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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 204. 

Voici ce que dit le Saint, le Véritable, signifie Celui de Qui vient cette foi : on le voit par la signification de Saint, de Véritable, quand ces expressions se disent du Seigneur, en ce qu'elles désignent Celui de qui viennent la Charité et la Foi ; il est dit Saint parce que de Lui vient la Charité, et Véritable parce que de Lui vient la Foi; que le Seigneur soit appelé Saint parce que de Lui vient la Charité, et que par suite dans la Parole ce qui est Saint se dise de la Charité et de la Foi qui en procède, c'est ce qui va être expliqué; mais que le Seigneur soit appelé le Véritable parce que de Lui vient la Foi, et que par suite dans la Parole le Vrai se dise de la foi, c'est par cette raison que tout Vrai appartient à la foi, car ce que l'on croit est appelé Vrai, les autres choses ne sont pas de la foi, parce qu'on ne les croit pas : mais puisqu'il s'agit ici de la foi de la Charité, il sera d'abord dit quelque chose de la foi et de sa qualité : Il y a une Foi spirituelle, et il y a une Foi purement naturelle; la Foi spirituelle est toute d'après la charité, et dans son essence elle est la charité; la charité ou l'amour à l'égard du prochain, c'est aimer le vrai, le sincère et le juste, et faire cela d'après le vouloir; car le prochain, dans le sens spirituel, ce n'est pas un homme quelconque, mais c'est ce qui est chez l'homme : si ce qui est chez l'homme est le vrai, le sincère et le juste, et que l'homme soit aimé à cause de cela, alors le prochain est aimé; que ce soit là ce qui est entendu dans le sens spirituel par la charité, chacun peut le savoir pour peu qu'il réfléchisse ; on aime un autre homme, non pour la personne, mais pour le bien qui est chez lui ; de là vient toute amitié, toute faveur et tout honneur ; il en résulte qu'aimer les hommes d'après le vrai, le sincère et le juste, qui sont chez eux, c'est l'amour spirituel ; car le vrai, le sincère et le juste sont des spirituels, puisqu'ils viennent du Seigneur par le Ciel ; personne, en effet, ne pense, ne veut et ne fait quelque bien qui soit un bien en soi, mais tout bien en soi procède du Seigneur; or le vrai, le sincère et le juste sont des biens qui sont en eux-mêmes des biens, quand ils viennent du Seigneur : ces biens sont donc le prochain dans le sens spirituel; on voit, d'après cela, ce qui est entendu dans ce sens par aimer le prochain ou par la chanté : la Foi spirituelle vient de là, car tout ce qui est aimé, est appelé Vrai, quand il est pensé; qu'il en soit ainsi, chacun peut aussi le savoir pour peu qu'il réfléchisse; en effet, ce que chacun aime, il le confirme dans sa pensée par plusieurs choses, et toutes les choses par lesquelles il le confirme, il les appelle des vrais ; personne ne tire le vrai d'autre, part ; il suit de là que tel est l'amour chez l'homme, tels sont pour lui les vrais; si donc chez lui l'amour est spirituel, les vrais aussi sont spirituels, car ils font un avec son amour : tous les vrais dans un seul complexe, parce qu'on les croit, sont appelés Foi ; de là il est évident que la foi spirituelle dans son essence est la Charité; ce qui vient d'être dit concerne la Foi spirituelle. Mais la Foi purement naturelle n'est pas la Foi de l'Église, quoiqu'on la nomme foi, c'est seulement une science; ce qui fait qu'elle n'est pas la foi de l'Église, c'est qu'elle ne procède pas de l'amour à l'égard du prochain ou de la charité, qui est le spirituel même d'où vient la foi, mais elle provient d'un certain amour naturel, qui se réfère ou à l'amour de soi ou à l'amour du monde, et tout ce qui procède de ces amours est naturel ; l'amour forme