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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 419. 

Afin que ne soufflât point un vent, signifie afin que les bons ne fussent pas lésés, et que les méchants ne fussent pas rejetés avant le jour : on le voit par la signification du Vent, en ce qu'il est le Divin procédant, qui est le Divin Bien uni au Divin Vrai ; c'est pourquoi, afin que ne soufflât point un vent, signifie afin que ce Divin influât avec modération et douceur; si « afin que ne soufflât point un vent sur la terre » signifie afin que les bons ne fussent pas lésés et que les méchants ne fussent pas rejetés avant le jour, c'est parce que les séparations des bons d'avec les méchants, et les exclusions des méchants dans le Monde spirituel, se font par divers degrés de modération et d'intensité du Divin qui procède du Seigneur comme Soleil; quand ce Divin influe avec modération les bons sont séparés des méchants, et quand il influe avec intensité les méchants sont rejetés; en voici les raisons : Quand le Divin influe du Seigneur avec modération, il y a partout une tranquillité et une sérénité, dans lesquelles tous apparaissent tels qu'ils sont quant à l'état de leur bien, car alors tous se trouvent dans la lumière, alors donc ceux qui sont dans le bien d'origine spirituelle sont séparés de ceux qui ne sont que dans le bien d'origine naturelle, car le Seigneur regarde ceux qui sont dans le bien spirituel, et il les attire et ainsi les sépare; ceux qui sont dans le bien d'origine spirituelle sont ceux dont il est dit dans ce qui suit, qu'ils ont été marqués sur leurs fronts, car ce sont des spirituels et des anges du Ciel; mais ceux qui sont seulement dans le bien d'origine naturelle, ne sont pas bons, parce qu'ils ne sont pas spirituels; en effet, le bien qui apparaît chez eux est un mal, parce qu'il se regarde et regarde le monde comme fin, car ils font le bien dans la forme externe pour la gloire d'eux-mêmes, pour l'honneur et le lucre, et non pour le bien du prochain, par Conséquent ils font seulement le bien pour être vus des hommes; ceux-ci, qui sont purement naturels, sont ceux qui n'ont pas été marqués, et qui plus tard sont rejetés : mais quand le Divin influe du Seigneur avec intensité, les biens qui sont chez les méchants sont dissipés, puisqu'on eux-mêmes ils sont des maux et non pas des biens, et que les maux ne soutiennent pas l'influx du Divin ; de là il arrive que les externes chez eux sont fermés, et dès lors s'ouvrent les intérieurs dans lesquels il n'y a que des maux et des faux du mal, d'où résultent pour eux des douleurs, des angoisses et des tortures, en raison desquelles ils se précipitent dans les enfers où sont de semblables maux et de semblables faux. Quand l'influx du Divin est intense, ce qui arrive lorsque les méchants doivent être rejetés, il existe plus bas dans le Monde spirituel un vent qui souffle avec force, comme une tempête et un ouragan ; c'est ce vent qui, dans la Parole, est appelé Vent oriental, dont il est aussi parlé dans la suite : de là vient encore que le rejet des méchants est décrit dans la Parole par des vents véhéments et impétueux, par des tempêtes et par des ouragans. Par le vent de Jéhovah il est signifié la même chose que par l'esprit de Jéhovah, car il est entendu le Vent de la respiration, qui est aussi appelé esprit; c'est de là que dans la Langue Hébraïque et dans beaucoup d'autres Langues l'esprit est désigné par le même mot que le vent : c'est pour cela que la plupart des hommes n'ont pris de l'esprit et des esprits d'autre idée que comme d'un vent, tel qu'est le vent de la respiration; de là ces opinions, dans le Monde même savant, que les esprits et les Anges sont comme des Vents (souffles) dans lesquels seulement il y a le vital de la pensée; c'est même pour cela que peu d'entre eux se laissent persuader que les esprits et les Anges sont des hommes ayant un corps, une face et des sens comme les hommes sur la terre. Si par le Vent et l'esprit, quand ils se disent de l’homme, est signifiée la vie du vrai, ou la vie selon les vrais ou les préceptes du Seigneur, c'est parce que la respiration, qui appartient aux poumons, correspond à cette vie, et que le cœur et ses mouvements correspondent à la vie du bien; il y a, en effet, deux vies, qui doivent faire un chez l'homme, la vie du vrai et la vie du bien, la vie du vrai est la vie de l'entendement de l'homme, et la vie du bien est la vie de sa volonté, car dans l'entendement résident les vrais parce que les vrais constituent l'entendement, et dans la volonté résident les biens parce que les biens constituent la volonté : pareille chose est signifiée dans la Parole par l'âme et le cœur, quand l'un et l'autre est nommé. D'après ces explications on peut voir ce qui est entendu par le Vent et par l'esprit de Jéhovah, à savoir, le Divin Vrai, et par les quatre Vents, le Divin Vrai uni au Divin Bien; comme par le vent il est entendu le vent ou l'esprit de la respiration, et que par lui il est signifié le Divin Vrai et la vie spirituelle pour ceux qui reçoivent ce vrai, c'est pour cela que ce vent est aussi appelé souffle des narines de Jéhovah, et aussi souffle de la bouche, et respiration, comme on peut le voir par les passages suivants; dans Ezéchiel : « Je vis, et voici, sur ces os desséchés desséchés des nerfs, et de la chair il monta, et s'étendit sur eux une peau par-dessus; esprit, cependant il n'y avait point en eux; alors il me dit : Prophétise sur l'esprit, prophétise, fils de l'homme, et dis à l'esprit : Ainsi a dit le Seigneur Jéhovih : Des quatre vents viens, esprit, et souffle en ces tués, afin qu'ils vivent. » — XXXVII. 