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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 282. 

Puisque ce Chérubin était semblable à un Aigle, et que l'Aigle apparaissait comme volant, il sera dit aussi ce qui est signifié dans la Parole par voler : Voler signifie la circonspection et la présence ; et cela, parce que l'Oiseau qui vole voit d'en haut de tout côté, et est ainsi par sa vue présent partout et tout à l'entour; mais quand dans la Parole voler se dit de Jéhovah, voler signifie la Toute-Présence, puisque la Toute-Présence est la Circonspection Infinie et la Présence Infinie : de là vient donc que ce Chérubin apparut semblable à un Aigle qui vole, car par les Chérubins en général est signifiée la Providence du Seigneur pour qu'on ne s'approche des Cieux supérieurs que par le bien de l'amour et de la charité, et par ce Chérubin, la Divine Intelligence, ainsi qu'il vient d'être montré plus haut. Que dans la Parole par voler, quand il s'agit du Seigneur, il soit signifié la toute-présence, et quand il s'agit des hommes, la circonspection et la présence, on peut le voir par les passages suivants ; dans David : « Dieu chevauchait sur un Chérubin, il volait, et il était porté sur les ailes du vent. » -Ps. XVIII. 11. Il Sam. XXII. 11 ; — il chevauchait sur un Chérubin signifie la Divine Providence; il volait signifie la toute-présence dans le monde spirituel ; et il était porté sur les ailes du vent signifie la toute-présence dans le monde naturel : ce que signifient ces paroles dans David, personne ne peut le comprendre que d'après le sens interne. Dans Ésaïe : « Comme des oiseaux qui volent, ainsi Jéhovah Sébaoth protégera Jérusalem. » — XXXI. 5 ; — Jéhovah est dit protéger Jérusalem comme des oiseaux qui volent, car par protéger est signifiée la Divine Providence quant à la défense ; par Jérusalem, l'Église ; et par les oiseaux qui volent, avec lesquels la comparaison est faite, il est signifié la circonspection et la présence, ici la Toute-Présence, parce qu'il s'agit du Seigneur. Dans l'Apocalypse : « Je vis, et j'entendis un Ange qui volait par le milieu du Ciel, disant d'une voix grande : Malheur ! malheur ! malheur à ceux qui habitent sur la terre!» — VIII. 13; — et ailleurs : « Je vis un autre Ange qui volait par le milieu du Ciel, ayant l'Évangile éternel, pour évangéliser ceux qui habitent sur la terre. » —XIV. 6 ; —. par le premier Ange est signifiée la damnation de tous ceux qui sont dans les maux ; et par le second Ange, la salvation de tous ceux qui sont dans le bien ; par voler est signifiée la circonspection de tout côté là où ils sont. Dans Ésaïe : « Tous les troupeaux de l'Arabie seront rassemblés pour toi; les béliers de Nébajoth seront à ton service ; qui sont ceux-ci, qui comme la nuée volent, et comme les colombes vers leurs fenêtres? » — LX. 7, 8 ; — là, il s'agit de l'avènement du Seigneur, et de l'illustration des nations, alors ; et par les troupeaux de l'Arabie, qui seront rassemblés, sont signifiées les connaissances du vrai et du bien ; par les béliers de Nébajoth, qui seront au service, sont signifiés les vrais qui dirigent la vie d'après l'affection spirituelle ; par voler comme la nuée et comme les colombes à leurs fenêtres, il est signifié la recherche et l'investigation du vrai d'après le sens de la lettre de la Parole; de là aussi par voler est signifiée la circonspection ; car par la nuée il est signifié le sens de la lettre de la Parole, par les colombes l'affection spirituelle du vrai, et par les fenêtres le vrai dans la lumière; que dans ces paroles il y ait un tel sens, on peut le voir d'après la signification des troupeaux de l'Arabie, des béliers de Nébajoth, de la nuée, des colombes et des fenêtres. Dans David : « La crainte et le tremblement sont venus sur moi ; de là j'ai dit : Qui me donnera, l'aile comme d'une colombe, je m'envolerai pour avoir une habitation ; voici, je prolongerai ma course errante, je passerai la nuit dans le désert. » — Ps. LV. 6, 7, 8 ; —là, il s'agit de la Tentation, et de l'angoisse alors ; la crainte et le tremblement signifient cette angoisse ; la recherche du vrai alors, et la circonspection pour savoir où se tourner, sont signifiées par « qui me donnera l'aile comme d'une colombe, je m'envolerai pour avoir une habitation ; » l'aile de la colombe est l'affection spirituelle du vrai; s'envoler pour avoir une habitation, c'est par cette affection arracher sa vie à la damnation ; par « voici, je prolongerai ma course errante, je passerai la nuit dans le désert, » il est signifié qu'il n'y a pas encore espoir de délivrance. Dans Hosée : « Ephraïm, comme l'oiseau s'envolera leur gloire; lors même qu'ils élèveraient leurs fils, encore les priverai-je de l'homme. » — IX. 11, 12; — par Ephraïm est signifié l'entendement illustré de ceux qui sont de l'Église ; par la gloire est signifié le Divin Vrai ; par s'envoler comme l'oiseau est signifiée la privation totale de ce vrai ; il y a comparaison avec un oiseau, parce que l'oiseau signifie, de même qu'Éphraïm, le rationnel et l'intellectuel; par « lors même qu'ils élèveraient leurs fils, encore les priverai-je de l'homme, » il est signifié que lors même qu'ils produiraient des vrais, ils n'en tireraient cependant aucune sagesse ; en effet, les fils sont les vrais, et priver de l'homme, c'est priver entièrement, de sagesse. Dans Moïse : « Vous ne vous ferez point de forme d'aucun animal sur la terre, ni de forme d'aucun oiseau ailé qui vole sous le ciel. » - Deutér. IV. 17; — par là il est signifié, dans le sens interne, qu'on ne doit pas acquérir la sagesse et l'intelligence par soi-même ou par le propre ; en effet, par les animaux qui marchent sur la terre sont signifiées les affections du bien d'où provient la sagesse, et par les oiseaux sont signifiées les affections du vrai d'où provient l'intelligence; ne pas s'en faire de forme, c'est ne pas les acquérir par soi-même ou par le propre; il est dit l'oiseau ailé qui vole sous le ciel, parce que par l'oiseau ailé est signifié l'entendement spirituel du vrai, et que par voler sous le ciel est signifiée la circonspection qui appartient à l'intelligence dans les choses Divines. Maintenant, d'après ces explications, ou peut voir ce qui est signifié par cela que ce Chérubin apparut semblable à un Aigle qui vole, comme aussi ce qui est signifié dans Ésaïe par « les Séraphins dont chacun avait six ailes, avec deux desquelles il couvrait sa face, et avec deux il couvrait ses pieds, et avec deux il volait. » — VI. 2 ; — à savoir, que par les ailes dont il couvrait sa face il est signifié l'affection spirituelle du vrai ; par les ailes dont il couvrait ses pieds, l'affection naturelle du vrai qui en provient ; et par les ailes avec lesquelles il volait, la circonspection et la présence, ici la Toute-Présence, parce que par les séraphins il est signifié la même chose que par les chérubins, à savoir, la Divine Providence quant à la Garde. Si voler, quand il s'agit des hommes, signifie la circonspection et en même temps la présence, c'est parce que la vue est présente chez l'objet qu'elle voit, lequel ne paraît loin ou distant qu'à cause des intermédiaires qui se montrent en même temps et peuvent être mesurés quant aux espaces ; cela peut être pleinement confirmé d'après les choses qui existent dans le monde spirituel ; là, les espaces eux-mêmes sont des apparences qui ont leur origine dans la diversité des affections et des pensées provenant des affections; c'est pourquoi, quand quelques personnes ou quelques objets apparaissent loin, et que l'Ange ou l'Esprit d'après une forte affection veut se rencontrer avec ceux qui sont là, ou examiner les objets qui sont là, il y est aussitôt présent : il en est de même pour la pensée, qui est la vue interne ou spirituelle de l'homme, ce qu'elle avait vu précédemment elle le voit en soi sans espace, ainsi absolument comme présent : de là vient que voler se dit de l'entendement et de l'intelligence de l'entendement, et que par voler il est signifié la circonspection et la présence.



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