l'esprit de l'homme, car l'homme quant à l'esprit est absolument comme son amour; c'est d'après son amour qu'il pense, qu'il veut et qu'il agit, aussi ne prend-il pour vrai de sa foi que le vrai qui appartient à son amour, et le vrai qui appartient à l'amour de soi ou à l'amour du monde est purement naturel, parce qu'il vient de l'homme et du monde, et non du Seigneur ni du Ciel ; en effet, un tel homme aime le vrai non d'après l'amour du vrai, mais d'après l'amour de l'honneur, du lucre et de la réputation, amour auquel le vrai est utile; et parce que le vrai est tel, telle est aussi la foi ; de là vient que cette foi est non la foi du vrai de l'Église, ou la foi dans le sens spirituel, mais la foi dans le naturel, c'est-à-dire, une science; c'est pourquoi aussi, comme rien de cette foi n'est dans l'esprit de l'homme, mais qu'elle est seulement dans sa mémoire avec toutes les autres choses du monde, elle est aussi par conséquent dissipée après la mort ; en effet, il ne reste chez l'homme après la mort que ce qui appartient a son amour, car l'amour, ainsi qu'il vient d'être dit, forme l'Esprit de l'homme, et l'homme quant à l'Esprit est absolument tel qu'est son amour; quant aux autres choses qui concernent la Charité et la foi de la charité, voir la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, où il s'agit de la charité et de la foi, Nos 84 à 106, et 108 à 122; et l'Opuscule du JUGEMENT DERNIER, Nos 33 à 39, où il est montré qu'il n'y a aucune foi lorsqu'il n'y a pas de charité. Que dans la Parole le Saint se dise du Divin Vrai, et que par suite il se dise de la charité et de la foi de la charité, on le voit par les passages où le Saint y est nommé : il y a deux choses qui procèdent du Seigneur, et sont reçues par les Anges, le Divin Bien et le Divin Vrai; ces deux unis procèdent du Seigneur, mais par les Anges ils sont reçus diversement ; les uns reçoivent le Divin Bien plus que le Divin Vrai, et les autres reçoivent le Divin Vrai plus que le Divin Bien; ceux qui reçoivent plus de Divin Bien que de Divin Vrai constituent le Royaume céleste du Seigneur et sont nommés Anges célestes, et dans la Parole ils sont appelés Justes; mais ceux qui reçoivent plus de Divin Vrai que de Divin Bien constituent le Royaume spirituel du Seigneur et sont nommés Anges spirituels, et dans la Parole ils sont appelés Saints ; au sujet de ces deux Royaumes et des Anges qui y habitent, voir le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 20 à 28 ; c'est de là que par le Juste et la Justice, dans la Parole, il est entendu le Divin Bien et ce qui en procède, et que par le Saint et la Sainteté il est entendu le Divin Vrai et ce qui en procède : d'après ces explications on peut voir ce qui est entendu dans la Parole par être justifié, et ce qui est entendu par être sanctifié; par exemple, dans l'Apocalypse : « Que celui qui est Juste soit justifié encore, et que celui qui est Saint soit sanctifié encore. » — XXII. 11 ; — et dans Luc : « Pour le servir en Sainteté et Justice. » — I. 74, 75. — Comme le Divin Vrai procédant du Seigneur est entendu par le Saint, c'est pour cela que le Seigneur dans la Parole est nommé le Saint, le Saint de Dieu, le Saint d'Israël, le Saint de Jacob, et de là vient aussi que les Anges sont dits Saints, et aussi les Prophètes et les Apôtres; de là vient encore que Jérusalem est appelée Sainte : que le Seigneur soit appelé Saint, Saint de Dieu, Saint d'Israël et Saint de Jacob, on le voit dans Ësaïe XXIX. 23. XXXI. 1. XL. 25. XLI. 14,16. XLIII. 