8,9; — dans l'Article précédent il a été dit ce qui est signifié dans ce passage par les os desséchés, à savoir, ceux qui n'ont aucune chose de la vie spirituelle, ou qui n'ont aucune vie par le Divin Vrai ; l'inspiration de ce Vrai par le Seigneur est signifiée par « prophétise sur l'esprit, et dis à l'esprit : Des quatre vents viens, esprit, et souffle en ces tués, afin qu'ils vivent; » qu'ici par l'esprit il soit entendu l'esprit de la respiration, cela est évident, car il y avait des nerfs, de la chair et de la peau, mais il n'y avait pas encore de respiration, c'est pourquoi il est dit : « Dis à l'esprit qu'il souffle en eux ; » de là on peut voir que cet esprit ou ce vent signifie la vie spirituelle : qu'il ne soit pas entendu la respiration commune, on le voit en ce qu'il est dit que la maison d'Israël était ces os desséchés, c'est-à-dire, que les fils d'Israël étaient sans vie spirituelle, et qu'ensuite il est dit d'eux : « Je mettrai mon esprit en vous afin que vous viviez, et je vous placerai sur votre terre afin que vous viviez, » Vers, 14 ; ce qui signifie, qu'ils doivent être régénérés, afin que par eux l'Église soit formée; la régénération se fait par la vie selon le Divin Vrai, d'où résulte la vie spirituelle, et ramener sur la terre signifie afin qu'ils deviennent Église, la terre de Canaan signifie l'Église. Dans Moïse : « Jéhovah souffla dans ses narines âme de vies, et fut fait l'homme en âme vivante. » — Gen. II. 7; — ici aussi, dans le sens de la lettre, il est entendu le vent de la respiration, puisqu'il est dit, il souffla dans ses narines; mais qu'il soit entendu la vie spirituelle, qui est la vie de l'intelligence et de la sagesse par le Divin Vrai, cela résulte évidemment de ce qu'il est dit qu'il souffla âme de vies, et que par suite l'homme fut fait en âme vivante; l'âme de vies et l'âme vivante, c'est la vie spirituelle, car l'homme sans cette âme est appelé homme mort, quoiqu'il vive par le corps et par les sens : de là aussi on peut voir que par l'âme, l'esprit et le vent dans la Parole il est entendu la vie spirituelle. Dans Jean : « Jésus dit aux disciples : Paix à vous! comme le Père M'a envoyé, de même Moi je vous envoie. Et disant cela, il insuffla, et leur dit : Recevez esprit saint. » — XX. 21, 22; — « le Seigneur insuffla et leur dit : Recevez esprit saint, » signifie la même chose que, « Jéhovah souffla dans les narines d'Adam âme de vies, » à savoir, la vie spirituelle, car l'esprit saint signifie le Divin Vrai procédant du Seigneur, d'où provient la vie spirituelle; par «comme mon Père M'a envoyé, de même Moi je vous envoie, » il est signifié qu'ils devaient enseigner ce vrai d'après le Seigneur; en effet, quand le Seigneur était dans le Monde, il était le Divin Vrai Même, qu'il a enseigné d'après son Divin Bien qui était en Lui par conception; c'est ce Divin que le Seigneur, ici et ailleurs, appelle le Père; et comme, lorsqu'il est sorti du Monde, il avait uni le Divin Vrai au Divin Bien au point qu'ils étaient un en Lui, et qu'alors le Divin Vrai a procédé de Lui, c'est pour cela qu'il a dit : « Comme mon Père M'a envoyé, de même Moi je vous envoie. » Si le vent de la respiration signifie la vie spirituelle, c'est d'après la correspondance, voir dans les ARCANES CELESTES, Nos 3883 à 3896; dans le Monde spirituel tous d'après la seule respiration sont même connus tels qu'ils sont; ceux qui sont dans la vie de la respiration du Ciel sont parmi les Anges, mais ceux qui ne sont pas dans cette respiration, quand ils viennent dans le Ciel, ne peuvent pas y respirer, il en résulte pour eux une angoisse comme lorsqu'on est suffoqué; voir aussi sur ce sujet dans les ARCANES CELESTES, N°s 1119, 3887, 3889, 3892, 3893 : c'est d'après cette correspondance qu'il est dit inspiration; que les prophètes sont dits inspirés; et que la Parole est dite Divinement inspirée. D'après ces considérations on peut voir ce qui est signifié par les paroles du Seigneur dans Jean : « Si quelqu'un n'est engendré d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Il faut que, vous soyez engendrés de nouveau; le vent souffle où, il veut, et sa, voix tu entends, mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va; ainsi est quiconque a été engendré de l'esprit, » — III. 5, 7, 8; — par être engendré de nouveau il est entendu être régénéré; et comme l'homme est régénéré par la vie selon le Divin Vrai, et que tout Divin Vrai, par lequel l'homme est