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| Divine Amour 61 On peut le voir d'après toutes et chacune des choses du règne animal, du règne végétal et du règne minéral. Le rapport avec l'homme dans toutes et dans chacune des choses du règne animal est évident par le fait que les animaux de tout genre ont en commun avec l'homme, des membres, des organes et des viscères. Ils ont aussi des appétits et des affections semblables aux appétits et aux affections naturels de l'homme. Ils ont des connaissances innées correspondantes à leurs affections ; dans quelques-unes de ces connaissances on voit comme un spirituel qui apparaît dans une certaine mesure. C'est pourquoi les hommes purement naturels se voient semblables aux êtres animés de ce règne, sauf en matière de langage. Le rapport avec l'homme par toutes et chacune des choses du règne végétal est évident par le fait que les végétaux tirent leur existence d'une semence, et d'après elle, progressent par étapes. Il y a chez eux quelque chose qui ressemble au mariage, suivi de prolification. Leur âme végétative est l'usage dont ils sont les formes ; sans parler de plusieurs autres choses qui ont un rapport avec l'homme, et qui ont été décrites par plusieurs auteurs. Le rapport avec l'homme par toutes et chacune des choses du règne minéral se montre seulement dans la tendance à produire des formes représentatives de toutes et chacune des choses du règne végétal, et par conséquent à remplir des usages. En effet, dès que la semence tombe dans le sein de la terre, celle-ci la réchauffe et lui donne tous les moyens pour qu'elle germe, et qu'elle se montre dans une forme représentative de l'homme. On voit aussi une semblable tendance dans les objets solides de ce règne, par les coraux dans le fond des mers, et par les efflorescences dans les mines, qui proviennent des minéraux et des métaux. L'effort pour la végétation, et ainsi pour l'accomplissement des usages, est le dernier effet qui procède du Divin dans les choses créées. |
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