3. XLIX. 7. Dan. IV, 10. IX. 24. Marc, I. 24. Luc, IV. 34; et aussi Roi des Saints dans l'Apocalypse : « Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des Saints.» —XV. 3:—si le Seigneur est appelé Saint, Saint de Dieu, Saint d'Israël et Saint de Jacob, c'est parce que Seul il est Saint, et que nul autre ne l'est, ce qui est encore dit dans l'Apocalypse : « Qui ne Te craindra, Seigneur! et qui ne glorifiera Ton Nom, car Seul (tu es) Saint. » —XV. 4. —Si les Anges, les Prophètes et les Apôtres sont appelés Saints, c'est parce que dans le sens spirituel par eux est entendu le Divin Vrai; et si Jéru­salem est appelée Cité Sainte, c'est parce que dans le sens spirituel par elle est entendue l'Église quant à la doctrine du vrai. Que les Anges dans la Parole soient appelés Saints, on le voit dans Matth. XXV. 31. Marc, VIII. 38. Luc, IX. 26. —Il en est de même des Prophètes,—Marc, VI. 20. Luc I. 70. Apoc. XVIII. 20;—et des Apôtres, — Apoc. XVIII. 20 ; — et Jérusalem est appelée Cité Sainte, — Ésaïe, XLVIII. 2. LXVI. 20, 22. Dan. IX. 24. Matth. XXVII. 53. Apoc. XXI. 2, 10. — Que par les Anges, dans la Parole soit entendu le Divin Vrai procédant du Seigneur, on le voit ci-dessus, N°s 130, 200 ; il est de même entendu par les Prophètes, — ARCANES CELESTES, Nos 2534, 7269; — et par les Apôtres, — ci-dessus, N° 100 : — que par Jérusalem, dans la Parole, il soit entendu l'Église quant à la doctrine du vrai, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 6. D'après ce qui précède on peut voir pourquoi le Divin Vrai procédant du Seigneur est appelé Esprit de vérité et Esprit Saint, — ci-dessus, N°183;—pourquoi le Ciel est appelé Habitacle de sainteté,—Ésaïe, LXIII. 15. Deutér. XXVI. 15;—et pourquoi l'Église est appelée Sanctuaire,—Jérém. XVII. 12. Lament. II. 7. Ps. LXVIII. 36. — Que le Saint se dise du Divin Vrai, cela est évident d'après les passages suivants ; dans Jean :« Jésus en priant dit : Père sanctifie-les dans la Vérité, ta Parole est la Vérité; et pour eux, Moi, je Me sanctifie Moi-Même, afin qu'eux aussi soient sanctifiés dans la Vérité. » — XVII. 17, 19, — Ici être sanctifié se dit évidemment de la Vérité, et les sanctifiés se disent de ceux qui reçoivent du Seigneur le Divin Vrai. Dans Moïse : « Jéhovah de Sinaï est venu d'entre les myriades de sainteté; à sa droite le feu de la Loi pour eux; il aime aussi les peuples, dans ta main (sont) tous ses saints, et eux sont prosternés à ton pied; il recevra de tes paroles. »—Deutér. XXXIII. 2, 3 ;—Sinaï signifie le Ciel, où est le Seigneur de Qui procède le Divin Vrai, ou la Loi dans le sens strict et dans le sens large ; les myriades de sainteté signifient les Divins Vrais ; la Loi signifie dans le sens strict les dix préceptes du Décalogue, et dans le sens large toute la Parole, qui est le Divin Vrai ; les_ peuples dans la Parole se disent de ceux qui sont dans les vrais, et ceux d'entre eux qui sont dans les vrais sont appelés Saints ; être prosterné à ton pied et recevoir de tes paroles, c'est recevoir saintement le Divin Vrai dans les derniers, lequel est la Parole dans le sens de la lettre, et par suite être instruit; par là on peut savoir ce que signifie dans le sens spirituel chaque expression de ce Prophétique. Que Sinaï, dans la Parole, signifie le Ciel, où est le Seigneur de Qui procède le Divin Vrai, ou la Loi dans le sens strict et dans le sens large, on le voit Nos 8399, 8753, 8793, 8805, 9420; voir aussi, que la Loi signifie dans le sens strict les dix préceptes du Décalogue, et dans le sens large toute la Parole, Nos 2606, 3382, 6752, 7463 ; que les peuples se disent de ceux qui sont dans les vrais, et les nations, de ceux qui sont dans les biens, Nos 1259, 1260, 2928, 3295, 3581, 6451, 6465, 7207, 10288; que le pied, le lieu des pieds, et le marchepied des pieds, lorsqu'il s'agit du Seigneur, signifient le Divin Vrai dans les derniers, ainsi la Parole dans