régénéré, procède du Seigneur, et influe chez l'homme sans qu'il le sache, c'est de là qu'il est dit : « Le vent souffle où il veut, et sa voix tu entends, mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va; » ainsi est décrite la vie de l'esprit de l'homme qu'il obtient au moyen de la régénération, le Vent est le Divin Vrai par lequel existe cette vie; tant que l'homme est dans le Monde, il ignore absolument comment ce vrai influe du Seigneur, puisqu'alors il pense d'après l’homme naturel, seulement il perçoit quelque chose qui influe de l'homme spirituel dans l'homme naturel, c'est donc là ce qui est entendu par « et sa voix tu entends, et tu ne sais d'où il vient, ni où il va; » l'eau d'après laquelle il est engendré signifie le Vrai d'après la Parole, et l'esprit signifie la vie selon ce vrai ; que l'eau signifie le vrai, on le voit ci-dessus, N° 71. Dans les Lamentations ; « L'esprit de nos narines, l'Oint de Jéhovah, a été pris dans leurs fosses, (celui) de qui nous avions dit : Dans son ombre nous vivrons parmi les nations, » — IV. 20 ; — par l'Oint de Jéhovah ici il est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, car par l'Oint de Jéhovah il est signifié la même chose que par le Roi ; que le Roi dans le sens suprême signifie le Seigneur quant au Divin Vrai, on le voit ci-dessus, N° 31; et que l'Oint de Jéhovah le signifie aussi, on le voit ci-dessus, N° 375; c'est de là qu'il est dit « l'esprit de nos narines, celui de qui nous avions dit : Dans son ombre nous vivrons, » car l'esprit ainsi que le vent des narines signifie dans le sens suprême le Divin Vrai, comme il a été dit ci-dessus ; par « il a été pris dans leurs fosses, » il est signifié que le Divin Vrai a péri par les faux du mal, les fosses sont les faux du mal. Ailleurs dans les Lamentations : « Ma voix tu as entendu, Jéhovah ! ne cache point ton oreille à ma respiration, à mon cri. » — III. 56; — cacher l'oreille à la respiration et au cri, signifie au culte, à la confession et aux prières qui proviennent des vrais et des biens, car tout culte, toute confession et toute prière doit provenir des vrais et des biens; ces choses doivent provenir des uns et des autres pour qu'elles soient écoutées, si elles proviennent des vrais seuls, elles ne sont pas écoutées, parce qu'elles n'ont pas la vie, la vie, du vrai provient du bien ; dans ce passage la respiration se dit des vrais, et le cri se dit des biens ; que le cri se dise des biens, on le verra ailleurs. Dans Moïse : « Tout ce qui avait souffle d'esprit de vies dans ses narines, de tout ce qui (était) en l'aride, mourut. » — Gen. Vil. 22 ; — ce que ces paroles signifient dans le sens de la lettre, chacun le voit, à savoir, que par le déluge furent détruites toutes les choses qui étaient sur la terre, par conséquent tous les hommes qui vivaient, excepté Noach et ses fils; quant à ce qui est signifié par ces paroles dans le sens spirituel, on le voit dans les ARCANES CELESTES, Nos 805, 806, où elles ont été expliquées, à savoir, que par le souffle d'esprit de vies dans les narines il est entendu la vie spirituelle, qui appartenait aux hommes de la Très-Ancienne Église, car le déluge signifie la fin de cette Église, et le Jugement Dernier, qui fut fait quand le tout de l'Église eut été étouffé. Dans David : « Des oreilles ils ont, et ils n'entendent point, même il n'y a point de vent en leur bouche. » — Ps. CXXXV. 17; — point de vent en leur bouche, signifie point de vrai dans la pensée, car la bouche signifie la pensée. Dans Jérémie : « Les onagres ont humé le vent comme les baleines, consumés ont été leurs yeux, parce que point d'herbe (il n'y avait). » —XIV. 5, 6; — humer le vent comme les baleines, signifie qu'il n'y avait point de vrai à puiser; « parce que point d'herbe il n'y avait, » signifie parce qu'il n'y avait point de vrai dans l'Église. Comme les méchants, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, sont rejetés au moyen d'un influx plus fort du Divin Vrai et du Divin Bien procédant du Seigneur comme Soleil, c'est aussi pour cela que le rejet de ceux qui sont dans les faux du mal est décrit par le souffle des narines de Jéhovah ; par exemple, dans Ésaïe : « Elle a été préparée dès hier Topheth; son bûcher, feu et beaucoup de bois, a été préparé; le souffle de Jéhovah comme un torrent de soufre les embrase. » — XXX. 33. — Dans David : « Alors apparurent les lits des eaux, et furent découverts les fondements de la terre, à cause de la menace de Jéhovah, par le souffle de l'esprit de ton nez. » — Ps. XVIII. 