| La Vraie Réligion Chrétienne 469 Quiconque aujourd'hui est intérieurement sage peut percevoir ou conjecturer, que les choses qui ont été écrites sur Adam et sur son Epouse enveloppent des Spirituels, que personne jusqu’à présent n’a connus, parce que le Sens spirituel de la Parole n’a point été découvert avant ce moment-ci : qui est-ce qui ne peut entrevoir que Jéhovah n’aurait pas placé dans un jardin deux Arbres, et l’un d’eux comme piège, sinon pour une certaine représentation spirituelle ? Que pour avoir mangé du fruit d’un certain Arbre, Adam et Eve aient été maudits, et que cette malédiction ait été attachée à chaque homme après eux, de sorte que tout le genre humain ait été damné pour la faute d’un seul homme, dans laquelle il n’y avait aucun mal de convoitise de chair et d’iniquité de cœur, cela ne cadre nullement avec la Justice Divine ; surtout, pourquoi Jéhovah n’a-t-il pas détourné Adam d’en manger, puisqu’il était présent et le voyait, et pourquoi n’a-t-il pas jeté le serpent dans l’Abîme avant qu’il séduisit l’homme? Mais, mon ami, Dieu ne l’a pas fait, parce qu’il aurait ainsi enlevé à l’homme le Libre Arbitre, d’après lequel cependant l’homme est un homme et non une bête ; quand on sait cela, on voit avec clarté que le Libre Arbitre de l’homme dans les choses spirituelles a été représenté par ces deux Arbres, l’un conduisant à la vie, l’autre à la mort. En outre, le mal héréditaire ne découle pas de là, mais il vient des Parents, qui transmettent aux enfants l’inclination au mal dans lequel ils ont été eux-mêmes ; qu’il en soit ainsi, c’est ce que peut voir quiconque examine les mœurs, les caractères et les faces d’enfants, et même de familles qui proviennent d’un même Père ; mais toujours est-il que dans la famille il dépend de chaque membre, s’il le veut, de s’adonner à ce mal ou de s’en retirer, puisque chacun est laissé à son propre arbitre. Quant à ce qui est spécialement signifié par l’Arbre de vie et par l’Arbre de la science du bien et du mal, cela a été pleinement exposé dans le Mémorable ci-dessus, N° 48, auquel on peut se reporter.
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