la.lettre, N° 9406; de là il est évident que les myriades de sainteté sont les Divins Vrais, et que les saints s'y disent de ceux qui sont dans les Divins Vrais. Dans Moïse : « Parle à toute l'assemblée des fils d'Israël, et dis-leur : Vous serez saints, parce que Saint (je suis), Moi Jéhovah (Dieu) d'Israël. » — Lévit. XIX. 2 ; — il s'agit dans ce Chapitre des statuts, des jugements et des préceptes qui devaient être observés, et comme ils signifient les Divins Vrais, c'est pour cela qu'il est dit que les fils d'Israël seront saints ; Israël signifie aussi l'Église spirituelle, c'est-à-dire, l'Église qui est dans les Divins Vrais; de là il est dit, je suis Saint, Moi Jéhovah (Dieu) d'Israël. Dans le Même : « Vous vous sanctifierez, et vous serez Saints, et vous observerez mes statuts, afin que vous les fassiez. » — Lévit. XX. 7, 8; — là, il s'agit aussi des statuts, des jugements et des préceptes qu'ils devront observer. Dans le Même : « S'ils font les statuts et les jugements, ils seront un peuple Saint à Jéhovah. » - Deutér. XXVI. 15, 16, 19. — Dans David : « Nous serons rassasiés du bien de ta Maison, du Saint de ton Temple. » — Ps. LXV. 5 ; — il est dit être rassasié du bien de la maison de Jéhovah et du saint de son Temple, parce que la Maison de Dieu dans le sens suprême signifie le Seigneur quant au Divin Bien, et le Temple le Seigneur quant au Divin Vrai, voir N° 3720. Dans Zacharie : « En ce jour-là, il y aura sur les sonnettes des chevaux : Sainteté à Jéhovah. » — XIV. 20. — Là, il s'agit de l'instauration de la nouvelle Église, et les sonnettes signifient les vrais scientifiques qui proviennent de l'intellectuel ; que les sonnettes signifient ces vrais, on le voit N°s 9921, 9926 ; et que le Cheval signifie l'intellectuel, on le voit dans l'Opuscule du CHEVAL BLANC, Nos 1, 2, 3, 4. D'après cela, on peut voir ce que représentait et signifiait « la plaque d'or placée sur le turban qui était sur la tête d'Aharon, et qui portait cette inscription : Sainteté à Jéhovah. »— Exod. XXVIII. 36, 37, 38. XXXIX. 30, 31 ;—car le turban signifiait la sagesse qui appartient au Divin Vrai, voir Nos 9827, 9949 ; puis, ce qui était représenté et signifié par cela que Aharon, ses fils, leurs habits, l'autel, le tabernacle et tout ce qu'il renfermait, étaient oints d'huile, et ainsi étaient sanctifiés,—Exod. XXIX. 1 à 36. XXX. 22, 24. Lévit. VIII. 1 à 36; —car l'huile signifiait le Divin Bien du Divin Amour, et la sanctification le Divin procédant ; en effet, le Divin Bien est ce qui sanctifie, et le Divin Vrai est ce qui par suite est saint. Que le Saint se dise de la Charité, cela peut être évident d'après ce qui a été dit ci-dessus des Anges du Ciel, à savoir, qu'il y en a qui reçoivent plus de Divin Bien que de Divin Vrai, et d'autres qui reçoivent plus de Divin Vrai que de Divin Bien ; ceux qui reçoivent plus de Divin Bien que de Divin Vrai, constituent le Royaume céleste du Seigneur, ce sont ceux qui sont dans l'amour envers le Seigneur, et parce qu'ils sont dans l'amour envers le Seigneur, ils sont appe­lés Justes ; mais ceux qui reçoivent plus de Divin Vrai que de Divin Bien, constituent le Royaume spirituel du Seigneur, ce sont ceux qui sont dans la charité à l'égard du prochain, et parce qu'ils sont dans la charité à l'égard du prochain, ils sont appelés Saints : qu'il y ait deux amours qui constituent le Ciel, à savoir, l'amour envers le Seigneur et l'amour à l'égard du prochain ou la charité, et que de là les Cieux aient été distingués en deux Royaumes, à savoir, le Royaume céleste et le Royaume spirituel, on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 13 à 19, et N°s 20 à 28.


 

 



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