16. —- Dans Moïse : « Par le souffle de tes narines ont été amoncelées les eaux. Tu as soufflé par ton vent, la mer les a couverts. » — Exod. XV. 8,10. — Et dans Job : « Ceux qui machinent l'iniquité périssent par le souffle de Dieu, par l'esprit de son nez ils sont consumés, » — IV. 8, 9; — dans ces passages, par le vent, l'esprit et le souffle des narines de Jéhovah, il est entendu aussi le Divin procédant par lequel les méchants sont dispersés et rejetés, quand il influe avec intensité et force; mais il sera parlé de cet Influx dans la suite, quand il sera question des ouragans, des tempêtres et du vent oriental. Si le Vent de la terre signifie aussi le Divin procédant, c'est encore d'après la correspondance avec les Vents dans le Monde spirituel; car, dans le Monde spirituel, il y a aussi des Vents, qui ont leur origine dans la détermination de l'Influx Divin et existent sur les lieux inférieurs de la terre qui est là; dans les Cieux il y a rarement quelques vents, sinon des vents doux, mais chez ceux qui habitent plus bas sur les terres il y en a fréquemment, car les vents augmentent à mesure qu'ils descendent; leurs déterminations proviennent des plages dans lesquelles influe le Divin, principalement du septentrion : et comme les vents y sont d'une origine spirituelle, c'est de là aussi qu'ils signifient les spirituels, en général le Divin Vrai d'après lequel ils existent ; comme dans David : « Jéhovah qui lambrisse avec les eaux ses chambres hautes, qui fait des nuées son char, qui marche sur les ailes du vent, faisant de ses Anges des souffles, de ses ministres un feu flamboyant. » — Ps. CIV. 3, 4; — par les eaux, les nuées et les ailes du vent, il est signifié le Divin Vrai dans les derniers, qui est comme le Vrai du sens de la lettre de la Parole ; parce que cela est dans les derniers, il est dit qu'il lambrisse avec les eaux ses chambres hautes, qu'il fait des nuées son char, qu'il marche sur les ailes du vent; les eaux sont les vrais dans les derniers, il en est de même des nuées et des ailes du vent, le char est le vrai de la doctrine ; « faisant de ses Anges des souffles, de ses ministres un feu flamboyant, » signifie qu'il fait qu'ils sont des réceptions du Divin Vrai et du Divin Bien; par Anges sont entendus ceux qui sont dans le Royaume spirituel du Seigneur, et comme ceux-ci sont des récipients du Divin Vrai, il est dit qu'il fait d'eux des souffles ; et par ministres sont entendus ceux qui sont dans le Royaume céleste du Seigneur, et comme ceux-ci sont des récipients du Divin Bien, il est dit qu'il fait d'eux un feu flamboyant; le feu flamboyant signifie le bien de l'amour et par suite le vrai : que ceux qui sont dans le Royaume spirituel du Seigneur soient des récipients du Divin Vrai, et ceux qui sont dans le Royaume céleste, des récipients du Divin Bien, on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, N°s 20 à 28 : que les Anges soient appelés Anges à cause de la réception du Divin Vrai, on le voit ci-dessus, Nos 130, 412 ; que les ministres soient appelés ministres à cause de la réception du Divin Bien, voir aussi ci-dessus, N° 155 : et que le feu signifie le bien de l'amour, N° 68. Dans le Même : « Jéhovah inclina les Cieux, il descendit, et obscurité (il y avait) sous ses pieds, et il chevauchait sur un Chérubin; il volait, et il était porté sur les ailes du vent. » — Ps. XVIII. 10, 11 ;— par « Jéhovah inclina les Cieux, il descendit, » est signifiée la visite qui précède le Jugement Dernier; par « obscurité il y avait sous ses pieds, » il est signifié dans les lieux inférieurs les faux du mal; par « il chevauchait sur un Chérubin, il volait, et il était porté sur les ailes du vent, » il est signifié la toute-présence avec le Divin, les ailes du vent sont le Divin Vrai dans les derniers, comme ci-dessus. Dans Jérémie : « Facteur de la terre par sa vertu, disposant le globe par sa sagesse; par son intelligence il étend les Cieux, à la voix que Lui il donne, une multitude d'eaux (est) dans les Cieux, et il fait monter des vapeurs du bout de la terre; des éclairs pour la pluie il fait, et il tire le vent de ses trésors. » — X. 12, 13. LI. 15, 16 : — et dans David : « Il fait monter des vapeurs de l'extrémité de la terre, des éclairs pour la pluie il fait, il tire le vent de ses trésors. » — Ps. CXXXV. 7 ; — par ces paroles dans le sens spirituel sont décrites la réformation de l'homme et l'instauration de l'Église; à cause de cette réformation et de cette instauration le Seigneur est appelé Facteur de la terre, et ailleurs Formateur et Créateur, la terre est l'Église ; par « disposant le globe par sa sagesse, » est signifié le Divin Bien par lequel il y a réformation, le globe est l'Église et se dit du bien ; par « à la voix que Lui il donne, une multitude d'eaux est dans les Cieux, » est signifié le Divin Vrai par lequel il y a aussi réformation, la voix qu'il donne signifie l'influx du Divin Vrai, la multitude des eaux dans les Cieux signifie la réception, les eaux sont les vrais ; les derniers vrais, qui sont les connaissances d'après le sens de la lettre de la Parole, sont signifiés par les vapeurs du bout de la terre; les spirituels qui en proviennent sont signifiés par les éclairs pour la pluie, les éclairs se disent de, la lumière du Ciel, et la pluie se dit de l'influx ; par « il tire le vent de ses trésors, » il est signifié par suite la réformalion au moyen du Divin Vrai par le Seigneur : c'est ainsi que toutes ces paroles sont entendues dans les Cieux. Dans David : « Il lance sa grêle comme des balles, devant son froid qui subsistera? il envoie sa parole, il les fait fondre ; il fait souffler son vent, les eaux coulent ; il annonce sa parole à Jacob, ses statuts et ses jugements à Israël. » — Ps. CXLVII. 