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| AC 821. Il y a des hommes qui, à l'extérieur, présentent une physionomie décente et une vie honorable, de sorte que personne ne saurait supposer qu'ils ne sont pas d'honnêtes gens. Ils s'étudient en toute manière à paraître ainsi, pour s'élever aux honneurs et acquérir des richesses sans craindre de perdre leur réputation; aussi n'est-ce pas ouvertement qu'ils agissent; mais, en employant d'autres personnes et au moyen d'artifices trompeurs, ils enlèvent le bien d'autrui, se souciant fort peu que les familles qu'ils dépouillent, périssent de faim. Si ce n'était la crainte que cela ne se manifestât devant le monde, ils le feraient eux-mêmes sans aucune conscience; néanmoins ils sont aussi coupables que s'ils l'eussent fait par eux-mêmes; ce sont des brigands occultes, et leur genre de haine est joint au faste, à l'avidité du gain, à la dureté de coeur et à la fourberie. De tels hommes, arrivés dans l'autre vie, se prétendent innocents, disant qu'ils n'ont fait aucun mal, parce que le mal qu'ils ont fait n'a pas été découvert; et pour montrer qu'ils sont irrépréhensibles, ils se dépouillent de leurs vêtements, se montrent nus, attestant ainsi leur innocence. Quand on les examine, à chaque mot qu'ils prononcent, à chaque idée de leur pensée, ils se découvrent absolument tels qu'ils sont, chose qu'ils ignorent. Dans l'autre vie, de tels esprits désirent massacrer, sans aucune conscience, tous ceux de leurs compagnons qu'ils rencontrent; ils ont sur eux une hache, et à la main un maillet, et paraissent avoir auprès d'eux renversé sur le dos un autre esprit qu'ils frappent, mais non jusqu'à effusion de sang, parce qu'ils ont peur de la mort. Ils ne peuvent rejeter ces instruments de leurs mains, ce que cependant ils s'efforcent avec beaucoup de peine de faire, de peur qu'en paraissant tels qu'ils sont, la férocité de leur caractère ne soit reconnue par les esprits et par les anges. Ils sont à une moyenne distance sous les pieds, vers le devant. |
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