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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1162. 

1162. Les marchands de ces choses, qui sont devenus riches par elle, signifie tous ceux qui, d'après celle religiosité, avaient gagné des richesses et des honneurs, et ainsi les biens de l'opulence et de la prééminence, qui sont des prospérités et des magnificences : on le voit par la signification des marchands, en ce que ce sont ceux qui se sont acquis les choses signifiées dans la Parole par les richesses, car il est dit les marchands de ces choses; que les marchands les signifient, on le voit ci-dessus, N° 1138 ; et par la signification de devenir riches, en ce que c'est gagner ces choses, et faire des gains par elles; ici sont entendus les biens de la prééminence et de l'opulence qui sont signifiés par les choses grasses et splendides, lesquelles sont les prospérités et les magnificences externes séparées d'avec les internes, ainsi les biens du monde séparés d'avec les biens du Ciel; car ceux qui sont de la Babylonie ne savent pas ce que c'est que les prospérités internes, parce qu'ils ne lisent pas la Parole, et ne tournent pas leurs regards vers le Seigneur, mais ils savent seulement ce que sont les prospérités externes, qui seules les délectent; ils ne sont pas susceptibles de recevoir les prospérités internes. De semblables choses sont signifiées par les réponses de ceux qui avaient été invités au grand souper, dont « l'un dit qu'il avait acheté un champ qu'il lui fallait aller voir ; un autre, qu'il avait acheté des bœufs qu'il lui fallait éprouver; et un troisième, qu'il avait épousé une femme. » — Luc, XIV. 18, 19, 20; — par toutes ces réponses sont entendus les biens du monde, ou les biens externes séparés d'avec les biens internes. De semblables choses sont signifiées par les paroles du Seigneur dans Matthieu : « Ils mangeaient et buvaient, se mariaient et donnaient en mariage, jusqu'à ce que le déluge vint et les emporta tous. » — XXIV. 38, 39; — ces paroles ont été dites par le Seigneur au sujet du Jugement dernier; et par manger et boire, se marier et donner en mariage, il est signifié les mêmes choses qu'ici par les choses grasses et splendides, à savoir, les prospérités et les agréments externes, qui sont appelés voluptés du corps et du monde, et non en même temps de l'âme et du Ciel. D'après ces considérations, il est évident que par toutes les marchandises, qui sont énumérées dans ce Chapitre, il est entendu des biens et des prospérités externes et non en môme temps internes, et qu'ainsi par les marchands qui sont devenus riches par elles, il est entendu ceux qui sont dans ces prospérités. — Continuation : Une huitième Loi de la Divine Providence est, Que le Seigneur détourne continuellement l'homme des maux, en tant que l'homme d'après le libre veut en être détourné : qu'autant l'homme peut être détourné des maux, autant il soit conduit par le Seigneur au bien, ainsi au Ciel; et qu'autant l'homme ne peut être détourné des maux, autant il ne puisse être conduit par le Seigneur au bien, ainsi au Ciel; car autant l'homme a été détourné des maux, autant il fait d'après le Seigneur le bien qui en soi est le bien; mais autant il n'a pas été détourné des maux, autant il fait par lui-même le bien qui a en soi le mal. L'homme par les paroles de la bouche et par les actions du corps est dans le Monde naturel, mais par les pensées de l'entendement et par les affections de la volonté il est dans le Monde spirituel : par le Monde spirituel il est entendu et le Ciel et l'Enfer, divisés l'un et l'autre, dans le plus grand ordre, en sociétés innombrables selon toutes les variétés des affections et des pensées procédant des affections. Au milieu de ces sociétés est, l'homme, tellement lié, qu'il ne peut même penser ni vouloir la moindre chose si ce n'est en union avec elles, et tellement en union, que si l'homme était sépare d'avec elles, ou qu'elles fussent séparées d'avec lui, il tomberait mort, la vie restant seulement dans l'intime par lequel il est homme et non une bête, et par lequel il vit éternellement. L'homme ne sait pas qu'il est quant à la vie dans une telle compagnie; s'il ne le sait pas, c'est parce qu'il ne parle pas avec les esprits ; il y a si longtemps qu'il ne connaît rien sur cet état ! Mais pour que cela ne soit pas éternellement caché, le voici révélé. Cela doit être placé en préliminaire, pour que cette loi de la Divine Providence puisse être comprise,



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