17, 18, 19 ; — par ces paroles est décrite aussi la réformation, mais quant à l'homme naturel ; là, les scientifiques et les connaissances qui sont chez l'homme avant la réformation sont signifiés par « il lance sa grêle comme des halles, devant son froid qui subsistera? » car l'homme avant la réformation est entièrement froid, ce froid aussi est évidemment senti quand le Divin influe du Ciel; et comme ces froids sont dissipés par la réception du Divin Bien et du Divin Vrai, ainsi par la réformation, c'est pour cela qu'il est dit « il envoie sa parole, il les fait fondre; il fait souffler son vent, les eaux coulent, » par la parole est signifié le Divin Bien uni au Divin Vrai, par le vent est signifié le Divin Vrai, et par les eaux coulent est signifiée la réception du vrai ; et comme telle est la signification de ces mots, il est en conséquence ajouté « il annonce sa parole à Jacob, ses statuts et ses jugements à Israël ; » par Jacob et par Israël il est signifié l'Église, par Jacob l'Église qui est dans le bien, et par Israël l'Église qui est dans les vrais, les statuts et les jugements sont les vrais externes et internes qui procèdent du bien. Dans le Même : « Louez Jéhovah, feu et grêle, neige et vapeur, vent de tempête exécutant sa parole! » — Ps. CXLVIII. 8; —que par feu et grêle, par neige et vapeur, et par vent, il soit signifié autre chose que du feu et de la grêle, de la neige et de la vapeur, et du vent, cela est évident; car à quoi bon, dans la Parole Divine, serait-il dit de ces choses qu'elles doivent louer Jéhovah? or, par le feu et la grêle, et par la neige et la vapeur, sont signifiés les plaisirs des amours de l'homme naturel, et aussi ses scientifiques et ses connaissances, car ces choses sont du feu et de la grêle, de la neige et de la vapeur, avant que l'homme ait été réformé et soit devenu spirituel; la sphère de leur vie, quand elle en efflue, présente des choses semblables dans le Monde spirituel ; adorer le Seigneur d'après ces choses est signifié en ce qu'elles loueront Jéhovah ; louer, c'est adorer ; mais par le vent de tempête est signifié le Divin Vrai quant à la réception, c'est aussi pour cela qu'il est dit, « vent de tempête exécutant sa parole ; » exécuter la parole, c'est recevoir par la vie les choses qui appartiennent à la doctrine. Comme toutes les choses dans la Parole ont aussi le sens opposé, il en est de même du Vent, et dans ce sens il signifie le faux, comme dans les passages suivants; dans Ésaïe : « Voici, tous sont iniquité; néant, leurs œuvres; vent et inanité, leurs images de fonte. » — XLI. 29; — « vent et inanité, » ce sont les faux du mal et les maux du faux, le vent les faux du mal, et l'inanité les maux du faux, car là où il y a le vain et le vide, c'est-à-dire, où il n'y a ni bien ni vrai, il y a le mal et le faux ; que dans ce passage par le vent il soit signifié les faux, cela est évident en ce qu'il est dit « tous sont iniquité; néant, leurs œuvres; » puis, en ce qu'il est dit que les images de fonte sont vent et inanité, car par les images de fonte sont signifiées les choses que l'homme tire de la propre intelligence, qui toutes sont des faux et des maux. Dans Jérémie : « Les prophètes deviendront du vent, et la parole, point en eux. » — V. 13 ; — par les prophètes sont signifiés ceux qui enseignent les vrais, et abstractivement les vrais de la doctrine, ici les faux de la doctrine, les faux sont signifiés par le vent, c'est aussi pour cela qu'il est dit « la parole, point en eux, » la parole signifie le Divin Vrai. Dans le Même : « Je les disperserai comme du chaume voltigeant au vent du désert. » — XIII. 24 ; —le vent du désert signifie où n'est point le vrai, par conséquent où est le faux ; en effet, le désert dans la Parole signifie où il n'y a pas le bien parce qu'il n'y a pas le vrai. Dans le Même : « Tous tes pasteurs, le vent les repaîtra, et tes amants en captivité s'en iront. » — XXII. 22 ; — par les pasteurs dans la Parole sont signifiés ceux qui enseignent le bien de la vie et y conduisent, ce qui se fait par les vrais; mais ici par les pasteurs sont entendus ceux qui n'enseignent pas le bien de la vie, et y conduisent encore moins, parce qu'ils sont dans les faux ; cela est entendu en ce qu'il est dit « tous tes pasteurs, le vent les repaîtra, »le vent est le faux qu'ils recherchent et qu'ils aiment ; par les amants qui s'en iront en captivité, sont signifiés les plaisirs des amours de soi et du monde, et par suite les plaisirs des maux, les amants sont ces plaisirs, et la captivité est la détention dans les enfers. Dans Hosée : « Éphraïm se repaît de vent, et il poursuit l'Eurus; chaque jour le mensonge et la dévastation il multiplie; et alliance avec l'Assyrien ils traitent, et l'huile en Egypte est portée. » — XII. 2 ; — par Éphraïm est signifié l'intellectuel de l'Église, par l'Assyrien le raisonnement, et