menu.jpg


 
Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
Référence A value is required.Invalid format.
 
 
 
Apocalypse Expliquée 507. 

Et toute herbe verte fut brûlée, signifie que tout scientifique vrai périt aussi par les cupidités de ces mêmes amours : on le voit par la signification de l’herbe, en ce qu'elle est le scientifique, ainsi qu'il va être expliqué; et par la signification de verte, en ce que c'est le vrai et ce qui vit d'après le vrai, car de même que l'herbe verte sert de pâture aux animaux, de même le scientifique vrai sert de nourriture spirituelle aux hommes; en effet, tout ce qui nait dans les champs, dans les jardins et dans les campagnes, et sert de nourriture soit à l'homme soit à la bête, a une correspondance avec les choses qui servent de nourriture au mental (animus) et au mental (mens), nourriture qui est appelée nourriture spirituelle; et même dans le monde spirituel il apparaît de semblables choses d'après la correspondance des spirituels avec les naturels ; et comme la Parole dans la lettre est naturelle, et a été écrite par des correspondances, c'est pour cela qu'il est dit que la troisième partie des arbres et toute herbe verte furent brûlées, ce qui signifie dans le sens spirituel que toute perception et toute connaissance du vrai et du bien, et aussi tout scientifique vrai périrent par les deux amours corporels, terrestres et purement naturels. Par le scientifique vrai il est entendu tout scientifique, par lequel le spirituel vrai est confirmé, et à la vie d'après le spirituel bon ; en effet, par les scientifiques l'homme peut devenir sage et peut devenir insensé; il devient sage par les scientifiques, quand par eux il confirme les vrais et les biens de l'Église, qui sont les vrais et les biens spirituels, mais il devient insensé par les scientifiques, quand par eux il infirme et réfute les vrais et les biens de l'Église; quand par eux il confirme les vrais et les biens de l'Église, alors ils sont appelés scientifiques vrais et aussi scientifiques vivants, mais quand par eux il infirme et réfute les vrais et les biens de l'Église, alors ils sont appelés scientifiques faux et aussi scientifiques morts : les sciences sont seulement des moyens pour les usages, et tels existent d'après elles les usages, telles elles sont ; elles sont vivantes, quand par elles l'homme s'acquiert l'intelligence et la sagesse ; toute intelligence et toute sagesse viennent des vrais qui procèdent du Ciel ; cette intelligence et cette sagesse venant du Ciel, c'est-à-dire, du Seigneur par le Ciel, sont vivantes, parce qu'elles sont la vie spirituelle même de l'homme; mais il n'y a point d'intelligence ni de sagesse d'après les faux, et si l'on croit qu'elles existent chez quelqu'un, toujours est-il qu'elles sont mortes, parce qu'elles proviennent de l'enfer. Ces choses ont été dites, afin qu'on sache que par l'herbe verte il est signifié le scientifique vrai qui est vivant, et par l'herbe brûlée le scientifique faux qui est mort. Quand le vrai et le bien, qui viennent du Ciel, n'ont pas de réceptacle dans les connaissances et dans les scientifiques chez l'homme, et que les faux et les maux, qui viennent de l'enfer, en ont un, alors les scientifiques ne sont pas vivants, mais ils sont morts, et ils correspondent à l'herbe sèche et brûlée ; il en est de même de l'homme, car l'Homme est homme en tant que les connaissances et les sciences chez lui vivent ; en effet, par les sciences qui vivent il a l'intelligence, mais par les sciences qui ne vivent point il n'a aucune intelligence; et, si elles sont mortes parce que par elles les faux ont été confirmés, il a la sottise et la folie : un tel homme, d'après la correspondance, est comparé dans la Parole à l'herbe, et est aussi appelé herbe dans les passages suivants ; dans Ésaïe : « Les habitants sont devenus herbe du champ, verdure d'herbe tendre, gazon des toits, récolte desséchée avant d'être en lige. » — XXXVII. 27. II Rois, XIX, 26. — Dans David : « Les méchants comme le foin seront soudainement retranchés, et comme la verdure d'herbe tendre ils se flétriront. » — Ps. XXXVII. 2. — Dans le Même : « L'homme, comme l'herbe, ses jours; comme la fleur du champ il fleurit. » — Ps. CIII. 15. — Dans le Même : « Ceux qui haïssent Sion seront comme le gazon des toits, qui, avant de s'élever en tuyau, se dessèche. » — Ps. CXXIX. 