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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 248. 

Voici, je me tiens à la porte et je heurte, signifie la perpétuelle présence du Seigneur : on le voit par la signification de la porte ou de l'entrée, en ce que dans le sens suprême elle est le Seigneur quant à l'admission dans le Ciel ou dans l'Église, et dans le sens interne le vrai d'après le bien qui vient du Seigneur, parce que l'homme est admis par ce vrai, ainsi qu'il a été expliqué ci-dessus, N° 208 ; ici, comme c'est le Seigneur qui dit « voici, je me tiens à la porte et je heurte, » cela signifie sa perpétuelle présence, et en même temps sa perpétuelle volonté, en cela qu'il veut admettre; et aussi il admet et conjoint à Lui tous ceux qui Le reçoivent, ce qui se fait par les vrais d'après le bien ou par la foi d'après la charité, c'est pourquoi il est ajouté immédiatement : « Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je souperai avec lui et lui avec Moi. » Parce qu'il est dit la porte, il est dit aussi heurter, et par là est signifiée la perpétuelle volonté de se conjoindre avec l'homme, et de lui communiquer les félicités du Ciel. Qu'il en soit ainsi, on peut le voir en ce que dans le Seigneur il y a le Divin Amour, et le Divin Amour consiste à vouloir donner tout ce qu'il a aux autres, et à vouloir être reçu par eux; et comme cela ne peut être fait que quand l'homme reçoit le bien et le vrai ou l'amour et la foi, puisque ces choses sont des Divins qui procèdent du Seigneur et sont reçus, et qu'étant des Divins il est Lui-Même en elles, c'est pour cela qu'il y a conjonction du Seigneur avec les Anges et les hommes par les vrais d'après le bien, ou par la foi d'après l'amour ; vouloir les donner à l'homme et les implanter dans l'homme est spécialement signifié par « je me tiens à la porte et je heurte. « Il y a deux choses qui sont dans le Libre de l'homme d'après la perpétuelle présence du Seigneur, et d'après sa perpétuelle volonté de Se conjoindre avec lui : La première chose qui par là est dans le Libre de l'homme, c'est qu'il a la capacité et la faculté de penser bien du Seigneur et du prochain ; chacun, en effet, peut penser bien ou mal du Seigneur et du prochain ; s'il pense bien la porte est ouverte, s'il pense mal, elle est fermée ; penser bien du Seigneur et du prochain, cela vient non de l'homme ni de son propre, mais du Seigneur, qui est perpétuellement présent, et qui par sa perpétuelle présence lui donne cette capacité et cette faculté; tandis que penser mal du Seigneur et du prochain, cela vient de l'homme lui-même et de son propre. La seconde chose qui est dans le Libre de l'homme d'après la perpétuelle présence du Seigneur chez lui, et d'après la perpétuelle volonté du Seigneur de Se conjoindre avec lui, c'est qu'il peut s'abstenir des maux ; et autant il s'en abstient, autant le Seigneur ouvre la porte et entre ; en effet, le Seigneur ne peut ouvrir ni entrer, tant que les maux sont dans la pensée et dans la volonté de l'homme, car ils s'opposent et ils ferment. Le Seigneur a aussi donné à l'homme de connaître les maux de la pensée et de la volonté, et les vrais par lesquels ils doivent être dissipés, car il a donné la Parole où ces vrais ont été dévoilés : d'après ces explications, on peut voir qu'il ne manque rien pour que l'homme puisse être réformé, s'il le veut; en effet, tous les moyens de réformation ont été laissés à l'homme dans son libre : mais il faut qu'on sache bien que ce libre vient du Seigneur, comme il a été dit ci-dessus, et qu'ainsi c'est le Seigneur qui opère, si, d'après le libre qui a été donné à chacun, l'homme reçoit ; il est tout à fait nécessaire qu'il y ait réception par l'homme, ce qui est signifié par « si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte ; » peu importe que dans le commencement l'homme ne sache pas que cela est fait par le Seigneur, puisqu'il ne perçoit pas l'in­flux, pourvu qu'ensuite il croie, d'après la Parole, que tout bien de l'amour et tout vrai de la foi viennent du Seigneur ; car le Seigneur opère, quoique l'homme ne le sache point ; et cela, d'après Sa perpétuelle présence, ce qui est signifié par « je me tiens à la porte et je heurte. » En somme, le Seigneur veut que l'homme par lui-même s'abstienne des maux et fasse les biens, pourvu qu'il croie que la faculté d'agir ainsi vient non de l'homme mais du Seigneur; car le Seigneur veut qu'il y ait réception chez l'homme, et il n'y a pas autrement réception que quand l'homme agit comme par soi-même, quoiqu'il agisse d'après le Seigneur; c'est même ainsi qu'il y a chez l'homme le réciproque, qui est sa nouvelle volonté : par là on peut voir combien se trompent ceux qui disent que l'homme est justifié et sauvé par la foi seule parce qu'il ne peut faire le bien par lui-même : que serait-ce cela, sinon se croiser les bras, et attendre un influx immédiat? celui qui fait cela ne reçoit absolument rien. Ils se trompent aussi ceux qui croient pouvoir se disposer à l'influx par les prières, les adorations et les externes du culte ; ces pratiques ne font rien, si l'homme ne s'abstient de penser et de faire les maux, et si par les vrais tirés de la Parole il ne se porte comme par lui-même aux biens quant à la vie; si l'homme fait ces choses, alors il se dispose, et alors les prières, les adorations et les externes du culte ont de la force devant le Seigneur. On peut en voir davantage sur ce sujet dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 521 à 527.



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