura des transpercés de Jéhovah en ce jour-là depuis une extrémité de la Terre jusqu'à l'extrémité de la Terre. » — XXV. 31, 32, 33; — par l'extrémité de la terre et par les côtés de la terre il est signifié où sont lés derniers de l'Église, et où commencent les maux et les faux ; et par d'une extrémité de la terré jusqu'à l'extrémité de la terre sont signifiées toutes les choses de l'Église; de là on peut savoir ce qui est signifié par a le tumulte vient jusqu'à l'extrémité de la terre, » et par « une tempête grande se lèvera des côtés de la terre, » et aussi par « il y aura des transpercés de Jéhovah en ce jour-là depuis une extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre ; » par les transpercés sont signifiés ceux chez qui les vrais et les biens de l'Église ont été éteints; voir N° 4503. Dans Ésaïe : « Les îles ont vu, elles ont craint; le» extrémités de la Terre ont tremblé, elles se sont approchées et sont venues; je mettrai le désert en un étang d'eaux, et la Terre sèche en une source d'eaux. » — XL1. 5, 18; — l'instauration de l'Église chez les nations est ainsi décrite ; les nations sont signifiées par les Iles et par les extrémités de la terre, car dans la Parole les Iles et les extrémités de la terre signifient ceux qui sont très-éloignés des vrais et des biens de l'Église, parce qu'ils n'ont pas la Parole et sont par suite dans l'ignorance ; par a je mettrai le désert en un étang d'eaux, et la terre sèche en une source d'eaux, » il est signifié que l'Église sera instaurée chez ceux-là ; le désert signifie où le bien n'est pas encore parce qu'il n'y a pas encore le vrai, cela est aussi signifié par la terre sèche ; l'étang d'eaux et la source d'eaux signifient le bien parce qu'il y a le vrai, car tout bien spirituel, qui est le bien de l'Église, est acquis par les vrais. Dans le Même : « Malheur à la Terre ombragée quant aux ailes, qui (est) au-delà des fleuves de Kusch ! Allez, ambassadeurs, vers la nation foulée, dont les fleuves ont ravagé la Terre. » — XVIII. 1, 2; — ce que c'est que la terre ombragée quant aux ailes, et la terre que les fleuves ont ravagée, personne ne le sait, à moins qu'on ne sache que la terre est l'Église, et que les fleuves sont les faux ; la terre ombragée quant aux ailes est l'Église qui est dans l'obscurité quant aux Divins Vrais, les Divins Vrais sont signifiées par les ailes, voir ci-dessus, N° 283 ; au-delà des fleuves de Kusch signifie quant aux connaissances elles-mêmes d'après le sens de la lettre de la Parole, lesquelles ont été falsifiées ; la nation foulée vers laquelle doivent aller les ambassadeurs, et dont les fleuves ont ravagé la terre, signifie ceux qui, hors de l'Église, sont dans les faux par ignorance ; les fleuves sont les vrais de la doctrine, et dans le sens opposé les faux ; les ambassadeurs, qui devaient aller vers eux, signifient qu'ils étaient invités à recevoir l'Église chez eux. Dans le Même : «Dans l'emportement de Jéhovah Sébaoth a été obscurcie la Terre. » — IX. 18 ; — la terre obscurcie signifie les choses appartenant à l'Église dans l'obscurité ou dans les faux, car les faux du mal sont dits être dans l'obscurité, mais les vrais sont dits être dans la lumière. Dans le Même : « Jéhovah éloignera C homme, et les déserts seront multipliés dans le milieu de la Terre. » — VI. 12 ; — l'homme que Jéhovah éloignera signifie le sage, et abstractivement la sagesse, voir ci-dessus, N° 280; les déserts, multipliés dans te milieu de la terre, signifient qu'il n'y aura absolument aucun bien parce qu'il n'y aura aucun vrai; le milieu de la terre, c'est où il y a le vrai dans la plus grande lumière, aussi lorsque là il n'y a point de lumière, l'obscurité est partout, ainsi il n'y a aucun vrai nulle part. Dans le Même : « Jéhovah frappera la Terre de la verge de sa bouche, et par l’esprit de ses lèvre il tuera l'impie. » — XI. 4 ; — la verge de la bouche de Jéhovah, qui frappera la terre, signifie le vrai dans les derniers, qui est le vrai du sens de la lettre de la Parole ; l'esprit des lèvres, qui tuera l'impie, signifie le vrai dans le sens spirituel