6. — Dans Ésaïe : « Alors sera révélée la gloire de Jéhovah, et ils (la) verront. Une voix dit : Crie; et il dit : Que crierai-je? Toute chair (est) une herbe, et toute sa sainteté (est) comme la fleur d'un champ ; elle est séchée, l'herbe ; elle est flétrie, la fleur, parce que le vent de Jéhovah a soufflé dessus : véritablement herbe (est) le peuple; elle, est séchée, l'herbe; elle est flétrie, la fleur; et la Parole de notre Dieu se maintiendra à éternité. » — XL. 5, 6, 7, 8 ; — ces choses ont été dites de l'avènement du Seigneur, et alors de la révélation du Divin Vrai par Lui, ce qui est entendu par « alors sera révélée la gloire de Jéhovah, et ils la verront; » par a toute chair est une herbe, toute sa sainteté est comme la fleur d'un champ; elle est séchée, l'herbe; elle est flétrie, la fleur, » il est signifié qu'alors chez les hommes il n'y a aucun scientifique vrai, ni aucun spirituel vrai; l'herbe est le scientifique vrai, et la fleur d'un champ est le spirituel vrai; que l'homme soit tel, cela est entendu par « toute chair est une herbe » et par « véritablement herbe est le peuple; elle est séchée, l'herbe; » toute chair, c'est tout homme; le peuple, c'est celui qui est dans les vrais, maintenant dans les faux. Dans le Même : « Moi, (je suis) celui qui vous console; qui es-tu, que tu aies peur de l'homme, qui meurt, et du fils de l'homme, qui comme l'herbe devient? » — LI. 12; — par ces paroles il est signifié que toutes choses vannent du Seigneur, et que rien ne vient de la propre sagesse ni de la propre intelligence ; l'homme signifie l'homme quant à la sagesse, et le fils de l'homme signifie l'homme quant à l'intelligence ; « qui comme herbe devient, » signifie que cette intelligence est seulement de la science. Dans le Même : « Je répandrai mon esprit sur ta semence, et ma bénédiction sur ceux qui naîtront de toi, et ils germeront au milieu de l'herbe. » — XLIV. 3, 4; — par l'esprit de Jéhovah il est signifié le Divin Vrai, et par la bénédiction la multiplication et la fructification du Divin Vrai ; de là, par « germer au milieu de l'herbe, » il est signifié l'intelligence par les scientifiques vrais. Dans David : « Jéhovah qui fait germer le gazon pour la bête, et l'herbe pour le service de l'homme. » — Ps. CIV. 14, 15. - Dans le Même ; « Jéhovah qui prépare pour la terre la pluie, qui fait germer sur les montagnes l'herbe, qui donne à la bête sa nourriture. » — Ps. CXLVII. 8, 9. — Dans Moïse : « Elle coulera comme la pluie, ma doctrine; elle distillera comme la rosée, ma parole; comme des gouttes sur le gazon, et comme des gouttes sur l'herbe. » — Deutér. XXXII. 2 ; — dans ces passages, par l'herbe ou le gazon (gramen), il est signifié le scientifique vrai, et par l'herbe du champ (herbu agri), le spirituel vrai; car par l'herbe du champ il est entendu la moisson dans le champ dès qu'elle pousse, ou dans son commencement, aussi est-il dit « l'herbe pour le service de l'homme; » s'il est dit le gazon (gramen) pour la bête et pour nourriture à la bête, c'est parce que dans la Parole la bête signifie l'affection naturelle de l'homme, et que le scientifique vrai sert d'aliment et de nourriture à cette affection. Dans Job : « Voici le Béhémoth que j'ai fait avec toi, de l'herbe comme le bœuf il mange. » — XL. 10; — par le Béhémoth il est entendu la même chose que par la bête dans la Parole, à savoir, les affections naturelles qui sont à l'homme ; c'est pourquoi il est dit « voici le Béhémoth que j'ai fait avec toi ; » sa pâture spirituelle est le scientifique vrai; c'est ce qui est entendu par cela que « de l'herbe comme le bœuf il mange. » Que par le vert il soit signifié le vivant, on peut le voir sans explication ultérieure, car lorsque le sujet végétal est en vigueur, c'est-à-dire, quand il est comme vivant, il est vert, mais lorsqu'il n'est plus en vigueur, ou quand il est comme mort, la verdure périt; c'est pourquoi le verdoyant ou ce qui est vert signifie le vivant ou ce qui vit, comme aussi dans les passages suivants; dans Jérémie : XI. 16. XVII. 8. Dans Ézéchiel : XVII. 24. XXI. 3. Dans Hosée : XIV. 9. Dans David : Ps. XXXVII. 35. Ps. LII. 10. Ps. XCII. 11 ; et ailleurs.

 



Mise à jour | Exposition Sommaire
AE|CB | DC | AC | DA | AC | DP | AR | EC | DF | DV | DS | LVRC | C E | CAC | IAR | EXSP |