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| AC 687. Le Ciel étant ainsi constitué, aucun Ange ni aucun Esprit ne peut avoir quelque vie qu'autant qu'il est dans une société, et par conséquent en harmonie avec plusieurs autres; car une société n'est autre chose qu'une harmonie entre plusieurs anges ou entre plusieurs esprits. Personne, en effet, ne peut recevoir une vie entièrement séparée de la vie des autres; bien plus, jamais ange, esprit ou société, ne peut avoir quelque vie, c'est-à-dire, être affecté du bien, vouloir, être affecté du vrai, penser, à moins que, par plusieurs autres de sa société, il ne soit en conjonction avec le Ciel et avec le Monde des Esprits. Il en est de même du Genre humain: nul homme, quel qu'il soit, ne peut vivre, c'est-à-dire, être affecté du bien, vouloir, être affecté du vrai, penser, à moins qu'il n'ait été pareillement conjoint avec le Ciel par les Anges qui sont chez lui et avec le Monde des Esprits, même avec l'Enfer par les esprits qui sont chez lui; car tout homme, lorsqu'il vit dans le corps, est dans une certaine société d'esprits et d'anges, quoiqu'il n'en sache absolument rien; et s'il n'était pas conjoint avec le Ciel et avec le Monde des Esprits par la société dans laquelle il est, il ne pourrait pas vivre un seul instant. Il en est de cela comme du corps humain; toute partie qui n'est pas conjointe aux autres par les fibres et les vaisseaux, et ainsi par les rapports des fonctions, n'est plus une partie du corps; elle en est aussitôt détachée et rejetée comme ne participant plus à la vie. Les sociétés dans lesquelles et avec lesquelles les hommes ont été, pendant la vie du corps, leur sont montrées lorsqu'ils viennent dans l'autre vie. Quand ils viennent dans ces sociétés après la vie du corps, ils entrent exactement dans la vie même qu'ils ont eue dans le corps; et c'est par cette vie qu'ils en commencent une nouvelle; et ainsi, selon leur vie qu'ils ont menée dans le corps, où ils descendent dans l'Enfer, où ils sont élevés au Ciel, |
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