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| Divine Amour 378 III. La volonté correspond au cœur. Ceci, pris isolément, ne peut être vu clairement, mais il peut l'être lorsque la volonté est examinée dans les effets, comme il a été dit ci-dessus. Ainsi on peut voir que toutes les affections qui appartiennent à l'amour introduisent des changements dans les pulsations cardiaques comme l'indique le pouls des artères. Les changements et les pulsations cardiaques, selon les affections de l'amour sont innombrables. Ceux qui sont sentis par le doigt font voir seulement que le cœur bat lentement ou vivement, fortement ou faiblement, mollement ou durement, régulièrement ou irrégulièrement, etc. Ainsi dans la joie, il bat autrement que dans la tristesse, dans la tranquillité d'esprit autrement que dans la colère, dans l'intrépidité autrement que dans la peur, dans les fièvres autrement que dans les frissons. Parce que les mouvements du cœur, appelés systole et diastole, changent et varient ainsi selon les affections de chaque amour, plusieurs des anciens, et d'après eux quelques modernes, ont attribué les affections au cœur, et ont aussi fixé là leur siège, d'où sont venues ces expressions : cœur magnanime ou timide, cœur joyeux ou triste, cœur tendre ou dur, cœur grand ou pusillanime, cœur entier ou brisé, cœur de chair ou de pierre, etc. Concorde, discorde viennent aussi de là, et d'autres termes semblables qui appartiennent à l'amour et aux affections de l'amour. La Parole s'exprime de la même manière, parce qu'elle est écrite par correspondances. Que l'on dise l'amour ou la volonté, c'est la même chose, puisque la volonté est le réceptacle de l'amour, comme il a été dit ci-dessus. |
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