| La Vraie Réligion Chrétienne 747 Ensuite l’Ange les conduisit à la Maison des noces, et le portier ouvrit la porte; et à peine étaient-ils sur le seuil qu’ils furent reçus et salués par un Ange que le Fiancé avait envoyé, et ils furent introduits et conduits à des sièges désignés pour eux ; et peu après ils furent invités à entrer dans la Salle qui précédait la Chambre nuptiale ; ils y virent au milieu une Table sur laquelle avait été posé un magnifique Chandelier composé de sept branches et de sept lampes d’or, et aux murs étaient suspendus des lustres d’argent, qui étant allumés firent paraître l’atmosphère comme d’or ; et ils virent aux côtés du Chandelier deux Tables sur lesquelles des Pains avaient été placés sur trois rangs, et dans les quatre angles de la Salle des Tables sur lesquelles étaient des Coupes de cristal. Pendant qu’ils examinaient cette distribution, voici, la porte d’un appartement joignant la chambre nuptiale s’ouvrit, et ils en virent sortir six Vierges, et après elles le Fiancé et la Fiancée se tenant par la main, et se dirigeant vers un Siège élevé, qui avait été placé vis-à-vis du Chandelier, et sur lequel ils s’assirent, le Fiancé à gauche et la Fiancée à sa droite, et les six vierges se placèrent à côté du siège près de la Fiancée. Le Fiancé était vêtu d'un Manteau de pourpre éclatante, et d’une Tunique de fin lin resplendissant, avec un Ephod sur lequel était une plaque d'or entourée de diamants; et sur cette plaque était gravé un Aiglon, insigne nuptial de celte société du Ciel ; et la tète du Fiancé était couverte d’une tiare. La Fiancée était vêtue d’une Chlamyde d’écarlate, sous laquelle elle portait une robe brodée, allant du cou aux pieds ; elle avait au-dessous de la poitrine une ceinture d’or, et sur la tête une couronne d’or garnie de rubis. Quand ils furent assis, le Fiancé se tourna vers la Fiancée, et lui mit au doigt un anneau d’or, et il tira des bracelets et un collier de perles, et il mit les bracelets aux poignets de la Fiancé, et le collier autour de son cou, et lui dit: « Reçois ces gages. » Et lorsqu’elle les eut reçus, il lui donna un baiser, et il dit : « Maintenant tu es à moi. » Et il l’appela son Épouse. Aussitôt les invités s’écrièrent: « Qu’il y ait Bénédiction ! » Ces paroles furent prononcées par chacun en particulier, et ensuite par tous ensemble ; un Ange envoyé par le Prince pour le représenter les prononça aussi ; et en ce moment cette Salle, qui précédait la chambre nuptiale, fut remplie d’une fumée aromatique, ce qui était un signe de la bénédiction venant du Ciel : et alors des officiers de service prirent les Pains sur les deux tables près du Chandelier, et les Coupes alors remplies de vin sur les tables des angles, et ils donnèrent à chaque invité son pain et sa coupe ; et on mangea et on but. Ensuite le mari et son Epouse se levèrent; les six vierges tenant à la main des lampes d’argent alors allumées les suivirent jusqu’au seuil de la porte, et les époux entrèrent dans la Chambre nuptiale; et la porte en fut fermée.
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