de la Parole ; ces vrais sont dits frapper la terre et tuer l'impie, quand par eux on est condamné, car chacun est jugé par les vrais et condamné par eux. Dans le Même : « Elle se repose et elle est tranquille, la Terre; F En fer a excité contre toi les Réphaïm, tous les puissants de la Terre ; ceux qui te verront diront : N'est-ce pas ici l'homme qui ébranlait la Terre, qui faisait trembler les royaumes? Il a mis le globe en désert, et il en a détruit les villes : ta Terre tu as perdu, ton peuple tu as tué : préparez pour ses fils la tuerie, que point ils ne se relèvent et ne possèdent la Terre, et que soient remplies les faces de la Terre de villes :je briserai Aschur dans ma Terre, et sur mes montagnes je le foulerai. » — XIV. 7, 9,16, 17, 20, 21, 25 ; — ces choses ont été dites du roi de Babel, par lequel est signifiée la destruction du vrai par l'amour de dominer sur le Ciel et sur la terre, auquel les vrais de la Parole on les vrais de l'Église servent de moyens; il s'agit ici de la damnation de ceux de Babel; les Réphaïm, que l'enfer a excités, sont ceux qui sont dans une affreuse persuasion du faux, lesquels d'après cela sont appelés puissants de la terre ; ébranler la terre, faire trembler les royaumes, mettre le globe en désert, et en détruire les villes, signifie pervertir toutes les choses de l'Église ; la terre et le globe sont l'Église, les royaumes sont les vrais qui font l'Église, et les villes sont toutes les choses de la doctrine ; par là on voit clairement ce qui est signifié par « ta terre tu as perdu, ton peuple tu as tué ; » par Aschur, qui sera brisé dans la terre et foulé sur les montagnes, est signifié le raisonnement d'après les faux contre les vrais; être brisé, c'est être dissipé; et être foulé, c'est être entièrement détruit; les montagnes, sur lesquelles il sera foulé, signifient où règne le bien de l'amour et de la charité ; car là, ou chez eux, tout raisonnement d'après les faux est dissipé ou détruit. Dans le Même : « Gémissez, navires de Tharschisch ; d'une Terre de Chittéens cela viendra manifestement à eux : Traverse ta Terre comme le fleuve, fille de Tharschisch, plus de ceinture : Voici, Terre de Chaldéens, Aschur l’a fondée en monceaux : Jéhovah visitera Tyr, afin qu'elle retourne à son salaire de prostitution, et qu'elle commette scortation avec tous les royaumes de la Terre sur les faces du globe. » — XXIII. 1,10,13,17; — d'après tout ce que renferme ce Chapitre, on peut voir qu'il n'est entendu ici ni les navires de Tharschisch, ni Tyr, ni une terre de Chittéens, ni terre des Chaldéens, ni Aschur ; mais par les navires de Tharschisch il est entendu les connaissances du vrai et du bien, et pareillement par Tyr; par une terre de Chittéens l'idolâtrie, par terre des Chaldéens la profanation et la destruction du vrai, et par Aschur le raisonnement d'après les faux ; de là il est évident que, « gémissez, navires de Tharchisch, parce que Tyr a été dévastée, » signifie qu'il n'y aura plus aucune connaissance du vrai; que, « d'une terre de Chittéens cela viendra manifestement à eux, » signifie l'idolâtrie qui en provient ; « plus de ceinture, » signifie qu'il n'y a plus aucune cohérence du vrai avec le bien ; « voici, terre de Chaldéens, » signifie qu'ainsi il y a profanation et destruction du vrai; « Aschur Ta fondée en monceaux, » signifie que le raisonnement d'après les faux l'a détruite; « retourner à son salaire de prostitution et commettre scortation avec tous les royaumes sur les faces du globe, » signifie la falsification de toutes les vérités de l'Église entière. Dans le Même : « Le roi d’Aschur ira à travers Jehudah, il inondera et traversera, jusqu'au cou il atteindra; et les mouvements de sa largeur seront la plénitude de la largeur de ta Terre, Immanuel. » — VIII. 8 ; — ici, le roi d'Aschur signifie aussi le raisonnement d'après les faux contre les vrais; « il ira à travers Jehudah, il inondera et traversera, » signifie qu'il détruira le bien de l'Église ; inonder se dit des faux, parce que les eaux les signifient; « jusqu'au cou il atteindra, » signifie qu'ainsi il n'y