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| Divine Amour 344 Dans le monde spirituel, je fus un jour témoin de la conversation de deux présidents de la English Royal Society, Sir Hans Sloane et Martin Folkes. Ils parlaient sur l'existence des semences et des œufs, et sur les productions qui en résultent sur terre. Le premier les attribuait à la nature, et soutenait que par création celle-ci était douée de la Puissance et de la force de produire de telles choses au moyen de la chaleur du soleil. Le second maintenait que cette force dans la nature venait continuellement de Dieu Créateur. Pour que cette discussion f°t réglée, un bel oiseau apparut à Sir Hans Sloane, et il lui fut demandé de l'examiner pour voir s'il différait le moindrement d'un oiseau semblable sur terre. Il le prit, l'examina et ne trouva aucune différence. Il savait, en effet, que cet oiseau n'était autre que l'affection d'un ange, représentée hors de lui comme oiseau, et que celui-ci s'évanouirait ou cesserait d'être avec l'affection de cet ange ; ce qui même arriva. D'après cette expérience, Sir Hans Sloane fut convaincu que la nature ne contribue en rien à la production des végétaux et des animaux, mais que ceux-ci sont produits seulement par ce qui influe du monde spirituel dans le monde naturel. Il disait que si cet oiseau dans ses plus petites parties était rempli de matières correspondantes tirées de la terre, il serait ainsi fixé et durable, comme le sont les oiseaux sur terre ; et qu'il en est de même des choses qui viennent de l'enfer. Il ajouta que s'il eût connu ce qu'il connaît maintenant du monde spirituel, il n'aurait attribué à la nature rien de plus que ce qui doit servir au spirituel, qui vient de Dieu, pour fixer les choses qui influent continuellement dans la nature. |
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