|
|
| AC 825. Dans la direction de la plante des pieds, en avant et à une assez grande distance, se trouve l'Enfer qu'on appelle Géhenne, où sont les femmes impudiques qui ont fait consister tout leur plaisir dans les adultères, en les considérant non-seulement comme permis, mais même comme honorables, et qui, sous différents prétextes d'honneur, ont porté des hommes simples et non pervertis à com-mettre de telles infamies. On y voit apparaître comme une espèce de feu, tel qu'est celui qui brille dans l'air pendant un vaste incendie; il y existe aussi une chaleur ardente qu'il m'a été donné de sentir par l'effet qu'elle produisit en se répandant sur mon visage; et l'odeur qui s'exhale de ce lieu est comme celle que répandent des os et des cheveux bruits. Cet enfer se change parfois en serpents affreux qui les déchirent; alors elles désirent la mort, mais elles ne peuvent mourir. Quelques-unes ayant été mises en liberté, vinrent à moi, et me dirent qu'il y avait là une chaleur brûlante; que cette chaleur, quand il leur est permis de s'approcher de quelque société de bons esprits, se change en un froid intense, et qu'alors elles sentent en elles, depuis une extrémité jusqu'à l’autre, une ondulation de feu et de glace qui les fait horriblement souffrir. Toutefois elles ont des moments où elles sont dans la fureur de la passion qui les brûle; mais, comme je l'ai dit, leurs états changent. |
|
||||||||