aura plus aucune communication du bien et du vrai ; et « les mouvements de sa largeur seront la plénitude de la largeur de ta terre, Immanuel, » signifie que les faux seront contre tous les vrais de l'Église du Seigneur ; la largeur de la terre signifie les vrais de l'Église, comme on le voit dans le Traité du ciel et de l'enfer, N° 197, et par suite, dans le sens opposé, les faux, c'est pourquoi les mouvements de sa largeur signifient les raisonnements d'après les faux contre les vrais ; la plénitude signifie toutes choses, ainsi la plénitude de la largeur de la terre signifie tous les vrais de l'Église. Dans le Même : « En ce jour-là, le germe de Jéhovah sera en honneur et en gloire, et le fruit de la terre en magnificence et en ornement aux restes d'Israël. » — IV. 2 ; — le germe de Jéhovah, qui sera en honneur et en gloire, signifie le vrai de l'Église ; et le fruit de la terre, qui sera en magnificence et en ornement, signifie le bien de l'Église; Israël signifie l'Église spirituelle ; il est bien évident que ce n'est ni le germe ni le fruit de la terre qui seront en honneur, en gloire, en magnificence et en ornement, mais que ce sera le vrai et le bien de l'Église : quand il est dit le vrai et le bien de l'Église, il est entendu le vrai de la foi et le bien de l'amour, car tout vrai appartient à la foi, et tout bien appartient à l'amour. Dans le Même : « Tu as ajouté à la nation, Jéhovah; tu as été glorifié; tu as éloigné toutes les extrémités de la Terre. » — XXVI. 15 ; — la nation, à laquelle Jéhovah a ajouté, signifie ceux qui sont dans le bien de l'amour, qu'il s'est attachés ; les extrémités de la terre, qu'il a éloignées, signifient les faux et les maux qui infestent l'Église, desquels il les a purifiés. Dans le Même : « Tes yeux verront le Roi dans sa beauté, ils considéreront la Terre d'éloignements. » — XXXIII. 17 ; — voir le Roi dans sa beauté, c'est le vrai réel qui procède du Seigneur Seul ; considérer la terre d'éloignements, signifie l'extension de l'intelligence et de la sagesse. Dans le Même : «  Je T'ai donné en alliance du peuple, pour rétablir la Terre; chantez, Cieux! bondis, Terre! et retentissez, Montagnes, par le chant! » — XLIX. 8,13;—là, il s'agit du Seigneur et de son avènement; l'instauration de l'Église par le Seigneur est décrite par « je T'ai donné en alliance du peuple pour rétablir la terre ; » rétablir la terre, c'est restaurer l'Église : il est connu que le Seigneur n'a pas rétabli la terre pour le peuple Juif, mais qu'il a institué l'Église chez les nations; la joie qui en résulte est décrite par « chantez, Cieux ! bondis, Terre! et retentissez, Montagnes, par le chant » par les cieux il est entendu les Cieux qu'habitent les anges qui sont dans les vrais intérieurs de .l'Église ; par la terre, l'Église chez les hommes ; et par les montagnes, ceux qui sont dans le bien de l'amour envers le Seigneur. Dans Jérémie : « D'adultères pleine est la Terre» car à cause de la malédiction dans le deuil est la Terre, flétris ont été les pâturages du désert. » — XXIII. 10 ; — les adultères signifient ceux qui adultèrent les biens de l'Église, aussi est-il dit, a d'adultères pleine est la terre,» et « à cause de la malédiction dans le deuil est la terre ; » les pâturages du désert, qui ont été flétris, signifient la nutrition spirituelle devenue nulle dans une telle Église ; le désert, c'est où il n'y a point de bien parce qu'il n'y a point de vrai. Dans le-Même : « Sécheresse sur ses eaux, en sorte qu'elles tarissent, parce que Terre d’iimages taillées, elle. » — L. 38 ; — sécheresse sur les eaux, afin qu'elles tarissent, signifie qu'il n'y aura plus de vrais, les eaux sont les vrais ; « parce que terre d'images taillées, elle, » signifie l'Église détruite par les faux provenant de la propre intelligence, qu'ils disent être des vrais; les images taillées signifient ces faux. Dans Ézéchiel : « La fin vient sur les quatre plages de la Terre : la Terre est pleine de jugement de sangs, et la ville est pleine de violence. » — VII. 2, 23 ; — la fin vient sur les quatre plages de la terre, signifie le