par l'Egypte le scientifique; c'est pourquoi par « Ephraïm se repaît de vent et poursuit l'Eurus, » il est signifié que les intelligents dans l'Eglise se remplissent de faux qui dissipent entièrement les vrais, le vent est le faux, et l'eurus est le faux qui dessèche et dissipe les vrais ; comme par le vent et l'eurus il est signifié ces choses, c'est pour cela qu'il est dit aussi, « chaque jour le mensonge et la dévastation il multiplie, » le mensonge aussi signifie le faux, et la dévastation la dissipation du vrai; « alliance avec l'Assyrien ils traitent, et l'huile en Egypte est portée, » signifie que par les raisonnements d'après les scientifiques faussement appliqués ils pervertissent les vrais et les biens de l'Église, traiter alliance avec l'Assyrien signifie raisonner d'après les faux et détruire les vrais, porter l'huile en Egypte signifie détruire le bien de l'Église par les scientifiques ; en effet, celui qui est dans les principes du faux y applique les scientifiques qu'il a puisés dès l'enfance, puisque son entendement ne voit pas autre chose; car l'entendement est formé ou d'après des vrais ou d'après des faux; si c'est d'après des vrais il voit les vrais, si c'est d'après des faux il voit les faux; il les voit dans l'homme naturel, dans la mémoire duquel résident les scientifiques d'après lesquels il choisit les choses qui sont favorables, et pervertit ou rejette celles qui ne sont pas favorables. Dans le Même : « Associé aux idoles, Éphraïm ; il s'est en allé, leur vin; faisant commettre scortation ils ont fait commettre scortation, ils ont aimé, ils ont multiplié l'ignominie, ses boucliers ; un vent l'a liée dans ses ailes, et ils seront couverts de honte par leurs sacrifices. » — IV. 17, 18, 19; — par Éphraïm il est signifié l'Église quant à l'entendement du vrai, ici, qu'elle comprend non le vrai mais le faux, les faux de l'Église sont signifiés par les idoles ; de là on voit clairement ce qui est signifié par « associé aux idoles, Éphraïm ; » le raisonnement d'après des illusions, d'où résultent les faux, est signifié par un vent dans ses ailes; quant aux autres expressions, on voit ce qu'elles signifient, ci-dessus, N°s 283 et 376, où elles ont été expliquées. La même chose est aussi signifiée par un vent dans les ailes, dans Zacharie, V. 9. Dans Jérémie : « Leurs chameaux seront au pillage, et la multitude de leurs bestiaux en proie, et je les disperserai à tout vent, en retranchés de l'angle. » — XLIX. 32 ; — par les disperser à tout vent, il est signifié dans tout faux et dans tout mal après que les vrais et les biens ont été dissipés; le reste a été expliqué, voir ci-dessus, N° 417. Dans Ézéchiel : « Une troisième partie tu disperseras au vent, et l'épée je tirerai après eux. » — V. 2,12; — ceci a été dit des poils de la tête et de la barbe que le Prophète reçut ordre de tondre avec un rasoir, et par ces poils est signifié le dernier du vrai dans l'Église, car tout le Ciel et toute l'Église sont devant le Seigneur comme un seul homme; de là toutes les choses du Ciel et de l'Église correspondent à toutes celles de l'homme, tant à celles qui sont au dehors de lui qu'à celles qui sont au dedans de lui, voir sur cette correspondance le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 87 à 102 ; c'est pourquoi, comme les Poils de la tête et la barbe sont les derniers de l'homme, ils correspondent aux derniers du vrai et du bien ; les derniers du vrai et du bien sont tels que sont les vrais derniers du sens de la lettre de la Parole; par ce qui est dit ici des poils de la tête et de la barbe du prophète, il est signifié que ces derniers avaient été pervertis, falsifiés et adultérés par les Juifs ; par en disperser la troisième partie à tout vent est signifiée la dissipation de tout vrai; et comme, après que le vrai a été dissipé, l'on saisit de purs faux, voilà pourquoi il est dit « l'épée je tirerai après eux, » l'épée signifie la destruction du vrai par le faux, voir ci-dessus, N° 131 : si l'on ne savait pas que les choses qui viennent d'être dites sont signifiées par les poils, qui est-ce qui pourrait comprendre ce que renferme l'ordre donné au prophète de raser les poils de sa tête et de sa barbe, et d'en brûler une troisième partie dans le milieu de la ville, de frapper par l'épée une troisième partie autour d'elle, et d'en disperser une troisième partie à tout vent, et que l'épée serait tirée après eux ? que la falsification du vrai par les Juifs ait été signifiée par là, on le voit clairement par les paroles qui suivent dans ce Chapitre, où entre autres choses il est dit : « C'est Jérusalem ; elle a changé mes jugements en impiété plus que les nations, et mes statuts plus que les terres qui sont autour d'elle. » —Vers. 5, 6. — Dans le Même : « Tous ses escadrons, je les disperserai à tout vent, et l'épée je tirerai après eux. » — XII. 14 ; — par ces paroles il est signifié pareille chose. Dans Matthieu : « La pluie est descendue et les vents ont soufflé, et se sont précipités contre cette maison; cependant elle n'est point tombée, car