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| AC 938. De tous les hommes, il n'en est pas de plus vils que les avares; il n'en est pas qui pensent moins qu'eux à la vie après la mort, à l’âme et à l'homme interne; ils ne savent même pas ce que c'est que le Ciel. Comme ce sont eux qui élèvent le moins leurs pensées, et qui les enfoncent et les plongent le plus dans les corporels et dans les terrestres, il en résulte que, lorsqu'ils viennent dans l'autre vie, ils restent longtemps sans savoir qu'ils sont des esprits; ils se croient toujours complètement dans le corps. Les idées de leur pensée, que l'avarice a rendues pour ainsi dire corporelles et terrestre, se changent en d'affreuses fantaisies. Mais ce qui est incroyable, quoique vrai cependant, c'est que ceux qui ont été avares d'une manière sordide s'imaginent, dans l'autre vie, demeurer dans des caveaux où sont leurs richesses, et y être tourmentés par les ravages des rats; mais quelque tourmentes qu'ils soient, ils n'en sortent que quand ils sont excédés de fatigues; c'est ainsi qu'ils s'arrachent enfin de ces tombeaux. |
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