dernier temps et le dernier état de l'Église quand elle est à sa fin, les quatre plages sont tous ses vrais et tous ses biens, et dans le sens opposé tous ses faux et tous ses maux, ainsi toutes les choses de l'Église ; la terre pleine de jugement de sangs, signifie qu'elle est remplie de maux de tout genre, les sangs sont les maux qui font violence aux biens de l'amour et de la charité et les détruisent entièrement ; la ville pleine de violence, signifie la doctrine de celte Église pareillement. Dans le Même : « Tous les luminaires de lumière dans le Ciel, je les noircirai sur toi; et je répandrai des ténèbres sur ta Terre. » — XXXII. 8 ; — par les luminaires de lumière dans le Ciel sont entendus le soleil, la lune et les étoiles, et par le soleil est signifié l'amour, par la lune la foi qui en provient, et par les étoiles les connaissances du bien , du vrai, d'où l’on voit ce qui est signifié par « je les noircirai sur toi, » à savoir, que ces choses n'existent plus ; de là aussi l'on voit 5 qui est signifié par « je répandrai des ténèbres sur ta terre, » à savoir, que les faux sont dans l'Église; les ténèbres sont les faux, la terre est l'Église. Dans le Même : « Prophétise touchant la terre d'Israël, et dis aux montagnes et aux collines et aux ruisseaux et aux vallées : Me voici près de vous, et je me retournerai vers vous, afin que vous soyez cultivées et ensemencées. » — XXXVI. 6, 9 ; — par la terre d'Israël est entendue Église; les montagnes, les collines, les ruisseaux et les vallées, signifient toutes les choses de l'Église depuis ses premiers jusqu'à s derniers ; les montagnes sont les biens de l'amour envers le Seigneur, les collines sont les biens de la charité à l'égard du prochain, ce sont là les premiers de l'Église ; les ruisseaux et les vallées sont les vrais et les biens qui sont les derniers de l'Église; que ce soit là ce qui est signifié, on peut le voir d'après ce qui a été dit au commencement de cet Article, à savoir, que dans le Ciel sur des montagnes habitent ceux qui sont dans le bien de l'amour envers Seigneur, sur des collines ceux qui sont dans la charité à l'égard du prochain, et dans des plaines et des vallées ceux qui sont dans les biens et les vrais dans le dernier ciel ; les ruisseaux y sont les vrais de la doctrine; semer ces biens et ces vrais est signifié par je me retournerai vers vous, afin que vous soyez cultivées et ensemencées. Dans Hosée : « En ce jour-là j'exaucerai les Cieux, et eux exauceront la Terre, et la Terre exaucera le froment, le moût et l'huile, et eux exauceront Izréel, et je le sèmerai pour Moi dans la Terre. » — II. 21, 22, 23 ; — que ces pressions doivent être entendues spirituellement, et non naturellement selon le sens de la lettre, cela est évident, car il est dit que ces choses exauceront Izréel, et « je le sèmerai pour Moi dans la Terre; » c'est pourquoi par les cieux il est entendu les Cieux où est le Seigneur, et par la terre l'Église où est aussi le Seigneur ; par le froment, le moût et l'huile, toutes les choses de nourriture spirituelle, qui sont les biens de l'amour et de la charité et les vrais la foi. Dans Malachie : « Il ne corrompra point pour vous le fruit de la terre, et pour vous n'avortera point le cep dans le champ : heureux vous diront toutes les nations; et vous serez, vous, une Terre de bon plaisir» » — III. 11, 12 ; — ces choses sont dites de ceux chez qui et en qui est l'Église ; et comme par le fruit de la terre et par le cep dans le champ sont signifiés les biens et les vrais de l'Église, par le fruit ses biens, et par le cep ses vrais, c'est pour cela qu'ils sont appelés terre de bon plaisir. Dans David : «  Que ton Esprit bon me conduise en une Terre de droiture; à cause de ton Nom, Jéhovah, vivifie-moi. » — Ps. CXLIII. 10 ; — la terre de. Droiture, c'est l'Église dans laquelle il y a le droit et le vrai ; et comme l'Esprit de Jéhovah signifie le Divin Vrai, et que chacun reçoit la vie spirituelle par ce vrai, c'est pour cela qu'il est dit, « que ton Esprit bon me conduise ; » et « Jéhovah, vivifie-moi. » Puisque la Terre signifie l'Église, et que où est l'Église là est le Ciel, le Ciel en conséquence est appelé Terre des vivants, et Terre de vie; Terre des vivants, dans Ésaïe : « J'avais dit : Je ne verrai point Jah dans la Terre des vivants. » — XXXVIII. 