elle avait été fondée sur le roc. » — VII. 24, 25, 27 ; — par « la pluie est descendue et les vents ont soufflé, » il est signifié les tentations, et par suite aussi les faux qui font irruption, car les tentations spirituelles ne sont autre chose que les infestations du mental par les faux et par les maux ; c'est pourquoi ici par les vents sont signifiés aussi les faux; le reste a été expliqué ci-dessus, voir N° 411. Dans le Monde spirituel, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, il y a, comme dans le Monde naturel, des vents violents et des tempêtes; mais les tempêtes dans le Monde spirituel existent d'après l'influx du Divin dans les lieux inférieurs où sont ceux qui sont dans les maux et dans les faux ; à mesure que cet influx descend des Cieux vers les terres qui sont au-dessous, il devient plus dense et apparaît comme une nuée, et chez les méchants comme une nuée dense et opaque selon la quantité et la qualité du mal ; ces nuées sont les apparences du faux du mal, qui tirent leur origine des sphères de la vie des méchants, car autour de chaque esprit et de chaque ange il y a la sphère de sa vie ; quand le Divin est fortement envoyé par le Seigneur comme Soleil, et qu'il influe dans ces nuées épaisses et opaques, il s'élève une tempête que les esprits, en ces lieux, perçoivent de la même manière que les hommes perçoivent les tempêtes sur la terre; il m'a même été donné de percevoir quelquefois ces tempêtes, et aussi le vent oriental, par lequel les méchants ont été dissipés et jetés dans les enfers, quand le Jugement Dernier se faisait : d'après ces considérations, on peut voir ce que les ouragans, les tempêtes et les vents impétueux signifient dans les passages suivants ; dans Ésaïe : « Tu les disperseras de telle sorte que le Vent les emporte, et que la tempête les dissipe. » —XLI. 16. —Dans Jérémie : « Voici, une tempête de Jéhovah, une colère est sortie, et un tourbillon, qui menace de se précipiter ; sur la tête des impies il se précipitera. » — XXIII. 19. XXX. 23. —Dans David : « Je me hâterai de me sauver du vent impétueux, de la tempête. » —Ps. LV. 9. — Dans le Même : « Mon Dieu! poursuis-les par ton ouragan, et par ta tempête épouvante-les. » —Ps. LXXXII1. 16. —Dans Ézéchiel : « Je ferai éclater un vent de tempêtes dam mou emportement, et une pluie d'inondation dans ma colère il y aura pour la consommation. » — XIII. 13. — Dans Jérémie : « Un mal passera de nation à nation, et une tempête grande se lèvera des côtés de la terre. » — XXV. 32. — Dans Ésaïe : « Par Jéhovah Sébaoth tu seras visitée avec ouragan et tempête, et flamme de feu dévorant. » —XXIX. 6.— Dans Amos : « J'allumerai un feu en la muraille de Rabbah, qui dévorera ses palais, avec ouragan au jour de la tempête. » — I. 14. — Dans Nahum : « De Jéhovah dans la tourmente et la tempête, (est) le chemin. » — I. 3. — Dans Zacharie : « Le Seigneur Jéhovih fera retentir la trompette, et il s'avancera dans les tempêtes du midi. » — IX. 14. — Dans David : « Sur les impies un vent de tempête, portion du calice des impies. » —Ps. XI. 6. — Dans le Même : « Il viendra, notre Dieu, et il ne se taira pas; autour de Lui une tempête soufflera avec véhémence. » — Ps. L. 3. —Dans Hosée : « Parce que vent ils sèment, tempêtent ils moissonneront, » —VIII. 7 ; — par l'ouragan et la tempête, dans ces passages, est signifiée la dispersion des faux et des maux ; et cela, parce que ceux qui sont dans les faux du mal sont jetés dans l'enfer par un vent de tempête. Dans David : « Ceux qui descendent en la mer dans des navires, faisant œuvre sur les grosses eaux : Et il dit, et se présenta un vent de tempête, et en haut il soulevait ses flots; et il fit arrêter la tempête, afin que restassent en silence ses flots. » — Ps. CVII. 23, 25, 29 ; — ces choses ont été dites des tentations et de la délivrance des tentations ; par le vent de tempête et par les flots soulevés de la mer sont signifiées les tentations, puisque les tentations spirituelles se font par une irruption des faux dans les pensées, d'où résultent des remords de la conscience et des douleurs du mental (mens) et du mental (animus); ces tentations sont signifiées par « se présenta un vent de tempête, et en haut il soulevait ses flots; » la délivrance des tentations est signifiée par « il fit arrêter la tempête afin que restassent en silence ses flots. » Pareille chose est signifiée par ces paroles dans Marc : « Il s'éleva une grande tempête de vent, puis des vagues se jetèrent sur la barque, de sorte que déjà elle s'emplissait : mais Jésus était à la poupe, dormant sur le chevet; et ils Le réveillèrent, et ils Lui disent : Ne te soucies-tu point que nous périssions ? et s'étant réveillé, il réprimanda le vent, et dit à la mer : Tais-toi, reste muette; et s'apaisa le vent, et il se fit un calme grand. » — IV. 37, 38, 39 : —et dans Luc : « Comme ils voguaient, Jésus s'endormit, et une tempête de vent descendit sur le lac, de sorte qu'ils en étaient remplis, et étaient en péril: et, s'approchant, ils Le réveillèrent, en disant : Maître, Maître, nous