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| AC 715. Comme les Très-Anciens ont su, et qu'ils ont reconnu, lorsqu'ils étaient dans l’humiliation d'eux-mêmes, qu'ils n'étaient que des bêtes et des bêtes sauvages, et que s'ils étaient hommes, ils avaient cette prérogative seulement par le Seigneur, voilà pourquoi non-seulement ils assimilaient toutes les choses qui étaient en eux aux bêtes et aux oiseaux, mais même ils les désignaient par leurs noms: ils comparaient aux bêtes les choses qui appartiennent à la volonté, et les appelaient bêtes; ils comparaient aux oiseaux celles qui appartiennent à l'entendement, et les appelaient oiseaux; mais ils faisaient une distinction entre les affections bonnes et les affections mauvaises; ils comparaient les affections bonnes aux agneaux, aux brebis, aux chevreaux, aux chèvres, aux boucs, aux béliers, aux veaux, aux boeufs, parce que ces bêtes sont bonnes et douces, et parce qu'elles sont utiles à la vie, en ce sens qu'on peut se nourrir de leur chair et se vêtir de leurs peaux et de leur laine. Ce sont là principalement les bêtes pures. Mais les bêtes qui sont méchantes et cruelles, comme aussi celles qui sont inutiles à la vie, sont des bêtes impures. |
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