11 ; — et dans Ézéchiel : « Ceux qui ont donné de la terreur dans la Terre des vivants. » — XXXII. 28, 24, 25, 26, 27; —Terre de vie, dans David : « Si je n'avais cru voir le bien de Jéhovah dans la Terre de vie. » — Ps. XXVII. 13. — Dans Moïse : « Pierre parfaite et de justice tu auras; Ephah parfait et de justice tu auras, afin que soient prolongés tes jours sur la Terre. » — Deutér. XXV. 15 ; — prolonger les jours sur la terre ne signifie pas prolonger la durée de la vie dans le monde, mais c'est prolonger l'état de la vie dans l'Église, ainsi dans le Ciel ; en effet, prolonger se dit du bien et de l'augmentation du bien, et le jour signifie l'état de la vie ; et comme la pierre parfaite et de justice qui était un poids, et l'éphah parfait et de justice qui était une mesure, signifient le vrai et le bien et leur qualité, et l'une et l'autre ensemble la justice, la pierre le vrai et la mesure le bien, et que ne point tromper par le poids ni par la mesure, c'est être juste, voilà pourquoi ils auront la vie de l'Église et ensuite la vie dans le Ciel, ce qui est entendu par prolonger leurs jours sur la terre. La même chose est signifiée dans le précepte du Décalogue, «  Honore ton père et ta mère, afin que soient prolongés tes jours sur la Terre. » — Exod. XX. 12 ; — si le Ciel la félicité du Ciel sont pour ceux qui honorent leur père et leur mère, c'est parce que dans le Ciel on ne connaît d'autre Père que Seigneur, car tous ceux qui y sont ont été engendrés de nouveau par Lui, et que dans le Ciel par la Mère il est entendu l'Église, et en général le Royaume du Seigneur ; il est bien évident que ceux qui adorent le Seigneur et cherchent son Royaume doivent avoir la vie dans le Ciel ; et aussi qu'un grand nombre de ceux qui honorent leur père et leur mère dans le monde, ne vivent pas très-longtemps sur la terre. Dans Matthieu : « Heureux ceux qui sont doux, parce qu'ils hériteront de la Terre. » — V. 5 ; — l'héritage de terre ne signifie point la possession de la terre, mais c'est la session du ciel et la béatitude dans le ciel; ceux qui sont doux signifient ceux qui sont dans le bien de la charité. Dans Ésaïe : « Voici, la Vierge concevra et enfantera un Fils, et elle appellera son Nom Dieu avec nous; beurre et miel il mangera, afin qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien; car avant que l'Enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, abandonnée sera la Terre, de laquelle, toi, tu as dégoût devant ses deux rois. Il arrivera en ce jour-là qu'en raison de la multitude de lait qui se fera, on mangera du beurre, car du beurre et du miel mangera quiconque (sera) de reste au milieu de la Terre. » — VII. 14,15,16, 22 ; — que ces choses aient été dites du Seigneur et de son avènement, cela est notoire ; le beurre et le miel qu'il mangera signifient les biens de l'amour, le beurre le bien de l'amour céleste et spirituel, le miel le bien de l'amour naturel ; par là il est entendu qu'il s'approprierait le Divin aussi quant à l'Humain, manger signifie s'approprier ; la terre qui sera abandonnée, avant qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien, signifie qu'il ne resterait rien de l'Église dans toute la terre quand il naitrait ; et comme ceux, où était l'Église, ont rejeté tout Divin Vrai, et qu'ils ont perverti toutes les choses de la Parole et les ont expliquées en leur faveur, c'est pour cela qu'il est dit « abandonnée sera la terre, » c'est-à-dire l'Église, « de laquelle, toi, tu as dégoût devant ses deux rois; nies rois signifient les vrais du Ciel et de l'Église, les deux rois le Vrai de la Parole dans le sens interne ou spirituel et le Vrai de la Parole dans le sens externe ou naturel ; le lait signifie le vrai par lequel il y a le bien, et comme le beurre signifie le bien qui en provient, c'est pour cela que par « en raison de la multitude du lait qui se