périssons; mais Lui, s'étant réveillé, réprimanda le vent et la vague de la mer, qui s'apaisèrent, et il y eut un calme. » —VIII. 23, 24 ; — ce Miracle du Seigneur enveloppe pareillement des arcanes du Ciel et des intérieurs de l'Église comme tous les autres; les Miracles Divins diffèrent des Miracles non Divins, en ce que les Miracles Divins signifient aussi des Divins, parce que le Divin est en eux, mais les Miracles non Divins ne signifient rien, parce qu'intérieurement il n'y a rien de Divin en eux ; et en outre dans la description des Miracles Divins dans la Parole, et dans chaque chose de cette description, il y a un sens spirituel ; ce Miracle enveloppe les tentations spirituelles ; la grande tempête de vent, tellement que les vagues se jetaient sur la barque, de sorte qu'elle s'emplissait, signifie ces tentations ; et« lorsqu'ils furent saisis d'une grande crainte, Jésus s'étant réveillé réprimanda le vent, et dit à la mer : Tais-toi, reste, muette ; et s'apaisa le vent, et il se fit un calme grand, » signifie la délivance des tentations ; là, chaque mot contient aussi un sens spirituel, mais ce n'est pas ici le lieu de le développer en particulier, il suffit de dire que l'ouragan ou la tempête de vent signifie les tentations, parce que ce sont des irruptions des faux ou des inondations du mental par des faux ; c'est même ce qu'on voit clairement d'après la réprimande au vent et aux vagues, et d'après les paroles du Seigneur à la mer : « Tais-toi, reste muette, » comme s'il les eût adressées aux faux ou à ceux qui induisent en tentations. Outre cela, les Vents qui existent dans le Monde spirituel, y apparaissent s'élever dans diverses plages, quelques-uns du midi, d'autres du septentrion, et d'autres de l'orient; ceux qui s'élèvent du midi dispersent les vrais chez ceux qui sont dans les faux, et ceux qui s'élèvent de l'orient dispersent les biens chez ceux qui sont dans les maux ; si les vents dispersent les vrais et les biens, c'est parce qu'ils existent par un puissant et fort influx du Divin à travers les Cieux dans les lieux inférieurs, et là où va l'influx, il remplit du Divin les vrais et les biens, c'est-à-dire, les mentals (mentes) et les mentals (animi) de ceux qui sont dans les vrais et dans les biens ; ceux donc chez qui les intérieurs qui appartiennent au mental (mens) et au mental (animus) sont purement des faux et des maux, et chez qui à l'extérieur il y a des vrais mêlés aux faux et des biens mêlés aux maux, ne supportent pas un tel influx venant du Divin, ils se retirent en conséquence dans leurs faux et leurs maux qu'ils aiment, et rejettent les vrais et les biens qu'ils n'aiment pas si ce n'est en vue d'eux-mêmes et pour l'apparence : par ces explications, on voit quel effet produit le Vent venant d'orient, qui est appelé Vent Oriental, à savoir, que chez les méchants il disperse tous les biens et tous les vrais qui s'étaient présentés dans la forme externe devant le monde, et qu'ils avaient prononcés pour se mettre en évidence; c'est de là que la sécheresse et le tarissement sont attribués à ce Vent ; ce qui a été desséché signifie où il n'y a point le bien, et ce qui a été tari signifie où il n'y a point le vrai, comme on peut le voir par les passages de la Parole où il est parlé de ce Vent ; par exemple, dans Ézéchiel : « Voici, le Cep planté, est-ce que, quand l'aura touché le Vent oriental, il ne séchera pas en séchant? » — XVII. 10. — Dans le Même : « Le Cep a été arraché dans ma colère, à terre il a été jeté, et le Vent oriental a séché son fruit ; elles ont été rompues et elles ont séché, les verges de sa force. » — XIX. 12. — Dans Hosée : « Éphraïm parmi ses frères est sauvage : il viendra l'Eurus, le Vent de Jéhovah montant du désert, et sa source séchera, et sa fontaine tarira; celui-là pillera le trésor de tous les vases de désir. » — XIII. 15. — Dans Jonas : « Il arriva que, quand se leva le Soleil, Dieu prépara un Vent oriental desséchant. » — IV. 8. — Que le Vent Oriental détruise aussi toutes les choses où sont les méchants, leurs terres, leurs habitations, leurs trésors, on le voit dans l'Opuscule du JUGEMENT DERNIER, N° 61 : la raison de cette destruction, c'est que les terres, les habitations et les trésors dans le Monde spirituel sont des correspondances; c'est pourquoi, eux périssant, les choses qui correspondent périssent aussi : de là vient que quand une terre, où habitaient des méchants, y a été détruite, la face d'une nouvelle terre s'élève pour les bons. Comme le Vent Oriental possède une telle force dans le Monde spirituel, c'est pour cela qu'en raison de la correspondance il fut suscité « un Vent Oriental pour dessécher la Mer de Suph, » — Exod. XIV. 21 ; — et que ce vent « apporta la sauterelle, » — Exod. X. 13 ; — et est appelé « Vent impétueux, » — Ésaïe, XXVII. 8 ; et « qui brise les navires de Tharschiseh, »—Ps. XLVIII. 8;  « brisant dans le cœur des mers, » — Ézéch. XXVII. 26 ; et « dispersant devant l'ennemi. » — Jérém. XVIII. 17.

 



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