fera, quiconque sera de reste au milieu de la terre mangera du beurre, » il est signifié que tout vrai appartiendra au bien. Dans Matthieu « A la consommation du siècle gémiront toutes les tribus de la Terre. » — XXIV. 30 ; — la consommation du siècle, dont il est question dans ce Chapitre, est le dernier temps de l'Église, quand se fait le jugement ; toutes les tribus de la terre signifient tous les vrais et tous les biens de l'Église; elles sont dites gémir, quand il n'y eu a plus. Dans Luc : « Alors il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les astres, et sur la Terre angoisse, de nations en désespoir, mer et flots retentissant, hommes expirant de crainte et d'attente des choses qui arriveront sur le globe de la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Ce jour comme un piège viendra sur tous ceux qui sont assis sur la face de toute la Terre. » — XXI. 25, 26, 35 ; — là, il s'agit aussi du dernier temps de l'Église, quand se fait le jugement; et là, par la terre et le globe est entendue l'Église ; l'angoisse des nations sur la terre, la crainte et l'attente des choses qui arriveront sur le globe de la terre, et sur tous ceux qui sont assis sur la face de toute la terre, signifient que ce sera non pas sur ceux qui sont dans les terres dans le monde naturel, mais sur ceux qui sont dans le monde spirituel ; que là aussi il y ait des terres, on le voit au commencement de cet Article, et que là ait été fait le Jugement Dernier, on le voit dans l'Opuscule sur le jugement dernier ; ce que c'est que le soleil, la lune et les astres, dans lesquels il y aura des signes, cela a été dit ci-dessus, à savoir, que le soleil signifie l'amour, la lune la foi qui en provient, et les astres les connaissances du bien et du vrai ; « mer et flots retentissant, » signifie les raisonnements et les attaques du vrai d'après le sens de la lettre de la Parole appliqué de travers et d'une manière perverse; les puissances des cieux, qui seront ébranlées, signifient la Parole dans le sens de la lettre, puisque ce sens est le fondement des vérités spirituelles qui sont dans les cieux ; voir, dans le Traité DU CIEL ET DE l'ENFER, l'Article où il s'agit de la conjonction du ciel avec l'homme par la Parole, Nos 303 à 310. Dans Ésaïe : « Chantez, Cieux! éclatez en jubilation, lieux inférieurs de la Terre! retentissez de chants, montagnes, forêt, et tout arbre qui y est ! parce que Jéhovah a racheté Jacob. Moi, Jéhovah, je fais toutes choses, déployant les cieux Seul, étendant la Terre par Moi-Même. » XLIV. 23, 24; — chantez,, cieux ! éclatez en jubilation, lieux inférieurs de la Terre ! retentissez de chants, montagnes, forêt et tout arbre qui y est ! signifient toutes les choses du Ciel et de l'Eglise, tant les internes que les externes, qui toutes se réfèrent au bien et au vrai; les internes sont signifiées par les Cieux, les externes par les lieux inférieurs de la terre; les montagnes sont les biens de l'amour, la forêt est le vrai naturel, et les arbres là sont ; connaissances du vrai ; c'est à cause de ces significations qu'il est dit « parce que Jéhovah a racheté Jacob ; » par Jacob dans la Parole est signifiée l'Église externe, et par Israël l'Église interne; déployer les cieux et étendre la terre, signifie l'Église de toute part, laquelle est déployée et étendue par la multiplication du vrai et la fructification du bien chez ceux qui sont de l'Église. Dans Zacharie : « Jéhovah qui étend les Cieux, et fonde la Terre, et qui forme l'esprit de l'homme au milieu de lui. » — XII. 1 ; — même ici par les cieux et par la terre est signifiée l'Église de toute part, ainsi quant à ses intérieurs et quant à ses extérieurs; c'est pour cela qu'il est dit aussi, « qui forme l'esprit de l'homme au milieu de lui. » Dans Jérémie : « Les dieux qui n'ont point fait le Ciel et la Terre, qu'ils périssent de dessus la Terre et de dessous les Cieux! Jéhovah qui fait la Terre par sa vertu, qui dispose le globe par sa sagesse, et qui par son intelligence étend les cieux; à la voix qu'il donne, Lui, une multitude d'eaux (est) dans les Cieux, et il fait monter des vapeurs du bout de la Terre. » — X. 11, 12, 13. LI. 15 ; — parce que les Cieux et la Terre signifient l'Église, comme ci-dessus, c'est pour cela qu'il est dit que Jéhovah fait la terre par sa vertu, dispose le globe par sa sagesse, et étend les cieux par son intelligence; et c'est aussi pour cela qu'il est dit, « à la voix qu'il donne, Lui, une multitude d'eaux est dans les cieux, et il fait monter des vapeurs du bout de la terre; » par la voix que Jéhovah donne est signifié le Divin Vrai qui procède de Lui ; par la multitude des eaux dans les Cieux sont signifiés les vrais en abondance, car les eaux signifient les vrais ; et par les vapeurs, qu'il fait monter du bout de la terre, sont signifiés les derniers vrais de l'Église, les vapeurs sont ces vrais, et le bout de la terre est le dernier de l'Église ; et comme les dieux signifient les faux aie la doctrine et du culte, qui détruisent l'Église, c'est pour cela qu'il est dit, « les dieux qui n'ont point fait le ciel et la terre, qu'ils périssent die dessus la terre et de dessous les cieux ! » Dans David : « Jéhovah qui fait les deux par intelligence, et étend la Terre sur les eaux. » — Ps. CXXXVI. 5, 6 ; — comme le ciel et la terre signifient l'Église, et que l'Église est formée par les vrais, et que les vrais de l'Église font l'intelligence, c'est pour cela qu'il est dit, que Jéhovah fait les cieux par intelligence, et étend la terre sur les eaux ; les eaux sont les vrais de l'Église. Dans Ësaïe : « Ainsi a dit Dieu, Jéhovah qui crée les Cieux et les déploie, qui étend la Terre et ses productions, qui donne une âme au peuple sur elle, et un esprit à ceux qui y marchent. » — XLII. 5 ; — par créer les cieux et étendre la terre et ses productions, il est signifié former l'Église et réformer ceux qui y sont ; les productions sont toutes les choses de l'Église ; c'est pourquoi il est dit, « qui donne une âme au peu-pie sur elle, et un esprit à ceux qui y marchent ; » que créer, ce soit réformer, on le voit ci-dessus, N° 294. Dans le Même : « Distillez, cieux d'en haut, et que les nuées découlent de justice; que s'ouvre la Terre, et qu'elle fructifie le salut : Moi, j'ai fait la Terre, et l'homme sur elle j'ai créé. Ainsi a dit Jéhovah qui crée les cieux, Lui, Dieu, qui forme la Terre, et qui la fait, et qui la prépare : J'ai parlé, non pas en secret, dans un lieu d'une Terre de ténèbres. » — XLV. 8, 12, 18, 19; — qu'ici, par les cieux et la terre soient entendues toutes les choses de l'Église, tant ses internes que ses externes, cela est évident, car il est dit, « distillez, cieux, et que les nuées découlent fa justice; que s'ouvre la terre, et qu'elle fructifie le salut ; »si par les cieux sont signifiés les intérieurs de l'Église, c'est parce que les intérieurs, qui appartiennent au mental spirituel -de l'homme, sont les cieux chez lui ; que chez l'homme, chez qui est l'Église, il y ait le ciel, on le voit dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 30 et 57 ; par créer les cieux, et former la terre, la faire et la préparer, il est signifié instituer pleinement l'Église. Dans le Môme : « Voici, Moi, je crée des Cieux nouveaux et une Terre nouvelle, et l'on ne se souviendra point des précédents. » — LXV. 17 ; — par créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle, il est signifié instaurer une nouvelle Église quant à ses intérieurs et à ses extérieurs, tant dans les Cieux que dans les terres, comme ci-dessus, Dans le Même : « Qui a entendu une telle chose ? est-ce que la Terre enfantera en un seul jour? est-ce qu'une nation sera engendrée en une seule fois ? De même que les Cieux nouveaux et la Terre nouvelle, que je vais faire, se maintiendront devant Moi, de même se maintiendra votre semence et votre nom. » — LXVI. 8, 22 ; — comme par la terre est signifiée l’Eglise, c'est pour cela qu'il est dit, « est-ce que la terre enfantera en un seul jour? est-ce qu'une nation sera engendrée en une seule fois? » dans la Parole, par enfanter et par l'enfantement, et aussi par engendrer et



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